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 Quand l'appât du gain vous fait perdre la raison {Neil}

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MessageSujet: Quand l'appât du gain vous fait perdre la raison {Neil}   Lun 27 Fév - 11:42

 

Quand l'appât du gain vous fait perdre la raison
Une poule aux œufs d’or avait fait son entrée au sein de la coalition. Il ne m’avait pas fallu longtemps pour découvrir le fameux trésor. J’avais un certain odorat en ce qui concernait la richesse et mon attrait du gain n’avait pas pu davantage résister pour toucher les billets de plus près. J’étais loin de me satisfaire d’un ou deux billets, j’aimais en récolter une bonne poignet et quel meilleur endroit qu’un soutien-gorge pour le rembourrer davantage. Même si la nature m’avait gâtée, une taille en plus ne pouvait qu’être un avantage. Certaines aimaient garnir un peu plus son sous-vêtement à l’aide de coton, j’avais des goûts de luxe apparemment. Loin d’être économiste, j’étais le genre de fille à le dépenser à la minute, soit en achetant des succulentes pâtisseries ou en me dirigeant vers des centres commerciaux. Certes, la vie au camp ne me permettait pas de profiter de ma garde de robe, alors, je m’orientais vers des équipements ou à essayer de remplir un peu ma tirelire pour espérer m’acheter la voiture de mes rêves. Seulement, cette tirelire était à moitié vide et je me dirigeais toujours vers la solution de facilité : le vol. Ainsi, pour espérer approcher les véhicules de mes rêves, il me fallait des vêtements assez riches pour pénétrer dans les endroits de la haute société. C’était une excuse comme une autre pour remplir un peu plus mes placards. Sinon, cet argent pouvait servir à me payer des sortis avec Eliott, à rendre certains moments, un peu plus exotique ou euphorique. Seulement, quand l’attention était un peu trop prononcée, le légionnaire se doutait qu’il y avait une aiguille sous roche. Je n’avais pas papa ou maman pour subventionner mes besoins, alors, il fallait bien que je m’autofinance d’une manière ou d’une autre.

Donc un soir, je me faufilais de nouveaux dans les dortoirs avec un bruit d’ambiance de ronflements. Je regardais doucement autour de moi, essayant de percevoir parmi les dormeurs, un élément perturbateur. Je regardais rapidement ma montre et celle-ci indiquait une heure tardive. C’était ma chance et sans un bruit, je m’avançais vers les vestiaires. Je devais être attentive, étant donné qu’ils étaient faits de ferrailles, si je l’ouvrais brusquement, cela risquait de faire un bruit d’enfer. Je sortis un stéthoscope que je plaquais doucement contre la porte, près du verrou à code. Puis, je tournais doucement pour entendre le cliquetis annonçant la bonne combinaison. J’avais une mauvaise habitude, durant cette activité, de me mordre ma lèvre inférieure. Certes, il ne s’agissait pas d’un coffre-fort, mais la difficulté était présente. Je souris en entendant le son attendu et le verrou ne fut plus un obstacle. Je rangeais mon matériel tout en ouvrant la porte et en faisant attention à ce qu’elle ne grince pas. Je connaissais la cachette, or, en plongeant ma main dans un sac, je fus surprise de constater qu’il était vide. Je regardais dans les poches, puis à côté ou dans cette veste, mais il n’y avait rien. Ce n’était pas possible, d’habitude, j’arrivais à trouver une liasse de billets. Mon sourire se transforma en une crispation du visage et je dus me résoudre à abandonner ce vol. Je fermais le verrou en prenant soin de mettre une combinaison aléatoire. Je fis marche arrière, prenant soin de ne réveiller personne avant de sortir du dortoir pour respirer l’air extérieur. J’étais frustrée, je ne comprenais pas le résultat de cet opération. Depuis le début, j’avais toujours trouvé un gain intéressant et là, rien, le néant total. Cela pouvait être le signe que la victime en question se doutait de quelques choses et qu’il avait changé de cachette. Je soupirais dans le froid de la nuit, tout en ôtant mes gants en cuir et en détachant ma queue de cheval.

Seulement, quand je me retournais, je fus nez à nez avec la fameuse victime en question et je dus retenir mon souffle. Mon teint dû perdre plusieurs tons et je toussotais en argumentant une phrase bateau. « Je ne vois que je ne suis pas la seule à profiter des charmes de la nuit… » Est-ce une coïncidence ? J’avais des difficultés à croire au destin et souvent le hasard n’était pas la cause des rencontres. J’observais un peu plus la personne en question et j’avais en face de moi, un jeune homme ordinaire avec une jolie tête et un air sympathique. Le genre de jeune homme qu’Eliott détestait me voir en compagnie et j’étais bien contente que la nuit préservait son sommeil, sinon, j’aurais déjà senti une main sur mon bras, essayant de me tirer dans un coin discret pour me faire des remontrances. « Tu es nouveau, il me semble ? » J’avais du mal à y mettre un prénom, pourtant, j’étais sûre avoir eu vent de son apparition au camp. Parfois, ma mémoire me faisait défaut et c’était fort dommage si cette douce nuit tournait au grabuge.
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MessageSujet: Re: Quand l'appât du gain vous fait perdre la raison {Neil}   Mer 1 Mar - 0:23

