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 Je me battrai pas à pas pour ce que je crois [Giu]

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MessageSujet: Je me battrai pas à pas pour ce que je crois [Giu]   Dim 19 Fév - 14:53



Je me battrai pas à pas pour ce que je crois

Giu & Eliott

Comment débuta toute cette histoire ? De la façon la plus stupide qu’il soit. Certains matins, il vaudrait mieux empêcher certaines personnes de se lever, ça éviterait bien des ennuis. Mais bon, manque de bol pour pas mal de gens aujourd’hui, Eliott s’était réveillé, tôt en plus, histoire de commencer dès le début à enquiquiner le monde. Nul doute qu’il ne se serait rien passé s’il n’avait pas eu la merveilleuse idée d’ouvrir la porte de la salle de bain en premier lieu. Oui, il aurait mieux fait d’attendre d’être un peu réveillé avant de prendre sa douche, peut être que dans ces cas là il aurait entendu l’eau couler et qu’il aurait reculé de quelques pas, ou à la rigueur, il aurait frappé à la porte comme tous les gars un peu pressés, un peu chiant, bref quelqu’un de normal. Pour le coup, il avait encore le brouillard du sommeil dans la tête l’empêchant de se réveiller pleinement et d’être connecté au monde qui l’entourait. Ce n’est qu’en entendant son prénom hurlé comme s’il avait commis un crime – ce qui n’est pas le cas, pas de sang sur les mains, il n’était pas somnambule… ouf- il cligna des yeux, hébété par ce réveil en fanfare avant de se prendre une brosse à cheveux dans la tête. Là pour le coup, il fut réveillé en quelques secondes et s’apprêtait à insulter copieusement l’ignoble personne qui ne trouvait rien de mieux à faire que d’essayer de le massacrer au réveil, ce qui ne se fait pas d’habitude on attend un peu avant d’essayer de tuer les gens, sauf que le hurlement strident Dégage fut tout d’un coup très bien compris et que le contexte de tout ça lui sauta au visage.

Effectivement, réflexion faîte, peut-être qu’on a le droit de lancer quelque chose dans la tête d’un intrus quand celui-ci entre dans la salle de bain alors qu’on prend sa douche, c’est un fait. Sauf qu’Eliott n’était pas vraiment de très bonne foi -pour changer- et que dans le seul but de l’embêter et de se venger pour s’être fait agressé sans sommation, ce qui ne resterait certainement pas impuni d’ailleurs, il décida d’entrer dans la salle de bain prétextant avoir besoin de sa brosse à dent. Oui maintenant, tout de suite, question de vie ou de mort et pour le coup vu la tête de sa sœur, il eut un grand sourire très satisfait pendant qu’elle se retournait en marmonnant des choses qu’il ne parvenait à comprendre à cause de l’eau, puis d’ailleurs il s’en fichait totalement de ce qu’elle avait à dire, certainement que ce n’était pas « tu es le meilleur frère au monde. » ça n’avait donc aucun intérêt. La question à se poser c’est pourquoi Eliott posa son regard sur sa sœur, bonne question, drôle de question même. Il n’empêche qu’à l’instant même où il l’observa, son regard se durcit nettement, même plus envie de l’embêter, c’est dire à quel point ça le perturba, enfin ça ne l’empêcha pas de laisser la porte grande ouverte exprès pour qu’elle se les caille, arrivant même à sourire quand il l’entendit hurler qu’elle allait le tuer, cause toujours demi portion.

Une fois dans la cuisine, l’odeur délicieuse du café accapara l’esprit d’Eliott pendant quelques minutes, l’appel du ventre. La pièce était vide, ni père ni Quinn, c’est fou ce que les vieux peuvent être occupés parfois, souvent même. En buvant son café, les différents neurones de son esprit se connectèrent, à présent fort bien réveillé et très rapidement son esprit ne se concentra que sur une seule chose, le dos de sa sœur. Pas le dos en lui-même, en soi il en avait strictement rien à faire du dos de sa sœur, que ça soit bien clair ce petit détail, c’était plutôt la balafre rosée dessinée dessus qui l’énervait au plus haut point. En fait, il ne s’était rien passé derrière ça et il est vrai qu’il était un peu long à la détente pour le coup. Il faut dire qu’il avait été très occupé à régler quelques petits problèmes sentimentaux. Mouai m’enfin régler c’est vite dit, il n’y avait rien à régler c’est Giulia qui ne comprenait rien du tout, non pardon, ce n’est pas qu’elle ne comprenait pas, elle ne voulait pas comprendre, c’est totalement différent. D’ailleurs il n’avait rien réglé du tout, vu qu’ils avaient deux visions totalement différentes des choses, les filles exagèrent toujours tout, on leur tend un cookie elles pensent que c’est une demande en mariage, c’est sûr qu’avec ça vive les problèmes de communications.

Il n’empêche qu’après un bon café, les idées étaient bien plus clair et que puisqu’il n’y avait personne dans la maison pour l’empêcher de ruminer et de s’énerver petit à petit, la décision d’Eliott fut prise. On avait attaqué sa sœur, oui parce qu’elle avait beau être une Grecque incroyablement chiante, et têtue hein on ne part pas seule à l’aventure, oui oui exactement comme Giulia, les deux pourrisseuses d’ambiance qui reviennent blessées. Il fallait bien venger sa sœur, étant donné qu’il ne pouvait rien faire pour demoiselle, à moins d’arriver à pénétrer dans une prison et pour le moment, il en était bien incapable. Le jeune homme termina son repas et s’habilla -ayant enfin accès à la salle de bain- avant de sortir.

Le problème maintenant ce n’était pas tant de savoir où aller, Thomas avait tellement posé de questions à Roxanne, que même Eliott connaissait par cœur l’histoire, non le problème était de se trouver un allié parmi tous les membres présents ici. Si possible un allié qui ne poserait pas trente-six mille questions, qui ne rechignerait pas à le suivre et qui ne risquait pas de tout répéter derrière si ça tournait au vinaigre. Qui de mieux pour cela qu’une amie d’enfance, personne ne se douterait qu’ils avaient filé ensemble, l’avantage de pas être pote avec elle, enfin officiellement parce qu’officieusement ils étaient amis, tout de même, ça il voulait bien le reconnaitre.
La retrouver n’était pas chose facile, trop de monde qui couraient dans tous les sens, les gens ne se reposaient jamais. Eliott recula précipitamment lorsque deux enfants manquèrent de lui rentrer, trop absorbés par leur jeu pour se concentrer sur le monde qui les entourait. Ce temps-là lui semblait si lointain, c’était aussi pour cette génération et celle à venir, la génération de ses enfants, qu’il fallait intervenir et empêcher les mortels de pouvoir leur nuire. Il reprit sa route sans cesser de passer sa main sur le fourreau, comme si l’arme pouvait à tout instant disparaître. Lorsqu’enfin, la silhouette très reconnaissable de Giu fut à portée de regard, Eliott eut bien du mal à l’attraper sans que personne ne le voit faire. A croire qu’elle faisait exprès d’être entourée de toujours tout un tas de personne. Bon d’accord, peut-être qu’il venait légèrement de manquer de douceur en la tirant dans un coin, mais c’était pour la bonne cause et afin d’éviter qu’elle ne crie de peur-sait-on jamais- ou alors qu’elle lui hurle dessus -bien plus probable-, il lui plaqua la main sur la bouche, lui décochant au passage un sourire très fier de toujours tout anticiper, ou presque. Puis une fois qu’il fut bien certain d’avoir toute son attention, il commença à lui poser des questions, beaucoup de questions.

« T’étais occupée ? C’était qui le gars avec toi ? Sérieux il a l’air nul au combat, pourquoi tu t’entraines au combat avec des nuls ? Puis pourquoi tu t’entraines pas avec des filles, c’est bien les filles aussi, ça sait se battre, je t’assure. »

Un regard vers le gars en question plus tard, et hochant la tête pour confirmer qu’effectivement, lui il était à coup sûr très très nul au combat et qu’Eliott ne comprenait pas le moins du monde pourquoi elle fréquentait ce genre de personnes, il se concentra sur sa tâche première.

« Ça te dit de m’accompagner pour aller embêter les humains, voire peut-être en tuer un ou deux ? »

Est-ce qu’il devait lui expliquer pourquoi dès le début. Pas sûr, si elle lui disait non mieux elle en savait et mieux il se portait et elle aussi, ça lui éviterait de devoir tenter de mentir au père d’Eliott et c’est fou mais celui-là il arrivait toujours à savoir quand on mentait ou alors Eliott ne savait pas mentir, ah possible aussi et ça expliquerait bien des punitions d’un coup. Peut-être même que trop en dire n’emballerait pas la demoiselle à venir avec lui. C’était légèrement compliqué pour le coup, mais bon il valait mieux ne pas se prendre la tête et attendre de voir ce qu’elle avait à dire.

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MessageSujet: Re: Je me battrai pas à pas pour ce que je crois [Giu]   Lun 20 Fév - 16:10



Je me battrai pas à pas pour ce que je crois
Il était compliqué de s’endormir avec l’impression de n’avoir pas fini quelques choses. De n’avoir pas achevé réellement cette discussion qui s’était rapidement transformée en dispute. Parfois, il n’y avait rien à faire quand les deux murs s’élevaient haut dans le ciel. J’étais frustrée, je ne comprenais pas pourquoi les choses ne pouvaient pas être plus simple entre nous. Il suffisait qu’il l’accepte une fois pour toute et ce genre de soirée n’aurait pu lieu. Ce n’était malheureusement pas gagné et les mots ne semblaient en rien le faire réagir. Devais-je lâcher prise ? M’éloigner une bonne fois pour toute et lui faire comprendre qu’à force de jouer avec le temps, celui-ci s’était retourné contre lui. Si seulement j’en étais capable… Juste bonne à ramper à ses pieds et à accepter l’inacceptable. Je détestais mon comportement et ce n’était pas comme si à côté ma vie roulait sans dégâts. Peut-être que je m’étais trop rapidement énervée, mais c’était ainsi quand je recevais un message de mon oncle. Salopard… J’étais impatiente de finir mon service pour mettre la zizanie dans ses affaires. Tous mes muscles en frémissaient d’avance. Je voulais lui nuire, lui faire perdre tout son empire et le voir aussi misérable que ma mère derrière les barreaux. Pourtant, j’étais coincée ici et ma seule motivation était mes proches mais surtout l’entraînement qui me préparait en quelques sortes à cette future épreuve. Je devais m’endurcir, évoluer dans la maitrise de mon corps et des armes. Puis, je devais accepter le fait de salir mes mains pour arriver à mes fins. Je ne devais plus être autant effrayée par la possibilité de tuer une personne, je devais le voir comme une éventualité et non comme une impossibilité. Mentalement, ce n’était pas encore ça et je me trouvais des prétextes pour ne pas y penser et éviter le pire. Je soupirais, la nuit était loin de me porter conseil et Morphée ne semblait pas prêt de m’enlacer dans ses bras. Or, celui-ci ne tarda guère à me tirer par le bras pour me mener dans une contrée sombre et hostile. L’insomnie aurait été de meilleurs augures, seulement il fallait que je fasse ce satané cauchemar. Je me voyais à mon procès où des juges aux visages déformés récités toute sorte de préjudice me concernant. Les rires démoniaques faisaient vibrer les murs du tribunal tandis que je sentais des menottes entraver mes poignets. J’étais condamnée, condamnée à ne plus jamais entrevoir le sens de la liberté. Sans réellement de logique, je me retrouvais d’un bon en prison, dans une cellule en béton et des barreaux fermant la seule issue possible. Je sentais encore la sensation du froid des barreaux que je serrais au point de faire blanchir la jointure de mes doigts. Ma tête tapait contre le métal dans l’espoir d’y briser soit le barreau, soit ma propre cervelle. Puis, les murs de la cellule se mirent à se rapprocher, de plus en plus près, réduisant le peu d’espace qui me restait. Je manquais d’air tout d’un coup, j’avais l’impression d’étouffer complètement. J’avais beau inspiré, mes poumons ne se remplissaient plus d’air. Mon corps se compactait jusqu’au moment où mes articulations cédèrent et mes os se frictionnaient. J’hurlai dans un dernier souffle…

« Giulia ! » Ce prénom actionnait un mécanisme de défense bien rodé et le légionnaire qui avait osé poser la main sur mon bras, se retrouvait maîtriser en moins de deux secondes. J’étais à bout de souffle, en sueur et les yeux voilés par la peur. « Je t’ai entendu hurler… Enfin, je ne suis pas le seul. » Je le lâchais tandis que je pouvais sentir certains regards se poser sur moi. J’essuyais la sueur dégoulinant de mon front tandis que je fonçais droit dans les douches, ignorant tous ses regards mélangeant méfiance et incompréhension. Le froid me soulagea, faisant envoler cette mauvaise migraine et ces traces de ma nuit mouvementée. Je restais sous ce jet glacial jusqu’au moment de claquer des dents. J’attachais gauchement ma serviette autour de ma poitrine tandis que j’observais mon reflet dans le premier miroir qui croisa mon chemin. Des cernes encadraient mes yeux clairs et je constatais sans mal ma mauvaise mine. J’aurais dû retourner au lit et achever complètement ma nuit, seulement je craignais de vivre une fois de plus ce maudit rêve. Ainsi, je pris la route du champ de Mars et mon seul objectif fut de me défouler. Bien sûr, je ne pris pas pour cible mes pauvres camarades, préférant un mannequin de bois à qui j’assenai de lourds coups. Une fois la rage extériorisait, il me semblait normal de me diriger enfin vers la cantine. L’appétit n’attendait jamais avec moi et j’avais déjà en tête un gourmand fraisier avec un grand verre de jus d’orange. Je salivais d’avance, oubliant presque ma nuit passée et rêvant d’avance du goût sucré sur ma langue. Je constatais avec désarroi le monde qui circulait dans les rues, ayant à deux reprises faillis percutées une personne par mégarde. Jamais deux sans trois, je ne vis pas assez tôt le jeune homme que je percutai de plein fouet. Malheureusement, c’était le type qui m’avais réveillé. « Pas maintenant ! » Mon ton était sec et pourtant, cela ne l’arrêta guère. « J’ai vu ton rêve… » Mes yeux le scrutaient d’une manière étrange et alors que j’allais répondre... Je sentais quelqu’un me tirer en arrière et non de manière délicate. J’allais me mettre à hurler mais il fut assez rapide pour me foutre sa main contre ma bouche. A peine j’entraperçus son sourire fier, mes dents se plantèrent sans raffinement dans sa chair. Eliott ou le type qui apparaissait toujours dans le moment le plus inopportun.

Je regardais autour de moi et sans étonnement, il n’y avait personne et c’était pour cette raison qu’une flopée de question sortit de sa bouche. Quel lourdaud ! Comme si je l’épiais et je lui posais trente-six mille questions. Des fois, je me demandais, qui deux nous était réellement la fille. « De un, oui, j’étais occupée à aller me chercher à MANGER et de DEUX, non, je ne m’entrainais pas avec lui. » J’étais un poil énervé, ce qui n’était pas étonnant au vu de la veille. Je poursuivais en le dardant d’un regard sournois. « Puis, si tu trouves que je m’entraine qu’avec des nuls, tu as qu’à t’entrainer avec moi, monsieur premier partout… Enfin, sauf dans le romantisme, ça je te le garantis. » Je ne pris pas le temps de relever la remarque sur des filles. Monsieur se la jouait jaloux sans être capable d’assumer la relation derrière donc qu’il aille embêter mémé plutôt. Il m’insupportait déjà alors qu’on était ensemble depuis à peine deux minutes. Je soupirais tandis qu’il proposa une sortie sans queue ni tête. Je le regardais sans un mot, essayant de voir s’il ne se foutait pas de moi. Pourquoi tout d’un coup il voulait faire ce genre de sortie avec moi ? Cela sentait le mauvais coup et je n’aimais guère comment il prenait à la légère la vie des mortels. Devais-je pour autant le repousser et me priver d’une journée en sa compagnie ? Franchement, ce n’était pas tous les jours où je devenais tout d’un coup son centre d’intérêt et qu’il me proposait de drôle d’activité. « Très bien, trouve-moi à manger et des vêtements plus discrets et on y va ! » Non, parce que sortir dehors avec un t-shirt violet mettant en valeurs notre appartenance à une colonie de vacances, c’était loin d’être flatteur.  

Avec un léger sourire amusé, je me mis sur la pointe des pieds pour embraser sa joue et lui chuchoter. « Un jour… Tu seras polie et tu me salueras. » Je me retournais, tout en lui donnant rendez-vous ici dans dix minutes chrono.


