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 Prends entre tes mains ton destin [Freya]

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MessageSujet: Prends entre tes mains ton destin [Freya]   Ven 14 Avr - 17:04



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Freya & Eliott


La première mission, un moment déterminant dans la vie des demi-dieux, qu’il s’agisse de vouloir épater la galerie ou même une certaine émancipation loin des parents. Ils ont beaux vouloir le meilleur pour leur progéniture -enfin les parents humains parce que les dieux c’est pas sûr mais bon Eliott s’en fichait un peu de cette vision des choses étant donné que ses parents sont tout sauf des dieux… enfin si à ses yeux à lui mais pas aux yeux du monde- les parents sont justes collants et veillent un peu trop sur le derrière des plus jeunes. Après, là où l’envie d’émancipation avait super mal tourné pour monsieur Eliott, très motivé à la base, c’est quand sa partenaire la plus adéquat pour ce rôle avait secoué la tête négativement quand il lui avait fait part de son envie de partir à l’aventure avec elle avec un discours très bien construit, qui n’est autre que
« Tu viens bien sûr ? »
Ouai… les phrases les plus courtes sont censés être les meilleurs, c’est ce que Thomas disait, à moins que ça soit les blagues les plus courtes… ouai ça devait être ça. Convaincre Roxanne de quelque chose, une tâche des plus compliquées au monde, impossible d’ailleurs. Puis c’est quoi cette excuse je dois veiller sur Nathan il est malade. Mais quoi ?! Mais le Nathan il a une mère-même deux pour le prix d’une- il n’a peut-être pas besoin que la gamine des voisins vienne le garder, puis il s’en fout non que Roxanne soit à son chevet ? Ouai non, ça non il s’en fout pas, limite si ce n’est pas le premier mot qui est sorti de sa bouche à ce gamin. Sans être jaloux, non parce qu’être jaloux d’un gamin c’est quand même un peu trop gros, Eliott n’était pas vraiment satisfait du fait que son andouille de sœur le délaisse pour se la jouer ange gardien et malheureusement même l’argument plaintif du jeune Fawkes sur le fait que ça pouvait mal se passer et qu’il ne voulait pas tout faire rater ne fit pas mouche. Loin de là, Roxanne eut juste un soupir exaspéré, ouai vraiment une sœur indigne celle-là. Bon d’accord, elle essaya de le réconforter, de la même façon que ses parents par la suite, vu qu’Eliott était légèrement muet, répétant tout ce qu’il connaissait des monstres dans sa tête et que le repas qu’il avait devant lui refroidissait. Toute la famille s’accordait à dire que personne ne demandait aux demi-dieux d’être parfaits, surtout à des demi-dieux qui débutaient dans les missions. Sans oublier que d’après eux le plus important c’était encore de s’en tirer vivant, peu importe la réussite ou l’échec de la mission.

Cette phrase aurait pu passer pour des dizaines de demi-dieux, les rassurer voire même être encourageante mais le clignement des yeux incrédule d’Eliott démontrait assez bien que ça le sidérait ce genre de pensée. Il se fichait pas mal de mettre sa vie et peut être au passage la vie des autres en danger, le plus important c’était de réussir, il était l’enfant d’un grand centurion ce n’était certainement pas pour devenir une mauviette et fuir en courant devant des monstres. Non mais n’importe quoi, pff les parents ils ne comprennent jamais rien mais bon plutôt que d’essayer de les convaincre -et de les inquiéter au passage- en disant que non il ne fuirait pas, non il ne reculerait pas et oui il bousillerait un à un tous les monstres qu’il croiserait sur son chemin même si c’était dangereux, Eliott essaya de finir son assiette et d’ignorer la boule immense qui l’empêchait presque de respirer.

L’heure du grand départ était « enfin » arrivé, son sac dos était fin prêt et Roxanne avait gentiment accepté de l’accompagner, au moins jusqu’au lieu de départ et sans son pot de glue attitré, l’avantage d’un Nathan malade c’est qu’il n’est pas dans les pattes. Oh l’angoisse des nouvelles rencontres, bien sûr en théorie tous les adolescents du campement se connaissent à peu près, au moins de nom mais de là vivre ensemble pendant des jours sans parler à la famille ou même à des amis proches, ça n’était pas mais alors du tout emballant. Eliott faisait donc la tronche, à moitié, l’excitation d’être ENFIN utile et de marcher dans les traces des précédents demi-dieux rendait tout cela formidable mais ça aurait été plus sympa avec Roxanne, fin à quoi ça sert d’avoir quelqu’un du même âge que soi sous son toit si on ne peut pas en profiter. Oh il se vengerait, la première mission de Roxanne, il ne serait pas là, et puis si elle revenait écorchée de partout, fatiguée et de mauvais poil il lui dirait que c’était bien fait pour elle.
C’est sur cette note très positive d’un futur potentiel qu’Eliott lâcha sa sœur pour rejoindre Freya et Machin (je n’ai pas de nom pour machin mais ça va venir ou il s’appellera vraiment machin on sait pas XD). Il s’apprêtait comme toute personne normalement constituée et ayant un peu de savoir vivre à dire bonjour, ou une phrase d’accroche de ce genre pour rendre l’atmosphère entre les trois camarades un peu plus sympathiques, après tout il ne devait pas être le seul stressé de l’histoire, il pouvait pas non plus être le seul à vouloir épater la galerie et avoir son nom gravé dans tous les manuels d’histoire à l’instar de Tata Reyna. Machin n’était pas mais alors pas du tout dans l’optique bon camarade, à peine Eliott s’était-il approché que le gars partait vers les écuries en scandant assez fort, histoire de bien ennuyer Eliott dès le départ, que c’était lui qui dirigeait sous prétexte que… il l’avait décidé et que c’était comme ça et pas autrement. En temps normal, Eliott aurait été ravi de lui sauter sur le dos pour au moins le faire tomber dans la poussière, de le ruer de coups histoire de ramener ce merveilleux camarade les pieds sur terre et de lui rappeler que s’ils étaient trois c’était pas pour rien mais pour le moment Eliott était surtout méga stressé, il voulait bien faire et c’était bien le cadet de ses soucis que d’avoir un chefaillon avec eux. Il suivit donc docilement -un exploit- son camarade masculin et grimpa sur un pégase déjà préparé, par qui il n’en savait rien, s’en fichait pas mal. La seule chose qui importait c’était cette mission de grande importance. Bon dans quelques années, Eliott comprendrait que c’était surtout une mission de routine, que ça n’avait rien de dangereux sur le papier d’aller récupérer l’épée d’Achille entreposé dans un musée, sous un autre nom bien sûr, les mortels ne savaient pas réellement qu’elle était à Achille, puis même dans sa mauvaise foi purement Romaine, Eliott s’en foutait complètement de récupérer l’épée d’un Grec, surtout ce Grec-là, il avait pas réellement bien fini, c’était donc une épée peut être légèrement dépassée mais bon l’aventure, c’est l’aventure ça ne se refuse pas.

Une fois dans les airs à quelques mètres du sol et du campement, Eliott poussa un long soupir découragé, Machin semblait vouloir juste les semer Freya et lui. Il s’en donnait visiblement à cœur joie ce casse bonbon de service pour mettre la plus grande distance entre lui et ses coéquipiers. Bien que le désir d’Eliott était d’aller lui tenir tête, il essayait de brimer ce désir, bon peut être aussi parce qu’il n’était pas vraiment habitué à foncer avec un Pégase. A la place il se rapprocha de Freya et lui demanda blasé mais curieux aussi.

« Il est toujours comme ça ? Il va nous attendre à un moment donné, tu crois ? »

A la limite, ils pouvaient toujours laisser Flash McQueen tracer vers le musée, quand il aurait été dégommé par des monstres, Eliott serait plus que ravie de mener à bien la mission sans cet imbécile. Enfin pour le moment, il valait mieux ne pas être celui qui divise les troupes, l’autre se débrouillait très bien tout seul. Tant qu’il ne faisait pas capoter la mission, parce que clairement Eliott n’apprécierait certainement pas qu’un élément perturbateur fasse foirer sa toute première mission, c’était très important, elle devait se dérouler à la perfection. C’est donc de très mauvaise grâce qu’il fit signe à Freya d’accélérer légèrement pour essayer de rattraper la formule 1 qui leur servait de… guide pourri.