C'était il y a deux ans, je n'étais au camp depuis moins d'un mois. Je faisais au mieux pour m'habituer à ma nouvelle vie dans la coalition, mais...
Mes affaires me manquaient, mon appartement me manquait et même mes cours à l'université me manquaient ! Mais c'était surtout ma voiture qui me manquait...
Même si j'avais cru comprendre que les permissions de sorti n'étaient pas fréquentes ici, j'aimais l'idée de pouvoir sortir justement.
Je savais qu'avec suffisamment d'argent, je pourrais rapatrier ma voiture, mais pour un trajet de plus de quatre mille kilomètres, ça allait me coûter cher !
Le problème, c'est que mes revenus aussi étaient restés à Seattle. Avec quelques coups de fil, d'anciens amis de la côte ouest avaient pu me mettre en lien avec quelques personnes pouvant être intéressées par ce que j'appelle la « sleep sand »... Mais on était bien loin de la clientèle fortunée que j'avais réussi à fidéliser avant mon départ.

Le pire, c'était que les rares fois où j'avais réussi à organiser des rendez-vous à New-York, les quelques centaines de dollars, que j'avais gagné durant la journée, avaient tendance à « disparaître » pendant la nuit.
C'est pourquoi, cette nuit là, j'avais décidé de ne pas mettre mon argent sans ma planque habituelle, mais de garder l'argent sur moi... Si je faisais attraper avec cette liasse sur moi, j'allais devoir répondre à bon nombres de questions, mais ça en valait la peine.
Plutôt que de rester dans le dortoir et risquer de ne rien entendre à cause des ronflements de mes camarades, j'avais décidé de me cacher à l'extérieur dans un endroit me permettant de surveiller l'entré du dortoir.

À une heure tardive de la nuit, je vis une silhouette entrer. Je me précipita vers l'entré et je me dissimulai parmi les ombres nocturne. À peine quelques minutes plus tard, une jeune femme ressortit. Elle soupira, retira ses gants et détacha sa queue de cheval.
J'étais juste derrière la voleuse qui eut une surprise au moment où elle se retourna.
Je n'avais pas encore réussis à retenir les visage et noms de tout le monde au camp, mais la demoiselle me disait vaguement quelque chose.

Malgré la pénombre, je pouvais la voir pâlir. La jeune femme me dit tout en étant sur le point de s'étouffer de surprise :

Je ne vois que je ne suis pas la seule à profiter des charmes de la nuit…

Je lui répondis avec un large sourire amusé:

En effet... je profite, la nuit porte conseil et apporte bon nombre de réponses...

Puis, la demoiselle me demanda si j'étais bien un nouveau, je lui répondis avec le même grand sourire :

Et oui, c'est moi le nouveau ! Je m'appelle Neil et toi ? Tu es ?


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MessageSujet: Re: Quand l'appât du gain vous fait perdre la raison {Neil}   Jeu 2 Mar - 10:50

 

Quand l'appât du gain vous fait perdre la raison
J’étais face à un dilemme, même si celui-ci n’avait pas montré toutes ces facettes. Je détestais être surprise de cette manière et j’avais la mauvaise impression d’avoir été prise la main dans le sac. Qu’avais-je à risquer dans tous les cas ? Autant d’argent au sein du camp était difficile à expliquer à nos chers supérieurs et la seule personne pouvant le rembourser était mon cher oncle. Je doutais que quelqu’un ait le culot de lui réclamer quoique ce soit. Certes, j’étais l’exception à la règle, étant donné que j’étais sa nièce chérie. Pourtant, il m’était difficile de lui parler comme autrefois, il m’avait piégé, moi et ma mère, si proche de la liberté… J’avais encore en mémoire ce fringue contre ma tempe et j’avais la certitude qu’il n’aurait pas hésité à appuyer sur la détente. Puis, cette arrestation ne rimait à rien, il n’y avait aucune raison que ma mère se fasse attraper. Je n’arrivais pas à résoudre cette mauvaise histoire et ma mère restait muette face à mes interrogations. Bien sûr que je la voyais pleine de rancœur, mais elle ne voulait rien dire de crainte qu’il m’arrive quelques choses. Tonton Mario lui s’était bien remis de cette situation, allant même à dire que c’était une mauvaise blague et qu’en aucun cas, il aurait touché à l’un de mes cheveux. Mensonge, je connaissais l’homme et de plus en plus, celui qui tirait les ficelles de son palais d’or. Il était dangereux, bien plus dangereux que la plupart des légionnaires ici et je n’avais plus aucun contact avec l’un de ses hommes. La plupart avait été retrouvé mort, d’autres comme Franck, avaient apparemment changé de voie. Je savais que je ne devrais pas être paranoïaque, mais j’étais sûre qu’il y avait une raison à tous ces changements et que j’en étais une des causes. Or, ce n’était pas le moment de me laisser déconcentrer par mes problèmes actuels étant donné que j’en avais un devant moi. Pourtant, son sourire amusé me fit oublier mes suspicions, allant croire à un simple aléa.