Dernière édition par Giulia D. Macchiavelli le Dim 26 Fév - 23:02, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Je me battrai pas à pas pour ce que je crois [Giu]   Lun 20 Fév - 19:25



Je me battrai pas à pas pour ce que je crois

Giu & Eliott

Mais quel manque de savoir vivre, espèce de piranha, elle n’avait que ça à faire de le mordre ? Eliott retira précipitamment sa main devant le traitement qui lui était infligé, fusillant du regard Giulia pour lui faire passer le message qu’elle n’avait pas intérêt à recommencer. Le pire était à venir, elle semblait énervée contre lui pour des raisons qui lui échappait totalement. Bon d’accord, elle était déjà énervée hier soir, ce qui n’était pas de sa faute non plus, elle était jamais contente cette fille, quelle plaie sérieux. Pourtant les colères de sa camarade ne l’effrayaient pas tant que ça et puis il était beaucoup plus intrigué -et embêté, vraiment embêté- par le fait qu’elle s’entrainait avec un gars, que de savoir qu’elle lui reprochait des tonnes et des tonnes de choses. Il faut dire qu’à chaque fois qu’elle avait le malheur d’élever la voix, ça partait en cacahuète, il avait beau se dire après coup qu’il aurait mieux fait de la laisser parler de hocher la tête pour obtenir ce qu’il voulait, sur le moment elle l’énervait juste et il voulait avoir le dernier mot. Alors oui ce n’était pas mais alors pas du tout mature, il en avait pleinement conscience mais l’idée lui semblait excellente à la base.
Il pencha la tête sur le côté, pris au dépourvu lorsqu’elle lui annonça avec cette gentillesse dans la voix qui donnait des envies de meurtres à Eliott, qu’elle était occupée à se chercher à manger… tout en rajoutant qu’elle ne s’entrainait pas. Ah super, parce qu’en plus maintenant elle prenait des petits dej avec des garçons et après c’est lui qui abusait dans son comportement ? Non mais elle en avait des biens bonnes cette fille. Puis c’est quoi ce gars, déjà en entraineur il n’avait pas l’air fameux mais en copain, c’était encore pire.

« Oui bah excuse-moi, c’était pas vraiment évident que tu te cherchais à manger. A la limite vaut peut-être mieux que vous soyez potes et que vous mangiez ensemble. Comme ça il ne risque pas de t’apprendre des trucs inutiles qui ne marcheront jamais en combat. »

Pour autant, l’idée de la laisser tranquille avec son super nouveau pote, n’effleura même pas l’esprit d’Eliott, il en avait strictement rien à faire qu’elle pose un lapin à ce gars. Peut-être même qu’il devrait aller lui péter le nez histoire de montrer à Giulia que ce gars ne valait pas un clou ? Hésitant sur ce point, il fixa le pauvre gars qui ne devait même pas savoir ce qui l’attendait parce que tôt ou tard Eliott lui tomberait dessus, jusqu’au moment où sa camarade recommença à lui parler, ce qui eut au moins le mérite de concentrer le jeune belliqueux sur elle plutôt que sur autre chose. Il plongea un regard blasé sur elle avant de rétorquer.

« Disons que tu sembles choisir les combattants en fonction de leur inutilité au combat, c’est légèrement déprimant. Je t’entrainerais quand t’arrêteras de me prendre la tête pour des bêtises, ce qui n’est visiblement pas prêt d’arriver. »
Poussant un soupir exagéré, il marmonna légèrement moqueur « Oh mademoiselle veut des fleurs et des chocolats ? Bah fallait le dire promis j’irais cueillir des pâquerettes comme un gamin de trois ans et je t’en apporterais, j’ai que ça à faire des mes journées après tout. »

Des pâquerettes, puis quoi encore ? Bientôt elle allait vouloir qu’ils se tiennent la main, non mais elle était complètement à côté de la plaque la pitchoune. Puis il lui offrait une sortie, c’est bien une sortie, comme ça elle pouvait se rassurer, il passait du temps avec elle et pas avec une autre fille. Il y a pas à dire, il était vraiment parfait comme ami… et plus si affinité.
Un immense sourire de gamin, oui c’est vrai pour le coup, illumina son visage quand elle accepta de l’accompagner pour peu qu’il lui trouve des vêtements et de la nourriture. Pour le coup si trouver de la nourriture se révélait un jeu d’enfant, pour ce qui était des habits c’était légèrement une autre paire de manche. Etant donné qu’elle ne dormait pas vraiment dans son lit toutes les nuits – la faute à qui ? On ne demandera pas -il n’avait pas spécialement des t-shirts à elle chez lui. Pour le coup il allait peut-être pallier à ce problème prochainement, ça lui éviterait de devoir lui prêter un t-shirt et ce n’est pas comme si quelqu’un fouillait dans ses affaires donc il ne risquait pas d’avoir de problèmes tant que sa conscience à lui l’acceptait, ce qui pour le moment était le cas.

La colère de son amie semblait avoir disparu puisqu’il eut droit à une marque de tendresse, bien qu’elle soit accompagnée d’une légère pique à laquelle il répondit.

« Le jour où tu éviteras de me bouffer la main, on reparlera de ma politesse. »

Néanmoins, il hocha la tête pour montrer qu’il avait parfaitement saisi qu’il avait dix minutes pour trouver ce qu’elle souhaitait puis fila sans demander son reste jusqu’à chez lui. Sans demander son reste c’est vite dit, il se retourna quand même à un moment donné, indécis, pourquoi elle s’éloignait du lieu de rendez-vous ? Son regard s’assombrit légèrement en songeant qu’elle allait prévenir son camarade puis haussa les épaules, ça ne le concernait pas, elle faisait bien ce qu’elle voulait, il n’avait pas son mot à dire là-dessus.
Une fois dans la maison, c’était monsieur espion en personne qui se glissa dans la chambre de sa sœur, pour lui prendre un t-shirt à elle, quoi elle en avait plein elle ne verrait même pas que ça avait disparu et puis au pire… elle n’avait qu’à pas lui balancer une brosse dans la tête voilà ! Bon à la limite, Eliott aurait pu garder son idée première de prêter un t-shirt à lui mais alors il était persuadé qu’elle aurait trouvé un truc à redire, la fille de Mercure, donc il coupait court à un énième reproche.
Devant le frigo, le choix était beaucoup plus compliqué à faire, s’il s’écoutait, Eliott aurait tout pris et tout ramené pour faire plaisir à Giulia mais si ça s’apprenait, il allait encore entendre parler pendant vingt ans de ses sentiments, et il n’avait pas envie qu’on lui prenne la tête avec ça. Il avait beaucoup mieux à faire que de discuter d’un pseudo couple. Il n’empêche qu’il ramassa quand même un peu tout ce qui lui passait sous la main des boissons lactées, à de la brioche sans oublier le chocolat et les gâteaux. Si avec ça, elle avait encore faim et bah déjà il avait à faire à la fille la plus affamée au monde, mais il irait lui acheter ce qu’elle voudrait en ville.

En moins de cinq minutes il était de nouveau au point de rendez-vous et attendait patiemment Giu. Pourvu qu’elle n’ait pas trouvé quelque chose de mieux à faire que de venir avec lui. Il prit son mal en patience. Après tout, il aurait été bien mal avisé de grogner qu’elle mettait du temps à arriver alors qu’elle n’avait rien à récupérer, elle le suivait uniquement parce qu’il lui avait demandé, elle ne savait pas grand-chose vu qu’il n’avait rien dit pour le moment, c’était donc uniquement pour être avec lui qu’elle acceptait de venir donc il pouvait être rempli d’orgueil et très fier de lui et cesser de s’inquiéter comme un gosse, elle ne l’abandonnerait pas.

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MessageSujet: Re: Je me battrai pas à pas pour ce que je crois [Giu]   Lun 20 Fév - 22:33



Je me battrai pas à pas pour ce que je crois
Eliott ne sembla guère apprécier que je prenne sa main pour un bout de viande. En soi, j’étais affamée donc qu’il ne s’étonne pas que je me jette sur la moindre chair s’approchant un peu trop près de ma bouche. Son regard me fit légèrement rire, qu’est-ce que je risquais au juste à part une réflexion ou un petit boudin de sa part ? Puis, si par le pire des malheurs, il osait lever la main sur moi, j’avais toujours un coup d’avance et il ne ferait que s’en prendre au mur d’en face. C’était le seul cadeau de mon papa, autant qu’il sert contre des vilains garçons ou des vilains monstres même si j’étais plus embêtée par les garçons que par les monstres. Je ne suis pas en train de dire que je ne me suis jamais faite courser par un monstre, mais l’arme à feu arrive toujours à plus m’effrayer. Dans tous les cas, l’extérieur du camp était loin d’être une partie de rigolade et j’essayais d’être plutôt discrète pour tasser un peu de vieilles histoires. Mon casier judiciaire était, pour le moment, indemne, mais ma fuite en robe de soirée n’avait pas dû passer inaperçu et encore moins quand j’avais soudainement disparu lors de la coupure de courant. Si les enquêteurs étaient un minimum intelligent, la piste était simple à suivre, mais mon oncle avait dû intervenir d’une manière ou d’une autre pour ranger l’affaire aux archives et mettre comme seule responsable ma pauvre mère. Tonton Mario n’était pas un idiot, il avait entre ses doigts une boussole à bijou prête à lui montrer le plus beau des trésors. Seulement, je ne marchais plus et s’il voulait mes talents, il avait qu’à venir en personne m’enlever par la force. Je devrais éviter de le mentionner dans mes mails, car il avait une appréciation particulière pour les kidnappages.

Mon explication sur ce fameux garçon dont je ne connaissais absolument rien et qui débarquait d’un coup dans ma vie, n’avait pas l’air de faire son effet. Mieux, il s’imaginait que c’était mon copain… Quel abruti ! Il devait être aveugle pour ne pas se rendre compte à quel point j’étais attachée à lui. Ainsi, je me mis à faire un rire moqueur avant de souligner. « Tu devrais savoir que ma mauvaise humeur est souvent dû à l’appétit ! Puis, comme tu sembles amuser que je me répète, alors que je n’aime pas ça : je ne connais pas ce type. » J’étais sincère, alors pourquoi avait-il besoin de faire toute une histoire ? Puis, même si je le connaissais, je n’étais pas intéressée de connaître davantage de son anatomie. Peut-être que je devrais être davantage jalouse pour lui montrer à quel point c’est énervant. En soi, je n’avais rien à craindre, enfin, c’est ainsi que je me rassurais, s’il n’était pas capable d’affirmer notre relation, je ne voyais pas pourquoi il le ferait avec une autre bécasse. Je fis un soupir assez remarquable quand je remarquais son attention pour le même type, j’allais finir par croire qu’il éprouvait une attirance particulière. Pourtant, dans son regard, il n’y avait rien d’une passion soudaine, mais une envie que je n’avais pas à décrypter réellement. Heureusement que ma voix avait toujours un peu d’effet et qu’il cessa ce jeu de regard enfantin. Nouveau soupir en l’entendant râler sur mes fréquentations et à l’unissons à la fin de sa bêtise sans nom. Franchement, il cherchait le poing à la figure aujourd’hui. J’avais envie d’écraser son petit sourire moqueur, mais à la fois, j’avais d’autres envies comme l’embrasser fougueusement, car ça aurait le mérite de le faire taire. Seulement, il ne méritait pas autant de tendresse et surtout pas ça. « Tu cherches des excuses pour l’entraînement, je parie que tu te pisses dessus, rien qu’à l’idée de m’affronter. J’envoie du lourd, mais tu n’es pas obligée de flatter autant mon ego. » Je me mis à rire toute seule en bombant un peu le torse, tout en poursuivant. « Tes fleurs, tu peux te les mettre où je pense, pour le chocolat, pourquoi pas ! Tellement tu es parfait, je ne devrais rien te reprocher, je sais Eliott… » Je levais les yeux au ciel, car le jour où il serait le parfait copain, je pense que Pluton dansera la macarena avec des fleurs dans les cheveux. Enfin, je restais gentille, j’acceptais de passer du temps avec lui et s’il m’écoutait, je passerais les journées en sa compagnie. Malheureusement, j’étais bonne à être le kleenex de service. Ma colère se dissipa en constatant son sourire d’enfant, j’aimais le voir ainsi, heureux même si j’étais loin de le ménager. Dans les vêtements, j’osais espérer un t-shirt lui appartenant, histoire d’avoir son odeur contre moi. Tant pis, s’il ne faisait pas part de générosité, il ne verrait pas de problème à ce que je lui emprunte.

Pour toute réponse à ma réflexion, je lui faisais voir ma jolie langue avant de filer. J’avais une idée intéressante en tête et j’étais sûre qu’il apprécierait. J’avais repéré une jolie moto dans l’un des garages d’un retraité. Le vieux ne verrait pas d’objection si je faisais un peu chauffé la carrosserie, sans sa permission, sinon l’amusement n’est plus. Avant de faire un vol digne de ce nom, je me précipitais au dortoir pour récupérer une bonne veste en cuir, des gants de la même matière et un casque à ma taille, qui avait bien été entendue voler. Ni vu, ni connu, je passais derrière le fameux garage et je pénétrais au travers des murs. Ainsi, cela fut plus facile d’ouvrir la porte. Il ne manquait plus qu’une chose, les clés et j’avais emprunté les siennes. L’ancien légionnaire pensait dur comme fer les avoir paumés, il n’avait pas vu ma main se faufiler avec agilité dans sa poche de blouson et y extraire le saint Graal du bitume. J’enfourchai la bécane, tout en prenant soin avant de fermer le garage et de partir en trompe l’air de rien. Ainsi, avec quelques minutes de retard, j’arrivais à hauteur d’Eliott, tout en retirant avec classe mon casque et lui lancer un sourire charmeur. « Tu m’excuseras du retard, je suis allée chercher l’outil essentiel pour une sortie réussite. » Je soulevais le siège pour sortir un casque que je lui tendis. « Je me changerai à la lisière du camp et on en profitera pour pique-niquer. Puis après, on s’occupera des mortels qui t’embêtent, ça te va mon lapin ? » Qu’il ne s’imagine pas au volant ou alors, il devra se montrer inventif pour conduire la machine.


Dernière édition par Giulia D. Macchiavelli le Dim 26 Fév - 23:02, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Je me battrai pas à pas pour ce que je crois [Giu]   Mar 21 Fév - 15:29



Je me battrai pas à pas pour ce que je crois

Giu & Eliott

Mauvaise humeur dû à l’appétit, dire qu’il pensait être la principale cause de sa mauvaise humeur habituellement. Etait-ce mieux de savoir qu’elle était finalement qu’un ventre sur pattes, pas sûr mais au moins, s’il suffisait de lui donner de la nourriture pour l’apaiser il était bien content de le savoir. Là où il n’avait pas mais alors pas du tout confiance en elle, c’était au sujet de son ami qu’elle prétendait ne pas connaître. A d’autres, lui semblait savoir plein de choses sur elle mais bon Eliott pris en compte le fait qu’elle niait et décida de faire comme si ça ne l’atteignait pas. Après tout, il savait que trop bien ce qu’elle attendait de lui et ne semblait pas en démordre, ce qui était profondément chiant quand elle passait chez lui. C’était souvent une véritable torture morale que d’avoir Giulia chez ses parents, elle faisait ami-amie avec tout le monde sans trop se préoccuper des états d’âme de son camarade et forcément après bah il lui en mettait plein la tronche, mais bon le résultat était bel et bien là. Donc peut-être qu’il devait juste l’écouter lorsqu’elle disait qu’elle ne le connaissait pas et cesser de se prendre la tête pour cette fille, une bonne fois pour toutes. Il ignora donc ses propos se contentant de les regarder à tour de rôle, il lui péterait le nez quand même… pour la forme.

Le regard du soldat ayant un peu de mal à refuser les défis quand ils se présentaient à lui, se chargea de colère en entendant le défi et la suffisance dans la voix de Giulia. Peur d’elle ? Ce n’était quand même pas lui qui galérait à se débarrasser d’humains. Piqué au vif, il secoua la tête d’un air buté avant de rétorquer froidement.

« De quoi tu me parles, les seules fois où tu triomphes c’est lorsque tu affrontes des mannequins de bois. »

L’agacement ne quitta pas le visage d’Eliott, sérieux elle avait faim d’accord, il avait bien compris le message, la paume de sa main aussi, au passage. Cependant, elle semblait décider à lui pourrir sa journée avec des futilités. Il poussa un soupir, ne sachant pas vraiment quoi répondre à la critique comme quoi il n’était pas parfait, oui c’est vrai et alors ça la satisfaisait de le savoir ?