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MessageSujet: Re: Prends entre tes mains ton destin [Freya]   Sam 15 Avr - 1:12

Cela faisait déjà quelques années que j’étais arrivé dans ce camp plus qu’étrange ou la magie était devenue quelque chose de tout à fait anodin. Imaginez une seconde que vous passiez d’une vie remplie de rêves et de normalité à une existence où vous êtes sans cesse en danger de mort et que vous vous découvrez des demis frères ou sœurs, des cousins, des oncles et des tantes et surtout l’un de vos ancêtres qui n’est autre qu’un Dieu. Pour la plus part de ceux qui sont dans mon cas, la découverte du camp n’a été que synonyme de libération et de soulagement. Beaucoup arrivent avec un lourd passé et sont soulagés de trouver des gens qui leur ressemblent. Pour moi ça a été plus-tôt le contraire. J’ai toujours été unique et je le resterais. Mon talent est immense et aucuns de mes frères ou sœurs ne pourra me surpasser, que l’on soit bien clair !
J’ai appris que des demi-dieux avaient grandit ici, dans le camp, avec leur deux parents qui descendent eux aussi de divinités grecs ou romaines. Ils ne doivent pas comprendre ma presque peur face à tout ce monde dingue dans lequel j’ai été propulsé de bon matin, alors que je n’étais que peu réveillée. Certains doivent me trouver ridicule. Cet univers est tellement plein de surprises qu’il m’arrive encore de découvrir des choses qui semblent anodins aux natifs. Le pire restera quand j’ai monté un pégase pour la première fois. J’ai longtemps fait de l’équitation en Caroline du Nord. Je me prenais pour une guerrière et je voulais absolument savoir parfaitement utiliser mon arc, même à cheval. J’étais donc partie confiante, sans avoir le vertige ni la peur des animaux, sans penser au fait qu’il fallait bien se cramponner à sa monture quand celle-ci décidait de décoller. Alors oui, je l’avoue, je suis tombé d’assez haut la première fois. Mon coxys en garde encore de douloureux souvenirs.

Quand on est un demi-dieu, faire des missions serait une chose tout à fait normale et voir indispensable. Je voyais les années et les quêtes défilées sans qu’aucune ne me soit attribuée. Comment cela se faisait-il que personne n’ait besoins de moi ? Je commençais à perdre patience quand ma première mission me fut attribuée. En apparence c’était une requête tout à fait simpliste : récupérer l’épée d’Achille exposée dans un musé. Ce n’est rien de bien palpitant et dangereux, mais ça me permettrait au moins de retrouver mon monde pour plus de quelques heures que me permet le peu de permissions que j’arrive à avoir.
Certains de mes amis m’avaient accompagnés jusqu’aux écuries. J’y étais allé un peu plus tôt que prévu pour préparer nos trois montures. C’était un petit plaisir que je m’octroyais de temps en temps, le contacte animal me rassurant. Ces braves bêtes me connaissaient assez bien et elles se laissaient faire sans vraiment rechigner. Je finissais tout juste de passer la bride au dernier pégase, quand Ian me signala sa présence.
Ian est un personnage assez rustre et individualiste que je n’apprécie pas énormément. Le seul point positif que j’arrivais à voir est son incroyable faculté à dérober les objets, faculté qui ne peu que nous être utile dans cette mission.
On se dirigeait dehors pour attendre notre troisième et dernier compagnon de fortune. Eliott arriva alors avec un air sérieux et légèrement stressé sur le visage, accompagné de sa sœur Roxanne. Je ne les connaissais que de loin mais ils m’avaient toujours parut sympathique. A peine le jeune homme avait-il lancé un vague bonjour que Ian était déjà retourné aux écuries pour partir au plus vite. Je lançais un sourire encourageant à Eliott et alla moi aussi grimper sur ma monture.

On ne volait pas depuis très longtemps et un silence légèrement pesant avait déjà prit place. Ian allait de plus en plus vite et je me retenais de lui hurler de m’attendre. Je ne suis pas une personne qu’on laisse au second plan, je suis bien trop importante pour ça !
Je regardais avec effarement le fils de Mercure partir en vitesse, quand je vis Eliott s’approcher de moi. Il me parla d’un air légèrement blasé mêler à de la curiosité :

Il est toujours comme ça ? Il va nous attendre à un moment donné, tu crois ?

Je lui réponds alors avec un ton amusé qui m’est propre dans ce genre de situation :

Il ne faut pas trop en attendre de Ian sur ce côté-là. Il se la joue assez solo mais il a un grand talent pour dérober les objets en toute discrétion. Je ne pense pas qu’il nous attendra mais c’est un mal pour un bien.

Je lui lance un immense sourire aussi rayonnant que le char de mon paternel et accélère comme il finit par me l’indiquer. Rattraper Ian est assez simple en fin de compte, il faut réussir à rester à son niveau. Mais quelle idée j’ai eu de lui laisser prendre ce pégase là ! Je soupir d’agacement et vérifie qu’Eliott suit bien. Il monte bien lui aussi, au moins on ne le perdra pas en chemin. Il faut toujours voir les bons côtés des choses comme disait Tante Peggy.
Je me retourne vers lui avec un sourire jusqu’aux oreilles. Oui je sais, il m’en faut peu. Mais bon après tout, eux aussi devraient être aux anges de partir avec la grande Freya Laey. Ce n’est pas tous les jours qu’ils partent en mission avec une candidate aux JO et une future star de la chanson ! Je décide relancer la conversation avec un ton légèrement amusé mais qui reste sympathique, ce qu je suis naturellement.

Tu as toujours vécu au camp non? Ça doit te faire bizarre de te retrouver loin de ta famille et de tes amis avec des gens que tu ne connais pas et qui ne sont pas tous synonymes de sympathie. Je me deamnde commen c'est de grandir là bas! Vous devez nous trouvez idiots quand on débarque et qu'on s'extasie pour un"rien".

J'allais enchaîné sur d'autres remaqrues me passant par l'esprit, mais je me repris. J'allais lui faire peur avec mon flot de parole continue et ce n'est certainement pas le but!

Désolé je parle trop.

Je ris légèrement, le rouge aux joues.



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MessageSujet: Re: Prends entre tes mains ton destin [Freya]   Sam 15 Avr - 13:19



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Freya & Eliott

Mais quel empoisonneur de vie ce garçon et si monsieur faisait une chute mortelle ça allait retomber sur le coin du nez de ses deux camarades et en plus ils allaient devoir vivre avec la mort de Machin sur la conscience. C’est dans ces moments là qu’Eliott aurait adoré que Roxanne soit là, elle aurait tellement rappelé à l’ordre ce fils de Mercure qu’il se serait tenu à carreau pendant tout le reste du trajet. Puis pourquoi c’était un fils de Mercure d’abord, ça aurait dû être un fils d’Hermès, la forme Grecque pas la forme Romaine, les romains sont quand même pas si chiants… ou alors c’était d’avoir vécu parmi les humains qui avait rendu cet enfant particulièrement agaçant et désireux de bien faire -certes comme Eliott mais en beaucoup plus… enquiquinant.
La réponse à la question d’Eliott fut dit sur un ton amusé de la part de Freya même si très sincèrement Eliott trouvait ça tout sauf drôle d’avoir un imbécile comme meneur de quête… enfin n’importe quel personne s’annonçant comme chef de quête sans avoir consulté Eliott auparavant, ça ne passait pas du tout et donnait au descendant de Mars des envies de meurtres. Donc Machin s’appelait Ian et ce fameux Ian était tout le temps comme ça à vouloir foncer sans consulter les autres, ok il allait tous les mettre en danger, c’était clair comme de l’eau de roche et ça allait pas du tout bien se dérouler cette mission Eliott le sentait gros comme une maison. Il esquissa un sourire faussement ravi en entendant qu’au moins leur partenaire était doué pour le vol, avec suffisance pour le coup, il rétorqua.