Je hochais la tête face à sa réponse, laissant sur mes lèvres un sourire appréciable. Il avait beaucoup d’espoir en cette nuit, pour ma part, j’espérais qu’elle soit plus profitable et qu’elle m’apporte d’une manière ou d’une autre une compensation face la médiocrité de ce soir.  « Quel genre de réponses cherches-tu ? Si cela n’a rien avoir avec une pseudo philosophie, je peux certainement t’aider. » Aurais-je dû me taire ? Certainement, mais je n’étais pas le genre à rester silencieuse face à la bêtise et j’avais cette tendance à l’amplifier davantage. Enfin, le sourire qui l’affichait, me donnait un léger arrière-goût. Avais-je quelques choses sur mon visage ou lui faisais-je de l’effet ? J’espérais que ce n’était pas la deuxième option, il serait dommage que cette brute d’Eliott s’en mêle. De toute façon, il avait juste à entendre le mot « garçon » et cela suffisait à ce que son regard change et révèle une forme de jalousie. Mes lèvres se pincèrent en entendant qu’il était bien entendu le petit nouveau du camp et son nom me fit remonter une certaine discussion qui parlait de son arrivé. Je n’étais plus sûre des termes exacts ou de la profondeur de l’histoire, mais il serait apparu comme par magie ou du moins, il n’avait pas eu conscience de son voyage. Dit comme ça, c’était bizarre et dans mes souvenirs, les personnes de cette discussion avaient des difficultés à trouver des termes. « Enchanté de faire ta connaissance, je m’appelle Giulia, fille de Mercure pour te servir ! » Est-ce prudent de dévoiler toutes mes cartes ? En soi, je le mis dans la confidence et il pouvait se préparer au pire de cette manière. Enfin, je ne devais pas oublier un point important, le couvre-feu était déjà passé depuis un moment et si la patrouille nous trouvait dehors à cette heure, on allait passer un très mauvais quart d’heure et je parle d’expérience personnelle. Sans vergogne, je lui pris la main pour le tirer vers un endroit moins visible que devant les dortoirs, tout en faisant mention du petit problème. « Ne t’inquiète pas, je ne t’enlève pas, juste que la patrouille n’aime pas trouver des légionnaires en dehors du couvre-feu. Il y a un bar sympa non loin du camp, si tu n’avais pas prévu de dormir. » J’étais peut-être un peu trop directe et j’espérais que cela ne soit pas mal interprétée. Des bruits de pas m’indiquèrent que la patrouille s’approchait et je pouvais remercier mon instinct de survie. Je mis mon doigt devant la bouche pour lui indiquer de ne pas faire le moindre bruit tandis que je reculais doucement pour me mettre à l’ombre du bâtiment et être par conséquence discrète.
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MessageSujet: Re: Quand l'appât du gain vous fait perdre la raison {Neil}   Dim 5 Mar - 10:53

La jeune femme hocha la tête et me souris. Il fallait croire que le fait que je gardasse mon sourire légendaire avait suffit à ce qu'elle ne paniqua pas. Ou alors, elle était bonne actrice.
Dans tous les cas, elle me demanda qu'elles étaient ces fameuses questions que je me posais en cette froide nuit. Je me retenais de rire et je lui disais d'une voix amusée :

Rien de philosophique... Mais ça va aller, j'ai trouver les réponses que je cherchais. Merci...

Intérieurement, j'étais plié en deux. Cette tentative de ne pas avoir l'air suspecte était des plus adorables... Et absurde. Mais bon, je ne pouvais m'empêcher de jouer le jeu. Voir où tout cela allait nous mener. Mon sourire était la douce manifestation de mon amusement et de la délectation que j'avais à imaginer diverses vengeances que je pourrais lui infliger un jour...
Car oui, de toute façon, j'allais me venger, tôt ou tard. J'étais quelqu'un de bien trop rancunier pour laisser passer le fais que quelqu'un retarde les retrouvailles avec ma camaro.
Mais, je n'allais pas me contenter de la dénoncer... Non, je me vengerais un jour, lointain, quand elle ne si attendrait plus du tout... C'était déjà décidé depuis le premier soir où j'avais découvert qu'on m'avait volé. La vendetta était inévitable, mais je pouvais bien laisser à l'occasion à la demoiselle de réduire sa peine.

La jeune femme se présenta comme étant Giulia, fille de Mercure... Et dire que j'avais fait exprès de ne pas me convaincre que c'était un descendant de Mercure ou Hermès, afin de ne pas tomber dans les vieux stéréotypes qui existent chez les demi-dieux... Mais bon, visiblement nous étions dans un cas de rasoir d'Ockham … La solution la plus simple était la plus évidente.
Toujours avec un sourire que je tentais de faire tendre vers l'amical, malgré le côté amusé, je lui dis :

Enchanté.


Je ne lui disais pas de qui j'étais le descendant, je trouvais ça plus drôle que garder encore un peu le suspens.
Soudainement, elle m'attrapa la main pour me tirer dans un coin plus discret.
Heureusement, elle m'expliqua de suite que c'était pour évité de se faire attraper pas les patrouilles après le couvre-feu.
Puis, elle m'annonça qu'il y avait un bar sympa pas trop loin. L'idée semblait attrayante et ce n'était pas comme si le sommeil allait réellement me faire défaut.
Mais avant que je puisse répondre, on entendit des bruits provenant vraisemblablement d'une patrouille. Elle posa son doigt sur ma bouche et je me tus alors qu'elle nous dirigea d'avantage dans les ombres.
Puis, quand la patrouille fut parti et qu'elle retira son doigt, je hochai la tête et lui répondit :

Bonne idée ! Je te suis loin de ces patrouilleurs.