« Je ne t’ai jamais forcé à quoi que ce soit. Si tu es là c’est uniquement parce que tu en as envie. »

Puis ce n’est pas comme si elle était parfaite de son côté. Elle lui avait fait une jolie crasse en partant sans le prévenir, enfin si pardon il avait été prévenu qu’elle lui ferait à l’envers alors qu’il aurait carrément pu venir avec elle. Si lui n’assumait pas du tout leur romance, au moins il était capable de reconnaître quand il avait besoin de son aide et n’essayait pas de l’énerver dans le seul but de la laisser en plan derrière. Sur ce point-là, il avait un peu de mal à décolérer d’ailleurs ça avait mal tourné et il n’avait rien pu faire puisqu’il avait été mis de côté. Quelle importance avait-il réellement à ses yeux si elle ne daignait même pas lui faire part de ses plans. Ah c’est sûr niveau couple, il savait exactement ce qu’elle voulait et combien il l’exaspérait mais derrière elle ne voulait pas de son appui pour des choses qui aux yeux d’Eliott paraissait tellement plus importantes.

Cependant, ils avaient beau se prendre la tête assez souvent, il n’empêche que cette petite mission vengeance allait se faire à deux dans le cas où elle daignait bien revenir au lieu de rendez vous. Comment elle faisait pour être en retard alors que c’était elle qui donnait l’heure et qu’elle n’avait rien à faire à part dire à son nouveau meilleur ami nul au combat mais qu’elle ne connaissait pas, qu’elle ne prendrait pas son petit dej avec lui ? Vu le temps qu’elle mettait, pour sûr qu’elle mettait les formes avec lui, pas comme avec Eliott. Ce n’est qu’en entendant le bruit de moteur que le descendant de Mars comprit à quel point il s’était fourvoyé. Depuis quand elle avait une moto ? Et puis pourquoi elle ne lui avait jamais dit, mais c’était trop génial. Il la regarda bouche bée, ah oui là clairement, il l’excusait du retard, elle gérait, il n’avait rien à redire pour le coup, l’idée était excellente. Bon il se doutait bien qu’il y avait une minuscule histoire de vol là-dessous, ou plutôt un emprunt pas forcément autorisé mais qu’importe, c’était Giulia et elle avait tendance à voler un peu tout ce qu’elle pouvait quand elle le voulait.
Il attrapa le casque aux anges et l’enfila pendant qu’elle dirigeait les opérations de main de maître, même si sincèrement il n’était pas sûr que sa dernière phrase ne soit pas bourrée d’ironie mais il préféra se convaincre qu’elle était sincère plutôt que de se dire qu’elle le provoquait. L’excitation d’Eliott était telle qu’il était à deux doigts de sautiller sur place et de lui demander de le laisser conduire mais vu la lueur qui brillait dans le regard de Giulia, peut être valait-il mieux éviter de l’embêter avec ça pour le moment. Il enfila le casque sur sa tête non sans avoir glissé joyeusement avant « Tu gères, c’est trop classe ! »

Docilement il grimpa derrière sa compagne et la laissa les mener jusqu’à l’endroit où elle voulait. Une fois arrivé sur les lieux et la bécane immobilisé, la joie d’Eliott ne s’était, pas le moins du monde, atténuée, il lui fallait une moto, c’était trop bien pour se déplacer et c’était bien plus intéressant que les pégases enfin au moins il ne faut pas les nourrir et pas trop en prendre soin puis niveau affection une moto ça demande pas grand-chose, c’est limite si c’est pas mieux qu’une copine. Non ça il ne le dirait peut-être pas à haute voix au risque de plomber l’ambiance et qu’elle lui lance un de ses regards qu’il n’affectionnait pas particulièrement. Il retira son casque pour le poser délicatement dans l’herbe avant de s’asseoir et de déballer toute la nourriture qu’il avait récupéré chez lui, ainsi que le t-shirt de Roxanne qu’il tendit à la demoiselle.

« Je pense que la taille ira après je t’avoue que je ne me rends pas vraiment compte. En tout cas ça t’ira toujours plus que si je te passais un t-shirt à moi et c’était ma deuxième option. Tu devrais peut-être me filer un de tes t-shirt pour une prochaine fois, non ? »

Et comme ça, ça l’éviterait aussi de se faire tuer par Roxanne dans l’hypothèse où elle connaissait chacun de ses t-shirts. Puis Giu pouvait être contente, il lui offrait sur un plateau la possibilité de l’enquiquiner avec ça dans le futur même si ce n’était pas l’intention première d’Eliott en lui proposant cela.

« Dis, tu me laisseras conduire ta moto, s’il te plait ? »


Si avec ça elle l’envoyait sur les roses bah il ne la comprendrait décidément jamais. Oui, il est vrai cependant que son comportement avait tendance à être beaucoup plus agréable quand il n’y avait personne autour d’eux et qu’il n’était pas en stress à l’idée qu’on puisse les surprendre, il en avait conscience mais elle se doutait bien qu’il était content d’être avec elle non puisque dans le cas contraire, il n’aurait pas eu le moindre mal à l’éviter.


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MessageSujet: Re: Je me battrai pas à pas pour ce que je crois [Giu]   Dim 26 Fév - 22:49

  

Je me battrai pas à pas pour ce que je crois
Etais-je allée trop loin dans ma provocation ? Je savais à quel point l’ego d’Eliott était immesurable et qu’il fallait mieux éviter de titiller ses compétences aux combats. En soi, je ne risquais pas de me prendre un poing dans la figure, mais je préférais l’avoir de bonnes humeurs. Déjà, de bonnes humeurs, il était difficile à supporter, alors imaginez de mauvaises humeurs…  Bon, ce garçon avait aussi de belles qualités, sinon, je n’en serais pas raide dingue amoureuse, même si des fois, ce n’était pas simple. Ainsi, j’allais répliquer une parole plus sympathique, mais sa réponse me piqua à vif. Comment osait-il rétorquer cette phrase ? J’affichais clairement un air vexé, je serrais mes bras contre ma poitrine, tout en lui décrochant un regard noir. Certes, je m’entrainais sur des mannequins en bois, seulement, je savais me défendre et il m’arrivait de triompher face à des légionnaires. Certes, je n’étais pas la première de la cohorte, et alors ? Je ne cherchais pas à devenir gradé ou une connerie de ce genre. Je souhaitais accomplir mon devoir, pour ensuite m’occuper d’une affaire personnelle. Ce n’était pas non plus des vacances, mon objectif restait de m’endurcir et je ne voyais pas en quoi les responsabilités avaient leur importance. J’avais envie de lui en coller une et je me demandais pourquoi il souhaitait faire sa mission avec moi ? Si j’étais aussi inutile, pourquoi cherchait-il à m’embarquer dans une histoire où les poings allaient être plus utiles que des mots ? S’il s’imaginait que j’allais rester en retrait, tandis que monsieur serait au cœur de l’action, il rêvait. Je savais très bien qu’il n’était pas là pour m’emmener à un restaurant et me déclarer sa flamme. Il m’énervait, et pourtant, en constatant que c’était aussi son cas, je repris contenance. Je n’aimais pas le voir dans cet état et ses paroles me rappelèrent que je n’avais pas été très douce avec lui. Je ne voulais pas qu’il s’imagine que je me forçais à passer du temps avec lui. « Eliott, je suis heureuse de passer du temps avec toi et ce que j’aime par-dessus tout, ce sont tes petits défauts. » Mon regard était ancré dans le sien tandis que ma main caressait doucement sa joue. Malheureusement, le geste ne put durée plus longtemps, on avait des choses à faire.

Ainsi, triomphante sur la moto, j’arrivais devant le légionnaire avec un large sourire. Il semblait complètement adoré l’idée et je voyais sur son visage qu’il était aux anges. Il n’eut aucune hésitation et ne demanda pas son dû en montant directement derrière moi. J’eus un petit sourire en sentant ses mains agrippées ma taille, tout en entendant son petit commentaire agréable. Je fis ronronner la bête avant de partir comme une dingue sur les chemins du campement. Je dus plusieurs fois, tourner aux derniers moments pour éviter un légionnaire endormi ou une charrette en plein milieu du chemin. Le compteur affichait une vitesse ahurissante et j’avais du mal à contenir mes rires de joie. Je me sentais si libre quand j’étais sur ce genre d’engin. J’avais l’impression que rien ne pouvait m’arrêter et que la liberté semblait perceptible. La moto restait la locomotion que je préférais, même si certaine voiture avait leur charme. Ce n’était ni la première fois, ni la dernière fois que je volerais ce genre de machine. Un jour, j’avais pu mettre la main sur une superbe Lamborghini et croyez-moi, cela vendait du rêve. On se sent tellement différent quand on est aux commandes. Je mémorisais ce moment, tout en tournant brusquement sur la route pour me diriger vers une prairie baignant dans un soleil hivernal. Je garais la bête à côté de nous, tandis qu’Eliott installa notre pique-nique. J’enlevai avec délicatesse mon casque pour éviter que mes cheveux soient en pagaille. Puis, je m’installai non loin du légionnaire, tout en prenant entre mes doigts le t-shirt qu’il me tendait. A l’odeur, je sus qu’il s’appartenait à sa sœur et je dus me contrôler pour éviter de soupirer. Sans le savoir, Eliott m’encourageait à voler un peu plus de ses affaires pour avoir la chance de les porter. Je haussais les épaules tout en marmonnant. « Je trouve que tes pulls et tes t-shirts me font une belle silhouette… » J’enlevais sans un mot ma veste en cuir, puis mon t-shirt que je tendis à Eliott avec un sourire amusé. « En voilà déjà un, si tu en veux d’autres, je serai ravie que tu m’invites chez toi. » Certes, je m’invitais par moi-même chez lui, mais j’osais espérer qu’il le fasse lui-même. Je restais quelques secondes en soutien-gorge avant de retirer la vue et de mettre le t-shirt de sa sœur. Sentant le froid me chatouillait, je remis aussi ma veste pour éviter d’attraper un rhume en cette saison.

Je piochai dans les différents aliments qu’avait choisis Eliott tandis que j’entendais sa demande. Je me mis à rire, tout en lui faisant souligner. « Je n’ai pas le choix de te laisser conduire, je ne sais absolument pas où on va. Peut-être qu’il serait temps de me parler un peu plus de la mission… Je ne veux pas forcément les détails, mais savoir ce que tu as prévu : intimidation, violence ou meurtre ? » Je dis ce dernier mot en deux temps, montrant à mon camarade que je n’étais pas motivée pour cette dernière option. Je prenais au sérieux la vie des mortels et même si nous avions un peu de sang divin, nous restions comme eux. La différence se faisait simplement dans les ennuis qu’on avait et une épée avait autant d’impact sur eux que sur nous. Certes, par le passé, ils nous avaient traités comme des monstres, mais j’osais espérer que toutes les personnes de ce monde n’avaient pas forcément la même vision des choses.

Enfin, les douces gourmandises me firent oublier ce léger détail et il est vrai que j’avais sacrément faim. A peine ma bouche était vide, qu’un nouvel aliment s’y trouvait déjà. « C’est délicieux… » dis-je après avoir mangé une bonne partie de la nourriture qu’il avait emmené. J’espérais qu’il ne me prendrait pas pour un glouton. Je m’essuyais doucement la bouche, tout en m’étirant par la suite, au point qu’on entende mon dos craqué à plusieurs endroits. Mes yeux clairs vinrent à la rencontre des siens, j’inspirai profondément avant de m’exprimer d’une voix sincère. « Je m’excuse pour toute à l’heure, j’ai passé une mauvaise nuit, encore ce même cauchemar où je suis emprisonnée et que la prison en elle-même se referme sur moi… » Je fis une légère moue, repensant encore à la désagréable sensation de ce manque d’air et de mon propre corps frictionné. Je secouai la tête, histoire d’enlever ces mauvaises pensées, avant de me relever et de remettre mes gants en cuir. Cela sous-entendait qu’il était peut-être temps de partir, à part si Eliott voulait se dorer la pilule au soleil.
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MessageSujet: Re: Je me battrai pas à pas pour ce que je crois [Giu]   Lun 27 Fév - 16:14



Je me battrai pas à pas pour ce que je crois

Giu & Eliott

Bien sûr qu’elle était contente de passer du temps avec lui et que c’était réciproque, si l’un comme l’autre n’avait pas trouvé leur compte dans leur binôme, ils n’en seraient pas là. Il n’empêche qu’elle était particulièrement chiante aujourd’hui et qu’il en arrivait presque à regretter d’avoir eu l’idée de venir avec lui. Après c’était peut-être l’approche qui était particulièrement mauvaise, il ne disait pas le contraire, personne n’aime se faire agresser de bon matin. Pourtant, elle avait l’habitude, mauvaise habitude certes mais ce n’était pas vraiment comme si ça changeait des autres jours de la semaine, des autres fois. Il lui offrir un faible sourire, troublé malgré tout par le fait qu’elle pensait pouvoir le battre, ce qui était impensable, dans quel monde elle vivait pour arriver à ce genre de pensée, il accepta la marque de tendresse et les propos sur ses défauts… ah ça il ne risquait pas de se penser parfait avec une fille comme ça, aucun doute, elle avait le chic pour le ramener les pieds sur terre. De toute façon, la perfection c’était sûrement très chiant, elle s’ennuierait non s’il disait oui à tout, de la même façon qu’elle n’aurait aucun intérêt aux yeux d’Eliott si elle était le genre de fille sans caractère qui accepte tout au nom de l’amour.

La petite virée en moto se déroula plus que très bien, d’après Eliott. Oui ils manquèrent peut être d’avoir un accident ou deux, la faute aux autres qui se mettent devant une moto lancée à pleine vitesse. Oui ça ne s’était pas exactement passé comme cela, mais Eliott n’allait certainement pas reconnaître que peut être que la vitesse de l’engin était dangereuse pour eux et les autres. Non Giulia gérait quoi qu’il arrive, donc c’était forcément la faute des autres.
Etrangement, le fait d’avoir un habit à Roxanne sembla embêter légèrement la demoiselle qui le prenait malgré tout. Il roula des yeux en l’entendant marmonner qu’avec les affaires d’Eliott, mademoiselle avait une belle silhouette, il ne pouvait le nier mais elle exagérait légèrement.

« T’es pas croyable, t’as une belle silhouette en sous vêtement, c’est pas pour autant que tu vas te balader en sous vêtement. Ne rebondis pas sur cette phrase. Dans tous les cas, tu ne feras pas une mission avec mes habits, sur un point de vue pratique, il vaut mieux les habits de Roxy que les miens. »

Le trafic de t-shirt se passa sans le moindre problème, Eliott lui lança un sourire amusé en constatant qu’elle ne perdait pas de temps pour s’exécuter, comme quoi quand ça emballait Giulia, elle était extrêmement rapide. Il retint, difficilement mais tout de même, un petit rire lorsqu’elle demanda une invitation pour chez lui. Depuis quand elle avait besoin d’invitation cette demoiselle, il suffisait qu’elle croise Thomas, Quinn ou même Roxanne pour arriver à terminer le soir même chez eux.

« Depuis quand j’ai besoin de t’inviter, je ne compte même plus le nombre de fois où tu t’invites très bien toute seule. C’est compliqué de te prendre des t-shirt à ce moment-là en plus, c’est pas discret du tout. »

Quoi qu’à la limite, il pouvait toujours lui renverser quelque chose dessus à la maison. Il avait toujours tout un tas de raison de s’énerver sur elle. Donc ça serait très simple, mais la mettre dans la confidence ce n’était tout simplement pas drôle. Il garda cette idée, détestable mais très amusante, pour lui et se contenta de la regarder tandis qu’elle se rhabillait. Il faut dire que le temps avait beau être magnifique, il faisait un froid polaire et  une Giulia malade, ce serait une Giulia qui passerait à l’infirmerie et comment dire que c’était mauvais pour les affaires ça. Même s’il irait certainement la voir… de nuit quand personne était dans le coin mais tout de même il passerait la voir si elle était malade.

Effectivement elle n’avait pas tort, elle n’était au courant de rien ou tout du moins, de pas grand-chose. Ce qui voulait dire que la seule raison pour laquelle elle lui confiait la bécane, c’était qu’elle ne connaissait pas l’endroit où ils se rendaient et encore moins le pourquoi mais bon, elle n’avait pas non plus à rester dans le flou, elle l’accompagnerait dans tous les cas, il le savait pertinemment même si elle ne semblait pas emballée par le meurtre. D’ailleurs, Eliott avait un peu de mal à saisir en quoi elle était contre le fait de tuer des humains qui leur pourrissait la vie. Surtout que pour ce qu’il en savait, les humains ne lui avaient pas facilité la vie lorsqu’elle était revenue vivre parmi eux. C’est pourtant sans la moindre amertume ni même suffisance dans la voix qu’il lui répondit.