« Encore heureux qu’il soit bon à quelque chose, déjà qu’il est chiant si en plus il nous servait à rien ce serait un comble. Il ne récupérera pas tous les lauriers, je m’en fiche qu’il se sente plus et qu’il prenne la grosse tête uniquement parce que voler un truc c’est dans ses cordes, on est capable de chaparder une épée dans une vitrine nous aussi et on est pas là uniquement pour la décoration. »

A peine eut il finit sa phrase et fait signe à la demoiselle qu’il fallait au moins veiller à ce que l’autre fils de Mercure, qui ne servait qu’à voler en fait, n’aggrave pas son cas, qu’Eliott se faisait doubler par le pégase de Freya lancé à pleine vitesse pour rejoindre son camarade de devant. Eliott resta en retrait quelques instants, regardant le sol avec une certaine envie, pourquoi est-ce qu’ils pouvaient pas être au sol ça serait quand même plus simple pour faire la course et il risquait moins de se casser un truc. Quoi que l’idée de revenir avec des cicatrices ne lui posait pas le moindre problème, limite il serait très fier, c’était plutôt la réaction de ses deux parents qu’il craignait plus que tout. Forcément qu’il se ferait enguirlander pendant dix minutes parce que oui il connaissait les risques, bla bla bla, qu’il faisait attention à rien, bla bla bla et qu’il était inconscient. C’était d’ailleurs totalement faux, il était beaucoup moins inconscient que les deux loustics devant lui, mais il n’allait certainement pas les laisser se débrouiller sans lui. C’est donc parce qu’il voulait lui aussi faire partie du jeu qu’il s’élança à leur poursuite et les rattrapa assez rapidement, même si ça avait légèrement essoufflé son pégase, que de la sueur faisait briller son encolure. Il n’empêche qu’il était hors de question que Ian soit devant lui, ça commençait à bien faire cette histoire et si pour cela il fallait le gêner dans sa trajectoire, et bah c’est ce qu’Eliott fit sans la moindre hésitation, lui lançant même un grand sourire très hypocrite quand le fils de Mercure grogna, bah il cherchait, il trouvait.

Ignorant royalement les états d’âme du fils de Mercure, Eliott ramenait son pégase à chaque fois devant celui de son camarade pour l’empêcher de les laisser sur le carreau Freya et lui. Néanmoins, il restait concentré sur elle et se tourna sur son pégase pour pouvoir lui répondre tout en la regardant -bon et regarder Ian en même temps mais c’est un détail-

« Oui, j’ai toujours vécu là-bas. Je pensais que Roxanne viendrait avec nous à vrai dire, je l’espérais en tout cas parce que c’est toujours plus simple quand il y a quelqu’un que l’on connait bien dans une mission, enfin c’est ce que j’ai cru comprendre quand j’écoutais la génération de mes parents parler mais bon on s’habitue aux gens peu sympathique »Il glissa un regard appuyé vers Ian, histoire qu’au cas où il ait du mal à faire marcher ses méninges, le regard l’éclair un peu sur le fait que oui on parlait de lui.« Ah ça pour être bizarre, vous êtes bizarres, le moindre détail qui me paraît anodin semble être une merveille de la nature à vos yeux, c’est assez amusant. Mais je reconnais que ça doit être déboussolant pour vous, je ne sais pas comment je réagirai si j’avais dû atterrir dans ce genre d’endroit.»

Bon pour ce qui est de toujours avoir vécu là-bas, c’était peut-être légèrement déformer la vérité. Certes la plus grande partie de la vie d’Eliott se trouvait sur ces terres qu’ils foulaient tous. Il avait cependant passé une année complète en dehors des murs qu’il connaissait, loin des gens qui représentait sa famille, ses modèles et les personnes qu’il aimait réellement de tout son être. Mais est ce que reconnaître qu’il avait vécu parmi les humains, qu’il s’était parfaitement acclimaté à ce monde et que pire encore, il avait aimé cela, servait à quelque chose ? Non, il était un légionnaire Romain, qu’importe cette année, elle était inutile et il n’avait pas spécialement envie d’en parler, ni aujourd’hui, ni jamais, et à personne.
Il lança un regard amusé à Freya lorsqu’elle fit remarquer qu’elle parlait trop, il aurait voulu lui dire que c’était agréable de parler et que ça ne lui posait pas le moindre problème, sauf que Ian disparut de son champ de vision. Non il n’était pas tombé, dommage hein… il descendait en piqué avec son bolide de pégase, ayant vraiment envie d’être seul d’après les constatations d’Eliott qui se retint de lui hurler dessus, vraiment, se contentant de faire remarquer glacial.

« Je vais le tuer, je vais vraiment le tuer, il est insupportable ton pote, Freya ! »

Sans attendre cette fois et sans flatter l’ego de cet être insignifiant, Eliott le prit en chasse ce qui n’était pas vraiment la meilleure idée au monde. Prendre de la vitesse, oui, pourquoi pas mais pas quand on se rapproche du sol, c’est pas vraiment l’idée du siècle et ce fut réellement un miracle qu’aucun des pégases ne se rétame sur le bitume ni n’éjecte un des cavaliers.
Une fois à terre, Eliott attrapa son partenaire trop motivé pour foncer directement dans le musée, par le t-shirt et le retint le temps que Freya les rejoigne, se fichant pas mal des vociférations indignée de monsieur fils de Mercure. Lorsque la demoiselle les rejoignit, il ne lâcha pas pour autant Ian se contentant de le tenir comme un chien en laisse et de demander, très sérieux pour le coup.

« Il nous faudrait peut-être un plan non ? Ils doivent avoir des alarmes ou un truc comme ça »
et avant même que l’autre ait pu ouvrir la bouche pour sortir qu’il était un fils de Mercure ou qu’il était voleur depuis qu’il était tout petit, que c’était dans les gênes, Eliott le regarda froidement et le stoppa net dans ses envies de bavardages futiles « Je ne m’adresse pas à toi, toi tu la boucles, ton plan ne nous plaira pas on le sait déjà tous. »

Il cessa de le regarder pour observer la demoiselle, ayant beaucoup plus envie de connaître sa vision des choses à elle pour le coup.

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MessageSujet: Re: Prends entre tes mains ton destin [Freya]   Sam 15 Avr - 18:00

Après ma réponse à sa question, Eliot esquissa un sourire que je ne sentais pas vraiment sincère. Sa réplique me le confirma. J’étais d’accord avec lui, Ian est chiant. Le seul petit truc c’est que, bien qu’on puisse voler quelque chose avec plus de facilité qu’un humain banal, le fils de Mercure reste un expert en la matière. Il est pourtant vrai que nous sommes loin d’être des plantes vertes justes bonnes à suivre aveuglément et sans rechigner l’idiot qui risquait sa vie en allant bien trop vite à quelques dizaines de mètres du sol.
Alors que je m’étais élancé pour rattraper Ian, je sentis Eliott passer à grande vitesse à côté de moi, me frôlant de près. Il voulait ma mort ou quoi ?! J’allais lui hurler dessus qu’on ne peut pas risquer de perdre quelqu’un comme moi quand je le vis gêner la trajectoire du voleur en herbe. Alors tout ça c’était à cause d’une fichue question d’égo masculin ! Comme si ça ne suffisait pas, Eliott lança un sourire puant l’hypocrisie à Ian qui grogna. Je ne pus m’empêcher de lâcher un léger rire. C’était bien fait pour lui, il n’avait pas qu’à se la jouer solo.

Leur manège continua et il finit par se retourner vers moi suite à mes remarques. Au moins il ne se concentrait pas sur leur querelle ridicule contrairement au deuxième romain qui s’énervait à vue d’œil. Je l’apprécie de plus en plus lui !
Il a donc toujours vécu au camp et s’attendait à ce que Roxanne nous accompagne. J’aurais préférer, mais pas sûr qu’il aurait autant cherché à sympathiser avec moi si il était avec quelqu’un dont il est aussi proche.
Il continua en me confirmant que les non natifs paraissent bien bizarres aux yeux de ceux qui ont toujours connu ce monde. Il reconnu tout de même que ça doit être déboussolant pour nous et se demanda comment il aurait réagis à notre place. Je lui répondis avec un ton assez amusé :

Déjà tu pries pour ta vie puisque tu viens juste de découvrir que des monstres veulent ta mort. Ensuite tu t’extasies pour un rien et tu te découvres des capacités dont tu n’avais même pas conscience. Ça m’a fait un choque la première fois que j’ai eu une prémonition ! Et puis il y a les autres aussi, tu te découvres une nouvelle famille alors que la plus part du temps tu as grandis seul et sans beaucoup d’amis à cause de tes différences. Après, le reste varie selon la personne.