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MessageSujet: Re: Quand l'appât du gain vous fait perdre la raison {Neil}   Dim 5 Mar - 20:13

 

Quand l'appât du gain vous fait perdre la raison
Être face à sa victime était loin de me mettre à l’aise. J’étais partagée entre culpabilité et contradiction le concernant. Mais, je ne regrettais en rien mon acte, car j’avais appris à ne pas avoir de remords, même si la situation l’exigeait. Puis, j’avais l’espoir qu’il n’ait cure de cette histoire et qu’il soit toujours en train de se demander s’il n’avait pas simplement perdu l’argent. Cette petite pointe d’espoir n’expliquait en rien ce changement de cachette et j’espérais que ce garçon n’était pas aussi futé. Aurais-je dû être plus méfiante ? J’avais compté sur le facteur nouveau pour qu’il mette de côté ce vol, trop perturbé par ce nouveau monde qui s’apprêtait à parcourir en long et en large. Pour un nouveau, il ne semblait pas si perdu et j’espérais que ça ne soit qu’une apparence. Sa voix amusée me laissait de marbre, essayant de faire taire cette maudite conscience, me rappelant sans cesse que le bâton était prêt à me battre. Il avait semble-t-il trouvé des réponses à ce qu’il cherchait… Ces réponses pouvaient être tout et n’importe quoi et ma réflexion chassa rapidement l’éventualité d’une possible accusation. « Je t’envie… J’aimerais bien que certaines nuits blanches m’apportent les réponses que je cherche. » Aucun sourire amusé s’émerveillait sur mes lèvres, simplement de la sincérité et cet espoir vain de trouver des réponses à des énigmes. Enfin, ce n’était pas ce soir que cela allait arriver, j’avais des difficultés à croire aux miracles, pensant plus de manières négatives que positive. Si ce fameux miracle devait exister, il se foutait bien de ma gueule.

Les présentations faites me laissaient un léger goût amer. Neil ne semblait pas si facile à discerner, mais son ton amicale me faisait oublier la paranoïa me sévissant parfois. Je pouvais accuser ma ballade des enfers où j’avais cru au plus beau jour de ma vie et qui s’était transformée à un parcours sans fin et aboutissant au pire échec de ma vie. Depuis, j’avais dû mal à digérer les bonnes nouvelles, m’attendant toujours à un coup foireux quelques parts. Malgré l’incertitude planant au-dessus de ma tête, j’étais loin de me laisser si facilement distraire et je connaissais que trop bien l’autorité au sein du camp. A force de me faire attraper, j’avais appris à être plus maline et à apprendre le parcours de ces fameuses rondes au sein du campement pour attraper les petits rebelles se fichant du couvre-feu. J’en faisais partie et j’appartenais à bien des catégories concernant le non-respect des règles. Mon éducation était certainement la cause, mon oncle m’avait laissé tout faire petite, et même les écoles n’avaient su dompter la bête.

Ainsi, je pris rapidement les choses en main, en écartant une possible interpellation et en empêchant de nous entendre lorsqu’une patrouille déambulait non loin. De la nervosité pouvait se lire dans mes traits, tandis que je percevais la discussion des légionnaires, parlant de tout et de rien. Il était si prêt que je craignais qu’il puisse entendre ma respiration ou le battement de mon cœur s’affolant. Neil restait calme et je remerciais silencieusement le fait qu’il ne soit pas aussi hyperactif. Lorsque les bruits de pas furent lointain, je cessai de mettre mon doigt face à sa bouche et je soupirai pour relâcher toute la pression. Le jeune homme semblait apprécier l’idée du bar, tout comme celle de s’éloigner loin de ces emmerdeurs. « Allons-y, nous avons un peu de marches, à part si tu as un moyen de locomotion. Je pourrais avoir une solution, mais, elle pourrait nous apporter des ennuis, donc si tu as mieux à proposer, je suis tout ouïe. » Devais-je réellement prouver mon côté kleptomane à Neil ? Je doutais que ça soit raisonnable et davantage s’il avait des soupçons me concernant. Etant une fille sympathique, je lui proposais d’être son guide, s’il avait besoin. « Au fait, vu que tu es nouveau, n’hésite pas si tu as des questions concernant le camp ou le moyen d’éviter les ennuis de manière générale. De plus, si tu cherches à acquérir certains services ou matériaux, je peux t’aider à un très bon prix ! » Quoi ? Si je pouvais gagner des tunes en plus et de manière plus ou moins légale, ça ne devrait pas poser de problème. Puis, un vol était un vol, il ne fallait pas en faire tout un drame.
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MessageSujet: Re: Quand l'appât du gain vous fait perdre la raison {Neil}   Mar 7 Mar - 18:07

J'étais impressionné... la jeune femme de réagit pas le moins du monde lorsque j'évoquai que j'avais déjà trouvé les réponses nocturne que je cherchais. Derrière cette insinuation à peine masquée se cachait moi accusation satisfaite... Et pourtant la fille de Mercure ne broncha pas d'un cheveux. Elle devait être une menteuse et une actrice hors paire pour continuer à jouer l'innocente de la sorte. C'était vraiment très impressionnant... ou alors elle n'avait pas compris, mais cela m'aurait étonné.
La demoiselle eut même le culot de me répondre avec la plus grande sincérité apparente, qu'elle aussi aimerait trouver des réponses à ses interrogations.
Je me contentais d'acquiescer toujours avec mon sourire sur les lèvres.