« Je ne comprends pas comment tu peux être si sympathique avec des gens qui nous méprisent. Ils nous ont forcé à abandonner nos chez nous, même si nous deux nous n’étions pas là à ce moment-là, tout ça parce qu’ils ont peur de la menace que nous pouvions être pour eux. Ils ont blessé ma sœur alors que ce n’est pas vraiment la personne la plus dangereuse du camp ? Clairement, il y en a marre de se laisser faire, alors intimidation, non ça ne sert à rien d’intimider des gens sans cervelles. Violence et meurtres sans aucun doute. Il nous suffit juste de nous mettre à distance de leur base pour ne pas que leurs mesures anti essence divines ne nous touchent et on en descend le plus grand nombre, ça fera toujours ça de combattant en moins. »

Il la laissa manger tranquillement, se contentant de regarder autour d’eux, est ce qu’ils allaient devoir passer la nuit en dehors du camp ? Ce n’était en soi pas nécessaire, ni même indispensable pour ce qu’ils allaient faire mais en même temps vu à quel point Giulia était chiante aujourd’hui, peut-être il avait tout intérêt à faire en sorte que ça s’arrange un minimum. Il ne tourna pas la tête vers elle lorsqu’elle fit remarquer que c’était délicieux, étant donné que ce n’était pas vraiment lui qui avait cuisiné, il ne pouvait répondre merci. En revanche lorsqu’elle fit craquer son dos, le regard d’Eliott était à nouveau sur elle, tant et si bien que lorsqu’elle reprit la parole, il était bel et bien concentré sur ce qu’elle disait.

« Personne ne t’emprisonnera Giulia et quand bien même quelqu’un t’emprisonnerait, tu peux me croire sur parole, je viendrais te tirer de là. »

A la suite de la demoiselle qui semblait en proie au doute, même s’il n’y avait aucun doute à avoir, elle ne finirait pas sa vie en prison, il se leva à son tour et vint la prendre dans ses bras pour déposer un bisou sur son front. Fin d’ailleurs pas pour déposer un bisou, disons plutôt qu’il en profita pour déposer un bisou, ce serait plus véridique. Puis l’appel de l’aventure étant beaucoup trop fort, il s’écarta pour prendre le casque et le remettre sur la tête, avant de remballer toutes les affaires et de retourner à la moto, motivé à l’idée d’en découdre.

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MessageSujet: Re: Je me battrai pas à pas pour ce que je crois [Giu]   Lun 27 Fév - 22:02

 

Je me battrai pas à pas pour ce que je crois
J’étais le genre de fille à râler surtout quand on m’empêchait de pouvoir porter les habits d’Eliott. Certes, ce n’était pas de la haute couture, mais d’avoir son odeur tout contre moi, c’était quelque chose. J’avais l’impression de l’emmener avec moi, qu’en quelques sortes, il ne me quittait jamais. Je me rappelais d’un soir où j’avais réussi à lui en chiper un, croyez-moi, j’avais passé la meilleure nuit de ma vie. Bien sûr, dormir avec lui, c’était tout aussi génial, mais c’était tellement rare, surtout depuis que nous avions pris nos fonctions au sein de la Légion. Dire que cela faisait déjà trois ans que j’étais légionnaire, j’avais parfois du mal à y croire et me demandant même quand j’allais me réveiller de mon rêve. Enfin, je ne savais pas si j’arriverais à reprendre une vie tout à fait normale après toutes ces épreuves. Déjà, je me voyais mal intégrer ce monde de manière tout à fait honnête, j’avais toujours cette envie de m’embarquer dans des histoires pas nettes. Puis, sans ces péripéties, je trouverais ce monde bien ennuyeux et j’avais besoin que ça bouge. Néanmoins, je soulignais qu’Eliott appréciait me voir en sous-vêtement et il était difficile de ne pas rebondir sur cette phrase. Je me mis à rire en entendant son excuse bidon : sur un point de vue pratique. Au contraire, étant donné que ses vêtements étaient bien trop grand pour moi, cela facilitait grandement mes mouvements et je n’avais pas l’impression de comprimer ma poitrine. Avec un sourire amusé, je lui répondis. « Pourtant, j’aimerais bien que pour ta part, tu te balades tout le temps torse nu, cela a son effet. » Je hochais bêtement la tête, tout en ayant en tête, une image de ce fameux torse. Puis, je poursuivis. « Fort dommage, je serai obligée de te les emprunter. » Emprunter est un joli mot pour cacher le vol qui s’y cache. Je n’étais pas le genre à emprunter les affaires, une fois c’était dans ma poche, ça le restait.

Je fis la moue en entendant le légionnaire rire quand j’énonçais mon souhait qu’il m’invite chez lui. Je ne comprenais pas pourquoi cela l’amusait ! Certes, j’arrivais à m’inviter toute seule, mais, je n’avais pas vraiment le choix, si je souhaitais passer du temps avec lui. Effectivement, j’en profitais pour l’embêter et essayer de monter un peu sa famille pour qu’il assume enfin notre relation. Or, ce n’était pas aussi simple et le jeune homme devait s’en amuser à force. Ces paroles soulignèrent ma pensée, sauf en ce qui concerne l’histoire du t-shirt. Je levais les yeux au ciel, tout en énonçant cette simple idée. « Pour les t-shirts, on pourrait faire un échange, non ? » J’avais pris ma voix toute mimi, tandis que je prenais sur un ton un peu plus sérieux. « Oui et c’est bien le problème mon cher ! Je ne devrais pas avoir besoin de m’inviter chez toi ! Seulement, si je ne le fais pas, on ne se voit pas, sauf quand tu te décides à me kidnapper dans un coin sombre. » J’émis un sourire amusé, suite à ma dernière phrase, tout en lui lançant un regard sournois. Certes, les coins sombres avaient leur avantage, mais j’aimerais bien qu’un jour, dans sa tête, il y ait une évolution.

Quoiqu’il en soit, je n’étais toujours pas avancée sur la fameuse mission et je me demandais ce qu’avait en tête le légionnaire. Il semblait prendre beaucoup au sérieux cette histoire, même si je n’aimais pas la façon qu’il avait à prendre la vie des mortels à la légère et cela se confirma avec ses douces paroles. Pourquoi devons-nous détester ceux qui nous déteste ? Certes, les mortels ou plutôt leur gouvernement avait pris un malin plaisir à nous identifier comme des fils de Satan. Je pouvais comprendre leur peur, si j’étais comme eux, sans ressource particulière et face à un type capable de voler, de cracher du feu ou tout autre pouvoir aussi inimaginable sauf dans les fictions ou comics. J’arrivais à me mettre à leur place, car je n’avais pas toujours été dans ce camp alors qu’Eliott, il avait été élevé dans cette ambiance de monde mythologique. Même s’il avait fait un léger voyage dans le monde mortel, cela ne lui avait pas tant ouvert les yeux. J’avais beau participé à des actes plus ou moins illégaux, si je vous pouvais me passer de la violence, je le faisais. Enfin, je dis cela, mais si quelqu’un m’énervait, je n’hésiterais pas une seule seconde à sortir mon arme pour lui faire bouffer. J’étais pacifique dans mes heures perdues, comme tout de suite. En entendant que sa sœur avait été blessée, je comprenais tout d’un coup sa détermination. Je savais que je n’arriverais pas à le raisonner concernant la violence et je pouvais accuser facilement sa descendance avec un certain dieu de la guerre. Ses paroles stoppèrent quelques peu mon appétit et je pris le temps d’inspirer et d’expirer avant de m’exprimer d’une voix calme. « Je ne suis pas sympathique, seulement, je ne me sens pas si différente qu’eux. Oui, je suis de descendance divine mais nous sommes aussi fragiles qu’eux et notre chair est la même. Ainsi, il est difficile de mépriser une part de moi-même. » Mon regard était fixé aux siens tandis que je poursuivis. « Je suis désolée pour ta sœur. Quand tu parles de base, tu fais référence à combien de personnes ? J’espère que tu as réfléchi à une tactique et pas celle de foncer tête baissée vers l’adversaire et espérer que cela suffit ? » Je n’avais que peu d’espoir concernant un plan digne de ce nom. De la bouche d’Eliott, son plan se résumait à défoncer un maximum d’ennemis, qu’importe leur nombre et leur artillerie. Par rapport à lui, je ne me sentais pas invincible et je savais à quel point, une balle pouvait causer de sacré dégât. Cette simple pensée raviva une douleur fantôme au niveau de mon genou ce qui me crispa légèrement.

Après la mise au point de la mission, c’était la séquence émotion, où je tentais tant bien que mal de rendre l’atmosphère agréable et sans tension. Les mots du légionnaire me firent rougir et davantage quand je sentis ses bras se refermer autour de moi et sentir sur mon front un léger bisou. Instinctivement, je posais ma tête au creux de sa gorge où je pouvais percevoir les battements de son cœur. « C’est rassurant de le savoir, mais si cela devait arriver, je ne voudrais pas que tu te mettes en dangers pour mes bêtises ! » J’étais sérieuse, je ne lui demandais pas d’être mon prince charmant prêt à parcourir dangers et sorcellerie pour me sauver. Surtout que si je me retrouvais enfermer, cela serait sûrement de ma faute et non parce qu’une vilaine personne aurait tenté de me faire du mal. Néanmoins, ce moment de douceur ne put durée davantage et Eliott s’écarta pour ranger et se mettre en selle. Je fermais ma veste et je mis ce fameux casque tout en grimpant derrière lui. Je n’avais aucune idée s’il savait conduire ou non et je ne pus m’empêcher de lui demander d’une voix pleine d’assurance. « J’espère que tu as ton permis, ce n’est absolument pas comparable à un pégase. » Je m’agrippais à lui, tout en ayant en tête, que par rapport à lui, je ne craignais absolument pas les accidents et qu’il me suffisait d’utiliser mon pouvoir pour éviter la casse.
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MessageSujet: Re: Je me battrai pas à pas pour ce que je crois [Giu]   Mar 28 Fév - 14:53



Je me battrai pas à pas pour ce que je crois

Giu & Eliott

Se balader torse nu… en plein hiver, elle voulait sa mort. Rien qu’à l’idée de faire cela, Eliott frémit, lui cette idée ne l’emballait pas mais alors pas du tout. Même si comme elle reconnaissait à haute voix, ça avait son effet, pour le coup, il préférait encore ne pas avoir son effet quand bien même il était bien content qu’elle le dise. Ce qui était sûr c’est qu’il n’accepterait certainement pas d’enlever son t-shirt pour les jolis yeux de la fille de Mercure, certainement pas. Pour ce qui était de l’emprunt, pas sûr que le vocabulaire soit bien adapté à la situation, non parce que pour les malheureux t-shirts qui avait fini sur le dos de Giulia, il ne se souvenait pas les avoir revus par la suite. Tout ce que Giulia arrivait à récupérer, elle ne le rendait jamais, c’était d’un chiant mais bon à force, Eliott savait à quoi s’en tenir avec elle. D’ailleurs, il ne se priva pas pour le faire remarquer.

« Tu sais que par emprunt tu insinues que tu vas les rendre, tu le sais ça, or tu ne rends jamais rien. Au bout d’un moment je vais devoir venir récupérer toutes mes affaires dans ton armoire. »

Bon, c’est un fait, elle voulait un de ses t-shirt. Et voilà que maintenant elle proposait l’idée légèrement saugrenue de faire un échange. Il n’avait pas spécialement envie de faire du trafic de vêtement, pour peu qu’elle se balade dans le camp avec les t-shirts d’Eliott, l’idée lui donnait déjà des suées froides alors il imaginait si ça arrivait en vrai le problème que ça poserait. Les reproches fusèrent aussitôt après sans que le jeune Fawkes n’ait vraiment le loisir de répliquer quelque chose, elle était dans le vrai, malheureusement. Enfin, ce n’est pas pour autant que ça semblait vraiment ennuyer Giulia de s’inviter, elle savait très bien faire, s’en tirait à merveille donc il n’y avait pas vraiment de problème. Mieux encore, elle semblait même enthousiaste à l’idée de se faire embarquer dans les coins sombre, ce qui était dans les cordes d’Eliott, aucun doute à avoir là-dessus. Il haussa les épaules comme si tout était absolument normal, rétorquant par principe.

« Qu’importe la façon de faire, le résultat est le même il me semble, tu arrives à tes fins. »

Pour le coup, il n’avait pas envie de se projeter dans l’avenir, il était le premier à constater que l’on peut essayer de planifier une vie, tout faire pour que ça soit parfait, il suffisait d’un microscopique grain de poussière pour que tous les plans faits tombent à l’eau. Il n’avait nul besoin de connaître ce genre de choses, mieux valait-il vivre au jour le jour, comme ça il ne risquait pas d’y avoir de regret par la suite quand rien ne fonctionnait comme prévu ou comme il l’aurait voulu.
Est ce qu’il avait prévu qu’elle ne serait pas spécialement emballée voir qu’elle essaierait de lui ouvrir, inutilement, les yeux sur des choses qui ne le concernait pas le moins du monde. Il n’avait rien à voir avec des gens comme ça. C’est le regard brûlant de colère qu’il répliqua.

« Nous nous battons depuis des siècles contre des monstres pour les protéger et contre des dieux décidés à détruire la vie humaine. Ma mère est morte pour protéger ce monde. Nous n’avons rien en commun avec des gens qui n’ont pas bougé le petit doigt pour nous aider lors des batailles que nos ancêtres ont mené mais qui trouvent le moyen de faire les malins maintenant qu’on les a tirés d’embarras. »

D’un geste de la tête, il accepta les paroles concernant sa sœur, il faut dire qu’il avait plus envie d’étrangler cette sœur en question qu’autre chose, l’autre elle batifolait avec les humains et trouvait quand même le moyen de se faire tirer dessus, la pas douée sérieux. Pour ce qui est du reste des questions c’était légèrement épineux comme problème. Il n’en avait pas la moindre idée, en réalité il savait juste l’endroit, et encore Roxanne n’était pas extrêmement précise, pour ce qui était du monde, il n’en avait pas la moindre idée. A la limite, peu lui importait combien ils étaient, il était un demi-dieu, par conséquent il avait un entraînement que les humains n’avaient pas, il pouvait les tuer sans broncher. Il hocha la tête quant au plan qu’elle énonça à haute voix, même si elle ne le souhaitait pas, c’était exactement ce qui était prévu.

« Je ne vois pas pourquoi il faudrait un plan élaboré, le but c’est juste d’ébranler leur mental. On tire dans le tas, c’est tout, on ne va pas au contact et si on voit que ça devient dangereux, on rentre immédiatement. Tu n’as pas à t’en faire, tout se passera très bien. »

Sa phrase sur le fait qu’il ne devait rien faire si elle avait des problèmes suite à ses bêtises n’eut pas le moindre effet sur Eliott. Peu lui importait qu’elle s’en prenne aux mauvaises personnes, elle pouvait même avoir Pluton en personne sur le dos, ça n’empêcherait certainement pas le jeune homme de venir mettre son nez dans les affaire de sa camarade. De toute façon, elle devait bien se douter qu’il en ferait qu’à sa tête, comme toujours et qu’il trouverait le moyen d’intervenir. Puisqu’il fallait le dire à haute voix, très bien, il inspira profondément avant de faire remarquer sûr de lui.