Il me lança un regard amusé quand je fis remarquer que je parlais trop. Il n’avait pas l’aire de m’en tenir rigueur, tant mieux ! Sa compagnie était plutôt agréable et il était bien moins désagréable que ce qu’il m’avait semblé apercevoir à quelques reprises. Après tout je ne le connaissais pas depuis longtemps, mais ça ait le mérite de bien commencer.
D’un coup, je ne vis plus Ian. Je fus d’abord légèrement paniquée, pensant qu’il ait put tomber de pégase, mais en le voyant descendre en flèche vers le sol, l’exaspération remplaça se semblant de peur. Mais quel idiot celui là ! Il allait nous faire remarquer et ce n’est pas recommander de se battre en pleins vol ! Eliott s’énervait aussi puisqu’il me dit d’un ton froid qu’il allait le tuer. Il qualifia même Ian comme l’un de mes « pote ». Je ricanais légèrement.

Je préfère mourir que d’avoir Ian en ami. Disons juste que je lui dois un petit service, ce qui nous a légèrement rapprochés.

Ian m’avait en effet aidé par le passé. J’avais horriblement besoin d’argent pour investir dans un nouveau violon et il a accepté de me voler l’argent dont j’avais besoin contre un service que je ne lui ai toujours pas rendu. Que voulez-vous, quand on a un pouvoir de séduction tel que le miens, il faut en profiter. Je suis sûr que même une fille d’Aphrodite ne pourrait rien contre moi !

Je me retins à nouveau d’hurler quand je vis Eliott se mettre à poursuivre le fils de Mercure. C’était un suicide collectif et je n’avais pas été prévenue ? Je les suivis en faisant bien attention de contrôler ma vitesse, contrairement aux deux inconscients devant moi qui se rapprochaient dangereusement du sol. Heureusement pour eux, les pégases sont des bêtes intelligentes qui savent sauver leur peau et celles de leur cavalier par la même occasion.

J’atteignis enfin le sol et soupira en un mélange d’amusement et de soulagement quand je vis le descendant de Mars tenir fermement Ian par son t-shirt. Au moins l’imbécile de service ne nous lâcherait pas de si tôt vue la tête d’Eliott qui n’affichait pour l’instant que de la colère.
Il avait l’air de m’avoir attendu puisqu’il lança soudain d’un ton sérieux qu’il nous faudrait un plan. Je ne peux qu’être d’accord avec ça. Je suis serte très impulsive, mais pas suicidaire non plus. Je ne compte pas finir mes jours en prison !
Ian eu l’air de vouloir dire quelque chose, mais un regard glacial d’Eliott le fit tare immédiatement. Il était flippant quand on le cherchait trop. Heureusement pour moi, me le mettre à dos ne faisait pas partis de mes projets actuels. Il rembarra le fils de Mercure froidement et tourna son regard vers moi, me demandant mon avis silencieusement.

Déjà il faut repérer l’emplacement de l’épée pour ne pas arriver comme des touristes et perdre notre temps à la chercher pendant des heures te rater notre chance. On pourrait jouer la sécurité et attendre la nuit, ou je pourrais faire diversion en pleins jours pendant que vous la récupérer ni vue ni connue, histoire de compliquer un peu les choses.

Je ne vais pas le cacher, le plus dure dans cette mission c’est d’empêcher Eliott de tuer Ian. Je pense mériter quelque chose de plus difficile, alors compliquer la mission nous même. Je leur fis un grand sourire innocent, me demandant s’ils n’allaient pas préférer la sécurité pour leur première quête, aussi simpliste soit-elle.



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MessageSujet: Re: Prends entre tes mains ton destin [Freya]   Sam 15 Avr - 20:50



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Freya & Eliott

Les nouveaux demi-dieux étaient donc de sacré touristes, Eliott s’en était toujours douté, c’est limite si ces derniers ne se baladaient pas avec leur appareil photo pour pouvoir prendre des souvenirs du petit monde plein de mystère et de magie qui leur était donné de voir et de découvrir. C’est avec un air assez embêté qu’Eliott se posa une question logique, combien de demi-dieux périssaient parce qu’il était simplement né en dehors des murs du camp ? C’était tout de même sacrément risqué comme pari que de pondre des enfants un peu partout sur le territoire Américain et de prier -encore que si les dieux priaient ça se saurait et prier qui ou quoi ?- pour que leur progéniture s’en sorte. Le jeune Fawkes avait toujours plus ou moins compris que naître de demi-dieux était la façon la plus simple pour s’en sortir et être bien élevé, même si les pertes étaient existantes ici aussi. Il n’empêche que d’après les dires de Freya c’était encore plus inquiétant que ce qu’il pensait. Le simple fait de ne pas être épaulé par sa famille lors des moments de doutes, de ne pas pouvoir se glisser contre un parent parce qu’on a peur que les monstres viennent nous enlever, certes quand on est petit mais quand même Eliott avait aussi été le genre de petit à faire le malin par devant et rechercher la présence de son père pour se réconforter et parce qu’il était présent pour lui. Si tout cela n’avait pas eu lieu, ça aurait fait quelqu’un de totalement différent, certes il ne courrait pas après la gloire mais il serait beaucoup moins emballé à l’idée de se mettre en danger, pourquoi faire si les gens n’étaient pas sa famille. Il hocha la tête lorsqu’elle parla des prémonitions, la première fois que son don s’était déclaré la fierté avait bien sûr était très puissante et avait illuminé son visage juvénile mais la trouille l’avait saisi à la gorge dans un même temps.
Là où il n’avait pas vraiment la même expérience, c’était que pour la longue année qui s’était déroulée loin de sa famille, loin des siens, il n’avait pas réellement été seul, loin de là. Une bouffée de gratitude pour Giulia réchauffa son cœur, si elle n’avait pas été là, peut être que l’année se serait beaucoup moins bien passé, la demoiselle sans réellement le savoir avait été son rempart contre les ténèbres et la mélancolie et il lui en était infiniment reconnaissant.
Avec sympathie, Eliott souffla admiratif pour le coup.

« Je crois que ça vous rend plus courageux que nous, vous complétez notre entrainement par votre façon de voir les choses. »

Le calme de la conversation disparue avec Ian, c’est possible de faire un enfant de Mercure plus chiant Ouai Giulia par moment, non je n’ai rien dit pardon. Bon par contre, ce n’était, d’après les dires de Freya pas son pote, bah c’est encore pire, comme petit ami il est encore plus bidon, pauvre fille. D’accord, d’après les propos de la fille d’Apollon, ça ne devait pas non plus être son petit ami, heureusement pour elle et il plaignait sincèrement la fille qui tomberait amoureuse de ce rustre. Elle lui devait un service ? Bah après cette quête le service allait s’effacer vu qu’il allait mourir si ce n’était pas tuer par des armes à feux, des gardes mécontents, une foule de gens en colère, des monstres, ce serait étranglé par Eliott qui n’appréciait pas du tout d’être le baby sitter d’un tel type, à la limite gardé Nathan ça allait parce que Nathan était (avait été je sais pas trop XD) un enfant adorable ! Mais le Ian là, il n’était pas adorable du tout. Comment elle pouvait devoir un service à ce type, c’est dingue ça.