Après le passage des patrouilleurs, la jeune femme m'expliqua que le bar n'était pas loin, mais qu'il y avait quand-même une petite trotte. Elle proposa qu'on empruntasse une voiture. Je réprimai un frisson à cette idée, car elle me faisais penser que quelqu'un avait pu prendre ma camaro à Seattle...
Je lui répondis alors, toujours avec le sourire :

J'ai pas de voiture pour le moment, mais bon, marcher un peu nous permettra de discuter d'avantage... Et on aura pas le risque de conduire bourré au retour.


Giulia me proposa très gentiment de m'indiquer toutes les solutions pour contourner les règles du camps et qu'elle pouvait m'orienter vers certains services et marchandises.
Au moins, la jeune femme avait le mérite de jouer franc jeu. Elle était trempée dans un peu près tous les genres d'activité illégale... De mon côté, j'étais un dealer. Fort heureusement, étant donner la particularité de services que je proposais, nous ne risquions pas de nous faire concurrence.
Je lui répondis alors :

Merci pour l'info, je tâcherai de m'en souvenir en temps voulu... D'ailleurs, un petit brief sur le camp ne serait pas de refus pendant notre petite promenade nocturne.
Je te paierai pour tes infos en boisson au bar... Après tout, tout travail mérite salaire... Sans oublier que parler donne soif.


Je pouvais bien lui payer quelques verres avec l'argent qu'elle n'avait pas pu me voler. Et si cela pouvait m'aider à tisser une amitié suffisante pour que la douce arrêtasse de me spoiler de l'argent que je gagnais malhonnêtement, ces quelques verres ne seraient rien d'autre qu'un investissement.


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MessageSujet: Re: Quand l'appât du gain vous fait perdre la raison {Neil}   Dim 12 Mar - 17:54

 

Quand l'appât du gain vous fait perdre la raison
Etant donné que la patrouille n’était plus un problème, je pouvais me concentrer sur la possibilité d’une soirée amusante. Je n’avais jamais pu partager un verre avec l’une de mes victimes et cela allait être une première. Enfin, je doutais que boire serait une superbe idée, étant donné que sous l’influence de l’alcool, je pouvais faire certaine révélation. Loin d’être une fille de Bacchus, je succombais assez rapidement à l’ivresse et cela pouvait s’expliquer par ma morphologie ou un problème de métabolisme. Pourtant, ce minuscule détail ne me faisait aucunement flancher, j’étais plus que motivé à découvrir ce nouveau, inconnu au bataillon. J’espérais à mon fort intérieur qu’il n’était pas du genre à respecter trop les règles ou à balancer tout ce que je pourrais dire comme un certain Eliott pas capable de fermer sa bouche quand on faisait une bêtise. Mes punitions, je lui devais, sinon, il était compliqué de m’attraper et je n’étais pas le genre à être la cause de la bataille d’aliment ou autre. J’étais le genre de fille plus subtile, agissant dans l’ombre et faisant un acte selon la valeur du gain. Certes, la nourriture pouvait être un bon gagne-pain, mais il me suffisait simplement de m’introduire dans la cantine et y demander la recette de mes rêves. Croyez-moi, ça n’avait rien à voir avec ce que j’avais pu goûter à la cantine de mes différentes écoles. Puis, c’était ici que j’avais goûté la meilleure des pizzas. Neil ne semblait pas perdre ce sourire et je lui répondais par le même. Sa réponse me fit avoir un petit rire et je ne pus m’empêcher ce commentaire. « On pouvait y aller avec, sans pour autant la ramener au propriétaire. » C’était ce que j’avais fait un jour, incapable de me mettre devant un volant, tellement j’avais la tête qui tourne et cette folle envie de régurgiter l’alcool consommé. « Allons pour la marche, elle sera peut-être la seule bonne action de ce soir. » Je soulignais dans ses propos qu’il avait eu une voiture, j’étais bien curieuse de savoir le modèle, au vu du fric que je trouvais dans ses affaires, il ne devait pas s’agir d’une vieille ferraille.

Je ne mis pas longtemps à proposer mes services, soit en tant que guide au sein du campement, soit en tant que touche-à-tout en ce qui concerne le domaine de l’illégalité. Le seul domaine qui ne me faisait pas partie de ma valise à compétence, était le meurtre. C’était bien une chose qui m’effrayait, enlevé la vie de quelqu’un pour une raison financière ou personnelle. Je savais qu’un jour ou l’autre, je serais confronté à cette situation, mais je préférais retarder l’échéance et espérer que cela n’arrive jamais. Je me voilais la face, j’en avais pleinement conscience, et même si à l’heure actuelle, aucune menace sévissait le campement, cela pouvait arriver à tout moment. C’était certainement une forme de lâcheté ou que je me tenais à l’égard de ce genre de crime, de peur d’apprécier réellement l’acte en lui-même. Neil me demandait un petit briefe tout en me proposant un moyen de payement pour chaque information donnée. Je ne pus m’empêcher d’avoir un sourire amusé en l’entendant mentionné que tout travail mérite salaire. Certes, ce soir, la pêche n’avait pas été bonne, mais le fruit de mon labeur pouvait être sous une autre forme que l’argent en lui-même. « Une bonne phrase d’accroche serait de te dire que les règles au sein de ce campement peuvent être totalement déjouées, il suffit simplement d’avoir un peu d’ingéniosité et ne pas hésiter à filer à l’anglaise. » C’était clair, non ? Je n’étais pas le genre à dire amen aux supérieurs et à lécher les bottes aux puissants. Je n’avais pas l’ambition d’évoluer au sein de ma carrière de légionnaire, alors je ne voyais pas pourquoi je devais à ce point suivre le règlement. « Une chose importante si tu vas à l’extérieur, n’oublies pas de prendre avec toi une arme et davantage si tu te balades avec d’autres légionnaires. » D’instinct, je mis mon doigt à mon collier, où je pouvais sentir le mécanisme pour dévoiler à tout moment ma lame courte en or impérial. Même si cette soirée pouvait sembler paisible, lorsque nous aurions franchi les portes du campement, nous pourrions être à tout moment attaqués. « En tant que nouveau, je te déconseille de te pointer au champ de Mars et de te faire remarquer, car les vétérans aimeront te faire mordre la poussière pour te montrer qui est le patron. Crois-moi, cela a été une très mauvaise expérience ! »