« Tu voudrais que je loupe une occasion de pouvoir me moquer de toi ? Tu plaisantes j’espère, bien sûr que si je viendrais voir ce que tu as fait et que je trouverais le moyen de te tirer de tes ennuis et tu sais quoi si au passage il faut tuer une dizaine d’humains, ce sera tout bénéfique pour moi. »

L’heure du départ étant arrivé, Eliott ressemblait certainement à un enfant, prêt à partir au quart de tour pour affronter les ennuis avec courage et panache. Bon, en revanche, la confiance qu’avait en lui cette demoiselle était catastrophique. Comment ça avoir le permis Moto… bien sûr que non il ne l’avait pas, elle connaissait Thomas non ? Si un jour Eliott était arrivé à la maison en disant Papaaa je veux une moto il me faut un permis, le pauvre vieux aurait eu une attaque… ouai ou alors il aurait tout simplement dit non sans chercher la discussion, père indigne. Donc, non Eliott n’avait pas le permis mais il s’en sortirait à merveille, tout de même c’était un demi-dieu. Il démarra la moto avec une certaine suffisance dans les gestes et dans le comportement avant qu’un éclair d’inquiétude ne vienne faire briller son regard lorsque la moto démarra bien plus rapidement qu’il ne l’avait escompté, manquant c’est un fait de faire partir les deux demi-dieux dans le décor. Bon d’accord, Eliott n’était peut-être pas très doué pour la conduite mais bon qui est bon naturellement pour quelque chose, les premières centaines de mètres furent pour le moins laborieuse, le temps de comprendre comment tout fonctionnait, de manquer de se tuer au moins quatre fois… même s’il savait pertinemment qu’en cas de chute mortel, il serait le seul à mourir vu le don de Giulia, il allait tout de même éviter.
A force de persévérance, oui qui peut aussi s’apparenter à une certaine forme d’entêtement, Eliott s’en tira plus ou moins bien. Clairement, ce n’était pas une conduite aussi fluide que Giulia, faut dire qu’elle avait de l’entrainement ELLE. Il n’empêche qu’il était plutôt fier de lui, bien qu’étant réellement concentré sur la trajectoire. Pour ce qui est de l’arrêt du deux roues, ce fut vraiment laborieux, Eliott s’était mis dans la tête que s’il freinait un coup sec, ça s’arrêterait sur place, un peu comme les pégases qui s’arrêtait à peine on tirait sur la bride. Que nenni, le bruit des roues sur la terre l’alerta un peu tard que la méthode était mauvaise et la glissade du deux roues qui bascula acheva de lui faire remarquer que non il n’aurait pas dû faire ça. Ejecté comme un malpropre de son véhicule qui termina sa course contre un arbre… pauvre arbre, Eliott se laissa tomba sur le dos avant de déclarer un immense sourire plaqué sur le visage.

« Pour une première vois, je trouve que j’ai géré quand même, non ? »


Il se redressa pour vérifier que Giulia allait bien, espérant quand même qu’elle ne lui en tiendrait pas rigueur pour cet atterrissage dans l’herbe qui n’était pas vraiment prévu.

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MessageSujet: Re: Je me battrai pas à pas pour ce que je crois [Giu]   Mer 1 Mar - 23:12

 

Je me battrai pas à pas pour ce que je crois
J’émis un petit ricanement en voyant Eliott frémir suite à mon idée de le voir torse nu. Quel dommage qu’il soit aussi entêté, je trouvais pourtant l’idée tellement sympathique. Vivement l’été, les grosses chaleurs qui lui feront sans aucun doute perdre ce fameux t-shirt. Puis, si ce n’est pas le cas, je connaissais un coin sympathique non loin du camp, un petit bout de lac semblable à une plage où il faisait bon de se tremper l’été. Malheureusement, le soleil hivernal n’apportait pas les mêmes températures et cette fameuse baignade se transformerait à une allée simple à l’infirmerie. Enfin, j’avais la douce impression que mes idées du jour ne plaisaient absolument pas aux petits fils de Mars. Il voyait le mal partout et cela en était presque vexant. Oui, j’étais une kleptomane, seulement, je pouvais parfois donner, certes pas ce que j’avais pu voler mais ça revient aux mêmes, non ? Jamais content de toute façon, j’avais beau faire des efforts, ceux-ci passaient inaperçu. Un nouveau ricanement se fit entendre en prenant conscience que monsieur allait devoir récupérer ses affaires dans mon armoire. Il pouvait toujours chercher, ce genre de trésor avait une très bonne cachette et je n’étais pas comme tous ces idiots à les cacher dans cette fameuse armoire.  J’étais la première à y piquer des choses, je ne vais pas donner l’exemple non plus. Ainsi, d’une voix ironique, je répondis. « Tu m’apprends quelque chose ! Je n’avais absolument pas conscience de cette définition… J’y penserai la prochaine fois. » J’élevai les yeux au ciel, avant de pouffer de rire et de souligner ce point important. « Tu peux toujours venir récupérer tes affaires, seulement, je doute que tu y trouves ton compte. Pour réconforter ta perte, je te propose un petit défilé de ce qui se trouve dans mon armoire. » Je fis un clin d’œil, signe que j’étais sérieuse.

Après l’idée d’emprunter un de ses t-shirt, je proposais un échange équitable et je pouvais assurer de la qualité de mes vêtements. Après, s’il préférait, cela pouvait s’agir de mes sous-vêtements, on ne sait jamais s’il avait comme délire de porter un soutien-gorge ou encore une petite culotte rose. Encore une fois, vu sa tête, l’idée ne l’emballait guère même s’il n’y eut aucun commentaire de sa part. Que devais-je croire ? Une possibilité qu’un échange soit possible ou je devais arrêter d’espérer un peu d’évolution ? Je pense que la première option était plus propice, surtout après cette fameuse phrase que j’arrivais à mes fins. La blague… Si j’arrivais réellement à me fins, il ne m’ignorerait plus au sein du camp et j’existerais un peu plus que l’attention qu’il me donne par moment. Sa phrase n’avait pas de sens et j’avais surtout l’impression que c’était son cas, non le mien. Qu’avais-je gagné réellement de cette histoire ? Pour un mec pas collant, j’avais eu le pompon toute catégorie à mon grand désarroi. J’espérais juste n’être pas simplement cette fille avec qui il aime passer du bon temps, mais avec qui, il ne voit aucun avenir.

Toujours dans les idées foireuses, celle d’essayer de faire changer d’avis un certain légionnaire têtu. Je regrettais au moment même de voir son regard brûlant de colère et de recevoir une déferlante. Pourtant, je ne pouvais me taire, ce n’était pas possible. On n’était absolument pas sur la même longueur d’onde et je détestais voir à quel point il reniait son humanité. « Il est vrai, je ne devrai pas oublier le fait que tu n’as jamais connu un monde sans ces fameux dieux. Ce que je sais, c’est qu’heureusement mon père est une divinité, sinon j’existerai encore moins à tes yeux et tu aurais peut-être essayé de me tuer, trouvant ma vie misérable et sans valeur. » Non, je ne me tairais pas et j’affrontais son regard, tout en poursuivant d’une voix plus assurée. « Oui, certains demi-dieux dont ta mère y ont perdu la vie tandis que les mortels se plaignaient simplement de leur train-train quotidien. Mais comment leur en vouloir si depuis le début, ils ont été aveuglés ? Il est plus facile pour nous d’accepter ce monde étant donné qu’on en fait partie, mais pour eux, c’est plus compliqué et ce qu’on ne comprend pas, on n’en a peur. » Je repris ma respiration, sentant mon cœur affolé et mes mains tremblées sous l’émotion. Je m’étais emportée comme lui et je savais qu’au final, mes paroles n’auraient aucun impact. Je me demandais de qui il tenait ses paroles, je n’avais jamais entendu son père, ni Quinn, ni sa sœur être aussi extrême dans leur propos.

Cette pente ne semblait point s’arrêter et mon pseudo plan avait l’air de l’intéresser. Très bien, si monsieur s’imaginait qu’on allait pouvoir en blesser quelques-uns, ni vu, ni connu. Alors, c’était à moi d’assurer un plan de secours. Cela était compliqué, étant donné que je connaissais aucunement l’endroit et qu’il n’avait pas l’air réellement au courant de qui était ces types en question. Vu le terme de base, je m’imaginais une sorte de mafia ou un gang. Après, ce que venait faire sa sœur avec eux, je n’en avais pas la moindre idée et je l’imaginais mal dans ce genre de milieu. Comme toujours, l’apparence est parfois trompeuse et je serai peut-être étonnée à la fin de la journée. Puis, Eliott semblait plus intéressée de se moquer de moi que de me sortir du pétrin. Cela annonçait du beau dans l’avenir. « Tu sais, tu aurais pu simplement dire : je viens à ton secours car je tiens à toi. » Je finis ma phrase par un sourire malicieux tandis que le légionnaire s’activait dans le rangement.

Devais-je souligner que je n’étais pas rassurée à l’idée de grimper derrière lui ? J’avais conscience qu’il n’avait jamais conduit auparavant de moto et c’était loin d’être aussi intuitif qu’une voiture. J’eus envie d’éclater de rire en voyant le démarrage, une catastrophe, on avait échappé de peu à l’accident. J’avais cette petite crampe à l’estomac ou cette impression de serrer un peu trop les fesses au vu de ce qui pourrait se produire. J’essayais d’anticiper ses trajectoires, retenant mon souffle quand je sentais la moto incontrôlable. Je dus combattre cette petite voix qui me conseillait de lui donner des indications, seulement, je craignais qu’il le prenne mal ou que je prenne dans la tête : je gère, t’inquiète. Enfin, tandis que la conduite semblait s’améliorer pour le mieux et que je sentais par conséquence mon cœur s’apaiser, je me permis de respirer. Malheur… C’était à ce moment précis qu’Eliott choisit de s’arrêter et je voyais bien qu’il s’était imaginé un tout autre arrêt. J’eus à peine le temps d’activer mon pouvoir avant de voir le sol. J’allais me relever, l’air de rien, seulement sa phrase prétentieuse me fit avoir une toute autre idée. Certes, je n’étais pas la meilleure des comédiennes mais je voulais lui jouer une petite comédie. Je fis la fille ayant perdu connaissance, ne bougeant pas d’un pouce et j’appréciais le fait de porter un casque car mon sourire était immense. Je jubilais d’avance et je faisais en sorte de n’avoir plus aucun contrôle sur mes mouvements. J’attendais le moment précis où il allait retirer mon casque et que j’allais simplement lui sauter au cou. Puis, pour éviter de l’entendre râler, je comptais plaquer ma bouche contre la sienne. Après, si monsieur se débattait, cela voudrait dire qu’il n’apprécie clairement pas mes bisous et je serai triste.
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MessageSujet: Re: Je me battrai pas à pas pour ce que je crois [Giu]   Jeu 2 Mar - 22:38



Je me battrai pas à pas pour ce que je crois

Giu & Eliott

Pourquoi la lancer sur le sujet du vol, mauvaise idée, très mauvaise même, voilà qu’elle parlait de prochaine fois. Déjà, ce n’était pas bon signe quand elle prévoyait de lui piquer des affaires. Il hésita à lui faire remarquer que si elle pouvait s’en passer de ce genre de méfait, ça irait très bien pour lui, sauf que ce serait rentrer dans son jeu et l’inciter à lui voler des trucs parce qu’il était pratiquement sûr que si elle comprenait très bien le mot emprunt, il ne faisait pas parti de son vocabulaire et ne le ferait sans doute jamais.
Dur apprentissage de la vie, elle ne rangeait pas les affaires d’Eliott dans une armoire, en même temps connaissant la demoiselle, elle était du genre à les mettre dans des endroits improbable pour être sûr que jamais Eliott n’aurait l’idée de chercher là, ce qui expliquait sans nul doute qu’il ne s’embêterait pas à chercher du tout puisqu’il savait qu’il ne retrouverait rien. En revanche, là où elle devenait intéressante c’est lorsqu’elle proposait une activité fort intéressante s’il parvenait à mettre les pieds jusque vers l’armoire. Sauf que si pour n’importe quel gars dans ce monde, il aurait été extrêmement facile de se pointer vers l’armoire de sa… son amie, pour Eliott c’était légèrement plus compliqué. En soi prétexter tout et n’importe quoi pour s’y rendre et vider l’armoire c’était d’une facilité exemplaire mais si la moindre personne apprenait le pourquoi du comment il faisait ça, c’était beaucoup plus embêtant. Il n’en avait pas le moins du monde envie, il lui glissa malgré tout un sourire avant de demander sans être trop inquiet.

« J’ose espérer que tu ne proposes pas ça à toutes les personnes à qui tu as emprunté des affaires. »

Proposer à cette fille de venir avec lui, mais quelle connerie. Dans quel monde vivait il pour croire qu’elle fermerait sa bouche et qu’elle suivrait sans rechigner. Non seulement elle rechignait, ce qui était prévisible, mais en plus elle défendait vraiment les humains. Elle était tombée sur la tête, il n’y avait pas d’autres explications, jusqu’à preuve du contraire il avait vécu une année entière chez les humains, ça ne lui avait d’ailleurs pas laissé des souvenirs hors du commun et nul doute qu’il aurait préféré rester bien tranquillement chez les demi-dieux durant cette période. Elle le gonflait réellement à essayer de se mettre dans l’autre camp. C’est sans la moindre hésitation qu’il rétorqua

« Je ne dis pas que leur vie est misérable et sans saveur, ils peuvent la trouver géniale, ce n’est pas mon problème, ils ont attaqué mon campement, ils ne méritent par conséquent pas de vivre. Et puisque tu veux parler de toi, tu serais à l’autre bout du pays si tu n’étais pas une demi-déesse, je n’aurais certainement pas que ça à faire d’aller tuer une mortelle aussi loin quand il y en a des biens plus chiants que toi ici. De plus je n’ai jamais dit que tu n’existais pas à mes yeux, en revanche le fait que tu n’existerais pas, je ne peux le nier, je ne coucherais certainement pas avec une humaine. »


Il en avait rien à faire de la peur que des gens sans pouvoir avaient envers son espèce. S’ils voulaient s’en prendre à des gens, qu’ils s’en prennent à plus haut, aux dieux mais non dans leur grande lâcheté bien humaine, ils s’en prenaient à des gens qui n’avaient absolument pas choisis leurs sorts et pour qui les pouvoirs étaient des fois bien plus agaçants que plaisants.

« Je me fiche qu’ils aient peur, je me fiche qu’ils aient été aveuglés, je veux qu’ils meurent tous. »

S’il n’y avait que ça, mais non il y avait ce petit sujet de demoiselle en détresse. Bien sûr qu’il viendrait, tout ce qu’elle pourrait dire ou faire pour l’en empêcher n’aurait aucun impact sur Eliott, il viendrait quoi qu’il arrive. Elle semblait d’ailleurs douter de ses véritables intentions à ce sujet puisqu’il avait parlé de se moquer, pourquoi elle relevait ce détail aussi. Levant les yeux au ciel, il marmonna.

« Tu es jamais contente, je viendrais je t’ai dit, c’est toi qui veut pas que je me mette en danger, mais c’est mon problème ça pas le tien.»


La suite du trajet se passa pour le mieux. Eliott apprivoisait la bête et se débrouillait plutôt bien. Bon excepté pour ce qui est de l’arrêt. Là oui d’accord, il y eut quelque chose qui se passa très mal. Sûrement que si on l’écoutait, il trouverait le moyen de prétendre qu’il y avait un caillou qui avait gêné la trajectoire, ce qui est totalement faux, il avait juste mal anticipé.
Une fois sur les fesses, c’est toujours mieux que sur le dos, il tourna la tête vers Giulia attendant une réponse assassine ou moqueuse, ou même un compliment même si c’était moins probable connaissant la demoiselle. Cependant rien ne vint que ce soit en parole ou même niveau mouvement. Si pendant les trois premières secondes Eliott songea qu’elle faisait la tronche, le fait qu’elle ne remue lui fit abandonner cette idée. Les battements de cœur du légionnaire se mirent à accélérer brutalement, l’inquiétude prit le dessus sur tout le reste. Il savait depuis toujours ce que représentait la perte d’un être cher, n’avait eu besoin d’aucun mot pour essayer d’expliquer ce phénomène et il n’avait pas envie de le vivre à son tour. Il se leva angoissé et culpabilisant complètement. Ça n’était pas du tout prévu comme ça, elle avait un don devant empêcher ce genre de problèmes justement, pourquoi elle ne l’avait pas déclenché ? S’il s’était douté que ça tournerait mal, il n’aurait jamais pris le risque de la mettre en danger. Pour la toute première fois, il regretta même de ne pas avoir hérité son pouvoir de son père plutôt que de sa mère. Comment prendre soin des gens, malgré tout il savait aussi que parfois même les pouvoirs les plus puissants ne peuvent sauver les mourants mais qu’importe pour le moment, il avait juste peur, peur d’avoir commis un meurtre sans même le vouloir. Eliott se pencha doucement sur sa camarade, la gorge nouée. Il est sûr que si Eliott avait eu un peu plus de jugeote ou même qu’il avait été logique et qu’il avait cherché les battements de cœurs, la poitrine se soulevant sous le coup de la respiration, il aurait été très vite rassuré mais il n’était pas logique, il était juste inquiet et ses capacités d’analyses restaient totalement bloquées puisque son esprit lui martelait qu’il l’avait mis en danger et qu’elle n’allait pas bien, qu’il n’avait aucun moyen pour la ramener en lieu sûr.