Tenir Ian par ses fringues avait tout de même quelque chose de jouissif, le pauvre bougre en était réduit à ruminer sans oser insulter ouvertement Eliott qui n’attendait visiblement que ça pour lui balancer un coup de poing sur le crâne et le laisser choir sur le sol pour mener à bien la mission avec Freya, ou après si elle voulait veiller sur son camarade à qui elle devait un immense service, Eliott pouvait aussi se débrouiller tout seul pour la mission. Pour le moment Ian restait incroyablement futé et évitait de trop la ramener, bon sang il savait réfléchir ce gars… bah dis donc il ne faisait pas honneur à ses neurones.
Un bon point pour la demoiselle, explorer les lieux pour ne pas avoir l’air de parfaits crétins semblait être le point de départ toute trouvée de la mission. Si on avait laissé le temps à Eliott de se pencher sur la question, pas sûr qu’il aurait choisi la diversion en plein jour après tout ça l’étonnait beaucoup que ça soit si simple de récupérer une épée dans un musée, si ça l’était pourquoi envoyer des personnes ayant fait plusieurs années d’entrainements et pas des débutants, vraiment débutants. Mais bon Ian avait déjà voté pour cette solution et Eliott se plia aux exigences du turbulent personnage, mieux valait il ça qu’autre chose et puis il pourrait garder un œil sur lui dans tous les cas.

Puisque le plan était tout trouvé Eliott lâcha son toutou non sans lui avoir glissé, menaçant et en le pensant le plus sincèrement du monde.

« Tu fais un pas de travers, tu finis dans le mur et je te jure que ce sera ton agonie la diversion. »

Sans se préoccuper outre mesure de l’effet de ses paroles sur le fils de Mercure, il grimpa les marches pour aller acheter trois billets, oui ils étaient avec un fils de Mercure, oui il avait très bien compris que le gars était un Arsène Lupin très doué, il n’empêche que le but c’était de voler une épée, moins ils se faisaient remarquer, mieux c’était.
Il tendit les deux billets à ses camarades de missions et attrapa le plan des lieux, consterné par le nombre de pièces à faire. Lorsqu’il releva la tête, Ian avait déjà avancé en direction d’une salle, à une vitesse beaucoup moins embêtante et beaucoup plus facile à suivre que précédemment. Eliott jeta un regard pétillant de joie à Freya avant de le rejoindre. Cette mission s’annonçait sous un jour nouveau, bien plus simple et sans avoir à jouer le gardien de brebis. Enfin ça c’était jusqu’au moment où il rentra dans le dos de Ian, faut dire qu’il s’était arrêté lui, pour une fois qu’il était immobile, flûte. Eliott se décala sur le côté et constata assez embarrassé que l’idée de la diversion semblait être légèrement compromise, celle de revenir la nuit aussi au passage. Il y avait facilement une bonne quinzaine de policiers dans la salle. Si c’était ça dans chaque salle, ça allait légèrement embêtant. Puis pourquoi ils étaient tous là, genre pour les policiers aujourd’hui le musée était gratuit et ils étaient tous venu apprendre des choses. Génial, Eliott poussa légèrement de la main Ian, faut dire trois glandus immobiles dans une pièce, ça attirait forcément l’attention. Sans les regarder, observant les policiers, les armes qu’ils avaient à leur ceinture et calculant les chances de réussites des deux autres s’il sortait une arme et se tirait en courant dans l’autre sens. Il marmonna à ses coéquipiers après avoir calculé 5% de chances.

« Je le sens moins bien le coup de la diversion, pourquoi ils sont tous là ? »

Freya pouvait pas avoir un genre de flash qui donnerait des infos, bon d’accord ça devait pas être la fille des infos et elle devait être au courant de rien du tout mais sait-on jamais, un jour qu’elle voudrait faire présentatrice télé, elle pouvait bien s’entraîner dès aujourd’hui.



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MessageSujet: Re: Prends entre tes mains ton destin [Freya]   Dim 16 Avr - 1:16

D’après Eliott, notre situation de touristes nous rendrait plus courageux. En même temps ce n’est pas vraiment comme si on avait le choix. On a personne pour nous protéger jusqu’à notre arrivée au camp et une fois arrivé là bas on se sent à la fois seul et entouré. On découvre que les monstres ce n’est pas juste pour nous faire peur et qu’ils veulent vraiment notre peau et qu’en plus ils ne meurent même pas complètement. Et puis il y a aussi les conflits entre Dieux et autres entités qui nous retombent dessus. Comment être rassuré avec tout ça ?

Une fois notre plan trouvé, ou plutôt imaginé à la va-vite par mes soins, le fils de Mars lâcha Ian et lui lança une réplique qui le fit pâlir. Mais quel peureux celui là ! Bon il fallait dire que Eliott en colère ce n’est pas la chose la moins effrayante au monde, mais de là à avoir ce genre de réaction.
Je le suivis accompagnée de Ian quand il grimpa les marches du musé et alla acheter nos billets. Je retins de justesse Ian qui était déjà partis pour rentrer par effraction comme il a sans aucuns doutes l’habitude de faire. Eliott nous tendis nos billets et on entra dans le grand bâtiment.
Je me mis soudainement à avoir un mauvais pressentiment. Mon cœur se serra et une sensation de malaise s’installa en moi, me rendant méfiante et paranoïaque en un rien de temps. J’avais l’impression que tout pouvait dégénérer et que c’était ce qui allait ce passait. Malheureusement pour nous, mes pressentiments sont assez souvent vrais. Eliott me jeta un regard pétillant de joie et je lui répondis avec un léger sourire quand je vis Ian s’avancer vers les autres salles sans pour autant nous distancer. L’intimidation avait finalement du bon. J’aurais presque sautillée de joie, oubliant momentanément ce fichue pressentiment qui me tordait le ventre, quand je m’arrêtais subitement. Ian avait eu la même réaction que moi, créant une collision avec le fils de Mars.
Autour de nous une quinzaine de policiers se dressaient dans la pièce. Ils étaient figés, droits, avec un air dur gravé sur leurs visages presque terrifiants. Mon ventre se resserra et ma respiration se fit de plus en plus rapide. Personne n’était dans la pièce et un silence de mort régnait dans le musée. Au milieu de la place se dressait l’épée d’Achille que j’aurais reconnu entre mille après m’être autant documenter à son sujet. Je jetais un regard paniqué à Eliott qui n’avait pas non plus l’air serein. Il murmura :

Je le sens moins bien le coup de la diversion, pourquoi ils sont tous là ?

Il me fallait une idée et vite ! Je ne pouvais pas les paniquer encore plus sans avoir la preuve que la cause de mon mauvais pressentiment assez puissant soit la cause des policiers armé jusqu’aux dents.
Dans un élan de stupidité ou de génie, je ne sais pas trop, j’ai fait exprès de trébucher et de tomber sur l’un des gardes. A peine avais-je touché son uniforme qu’une vision se lança. Je nous voyais au milieu de monstres que je ne connaissais que trop bien pour m’avoir traqué pendant plus d’une semaine avant mon arrivée au camp. L’un d’eux levait son espèce de massue au dessus de la tête d’Eliott et se préparait à l’écraser, tandis que Ian gisait inconscient sur le sol.
Ma vision se termina rapidement et je ne put que regarder d’un œil paniqué ce qui était enfaite un lestrygion déguisé sur qui je venais de me vautrer. Je me relevais et me rapprochais complètement paniquée de mes compagnons. Je savais que ma vision allait se réaliser et c’est dans un élan de peur que j’attrape la main d’Eliott et la serrait fort dans la mienne bien plus petite. Je chuchotais alors aussi bas que je pouvais :

Ce sont des lestrygons, des géants cannibales. Ils m’ont traqués avant que j’arrive au camp. J’ai eu une vision Eliott, fais attention je t’en supplie…

Je ne savais pas pourquoi ils étaient autant à être là pour une stupide épée. L’idée même qu’elle puisse être gardée par autre chose que des humains ne m’avait même pas traversé l’esprit. Je lâchais la main du fils de Mars et lui lança un regard qui trahissait ma peur. Je tente toujours de me montrer optimiste, mais la situation actuelle ne m’en laissait pas vraiment l’occasion.
J’attrapais mon bracelet et appuya sur le saphir au milieu. Aussitôt mon arc apparu dans ma main et mon carquois s’installa dans mon dos comme si il avait toujours été là. Je ne laissais pas le temps aux monstres de réagir et profita de l’effet de surprise pour décocher trois flèches et en envoyer trois au Tartare avant qu’il n’est le temps de se transformer.
Je décochais une quatrième flèche mais un cri retentit dans la salle. Je me retournais, perdant ma concentration, et découvrit un Ian suspendu dans les aires et prêt à se faire dévorer vif par un géant. La flèche se ficha dans le bars de celui-ci, laissant tomber le corps inconscient du fils de Mercure au sol, à l’exact emplacement que dans ma vision. J’étais d’autant plus terrifiée et tentais de tuer le plus de géants possibles.
Au bout d’une dizaine de minutes, il n’en restait que trois mais j’avais épuisée mon stock de flèches et je devais attendre quelques minutes avant qu’elles ne reviennent à moi. Ce que j’avais vue me revint alors en tête et je me retournais vivement vers Eliott, en sachant pertinemment que malgré mes prières il allait se retrouver dans la même situation que dans ma prémonition.