Enfin, Neil n’avait pas douze ans et n’avait pas eu un ami d’enfance ignoré royalement cette scène. Néanmoins, l’âge n’allait pas forcément sauver, bien au contraire, souvent les gradés en demander plus aux personnes n’ayant pas pu être formés au sein de l’académie. « Des petits conseils pour éviter des mauvaises aventures : fais attention à tes effets personnels, ne provoque jamais un enfant de Bacchus lors d’une fête et ne t’imagine pas mettre dans ton lit si facilement un enfant de Vénus. » Je ne parlais pas forcément de mon expérience personnelle, enfin peut-être pour l’enfant de Bacchus, mais pour le reste, j’avais soit assisté à la scène, soit participé. « Après, je ne sais pas si tu as des questions particulières, comme au niveau de l’organisation ou des petits coups à faire ? Là, je ne te cache pas que je n’ai pas masse d’idée. » Peut-être que l’alcool aiderait à délier ma langue ou c’était une excuse pour boire. J’accélérai légèrement le pas, tandis que je regardais à droite et à gauche du chemin, sentant qu’à quelques mètres, nous allions sortir de la protection mise en place autour du camp. Je sentais mes muscles se mettre en alerte, redoutant toujours qu’un monstre me saute à la gorge et n’ayant pas un moyen de locomotion pouvant mettre de la distance entre moi et la bête. Ne voulant pas forcément imposer le silence, je me mis à m’intéresser davantage à Neil et sur sa vie, avant la coalition. « Je vais peut-être te poser une question déplacée et qui ne me regarde pas, mais tu faisais quoi avant la Légion ? » La vie de mortel me fascinait toujours autant, n’ayant pas eu la chance de pouvoir réellement en profiter et devant désormais me satisfaire d’une vie entre un régime militaire et des soirées comme celle-ci rarissime.
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MessageSujet: Re: Quand l'appât du gain vous fait perdre la raison {Neil}   Dim 12 Mar - 19:10

Dans un premier temps, la fille de Mercure proposa d'y aller sans ramener la voiture. Fort heureusement, elle accepta juste après que nous nous rendîmes au bar à pied. J'avais réussit à masquer l’effroi qui m’assaillit à l'idée que l'on fasse de même avec ma propre voiture.
Je sais bien que je peux paraître quelque peu obsessionnel avec ça, mais c'est pas juste une voiture. C'est le symbole qu'en partant de moins que rien, en sortant d'un asile, j'avais réussit à m'en sortir et à me forger une belle vie... à l'autre bout du pays.

Rapidement, alors que nous marchions, la demoiselle commença ses explications. Tout d’abord, il ne fallait pas hésiter à contourner le règlement du camp. J'eus un rictus amusé, comme si j'avais envisagé une seule seconde suivre les ordres à la lettre... Non, je suis du genre à exploiter le failles du système.
Elle me rappela qu'il me fallait une arme quand je sortais du camp. Toujours avec le même sourire amusé, je réajustai mes lunettes magiques en soufflant :

T'inquiète, je suis paré pour ça.


Je remarquais que de son côté, elle touchait son collier. Probablement, son arme dissimulée à elle.
La jeune voleuse me donna le premier conseil pertinent de la soiré ; à savoir de la jouer profil bas sur le champ de Mars si je ne voulais pas que les anciens me remissent à ma place. Ça c'était bon à savoir. Étant donné mes compétences martiales, il fallait mieux que j'évitasse de me mette les vétérans à dos, puisque que je n'avais clairement pas le répondant combatif nécessaire pour faire le malin.

Dans une énumération de petits conseils pratiques, elle me dît de faire attention à mes affaires, de ne pas provoquer les fils de Bacchus en soiré et de ne pas espérer mettre si facilement une fille de Vénus. J'étais amusé par ses formulations et par le culot dont elle faisait preuve. Je lui répondis en riant et d'un ton des plus sincères :

C'est vrai que ça serait dommage que je me fasse voler alors que je viens d'arriver dans ce camp...
Et pour ce qui est des filles de Vénus, je confirme... c'est complexe de les mettre dans son lit... Elles veulent toujours qu'on fasse ça chez elle.