Il inspira profondément, il fallait qu’il arrive à se concentrer, la panique ne lui serait d’aucune utilité et elle pouvait aggraver grandement les choses. Tout d’abord, il fallait qu’il connaisse l’étendue des dégâts et le plus important c’était encore la tête. Il redressa donc légèrement la tête de Giulia pour ne pas qu’elle heurte violemment la terre derrière, ce serait de très mauvais goût. Il déclipsa la boucle afin de retirer le casque, concentré comme il était à présent, même ses mains ne tremblaient pas. Et pourtant, lorsqu’il retira le casque il n’en menait pas large, il aurait été bien incapable de parler et la frayeur qui brillait dans son regard était assez éloquente, oui il tenait beaucoup à cette demoiselle là.

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MessageSujet: Re: Je me battrai pas à pas pour ce que je crois [Giu]   Dim 5 Mar - 18:35

 

Je me battrai pas à pas pour ce que je crois
Avais-je attendu une autre réponse ? Parfois, j’aimerais qu’il soit plus entreprenant et pas seulement quand il n’y avait que nous deux. Malheureusement, il n’était pas prêt et il ne s’intéressait qu’à ce que je pouvais faire aux autres et non à lui. Je m’en fichais des autres garçons et je ne savais plus comment l’exprimer. Devais-je l’écrire sur mon torse ? Faire un t-shirt à sa gloire ? La deuxième idée ne lui plairait guère, il avait beau avoir un ego surdimensionné, je n’avais pas le droit d’exprimer la moindre gratitude ou tendresse en public. J’étais bonne qu’à me prendre des réflexions à la con ou à l’ignorance de manière générale. J’avais essayé de me rendre intéressante, comme exploser un type faisant deux fois ma taille ou mettre en avant une forme d’agilité. Certes, je n’étais pas la meilleure, mais c’était une façon de lui montrer qu’il n’avait pas à avoir honte de moi. Mais que pouvait-il espérer d’une fille de Mercure ? Je n’avais pas de don inné dans le maniement des armes et la seule chose où je me débrouillais particulièrement, c’était la fuite. Courir d’un point A à un point B, j’en étais capable de même que pour l’orientation de manière générale. Je n’avais aucune difficulté à visualiser une carte et c’était une force lors de nos entrainements d’assaut. Pourtant, la situation était la même depuis près de plus de cinq années et la perte de ma virginité n’avait absolument rien fait. J’avais cette impression de courir sans jamais atteindre la ligne d’arrivée et de voir sans arrêt sur mon chemin le mot échec écrit sur un panneau. Parfois, ma détermination me lâchait et c’était les raisons de mes fugues, j’avais envie de respirer et d’oublier cette atmosphère parfois pesante. Je me rendais New York et je laissais mon instinct de chasseuse me guider dans des endroits où je trouverais proie à ma taille. Les murs ne reflétaient rien pour moi, cela ne représentait aucune barrière et il m’était aisé de rendre cette sécurité aussi artificielle que les sentiments peuvent être. Ainsi, je ne pus m’empêcher de le provoquer, espérant brancher le bon nerf pour le rendre possessif. « Je devrais, au moins, j’aurais pour une fois, une réponse positive. » Un sourire amusé se dessinait sur mes lèvres tandis que mon regard était sournois et n’avait pas fini de l’embêter. J’étais têtue, comme lui, et c’était parfois ce qui nous menait à la dispute. Seulement, par rapport à lui, je m’excusais, car je n’avais pas une pastèque à la place de ma tête.

La discussion sur les humains commençait à devenir un poil énervant. J’avais l’impression de patauger dans la boue et qu’il n’y avait aucune pépite d’or parmi cette terre uniforme. Je soupirais, j’étais exaspérée de le voir aussi têtu et de trouver la vie des mortelles sans valeur. Je détestais cette idée qu’il puisse m’aimer parce que j’appartenais à son groupe et que si j’avais été différente, il n’aurait même pas donné un brin d’attention. Pourtant, j’avais souvenir dans ma tête d’un autre Eliott durant mon enfance. Je me souvenais d’un garçon certes casse-pied, mais avec un bon cœur et qu’il ne me mettait pas plus bas que terre parce qu’à l’époque, je n’étais qu’une mortelle. Avais-je forcément changé avec cet hologramme au-dessus de ma tête ? Je m’étais jurée de rester moi-même et de ne jamais sous-estimer mes semblables parce qu’un dieu avait succombé à ma mère ou l’inverse. Que m’avait apportée cette divinité à part des ennuis ? Si j’avais été face à la mort, ce personnage qui était mon père, n’aurait même pas porté un peu d’attention. Je n’étais qu’une arme bien aiguisée prête à servir lorsque ces humains séviront à nouveau. Ne le voyait-il pas ? C’était lui qui était aveugle, non les humains, seulement lui et les personnes pensant la même chose. J’étais fière d’être une humaine et l’étiquette de demi-déesse, je la portais, car je n’avais pas le choix. Ce camp était à la fois mon navire et ma propre prison. Il avait nous protéger des monstres en dehors, sa jolie barrière représentait pour une moi, des barreaux. Sa dernière phrase me fit serrer les poings au point de planter mes ongles dans ma paume et sentir une douleur irradiée jusqu’à mon cerveau. Cette douleur me canalisait et ma seule réponse fut un simple murmure. « Tes paroles sont insensées… Les tuer tous, qu’est-ce que ça t’apporterait, de la satisfaction ? En soi, tu peux être sûre que tu ne participeras jamais à un repas de ma famille, de peur que tu les massacres. » Je lui lançais un regard mauvais et même si ma famille n’était plus qu’un amas de décombres. Il ne me restait plus que ma mère réellement, mon oncle ne représentait plus rien pour moi, j’avais qu’une seule envie, l’empalée sur le champ.

Enfin, ses paroles sur mon sauvetage éventuel me firent reprendre contenance, c’était toujours une bonne chose d’avoir une personne sur qui comptait. Même s’il ne comprenait pas que je détestais le mettre en danger et je ne voulais être aucunement responsable d’une moindre blessure. C’était pour cette raison que je l’écartais au maximum de ma vie de criminelle et j’avais toujours un prétexte à lui donner pour éviter qu’il soit lui aussi en dangers. « Ta sécurité est ma priorité, que tu le veules ou non ! » Mon regard était planté dans le sien et on pouvait clairement lire la détermination dans mes yeux.

Le fameux trajet prit une direction particulière étant donné qu’Eliott ne réussit pas à dompter correctement la bête et que l’arrêt fut un échec. L’objectif était atteint, seulement, au lieu d’avoir pied à terre, c’était notre tête qu’il l’avait eu. Certes, je n’avais rien eu, pas même une petite égratignure, ayant utilisé à temps mon pouvoir pour éviter ce genre de désagrément. Or, je n’avais pas aimé son petit air prétention alors qu’il avait risqué nos vies au débit de la sécurité. J’avais forcé sur la vitesse car je maitrisais pleinement la situation, ce qui n’était pas son cas. Je pilotais les motos depuis que j’étais en âge de conduire voir même avant. Après tout, je n’avais pas pu me satisfaire d’un simple vol et il fallait bien que je rentre à l’heure au camp. Croyez-moi, je bénissais mon don, il m’avait évité bien des accidents et surtout un handicap à vie. Je pouvais être intrépide, mais Eliott n’avait pas les mêmes cartes en main et il suffisait d’un manque d’attention ou de contrôle pour le mener sur les rives du Styx. Ainsi, j’eus l’idée de l’inquiéter sur mon état vu qu’il n’était pas capable de s’inquiéter du sien. Je ne bougeais plus, rendant ma respiration presque muette et essayant plus ou moins de contrôler les battements de mon cœur. Cependant, je n’arrivais pas à enlever le sourire victorieux que j’avais sur les lèvres et je pouvais remercier le casque que j’avais sur ma tête. Je dus contenir un petit rire quand je l’entendis s’approcher et je sentais dans sa démarche de l’inquiétude. J’avais les yeux fermés mais j’essayais d’imaginer son expression. Il ne prit même pas la peine de constater si mon cœur battait encore, il s’affairait tout de suite à ma tête et à la prendre de manière délicate. Ce n’était pas le moment d’être raide, bien au contraire, je faisais en sorte d’être molle pour paraître inconsciente. En entendant la boucle du casque se détacher, je fis mon maximum pour paraître la plus morte possible. Puis, attendant au moins cinq secondes pour le laisser mijoter, je me relevais pour me jeter littéralement à ses lèvres. Je n’y allais pas avec douceur, ma bouche se voulait passionner et j’avais même le culot d’infiltrer ma langue pour y rencontrer la sienne. Je laissais mes yeux fermer pour éviter de rencontrer son regard noir et coléreux. Je m’attendais d’une minute à l’autre d’être repoussée ou de l’entendre crier de rage. Enfin, pour crier, il faudrait que sa bouche soit libérée de la mienne et croyez-moi, je pouvais être un vrai pot de glue. Avec mes mains, je le maintenais bien contre moi et c’est ainsi que je pus percevoir les battements accélérés de son cœur. Or, je dus rompre le baiser, n’arrivant plus à respirer et je ne pus m’empêcher de commenter avec un sourire amusé. « Il te faudra davantage pour réussir à te débarrasser de moi. »
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MessageSujet: Re: Je me battrai pas à pas pour ce que je crois [Giu]   Lun 6 Mar - 12:33



Je me battrai pas à pas pour ce que je crois

Giu & Eliott

Difficile de ne pas prendre la mouche avec une provocatrice pareil. Sérieusement lorsqu’Eliott avait ouvert sa bouche, il était confiant parce que dans son esprit il pouvait avoir confiance en elle, de la même manière qu’elle pouvait lui faire confiance. Sauf qu’elle trouvait le moyen de faire vaciller cette confiance avec des propos qui lui laissèrent un goût amer sur la langue. En soi, il savait pertinemment qu’elle le provoquait uniquement, ça se voyait à son expression. Il n’empêche qu’entre des mots et des actions, il n’y avait qu’un pas et elle pouvait décider à tout moment de le faire. Eliott eu bien du mal à ne pas l’envoyer chier, mince à la fin, elle avait quoi aujourd’hui. Si c’était parce que l’autre lui faisait du rentre dedans, il n’y pouvait rien et d’ailleurs Eliott s’en fichait totalement -bon d’accord, pas totalement… pas du tout même- il n’empêche que c’était lui qu’elle provoquait alors qu’il n’avait rien fait et rien dit -surtout rien dit même- de désagréable alors flûte à la fin. Il haussa les épaules comme si cette idée ne lui faisait ni chaud ni froid et rétorqua le plus neutre possible.

« Quelle bonne idée. Par contre par la suite n’essaie même pas de venir me parler, ça ne servira à rien. »


Clairement rien que l’idée lui donnait des envies de meurtres alors il n’osait même pas s’imaginer si ça venait à arriver l’état dans lequel il serait. Après, elle était libre d’aller là où elle voulait, avec qui elle voulait et faire ce qu’elle voulait, il était d’accord sur le principe mais l’idée lui déplaisait, surtout lorsqu’il l’emmenait avec lui. Quelle imbécile elle faisait parfois.

Dans le genre sujet tout aussi agréable il y avait celui sur les humains. Alors là, leurs idées étaient diamétralement opposées, du jamais vu. Bon il savait que des demi-dieux proches des humains il y en avait. Cependant, à partir du moment où ces humains avaient fait sauter leurs maisons, il avait un peu de mal à saisir comment on pouvait rester proche d’eux. Après, il n’était pas complètement idiot, il se doutait bien que les liens du sang ou du cœur étaient assez forts pour passer au-dessus de la condition de mortel ou de demi-dieu, il connaissait la mère de Quinn et elle n’avait jamais semblé mépriser les demi-dieux mais puisqu’elle les connaissait, difficile de détester quelqu’un qu’on connait depuis toujours et dont on s’est occupé durant toute l’enfance. Mais si tous les parents de ces demi-dieux qu’Eliott croisait au camp éprouvait de véritables sentiments pour leurs enfants, se fichant bien de savoir que l’autre parent était un dieu et non pas un humain, envers les autres humains Eliott n’éprouvait pas la moindre compassion et encore moins en apprenant qu’on s’était attaqué à sa sœur.
Il cligna des yeux en entendant les propos de la demoiselle qui abusait, réellement, elle abusait. Certes, il reconnaissait sans l’ombre d’un doute qu’il avait des défauts, des sacrés défauts même, mais l’insulte était là dans les propos. Elle le dégageait sans problème de sa vie de mortelle de merde, dont en soi il n’avait que faire, c’était uniquement par principe que ça l’énervait. C’était son manque de confiance en lui qui était peinant et c’est glacial qu’il répondit, oubliant totalement la première partie de ses propos.

« Et bah tant mieux, je n’avais de toute manière pas envie de les rencontrer ! Tu emmèneras quelqu’un d’autre, ça sera génial vous aurez l’air de parfaits petits humains au milieu d’une ville d’humains et si par malheur pour vous quelqu’un s’aperçoit que vous êtes des demi-dieux et bien ça sera bien fait pour toi et j’espère que ton esprit te rappellera que je t’avais prévenu, que je t’avais mis en garde et que comme toujours tu ne m’as pas écouté et que ça te retombe dessus. »

Oui, clairement il était vexé qu’elle le prenne comme ça alors qu’il était réellement prêt à lui filer un bon coup de mains pour faire sortir sa mère de prison. Même lui qui n’était pas très sentimental n’avait pas non plus nier la connaître lorsqu’elle était venue manger la première fois chez lui. D’accord, il n’aurait pas non plus pu le nier, mais tout de même il n’était pas monté dans sa chambre en claquant la porte, il était resté à côté d’elle et d’ailleurs ça se serait très bien passé si cette imbécile n’avait pas décidé d’en raconter un peu trop sur eux deux.
Et bien tant pis après tout, qu’elle se débrouille toute seule avec les humains, qu’elle aille vivre avec les humains, qu’elle fasse des gamins à un humain, il s’en moquait, il pouvait même lui présenter quelqu’un si elle voulait de l’aide.

Pour le coup même ses propos sur sa sécurité qui tenait à cœur de Giulia n’eurent pour ainsi dire aucun effet sur son humeur massacrante à présent. Ce n’était pas à sa sécurité à lui qu’elle tenait c’était à celle de sa famille et ça expliquait beaucoup de choses sur le fait qu’elle ne lui ait proposé de l’accompagner la dernière fois.

« De quelle priorité tu me parles ? Ce n’est pas la protection de ta famille qui t’importe ? T’inquiètes pas le message est très bien passé, chacun sa famille, chacun son monde. »

Bon reconnaissons au moins que le trajet se passa dans une meilleure entente entre eux. Bon déjà parce qu’il essayait de bien faire et d’apprendre le plus rapidement possible, difficile de se chercher des noises sur un véhicule lancé à pleine vitesse bon et l’excitation était tellement présente que tout nuage au tableau avait disparu. Ils revinrent cependant en même temps que l’atterrissage un peu brutal mais pas du tout douloureux d’Eliott. L’adrénaline était tellement présente dans ses veines qu’aucune douleur physique n’aurait pu se faire ressentir. Aucune douleur physique, oui mais mental, la douleur était bel et bien présente en constatant impuissant qu’il n’avait aucun moyen de lui venir en aide et que les derniers échanges étaient houleux. On ne choisit pas vraiment le moment où tout s’arrête mais là, s’il ne lui avait pas demandé de l’accompagner, elle irait très bien et ce constat lui glaçait le sang.
Il resta immobile, incapable de savoir comment agir, une fois le casque enlevé. Ça faisait tout drôle de ne pas la voir sourire ou l’entendre parler. Qu’est ce qu’il devait faire, ne pas la déplacer, la ramener au camp, trouver un téléphone pour faire bouger son père et Quinn, après tout ils devraient mieux s’en tirer que lui ayant légèrement l’habitude des problèmes de santé de leurs camarades. Des tonnes de questions se bousculaient dans son esprit sans qu’il ne parvienne à mettre de l’ordre là-dedans jusqu’au moment où des lèvres se plaquèrent sur les siennes. Pour le coup oui, son rythme cardiaque partit en vrille, en plus il n’eut même pas le temps de comprendre ce qui lui arrivait que la demoiselle forçait le passage de ses lèvres pour un baiser beaucoup plus langoureux. Durant un premier temps, seul le fait qu’elle allait visiblement très bien prit le dessus sur les pensées d’Eliott qui répondait au baiser avec un certain soulagement, voir un certain plaisir.
Cependant, une fois le baiser stoppé, l’air qui oxygénait à nouveau ses poumons et l’excitation du soulagement retombée, il était loin d’être ravi, pas sur le fait qu’elle soit en vie, non ça, ça allait. C’était au niveau de je te fais mourir de frayeur pour rien qu’il était légèrement énervé. Il la regarda dans les yeux lorsqu’elle plaisanta sur le fait qu’il en faudrait bien plus pour qu’elle ne lui claque entre les doigts. Il inspira profondément avant de lui crier un peu dessus, un peu amer.