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MessageSujet: Re: Prends entre tes mains ton destin [Freya]   Dim 16 Avr - 15:14



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Freya & Eliott

Mais pourquoi est-ce qu’Eliott était accompagné de boulets, c’est possible d’avoir des camarades qui tiennent la route. Déjà qu’avoir des policiers dans l’enceinte ça n’était pas vraiment le pied, voilà qu’en plus la demoiselle trébuchait sur un des gars. Eliott ferma les yeux en la traitant mentalement de noms d’oiseaux pas forcément très gentils. C’est trop compliqué de tenir sur ses pieds, c’est ça le souci ? Le demi-dieu rouvrit les yeux pour lancer un regard d’excuse au pauvre policier qui avait l’air légèrement exaspéré par la demoiselle. D’ailleurs son air donnait plus envie à Eliott de cogner dessus que de réellement s’excuser, ça va ce n’est pas non plus comme si elle avait fait exprès de lui tomber dessus, n’est-ce pas, elle y pouvait rien et un accident est si vite arrivé.
Par trois Eliott cligna des yeux en constatant complètement dépassé que la demoiselle était revenue bien vite vers eux et qu’elle lui prit la main pour la serrer comme si sa vie en dépendait et comme si ça la réconfortait de savoir Eliott bien vivant. Passé les trois premières secondes où il eut plus envie de retirer précipitamment la sienne et de lui souffler que c’était la première et la dernière fois qu’elle agissait de la sorte avec lui, il croisa son regard et ce qu’il y lu le dissuada de faire le moindre commentaire désagréable. Elle semblait paniquer et il n’avait aucune clé pour comprendre ce qui la mettait dans cet état et même après c’est dire, il avait plus envie de lever les yeux au ciel et de lui rappeler qu’en fait il n’avait pas eu de formation pot de fleur, qu’il savait se battre, même très bien et que même si quinze colosse leur tombait dessus, il mènerait à bien leur mission.  Elle s’en faisait vraiment pour rien, il lui glissa serein et peut être légèrement prétentieux.

« Ils finiront tous en poussière, tu l’as pas vu dans ta vision ? »

S’il faut reconnaître une qualité à Freya, c’était sa rapidité à se lancer dans la bagarre, avant même qu’Eliott n’ait eu ne serait-ce que l’idée de prendre son arme, même si très franchement il était plus partant pour courir, chiper l’épée et se barrer en courant qu’autre chose. Non d’ailleurs ce n’était pas de la lâcheté, c’était plutôt par pur provocation et pour le plaisir de contrarier les plans de quelques monstres idiots. Freya s’était déjà mise à tirer des flèches et illuminer la pièce de poussière d’or. Joli feu d’artifice, dommage qu’aucun mortel ne soit là pour applaudir l’artiste Freya.
Eliott attrapa son arme à son tour pour rejoindre la demoiselle dans son combat, profitant lui aussi de l’effet de surprise pour enfoncer sa lame dans la gorge d’un des policiers sans que celui n’ait eu le loisir de se transformer en un monstre sorti des pires cauchemars. L’incompréhension dans le regard du monstre décrocha même un sourire à Eliott, et oui ils avaient pas eu de chance, Freya était incroyablement douée. Un cri parfaitement humain et à glacer le sang empêcha Eliott de profiter de cette victoire qu’il pensait triomphale, il tourna la tête pour constater avec effroi que le corps de Ian ne se retrouvait pas vraiment sur le plancher et qu’il allait se faire fracasser. Freya n’était pas plus rapide qu’Eliott (vantard en puissance tu connais ?) elle était juste armée d’un arc, c’est normal que ça soit elle qui ait empêché le fils de Mercure de se faire tuer. Pas sûr en revanche qu’il ait apprécié le choc brutal contre le sol du musée. Au moins, Freya devait avoir remboursé sa dette avec ça. Eliott se dépêcha de rejoindre le corps du demi-dieu, celui-ci ne se relevant pas, ça devenait une cible prioritaire pour les monstres et Eliott n’avait pas du tout envie qu’il meure. Pour la première fois de sa vie, Eliott arrivait à comprendre comment et pourquoi sa mère était morte, ce n’était certainement par bêtise et encore moins par envie, elle avait juste voulu protéger un membre de sa mission à n’importe quel prix et Eliott faisait exactement la même chose, refusant de céder ne serait-ce qu’un millimètre de terrain aux monstres, se démenant comme un fou pour les empêcher d’atteindre Ian. Peu lui importait le fait qu’il n’appréciait pas ce demi-dieu et qu’il ne l’apprécierait sans doute jamais, il ne le laisserait pas tomber.
Bien qu’Eliott soit un combattant habitué aux combats et normalement prêt pour ce genre de choses, il ne l’était finalement pas tant que ça. A force de devoir se protéger et protéger l’autre incapable, son bras s’engourdissait, ses coups devenaient moins précis et la fatigue commençait à s’emparer de son être, son souffle était beaucoup plus saccadé. D’ailleurs, au lieu de tourner autour du corps de Ian, il finit par s’immobiliser devant lui, ses yeux brillants de colère, mais la colère ne tue malheureusement pas. C’est en voyant son arme voltiger, dû à un coup un peu trop puissant de la part du monstre et au fait qu’il avait été peut être un peu moins réactif que les fois précédentes, Eliott pris conscience qu’il était sacrément dans la merde, mais genre bien comme il faut. Tout son être le poussait à reculer et à se mettre hors de portée des coups tant qu’il n’aurait pas une arme pour se défendre et pourtant il ne fit pas le moindre mouvement. S’il bougeait, l’autre mourait et peu importe le fait que bouger sauverait la vie à Eliott, il n’était pas ainsi, il préférait de loin mourir pour une bonne cause que de survivre par lâcheté. Malgré tout la peur s’était emparée de lui, et se lisait clairement dans son regard. L’idée d’une mort honorable c’est sympa sur le papier, ça donne super envie de mourir au combat mais il savait aussi que s’il mourait son paternel ne s’en remettrait pas, il avait déjà eu bien du mal à accepter de vivre sans Melody, si en plus on lui retirait Eliott, ça risquait d’en être finit de lui.
Eliott eut la merveilleuse idée de lever la tête et poussa un glapissement en voyant la massue se rapprocher un peu trop de lui. Il donna un coup dedans avant qu’elle n’atteigne sa tête, ah c’est sur ça n’atteignit pas sa tête du tout mais vu le cri de douleur qu’il poussa par la suite, ça n’était pas vraiment la meilleure idée qu’il ait eu de toute sa vie. La douleur mêlée à la trouille le fit hurler sur Freya.

« FAIS QUELQUE CHOSE ! ON VA Y PASSER SI TU TE BOUGES PAS ! »

Froisser la jeune fille en lui parlant ainsi était clairement la dernière chose à laquelle il pensait. Il s’en moquait même complètement de la contrarier, il était contrarié lui aussi et la douleur dans sa main était assez forte pour effacer toute civilité. Il en voulait à la terre entière pour le coup. A quoi ça sert d’avoir un don qui permet d’avoir de la force si on se bousille quand même les doigts dessus. Franchement si à cause d’une mission moisie il mourait, d’accord, mais si il souffrait juste, paye l’utilité, pas envie d’être incapable de se battre. Puisque de toute façon il ne trouvait aucune solution pour s’en tirer conscient et vivant, autant protéger jusqu’au bout Ian. Il attrapa l’inconscient et utilisa la dernière parcelle de son don pour l’envoyer vers Freya, histoire qu’elle le protège à son tour. Histoire que tout ce qu’il ait accompli jusqu’à présent ne soit pas vain.