La jeune voleuse m'avoua avoir fait le tour de ce qui lui venait de prima-bord et elle me demanda si j'avais des questions particulières. Je lui répondis :

Pas pour le moment, mais la nuit et le bar aidant, je vais bien trouver.

Un léger silence s'installa et elle le brisa en me demandant ce que je faisais avant d'arriver à la coalition. Je pris une seconde pour choisir le plus important et je lui résumais !

J'étais à la fac à Seattle, en cour d'histoire de l'art et histoire antique. J'étais plutôt bon, tu pourras me googler, j'ai même reçu un prix pour mes traductions de textes en grec anciens.
J'avais ma vie bien tranquille, avec mon appartement, mes amis, ma voiture... Je gagnais assez bien pour profiter de la vie... Puis mon paternel m'a ramené ici de force et en laissant toutes mes affaires là-bas. Du coup, il faut absolument que j'économise pour ramener mes affaires...


Mon visage devint sombre et d''une voix un peu brisée, j’ajoutai :

Et surtout pour payer l'hôpital pour ma mère... Elle est dans le coma et je suis le seul qui puisse payer les frais...

Je laissai s'écouler une larme sur ma joue que j’essuyai rapidement et d'une voix tremblante, je m'excusais :

Pardon, je voulais pas casser l'ambiance...
Et du coup, toi, qu'est-ce que tu faisais avant d'être ici?


Je gardais un air mélancolique, mais tout ceci n'était que mensonge. Je n'avais jamais eu à me préoccuper des frais d'hôpitaux et je n'en aurais probablement jamais à m'en soucier... Mais j'étais un excellent menteur, capable de duper psys, profs et même monstres... donc j'en profitais de temps en temps et justement je voulais voir si la fille du dieu des voleur pouvait avoir un cœur de pierre...


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MessageSujet: Re: Quand l'appât du gain vous fait perdre la raison {Neil}   Mar 14 Mar - 10:39

 

Quand l'appât du gain vous fait perdre la raison
Le jeune homme ne semblait aucunement paniqué par rapport aux monstres ce qui m’étonnait. Certes, dans ma petite existence de simple mortelle, je n’en avais jamais réellement vu se jeter sur moi et j’avais été mortifiée d’apprendre cette éventualité. La peur avait rapidement fait place à la curiosité et j’avais particulièrement bien réagi la première fois qu’un monstre avait tenté une approche. Certes, je pouvais remercier silencieusement le don que m’avait donné mon père, mais la maitrise de la fuite avait été la principale cause. Je suis plus efficace dans la fuite que dans le combat et je pouvais certainement accuser mon éducation. Lors d’un vol, on ne cherche pas le combat, même s’il se présente. Il faut rester sur ses objectifs premiers, soit le vol et la fuite est la meilleure des options quand on a le butin. Une chose était sûre, je prenais au sérieux le fait de sortir de ce doux cocon pour me retrouver dans la fosse aux lions. Je vous vois venir avec vos gros yeux concernant la consommation d’alcool. Ce n’était pas prudent et j’en avais conscience, mais sous le coup de l’émotion ou de l’envie de festoyer, on oublie rapidement ce genre de détail.

Neil semblait attentif et particulièrement lorsque le sujet se centra sur l’éventualité de se faire botter les fesses au champ de Mars. Je ne blaguais pas, c’était une réalité et j’étais bien contente de n’être plus cette petite nouvelle. J’en étais même à porter le nom d’ancien, étant donné que j’étais au camp depuis mes douze ans, même si mon intégration au sein de la Légion n’avait pu se faire qu’à partir de mes dix-sept ans. Mes conseils se poursuivirent vers les contrées des enfants de certains dieux, n’hésitant pas à profiter de la naïveté des autres. J’en faisais partie, mais j’évitais de l’étaler devant moi. Malheureusement, il en avait déjà fait les frais et j’étais la responsable. Pourtant, je n’arrivais pas à me sentir mal en sa présence. J’avais appris à prendre sur moi et à éviter de ressentir des remords. Après tout, il n’était pas possible de retourner en arrière et le mal était déjà fait. Ainsi, il ne servait à rien de nier l’acte et simplement de l’accepter comme il était. Enfin, il semblait s’amuser de mes petites anecdotes, se basant réellement sur des faits réels. Du moins, je dus faire appel un certain contrôle quand il aborda le vol et le fait qu’il serait dommage qu’il se fasse déjà voler. J’avais une envie de ricaner, c’était méchant comme réaction alors je me retins tout en écoutant la suite. Ainsi, il se la jouait charmeur et il n’hésitait pas à en devenir limite prétentieux. Tant mieux s’il avait réussi à dompter les plus jolies filles du camp. Ainsi, je ris légèrement tout en balançant naturellement. « Au moins, elles n’ont pas peur de s’afficher avec toi… Peut-être que je devrais te garder sous la manche, tu as peut-être des bons conseils à me donner ! » Je faisais naturellement référence à Eliott. Après tout, si Neil arrivait réellement à charmer les filles de Vénus, il devait bien avoir des astuces pour dompter un petit-fils de Mars, non ? Il est vrai que la parenté avec un dieu de la guerre changeait considérablement la manière de penser, mais j’osais espérer qu’il y avait une faille dans tout ça.