« Ne refais jamais ça ! Je suis sérieux, la mort des gens que je côtoie me fiche la frousse ! J’ai cru que je t’avais tué ! »


Néanmoins, même s’il lui en voulait énormément pour la frayeur qu’il éprouvait encore, difficile de se remettre sur le champ, il l’attrapa dans ses bras, n’ayant pas du tout envie qu’elle s’éloigne, ayant surtout la trouille que ça ne soit qu’une illusion. Au moins, s’il la tenait, elle ne pourrait pas s’enfuir, c’est une très bonne idée… non d’accord elle est pourri mais bon ça le rassurait de sentir la chaleur de sa peau.
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MessageSujet: Re: Je me battrai pas à pas pour ce que je crois [Giu]   Mer 8 Mar - 22:11

 

Je me battrai pas à pas pour ce que je crois
Je semblais avoir un don particulier pour exaspérer les gens de mon entourage. J’avais toujours eu le sens de toucher là où ça faisait mal. Quand j’étais plus jeune, j’avais l’excuse de l’âge et de mon insouciance, désormais, il n’était plus possible de se cacher derrière des normes ou autre. J’étais ce que j’étais et oui, j’aimais jouer avec la corde sensible. Seulement, je ne savais pas si c’était raisonnable de s’amuser avec la confiance de l’autre et je n’avais aucune envie qu’il s’imagine que je m’envoyais en l’air avec le premier venu. J’avais toujours été fidèle et j’avais toujours repoussé les garçons ou les filles ayant des idées un peu plus farfelues. Je ne l’avais pas fait pour être une personne irréprochable, la raison était du domaine sentimental, car je l’aimais sincèrement quoiqu’il peut dire ou penser. Même si ses paroles énonçaient un tout autre sens, je voyais clairement dans son regard qu’il serait fou de me voir ou m’imaginer avec quelqu’un d’autres. Il n’avait pas l’air d’avoir pris mes paroles au second degré, mais j’avais des cartes en main et j’avais des petites combines pour le faire sourire. Devais-je pour autant répondre à ses paroles ? A quoi bon, je l’avais provoquée et je n’avais pas envie de patauger dans mes propres bêtises. Puis, s’il n’était pas capable de voir à quel, je tenais à lui et que c’était inconcevable que j’aie ce genre de proposition, bien, je ne pouvais plus rien faire pour lui. Néanmoins, cette discussion avait dû mettre de l’huile sur le feu, car, le second sujet portant sur les mortels prenait de proportions incommensurables. Nous n’étions absolument pas sur la même longueur d’onde et nos éducations respectives devaient en être la cause. Je n’avais pas eu la chance de connaître plus tôt ce monde, j’avais dû évoluer dans une atmosphère différente, ponctuée de malice. Certes, on avait essayé de m’inculquer une éducation raisonnable, seulement, c’était si différent une fois que j’étais chez oncle Mario. Je me rappelais encore des jeux qu’on imaginait avec Franck et loin de ressembler aux poupées. J’avais d’autres activités à l’époque et il n’était pas inclus l’habillage ou encore la coiffeuse. Je préférais m’exercer dans un tout autre domaine : le larcin. C’était si lointain… Il m’arrivait de me demander comment ma vie avait pu prendre un tel tournant ? Je ne savais pas si je regrettais cette époque, il est vrai qu’elle aurait bien plus agréable si ma mère avait été présente ou même mon père. Enfin, il aurait fallu pour ça que mon père ne soit pas une divinité et qu’il n’y ait pas cette loi débile interdisant les dieux d’entrer en contact avec leur progéniture. Après tout, il plantait la graine sans s’assurer que la plante se développe derrière.

Semble-t-il que le légionnaire était remonté suite à mes paroles. Il est vrai que j’y étais allée un peu fort en l’accusant qu’il prendrait plaisir à tuer les membres de ma famille. C’était déplacé, mais c’était une manière maladroite de souligner que ces propos précédents n’avaient aucun sens et qu’en parlant des mortels de la sorte, il visait tout aussi bien ma famille. Famille est bien grand mot, à l’heure d’aujourd’hui, elle représentait qu’une seule personne : ma mère. Le ton glacial d’Eliott eut le don de me refroidir. Puis, je ne comprenais pas pourquoi il avait besoin d’inclure la présence d’une tierce personne. Que s’imaginait-il au juste ? Je levais clairement les yeux au ciel tout en poussant un soupir audible. Sérieux, c’était ça son super discours qu’en plus d’être avec quelqu’un, je risquais mes fesses dans leur monde. Ce n’était pas une nouveauté, malgré cette pseudo menace humaine, il y avait malgré tout, des monstres rodant dans les coins de rue. Je souligne que par rapport à lui, j’avais un comportement normal en société et je n’avais pas cet air dédaigneux en observant les humains. J’aurais y vivre dans leur monde s’il n’y avait pas cette menace de monstre. J’avais beau aimé l’aventure, courir pour ma vie chaque jour était d’une autre trempe. L’idée de devoir rester à vie dans ce campement me minait quelque peu, moi qui avais tant espéré pouvoir un jour voyager et visiter ce monde si merveilleux. Seulement, je doutais de recevoir un très bon accueil en descendant de l’avion, sur la terre de mes ancêtres. Mes pensées me détournaient de cette conversation de plus énervantes. Je n’arrivais pas à construire une phrase sensée pour lui répondre et mettre fin à cette querelle. J’avais malheureusement envie de rentrer davantage dans ce jeu mesquin qui finirait assurément mal. Alors, il valait mieux que je me taise et que cette discussion soit close. En soi, il s’était trouvé une belle excuse pour éviter ma mère et la fameuse question si nous étions ou non un couple. Sans le savoir, il venait de faire un coup de maître, même si ma mère avait déjà bien conscience de son existence et elle avait facilement associé ma mine béate et le fait que je sois amoureuse.

Sa mauvaise humeur se répercuta sur le sujet de sa sécurité. J’en eus le souffle coupé en entendant ses mots. Mon regard le toisait tandis que j’évaluais mes propos dans ma tête. Ma voix fut calme, ce qui était en totale contradiction avec les battements de mon cœur. « Je suis désolée si mes propos t’ont blessé ou même mon attitude… Je vois que tu remets sur le tapis la mésaventure que j’ai eu avec ma mère. J’avais des raisons de ne pas te mêler à ça, c’était dangereux et mon oncle en aurait profité pour me faire du chantage. Eliott, si tu avais été là, j’aurais accepté la moindre condition, sans aucune hésitation et j’ai mes raisons de craindre cette possibilité. Je sais qu’à tes yeux, c’est un simple humain, mais ne le sous-estime pas, il a sa propre légion et ses propres compétences en matière de criminalité. J’ai beau le détester, vouloir, détruire son petit monde… Je sais qu’à l’heure actuelle, j’en suis incapable, car je suis trop faible. Alors tant que je n’aurais pas la garantie de pouvoir un minimum te protéger, je te mettrai à l’écart, car je n’aimerais pas être responsable de la moindre blessure, ou pire de ton décès. » Mon regard s’était durci en abordant le sujet de mon oncle et il m’avait fallu beaucoup de volonté pour ne pas laisser place à la colère. J’étais des plus sincère et je ne le mettais pas à l’écart parce qu’il ne le méritait pas, non, seulement, j’avais bien trop peur de le perdre. Il n’avait pas mon pouvoir et une mauvaise chute est si vite arrivée. Puis, comment pourrais-je par la suite regarder en face sa famille ou même ses proches ? Je me sentirais tellement comme une moins-que-rien si par ma faute, il devait lui arriver malheur. Je n’étais pas une bonne personne et je ne voulais pas que ça soit le cas d’Eliott.

Un peu de réjouissance dans ce bas monde, j’avais bien entourloupé ce petit-fils de Mars et de Salus. Je m’attendais d’une minute à l’autre d’être rejetée comme un vulgaire pantin. Seulement, ce ne fut pas le cas et la seule punition dont je bénéficiais vu un petit cri du légionnaire. Ça venait du cœur, on pouvait point en douter et je ne pouvais m’empêcher de sourire comme une idiote. Davantage quand je sentis ses bras m’entourer et me coller contre son torse. Et après ça, il voulait que je ne refasse plus jamais ça ? Vraiment, il me privait de chose agréable et je me demandais si je pouvais résister à ce genre de tentation. Enfin, même si le but premier n’était pas d’être forcément dans ses bras, mais de le responsabiliser concernant sa sécurité. Mais que voulez-vous, il m’arrivait d’être égoïste et de penser à mon petit confort. Je relevais légèrement la tête pour ancrer mon regard aux siens tout en déposant un bisou dans son cou. Je remontais jusqu’à son menton que je croquais légèrement tout en chuchotant. « Je suis là Eliott et je serai toujours là pour t’enquiquiner, sinon ta vie ne serait plus aussi amusante ! » Sans lui laisser le loisir de répondre, mes lèvres se posèrent sur les siennes à nouveau, profitant de ce moment de tendresse et n’hésitant pas à oublier un instant le sens de leur rendez-vous. Mes bras l’entouraient tout autant, bien heureuse de le sentir fort contre moi. D’une voix légèrement malicieuse, je lui chuchotais proche de ses oreilles. « Fort dommage qu’une mission de la plus haute importance nous attend, j’aurais bien été à notre petit repère. » J’émis un petit gloussement, tout en poursuivant. « Alors, quelle est la suite des opérations, chef ? »
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MessageSujet: Re: Je me battrai pas à pas pour ce que je crois [Giu]   Jeu 9 Mar - 18:50



Je me battrai pas à pas pour ce que je crois

Giu & Eliott

Ah le problème de la sécurité des uns et des autres, un véritable fléau depuis la nuit des temps. Le problème de chacun et chacune dans ce bas monde étant toujours de protéger les uns et les autres, oui c’est mignon ça il n’y a pas à dire et ça permet de se sentir apprécié, c’est vrai, mais c’est aussi méga frustrant d’être une sorte de petite chose à protéger. Pour le coup la désagréable sensation de passer pour le fragile de l’histoire passa carrément dans les trucs les plus importants, bien plus important que le fait d’être, aux yeux de la demoiselle qui lui tenait tête, un assassin d’humain non seulement ça mais en plus d’être capable d’attenter à la vie de sa famille. Ce qui était déjà quand même pas mal dans son genre.
Donc s’il récapitulait bien, non elle n’avait pas eu peur qu’il bousille sa famille, en même temps vu la famille c’est chaud de faire pire là, ils se tirent déjà très bien dans les pattes entre eux, qu’Eliott soit décidé ou non à les tuer, ils s’en sortaient admirablement très bien tous seuls.  Elle trouvait son oncle dangereux… parce qu’Eliott ne l’était pas peut être, non mais c’est dingue, il avait l’air d’un enfant de cœur peut être ? Qu’est-ce qu’un gars d’une quarantaine d’années, rouillé comme pas possible et n’ayant jamais de monstres en face de lui pouvait bien faire à un demi-dieu entraîné. Il n’y avait que Giulia pour douter à ce point des capacités des demi-dieux. Bien sûr qu’il la faisait flipper, c’était somme toute logique, elle l’avait connu petite, incapable de se défendre et après ses sentiments, comme quoi hein belle connerie que les sentiments avaient pris le dessus sur l’esprit logique et elle avait beau ne pas être la guerrière de la décennie, elle était largement capable de triompher d’un vieil oncle pourri jusqu’à la moelle mais bon elle ne semblait pas s’en rendre compte et Eliott n’allait certainement pas lui prendre la tête pour qu’elle le réalise, elle le constaterait toute seule quand elle ouvrirait les yeux sur le monde. En revanche, il soupira en l’entendant parler de chantage. Mais bon sang, il n’avait pas besoin d’être protégé d’un humain, d’accord d’un dieu en colère, de demi-dieux particulièrement belliqueux à la limite… et encore pas sûr qu’Eliott soit ravi qu’on le protège de ses semblables mais d’un humain c’était quand même trop gros.

« Peu importe qui il est et sa puissance dans son monde Giulia, c’est un humain, qu’est-ce que tu veux qu’il me fasse ? Mes réflexes sont dix fois supérieurs au sien, le temps que son cerveau lui dise de me tirer dessus je l’aurais déjà encastré dans le mur ! Je n’ai pas besoin de ta protection en temps normal mais alors contre des humains, encore moins, ce serait une humiliation que de perdre face à des gens pareils. Après ce n’est pas ma faute si ta famille essaie de me zigouiller je vais pas non plus me laisser faire, excuse-moi de vouloir vivre. »

Difficile d’être en colère malgré tout, il arrivait à comprendre, même si ça ne lui plaisait pas vraiment qu’elle ressente ce besoin de protéger. Après tout la vie des demi-dieux étaient pas spécialement réputée pour être longue et encore moins une balade de santé et perdre un ami d’enfance pouvait faire bien des dégâts, mais bon si elle craignait son oncle, ça n’était absolument pas le cas d’Eliott qui serait même capable de le provoquer et de le pousser à bout rien que par esprit de contradiction et pour le plaisir de faire rager les gens. Enfin pour le moment ce n’était pas vraiment prévu dans le futur vu que mademoiselle ne se sentait pas capable d’affronter cet homme, soit Eliott n’allait pas non plus se lancer à sa recherche, déjà parce qu’il faudrait le reconnaître et c’était pas chose aisée, à moins de piquer -pardon demander- Aurum et Argentum à Reyna… quoi qu’elle allait poser tout un tas de question et balancer au père du jeune homme… ouai piquer les deux chiens semblaient la meilleure solution.

Si Eliott n’était pas sûr d’avoir tout parfaitement saisi quant à l’action qui venait de se passer avec cette fille insupportable qui venait quand même de lui foutre la peur de sa vie, il n’avait pas spécialement envie d’en reparler, à la limite c’était plutôt le genre de truc à oublier très rapidement et qu’il ne faudrait surtout pas lui rappeler même dans dix ans parce que niveau virilité c’était une grosse bulle, un zéro donc autant l’oublier. Puis alors dans l’hypothèse où elle balançait ça un jour à table, c’était tout à fait le genre de la demoiselle, sur la tête de son père -oui parce que sur la tête de sa mère c’est chaud quand la mère est morte- il lui balancerait son verre d’eau à la figure et si c’était du coca, bah ce serait le verre de coca, non mais hors de question que cette histoire ressorte un jour et ça malgré les bisous qu’elle lui faisait à l’instant T. Il baissa les yeux sur elle tandis qu’elle parlait, pour le moment bien incapable d’en plaisanter. Très franchement il ne savait pas si sa vie serait plus ou moins amusante sans elle mais pour être sincère il n’avait pas le moins du monde envie de l’expérimenter. Pour le coup le fait d’avoir ses lèvres contre les siennes ne l’empêcha certainement pas de répondre puisqu’il ne le souhaitait pas, peut-être plus tard il trouverait un truc à redire mais pour le moment il était juste soulagé.

Heureusement pour lui, elle revint sur le sujet initial de leur présence ici, Eliott étant un peu déboussolé, il aurait eu bien du mal à se souvenir de ce qu’il faisait ici, seul le soulagement sur le fait qu’elle était en vie occupait son esprit, pour le coup les humains étaient bien le cadet de ses soucis, jusqu’au moment où elle prononçait ses mots. Son regard se posa, à nouveau concentré sur elle tandis qu’elle essayait de le détourner du droit chemin avec des propositions plus qu’alléchantes. Il lui adressa un sourire et lui céda sa soirée sans trop de mal

« Chaque chose en son temps, si tu veux on ne rentre pas au camp ce soir et on dort ensemble. »

En soi, ça n’était pas non plus si compliqué, il pourrait toujours dire que quelque chose les avait empêchés de rentrer et qu’il valait mieux dormir à l’intérieur d’une bâtisse que de courir dans la nuit au risque de se prendre des monstres dans la tête. Donc ça allait, ouai ça non plus il valait mieux pas le dire tout haut.
Nommé chef de mission du jour, ce qui n’était pas non plus trop compliqué, Eliott lâcha sa camarade pour aller fouiner dans son sac et en sortir deux armes à feu et des balles, loin d’être en bronze céleste ou en or impérial, après tout, ils n’étaient pas à la chasse aux monstres, fin si mais pas le même genre de monstre, ceux-là étaient beaucoup plus proches des demi-dieux que des monstres mais leurs intentions n’en étaient pas plus louables. Il tendit une des deux armes à Giulia la regardant dans les yeux.