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MessageSujet: Re: Prends entre tes mains ton destin [Freya]   Dim 16 Avr - 21:53

La remarque d’Eliott sur ma vision me renforça dans l’idée qu’il n’avait jamais vraiment été confronté à une horde de monstres sanguinaires voulant sa peau sans aucun adulte pour lui venir en aide. Il partait bien trop confiant et la suite des événements prouverait sans doute au descendant de Mars qu’il ne faut jamais sous estimé une quinzaine de géants cannibales.

Plus le combat avançait et plus je voyais Eliott se démener et faiblir. Je ne pouvais malheureusement pas l’aidée, trop absorbée par ma propre survie. Quand Ian tomba inerte sur le sol, il se mit devant lui et le défendit. C’est à partir de ce moment là que ma vision est devenue réalité.
Je vis au ralentit le géant lever sa massue au dessus de la tête du jeune homme et celui-ci la voir se rapprocher rapidement. Il allait se faire écraser s’il ne s’écartait pas tout de suite. Pourtant il ne le fit pas, sauvant la vie de Ian. J’aurais tellement voulue lui porter secours et me mettre en travers de la trajectoire de l’arme mortelle, mais j’étais paralysée et mes flèches n’étaient pas encore revenues. Sans que je ne puisse l’expliquer, le coup qu’il mit dans l’arme du géant réussit à la repousser violemment. L’euphorie s’installa en moi. Eliott était en vie nom d’un chien ! La réalité revint pourtant bien vite quand je le vis souffrir et désarmé lui aussi. Nous étions dans de beaux draps et l’état de Ian nous enfonçait encore plus dans nos problèmes.
Avant que je n’aie eu le temps de réfléchir, il m’envoya Ian et m’hurla violemment que si je ne me bougeais pas on allait y passer. Il avait raison, bien évidemment. J’étais quelques peu énervée par le ton qu’il avait employé mais je savais bien qu’il ne faisait pas ça pour me contrarier, je l’espérais du moins.

Je regardais rapidement si mes flèches n’étaient pas revenues entre temps, mais il n’en était rien. Dès que je sortirais d’ici, si j’arrivais à en sortir vivante, il faudrait absolument que je fasse du charme à un fils d’Héphaïstos pour qu’il m’améliore ça.
Je fouillais rapidement dans les poches de Ian à la recherche d’une arme pour nous défendre et ne trouvais que deux petites dagues aiguisées. Ce gars est sérieux, il est vraiment partit avec deux minuscules dagues en mission ? Que comptait-il faire avec ça, tuer les gardiens et s’enfuir ni vue ni connue avec l’épée ? Connaissant Ian ça ne m’étonnerait pas de lui mais je ne peux que le maudire à cet instant précis.
Je saisis tout de même les deux armes et tirais du mieux que je pouvais vers la tête de l’un des géants. Fort heureusement pour nous, je l’atteignis en pleine nuque et il éclata dans des étincelles d’or. Il nous restait deux adversaires, une dague, une épée à l’autre bout de la pièce aux pieds de l’un des géant, un Ian inconscient à protéger et un Eliott désarmé et souffrant visiblement de sa main. Non je ne pouvais décidément pas imaginer mieux comme première mission ! Ironie quand tu nous tiens…
Je lançais alors ma dernière dague un peu au hasard dans le corps d’un géant s’approchant bien trop près d’Eliott. Lui aussi je l’ai sauvé in extremis, il m’en devait tous une. Je n’eu pas le temps de savourer ma victoire que j’entendis des pas lourds bien trop proches derrière moi. Les monstres ne s’étaient jamais autant rapprochés, je les avais toujours tués de loin.

Je me retournais lentement et fit face à mon tour au monstre qui hantait toujours mes cauchemars. JE restais dans un premier temps totalement paralysée, avant de me mettre à éviter comme je pouvais ses assauts, tout en l’éloignant de Ian. C’était le dernier qui restait et il ne me restait plus rien, du moins jusqu’à que je sente un poids dans mon dos : mes flèches étaient de retour.
J’eu à peine le temps de décocher et de tirer dans son bras, évitant ainsi l’un de ses poings s’abatant férocement sur le sol là où je me tenais quelques secondes auparavant. Je tirais une autre flèche dans sa jambe, il était bien trop proche pour que j’ai la place et le temps de viser l’un de ses points faibles. Il semblait affaiblis, mais pas autant que moi. Je fatiguais de plus en plus et la panique s’emparait petit à petit de moi, rendant ma respiration saccadée et ma vision floue. Je n’allais pas faire une crise de panique maintenant quand même !
Je me mis alors à sprinter comme jamais pour m’éloigner de lui, laissant Ian à découvert. Il fallait à tout pris que je le fasse tomber avant que je ne cède de trop à ma panique, seul l’adrénaline me faisait tenir.
Je pointais alors mon ultime flèche vers lui et tirais. Quand la petite pointe en bronze céleste atterris dans son buste je ne pus retenir un cri de soulagement. Je me retournais vers Eliott, victorieuse et persuadée qu’il était mort. J’aurais dût rester face à lui plus longtemps, je me serais alors rendu compte que j’avais manqué de quelques centimètres son cœur.
Je courais vers le jeune homme et ne me préoccupais de rien d’autre que du soulagement incroyable qui avait presque remplacé ma panique. J’allais lui sauté dans les bras, je n’étais qu’à quelques mètres de lui et heureusement quand j’y repense.

J’entendis alors des bruits lourds derrière moi. Non…c’était impossible ! Je l’avais forcément tué ! Je sus alors ce qui allait se passer mais je n’eu que le temps d’éviter le plus gros du coup. J’hurlais alors :

ELIOTT !

Une douleur intense s’incrusta dans tous mon être et subitement, ce fut le noir complet.



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MessageSujet: Re: Prends entre tes mains ton destin [Freya]   Lun 17 Avr - 0:08



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Freya & Eliott

La douleur dans la main d’Eliott ne faiblissait pas, pire encore elle empirait à chaque fois qu’il essayait de plier les doigts. Bien sûr c’est complètement débile de vouloir faire ça, mais avec des parents travaillant dans une infirmerie, il avait entendu des milliers de fois la fameuse phrase « sur une échelle de un à 10 vous êtes à quel niveau ? » « Pliez la main pour voir ? » Ah bah lui il pouvait déjà répondre 10 plus plus. Au point où il en était de toute façon, il pouvait bien baisser les yeux sur la douleur et constater ce qu’il savait très bien, il allait devoir se passer de cette main pour se battre, super… il n’était pas du tout gaucher et ça le foutait en rogne. En même temps, il n’était pas non plus armé donc gaucher ou droitier, ça ne changeait pas grand-chose. Là, où il avait été incroyablement stupide ça avait été de lever la main droite pour se protéger, ah oui joli réflexe maintenant il se protégeait comment. Puis de devoir sa sécurité à une fille, une Grecque en plus, qui avait des visions et qui n’était pas foutu de les lui révéler avant, génial ! Il était certain qu’elle avait vu un truc négatif sur Eliott, genre qu’il avait la main abimée ou autre, sauf que si elle ne le prévenait pas comment il pouvait changer son destin !
S’il était incapable de se battre, il pouvait toujours esquiver les coups maintenant qu’il n’était plus responsable de la sécurité de quelqu’un d’autres. S’il était beaucoup moins véloce qu’au début du combat, il était encore bien plus rapide qu’un truc de trois mètres de haut et il se débrouillait plutôt pas mal pour esquiver à chaque fois les coups, certes ces derniers devenaient de plus en plus précis et Eliott galérait de plus en plus à bouger déjà parce que chaque mouvement brusque déclenchait des douleurs dans la main qui se répercutait dans tout le corps à lui faire monter les larmes aux yeux.  Eliott ne dû son salut qu’à l’intervention de Freya qui explosa le monstre qui voulait entraîner Eliott vers les enfers. Alors oui, c’est vrai qu’à la limite il lui devait peut être la vie mais en même temps, Eliott n’avait pas été mis au courant de son propre avenir, il n’avait pas non plus eu un soutien incroyable quand il s’évertuait à protéger le troisième membre de la mission et puis de toute façon, c’était normal qu’ils se protègent les uns les autres. Il aurait tout aussi bien fuir dès le départ avec l’épée et les laisser mourir dans d’atroces souffrance. Il la remercierait plus tard, déjà s’il arrivait à survivre et s’il ne lui en voulait pas trop pour son silence. Surtout que pour le moment le champ était libre vers l’épée d’Achille et son épée à lui. Toute personne logique aurait récupéré ce pour quoi il était dans le musée sauf que choisir entre l’épée d’un Grec moisi (forcément il est Grec) et une épée Romaine qui venait de sa mère, le choix était très vite fait et Eliott partit récupérer son épée qui avait valdinguer à l’autre bout. Il ne se fit pas l’affront à lui-même de la prendre de la main droite, déjà parce qu’il aurait été bien incapable de serrer les doigts pour la tenir, mais en plus parce qu’il avait très bien compris qu’il ne pourrait pas se servir de cette main.