Le jeune légionnaire ne semblait pas avoir de question pour le moment, il sous-entendait que la soirée pourrait y aider. Enfin, je n’aimais pas cette possibilité de me laisser manipuler par un nouveau, profitant de ma faible constitution face à l’alcool. Puis, il me répondit suite à ma question sur ce qu’il faisait auparavant. Je l’enviais, j’aurais tant aimé pouvoir rejoindre un peu plus tard la Légion et vivre moi aussi une vie d’étudiante, certes pas aussi excellente, mais j’avais entendu parler de l’ambiance et des fêtes. Cela donnait envie de s’inscrire, non pas pour s’instruire, mais pour goûter à l’expérience. Puis, ce type avait son appartement, sa voiture, il était indépendant et c’était bien quelques choses que je ne pouvais connaître. Je n’avais aucun autre talent que le vol, ainsi, je dépendais des victimes. Ainsi, sa réserve d’argent devait lui servir à ramener ses affaires. Effectivement, ce n’était pas juste, mais ce n’était pas non essentiel pour sa vie, non ? La suite de son histoire me refroidit et il est vrai que je commençais à me sentir coupable en entendant que l’argent que j’avais pris, devait servir à payer les frais d’hôpital. Je ne pus m’empêcher de m’exprimer d’une voix sincère. « Je suis désolée pour ta mère, ça ne doit pas être facile. Peut-être que pour les frais, il serait possible de récolter au siens du camp, tu sais, il y a beaucoup de personnes ici qui ont le cœur sur la main et de l’argent. » Beaucoup d’argent même, mais cela ne m’empêchait pas de me sentir mal. J’aurais dû me renseigner davantage avant de lui voler quoique ce soit, je ne voulais pas être responsable de ça, car s’il n’arrivait plus à payer les frais, sa mère n’aurait pu tous les soins nécessaires. Légèrement sous le choc, je mis quelques secondes à me rendre compte que Neil m’avait retourné la question. Je passais une main dans mes cheveux tout en prenant un air relaxe. « Moi… Ce que je faisais avant… J’étais une simple écolière à Los Angeles, visitant ma mère en prison et vivant avec mon oncle. » Ce n’était pas entièrement la vérité, j’étais loin d’être une simple écolière… « Vraiment, j’envie la vie que tu menais à Seattle, parfois, j’aurais aimé être une simple mortelle. Ce n’est pas une vie de devoir être enfermée ici, car l’extérieur est dangereux. » Malheureusement, ma mère était tombée amoureuse de Mercure et il n’avait pas fallu beaucoup de temps pour que j’émerge de ses entrailles.
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MessageSujet: Re: Quand l'appât du gain vous fait perdre la raison {Neil}   Mar 14 Mar - 17:59

Quand je parlai de ma prétendue aventure avec une fille de Vénus, la demoiselle me répondît qu'au moins elle acceptais d'être vu en ma compagnie. J'en déduisis que ce n'était pas forcément son cas... Une peine de cœur peut-être... Intéressant... Utilisable je dirais même.
Attention cependant, quand je dis prétendu histoire, c'est parce que ce n'était pas une fille de Vénus, mais d'Aphrodite... Que Seattle me manquait encore plus quand j'y repensais.

Je racontais mon histoire personnelle et visiblement, mon mensonge avait eu son petit effet. Ou une fois de plus, elle était bonne comédienne.
D'un air sincère, elle me dît qu'elle était désolé pour ma mère et elle me proposa même que je demande une aide aux autre membres du camp. Avec un petit sourire ému, je lui répondais :

Merci... T'inquiète pas, je vais me débrouiller. Je veux pas embêter les autres avec mes problèmes...

Il y eut un certain temps de latence avec que la jeune femme répondisse au fait que je lui retourne sa question. Elle m'expliqua alors qu'elle vivait à Los Angeles chez son oncle et que sa mère était en prison. Je parti donc du principe que le crime était une histoire de famille. En tous cas, pour le duo mère-fille.
Elle me dît aussi envier ma vie à Seattle, que le fait d'avoir une vie de mortelle la fait rêver d'une certaine façon.
Je pensais (et je pense toujours) que c'est là une émotion que tout demi-dieux a ressenti au moins une fois dans sa vie. Et je devais avouer avoir pensé pareil à une époque, même si je n'étais clairement pas le plus a plaindre dans l'histoire de descendants divins. Après tout, en tant que fils d'Hypnos, je n'avais pas une odeur des plus prononcée et de surcroît, de par les relations que mon père entretenait avec Zeus, il existait un certaine sympathie de la par de certains monstres. Sympathie que je chérissais et entretenais.C'était grâce à cela que j'avais survécu toutes ces années et c'est pour cela que je n'étais pas inquiet de sortir du camp.
La réalité était qu'avec le principe du « l'ennemie de mon ennemie est mon ami » et un bagou certain que tout le monde me reconnaissait, j'avais, jusqu'à présent, réussi à me sortir de toutes les situation de mort imminente que les monstres avaient pu provoqué... J'étais même amis avec certain monstre à Seattle.

Je répondais donc à sa phrase avec mon habituelle sourire et un air flatté :

Merci... Tu sais, j'ai dû m'accrocher pour avoir cette vie... Elle ne m'était pas prédestinée.
On est des demi-dieux et on y peut rien, mais ça doit pas nous empêcher de vivre heureux.
À mon sens, on peut tous réussir, faut juste s'accrocher et ne jamais lâcher, sous aucun prétexte. Faire de son mieux pour faire les bons choix...


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