« Peu importe ce que tu penses de mes idées et de mes valeurs et même si tu as raison sur le fait que le monde n’est ni blanc ni noir mais nuancé, ces gens-là ont essayé de tuer ma sœur et ils recommenceront aussi longtemps qu’ils le pourront. Si tu ne comptes pas m’aider, recule et mets-toi hors de portée des tirs parce que gâcher des balles en tirant à côté ne me sera d’aucune utilité et que de toute façon, j’irais au bout. »

Est-ce qu’il devait aussi préciser que ça risquerait de l’énerver profondément si elle faisait exprès de viser mal ? Non parce qu’elle avait quand même la possibilité de tirer très bien pour sûr que s’il embrassait une fille à l’autre bout d’un terrain d’entraînement, elle arriverait à lui balancer un truc à la tête et que ça ne manquerait pas sa cible alors d’accord, c’est très gentil de remettre les gens dans le droit chemin, mais si elle pouvait aussi filer un coup de main, ça serait très bien vécu par Eliott. En plus si vraiment il voulait prouver qu’il avait raison et que les gens d’en face était des gros cons, il était assez buté pour aller se mettre de lui-même en danger au milieu, ça c’était facile comme bonjour, le risque c’était qu’il n’arrive pas vraiment à s’en tirer et c’est fou mais il avait beau avoir confiance en elle, le fait est qu’elle devrait passer au-dessus de sa passion pour les humains -une passion très nulle si vous voulez l’avis d’Eliott- et c’est fou mais le temps que le déclic se fasse et qu’elle tire, bah Eliott serait sacrément dans la merde, donc pour le moment, il allait éviter ce scénario, pas envie de mourir parce que mademoiselle était pleine de nobles sentiments à l’égard de meurtriers.

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MessageSujet: Re: Je me battrai pas à pas pour ce que je crois [Giu]   Mar 14 Mar - 9:53

 

Je me battrai pas à pas pour ce que je crois
Le sujet sur mon oncle ne me mettait pas forcément de bonnes humeur. Il me faisait ressasser des mauvais souvenirs dont l’emprisonnement de ma mère et mon impuissance face à ce second jugement. Je me rappelais y avoir assisté et avoir vu l’assistance donnée raison à ces trous du cul en robes. J’étais la seule à verser des larmes et à demander pitié. J’aurais dû me livrer, j’aurais dû avouer mon crime moi-aussi, mais ça n’avait pas pu sortir. J’étais lâche, lâche de ne pas partager le fardeau de ma mère et de ne pas la laisser plonger seule. La colère m’avait possédée ce jour-là, rien n’avait pu réellement me faire entendre raison, et même l’alcool n’avait su refroidir mes ardeurs. Je tremblais sous ma bêtise, me demandant pourquoi je n’avais pas tenté le diable face à mon oncle. Avais-je eu peur d’une balle ? Je n’avais pas fait preuve de courage, je mettais laisser guider par la peur et voilà le résultat. Je me maudissais et parfois, j’aurais aimé être la fille de Mars, au moins, j’aurais su faire la différence au combat. Seulement, je n’étais que cette voleuse de bas quartier, se satisfaisant des voitures et des lots misérables. Peut-être que mon oncle avait raison de me traiter comme un outil, utile à certains moments, sans pour autant en prendre soin par la suite. J’étais cette petite clé, ouvrant des portes aux mille trésors, mais incapables d’ouvrir une porte pour libérer sa propre mère. Je n’étais pas prête à organiser une évasion et ma mère refuserait me suivre de toute façon. J’étais bloquée, ne pouvant aucunement me sortir de la situation à laquelle je m’étais mise et devant subir les conséquences dues à mes erreurs.

Pourtant, malgré mes avertissements, Eliott ne semblait pas prendre la menace sérieusement. Même si ce n’était pas un as du combat, il avait une tête et il savait s’en servir. De plus, il n’était pas seul et il y avait avec lui une ribambelle d’hommes à sa merci. Qu’avais-je de mon côté ? Rien, sauf des amis de la Légion, mais en aucun cas, je les mêlerais à mes affaires personnelles. Il était hors de questions, que je les mène à une mission suicide. Je préférais trépasser seule que de voir des personnes que j’apprécie mourir sous mes yeux. J’avais beau être une petite voleuse, j’avais des principes et j’aimais les respecter tant que je restais moi-même respectable. Je soupirais, Eliott avait une vision étriquée des humains. Il semblait oublier les dégâts qui nous avaient causés, cinq ans auparavant. J’avais eu la chance d’être choisi pour transmettre des messages et y entrapercevoir l’horreur de la guerre. C’était une boucherie des deux côtés, et même si les légionnaires s’étaient battu vaillamment, ils ne pouvaient résister à des bombes ou à des balles. Nous étions autant vulnérables qu’eux et la seule différence qu’on avait avec eux, étaient nos pouvoirs et nos réflexes. Seulement, face à une balle et à sa vitesse, nous étions réduits à la même incapacité qu’eux. « Certainement, Eliott, tu l’aurais battu parce qu’il aurait été seul. Or, il ne l’est jamais et ne pense pas qu’à un seul moment, il n’est pas préparé un plan d’urgence. Il fait face tous les jours à des monstres, certes pas de la même morphologie, mais cela reste une espèce comme une autre. » Je ne pus en dire plus, les mots ne suffisaient pas à décrire, l’homme qu’il était. Même si Eliott était un brillant légionnaire, je ne pouvais pas forcément garantir son succès. Il ne connaissait rien au monde du crime et encore moins à l’organisation d’une mafia. Mon oncle n’était pas la brebis, il était le berger.

Après l’épisode de la moto, j’essayais de négocier une soirée sulfureuse avec lui. Je n’aurais pas cru qu’il cède si facilement, surtout après ma petite comédie. Peut-être qu’Eliott avait envie de passer du bon temps et je ne pouvais guère lui reprocher. Une part de moi était pressée d’être ce soir, pour pouvoir profiter de sa présence et m’endormir confortablement dans ses bras. Je savais qu’en sa présence, les cauchemars fuyaient pour laisser place à une nuit paisible. Puis, pendant une soirée, j’aurais l’impression de n’être pas cette simple amie d’enfance. « J’accepte l’idée volontiers ! » Aucune ironie dans ma vie, simplement de la sincérité avec un reflet net de la satisfaction. Je souriais intérieurement quand nos supérieurs feront l’appel quotidien et verront que les seuls légionnaires manquant étaient nous deux. En soi, nos supérieurs avaient plus de jugeote qu’Eliott et j’espérais qu’ils fassent une remarque sur notre absence respective. J’imaginais la tête du légionnaire en comprenant le sous-entendu de nos gradés. Ce n’était pas comme si, c’était une première. Bon nombre de fois, nous étions arrivés tous les deux en retard, à cause d’une nuit passée en dehors des murs du campement ou d’une ballade ayant pris un peu trop de temps. J’avais beau être détendue à ces moments-là, Eliott était une vraie bougeotte, ne voulant pas entacher son admirable dossier.

Le chef d’un jour se détacha de moi pour aller fouiller dans son sac et sortir deux armes à feu. Un léger frisson s’empara de moi lorsque le légionnaire me tendit l’arme et que je sentis la désagréable sensation de l’acier contre ma paume. Je connaissais malheureusement ce contact, repensant à la première fois où j’avais tenu un tel engin. C’était avec Franck, il voulait me former à l’usage de cette arme, pour que je puisse me défendre à n’importe quelle occasion. Je me souvenais parfaitement du cours qu’il avait tenté de m’inculquer et de la pratique. Le premier tir ne toucha pas la cible, mais le second arriva plein dans le mil et j’avais distingué un sourire satisfait sur le visage du jeune homme. Bien sûr, il n’avait pu s’empêcher de souligner que c’était la chance du débutant, mais les prochains tirs lui firent comprendre le contraire. Certes, je n’avais pas forcément touché des parties vitales, mais je ne tirais pas à côté. J’étais à peine conscience de mon doigt appuyant sur la gâchette, j’avais l’impression d’être envahie par une force surnaturelle. Seulement, il ne s’agissait plus de tirer sur une cible, mais sur des êtres vivants en mouvement. Cette idée me refroidit, mais je ne pouvais lâcher Eliott. Il avait besoin de moi et il était hors de question que je lui donne raison. Je devais me mettre à sa place et imaginer ce que je ferais à des personnes essayant de le tuer. Je serais très en colère et je n’hésiterais pas une seule seconde pour me venger. Qu’importe le nombre, qu’importent les obstacles, la raison ne serait plus et seule la colère guiderait mes pas. Pensait-il de la même manière ? « Je suis avec toi, mais je ne mettrai pas le coup fatal, sauf si tu es en danger. » Allais-je effectuer mon premier meurtre ? L’opportunité semblait se dessiner à l’horizon et je craignais la façon dont j’allais réagir. Je prenais les fameuses balles que j’avais tendu Eliott, tout en chargeant l’arme et en essayant d’éviter des pensées de culpabilité. Je n’étais pas née pour être une princesse, j’étais née pour servir de bras armé pour les divinités. Je me relevais, mettant l’arme désormais chargée au niveau de ma ceinture et je marchais, supposant qu’on n’était pas si loin de la fameuse base.
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MessageSujet: Re: Je me battrai pas à pas pour ce que je crois [Giu]   Mar 14 Mar - 20:23



Je me battrai pas à pas pour ce que je crois

Giu & Eliott

Qu’est ce qui était le plus désagréable, qu’elle prenne les humains pour des gens doués en tout et capable de surpasser des demi-dieux, ou alors qu’elle persiste et signe en sous entendant, clairement, qu’Eliott n’aurait pas le dessus face à un vieux. Non parce qu’en soi peu importe les critères pris en compte finalement, le seul truc vraiment important aux yeux d’Eliott -enfin ce qui prenait le dessus parce que le reste est important aussi mais bref- c’était quand même le fait qu’il espérait sincèrement qu’elle plaisantait, non mais quand même un vieux d’une quarantaine d’années, capable de terrasser un jeune… c’était du grand délire. Oh et puis oui il pouvait être accompagner, ça ne dérangeait absolument pas le jeune homme qui serait plus que ravi de lui mettre une raclée devant tous les sbires qui le suivaient. Peut-être même devant Giulia qui le vénérait comme un dieu, non mais c’était réellement insupportable. Avec ironie et la fixant légèrement déprimé malgré tout, Eliott répliqua.

« Ta confiance en moi me fait chaud au cœur, réellement. Ta vision de ma personne me dépasse totalement pour le coup. »


Au moins, il ne risquait certainement pas de prendre la grosse tête à cause d’elle, elle le ramenait sur terre voir le descendait un peu au passage histoire d’être bien sûre et certaine qu’il passait toujours les portes. Pas très agréable d’ailleurs comme sensation. Bon ce n’était pas si grave, il lui prouverait quand elle serait prête à chercher des noises à ce charmant oncle, qu’Eliott n’était pas juste de la décoration mais qu’il s’était entraîné sérieusement toute sa vie, ce n’était certainement pas pour se faire avoir par des bipèdes rachitiques avec des armes à feux et un ego surdimensionné parce que personne n’avait eu l’envie, le courage, le loisir ou n’importe quoi d’autres, de les remettre à leur place.

Une fois les plans de la soirée tout trouvé, l’expression sur le visage de sa camarade voulait tout dire. En même temps, il se doutait bien qu’elle serait plus que ravie de manquer un entraînement c’était plutôt de son côté à lui que la plupart du temps il y avait quelques réserves, non pas qu’un entraînement soit indispensable à la forme physique d’Eliott, ni même pour apprendre de nouvelles choses, il aurait tout le loisir de pouvoir se rattraper par la suite. Non là où ça l’embêtait c’est qu’il essayait réellement, d’être irréprochable, quitte à pouvoir s’en vanter auprès de ses amis, ou de sa famille par la suite. Alors l’idée de devoir louper des entraînements le faisait grincer des dents à chaque fois, on ne sait jamais quelqu’un pourrait trouver quelque chose à redire. Le problème étant que même si la personne qu’il essayait de satisfaire 95% du temps était lui-même, il restait ces 5% de pacotilles qui exigeait de lui qu’il lève le pied par moment pour ne pas se tourner entièrement sur lui-même mais bel et bien prendre en compte les envies et les attentes des personnes qu’il côtoyait et au vu de la journée de merde qu’il passait avec Giulia, le fait qu’elle était quand même décidée à lui prendre la tête à la moindre erreur -même si Eliott ne se souvenait pas faire des erreurs de temps en temps- qu’elle avait manqué de déclencher un arrêt cardiaque chez son camarade en feignant de s’être blessé. Peut-être qu’il ne devait pas envenimer les choses pour aujourd’hui, au risque qu’elle se barre avec la moto et qu’elle le laisse tout seul ici. Même si rester avec elle une nuit allait ENCORE lui causer des problèmes à lui et qu’une fois dans le camp, tous les idiots se permettraient de faire des commentaires plus que déplacés sur leur nuit. Et là, ça allait encore déclencher les hostilités entre eux puisqu’elle allait avoir cet éternel petit sourire satisfait qui prenait grandement la tête à Eliott et que lorsqu’il chercherait un soutien, il ne le trouverait absolument pas du côté de Giulia.
D’ailleurs peut être qu’il prenait le problème sous le mauvais angle, en soi, est ce qu’il était réellement important de nier le fait d’avoir passé une nuit avec. Lorsqu’il y réfléchissait sérieusement, quelle importance cela avait que les gens sachent que oui ou non il se la tapait ? A la limite, il pouvait tous les prendre de court en leur balançant à tous qu’effectivement il se la tapait et s’arrêter à ce simple fait. Après tout, personne n’avait pris la tête à son père ni même sous-entendu qu’il avait des sentiments pour les filles quand il couchait avec, donc il ne voyait pas pourquoi on lui prendrait la tête à lui. Eliott poussa un soupir sans réellement savoir comment agir, il détestait les commérages, les gens n’avaient rien de mieux à faire, genre s’entraîner par exemple, non parce que ses supérieurs ne lui semblaient pas non plus irréprochable et encore moins au combat.

Difficile de savoir exactement à quoi pensait la jeune fille lorsqu’il lui tendit l’arme. Un long frisson la secoua et sembla s’être emparé de ses pensées, vu l’air hagard qu’elle eut pendant quelques temps. S’imaginait-elle mourir d’une balle dans l’abdomen ? Eliott n’aurait su le dire mais une chose était certaine, il ferait tout ce qui était en son pouvoir pour empêcher une telle chose, bien qu’il sache aussi que parfois on ne peut rien faire, il se battrait jusqu’au bout. Puis d’abord personne n’avait le droit de zigouiller la fille de Mercure excepté lui, donc les gentils petits humains ne feraient rien à Giulia.
Un sourire bienveillant se dessina sur le visage du légionnaire en entendant sa camarade parler. Difficile de nier la grande satisfaction qui s’empara de son être en entendant la demoiselle dire qu’elle restait avec lui. Bon la suite était légèrement moins réjouissante mais elle ne réussit pas à saper le moral du jeune belliqueux. Elle ne comptait pas mettre le coup fatal, est ce que c’était une bonne ou une mauvaise chose, difficile à prédire, il n’était pas devin mais ça pouvait être sacrément chiant si derrière le blessé rêvait de vengeance. Là où Eliott se rassurait à moitié c’est en se disant que peut être qu’elle n’était pas en mesure de connaître exactement les points vitaux à une si grande distance ou alors et ça c’était encore plus mesquin, elle ne visait pas si bien et en pensant viser un point non utile à la survie de la personne, elle le ferait se vider de son sang et ça et bien oui c’était bon pour les affaires. Le dernier point fut très bien relevé par Eliott qui fit remarquer avec un plaisir non dissimulé.

« Je pense pouvoir dire qu’à l’instant même où je vais tirer, je serais en danger. Est-ce qu’il faut que je me mette à découvert pour que tu daignes viser les fonctions vitales de ces gens ? Auquel cas, je vais peut-être revoir mes priorités. »


Il scruta avec attention les gestes de la demoiselle, tandis qu’elle enfilait une à une les balles dans le chargeur. Loin d’être sereine, ni emballée, ce qui se démarquait très nettement sur le visage de la légionnaire c’était de la résignation, elle ne se battait pas par croyance mais par amour. Est-ce que ça changeait quelque chose sur l’issue de cette entreprise, impossible à prédire, mais c’était agréable comme sensation. Il la laissa passer devant afin de ne pas voir son expression lorsqu’il lui souffla sincère.

« Merci d’être là. »

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