Tout content d’avoir récupéré une arme, même si ça allait être très drôle quand il allait essayer de s’en servir, Eliott se retourna vers le champ de bataille prêt à en découdre à nouveau, ayant même un regain d’énergie à l’idée d’être armé, ce qui est totalement débile d’ailleurs, mais c’est pas grave. Sauf qu’en trois secondes il était en colère, le temps de trouver Ian qui évidemment n’était toujours pas conscient, à un endroit de la pièce et l’autre zouave à une distance assez proche d’Eliott. C’est quoi qu’elle n’avait pas bien compris quand il lui avait balancé Ian, elle devait le protéger, pas fuir comme un lapin apeuré, d’accord le lapin apeuré avait géré le combat pour deux des trois monstres. Alors il est vrai qu’Eliott n’était pas un fils d’Apollon, qu’il n’était pas spécialement au courant du fait qu’il fallait viser à un endroit spécial pour tuer ce genre de monstre (oui comme tous les monstres hein) et lui aussi eut un très très grand sourire sur le visage quand le dernier de leurs ennuis se pris une flèche dans le corps. Et là, il suffisait de réfléchir trois secondes pour comprendre que non ça n’avait pas fonctionné, au bout de quatorze monstre tué, ils auraient pu comprendre que la poussière d’or se faisait instantanément et là pas la moindre étincelle de couleur, mais toujours un corps. Les yeux d’Eliott s’agrandir de stupeur une première fois en voyant Freya se rapprocher de lui, qu’elle n’essaie même pas de lui sauter dessus, il était hors de question qu’ils fassent un câlin tous les deux, puis quoi encore.

Le mouvement derrière Freya l’inquiéta cependant encore plus que l’idée d’avoir une pause câlin, c’est fou comme tout d’un coup les priorités changent. Si Eliott esquivait déjà pas très bien les coups, que dire de Freya, elle n’avait aucune chance d’y échapper et même si elle se décala suffisamment pour que le coup ne soit pas mortel, forcément vu ce qu’elle se prit sur la tête, elle s’écroula sur le sol non sans avoir crié le prénom du demi-dieu devant elle. Ça va, il était parfaitement au courant du problème et n’avait pas du tout besoin qu’on lui explique qu’il allait devoir se coltiner un monstre de la mauvaise main. Et là, très franchement heureusement pour l’honneur d’Eliott que personne d’autres que lui n’était conscient dans cette pièce. Déjà le premier coup qu’il essaya de porter, il manqua d’être emporté par l’élan qu’il avait pris pour avoir plus de chance de faire du mal. Il eut bien du mal à se maintenir debout et poussa un premier soupir de découragement.
Si sa mère avait eu les mêmes problèmes lors de la quête où elle était morte, et bah il comprenait beaucoup mieux pourquoi elle ne s’en était pas sorti, sérieux comment faisaient les gaucher pour s’en sortir. En plus, forcément Eliott essayait de faire des moulinets pour apprivoiser cette main, et le monstre en profitait pour se précipiter vers Freya, le rancunier sérieux, ça va elle lui avait juste planté un truc dans la peau, pas de quoi vouloir se venger -bon si mais c’est un détail. Très franchement ce fut un véritable coup de chance qu’Eliott parvienne à zigouiller ce monstre, il lui sauta juste sur le dos pour lui enfoncer l’épée entre les côtes, dans le seul but de protéger la personne qui lui avait quand même sauvé la vie, ils étaient quittes avec ça. Enfin ça c’était avant que l’autre ne devienne poussière d’or et qu’Eliott tombe sur Freya, pas confortable d’ailleurs comme coussin si vous voulez l’avis du demi-dieu.

Epuisé après ce combat, Eliott s’assit dans la pièce parsemé de poudre d’or et jeta un coup d’œil sur ces deux compagnons. Clairement, il était incapable de les porter pour les mettre à l’abri, son cœur battait la chamade, de peur et de fatigue et chacun de ses muscles refusait de bouger. Il mis quelques secondes avant de ranger son épée pour venir se placer devant l’épée d’Achille, hésitant à la retirer de son socle. Est-ce que c’était ça la vision de Freya, est ce qu’elle avait vu Eliott retirer l’épée et déclencher toutes les alarmes, en même temps, il était venu pour ça, lui et les deux autres. Ils avaient risqué la vie pour ce bout de métal. Il fallait donc qu’il le récupère. Dans tous les cas, vu le combat qu’ils avaient mené ça allait rameuter des gardiens, prions pour que ceux-ci soit bien humains, et il n’avait pas spécialement envie d’expliquer pourquoi la pièce était dans cet état, pourquoi ses camarades étaient au sol. Eliott s’empara donc de l’épée d’Achille comme Arthur s’emparait d’Excalibur. Sauf qu’Arthur sa quête était cool, personne ne lui cassait les pieds et il n’y avait pas une alarme de merde qui s’était déclenchée quand il avait retiré son épée. Eliott poussa un soupir découragé.

« J’en ai ras le bol de cette mission. »

Bon au moins vu l’alarme stridente, ça devait réveiller les morts ce bruit, avec un peu de chance ses compagnons réagiraient. Il cherchait une excuse pour expliquer le fait qu’il avait l’épée dans les mains, je la trouvais jolie passerait certainement mal.
Il se tourna rapidement en entendant un bruit derrière lui, ne sachant pas s’il devait espérer un allié ou craindre un ennemi.

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MessageSujet: Re: Prends entre tes mains ton destin [Freya]   Lun 17 Avr - 1:00

Reprendre conscience après s’être reçu un coup de massue sur la tête et avoir échapper à la mort de quelques millimètres c’est déjà pas très agréable, mais quand le réveil est provoqué par votre compagnon de mission vous tombant de tout son poids dessus ça l’est encore moins. Je ne sais pas combien de temps je suis rester inconsciente, mais Eliott avait visiblement réussi à venir à bout du géant bien amoché qui m’avait pris en traitre. C’est trop demandé à un monstre venu pour te tuer de faire preuve d’un minimum d’honneur et de ne pas attaquer par derrière ?
Je papillonnais des yeux en gémissant de douleur. Je reprenais à peine conscience qu’une alarme insupportable pour mon pauvre crâne retentie. Quesqu’il se passait encore ? Je tentais de me redresser et m’affalais lamentablement sur le sol dans un bruit sourd accompagné de jurons. Si avec ça Eliott ne c’était pas déjà retourné pour se foutre de ma gueule c’est qu’il doit vraiment  avoir un problème. C’est donc après avoir marché tel Bambi sur la glace que je pus commencer à y voir plus clair sur la situation.
Déjà la salle était remplie de poussière dorée, un bon point. Ce qui était moins réjouissant c’est le fait qu’Eliott ait pris sans réfléchir l’épée d’Achille. Il avait oublié qu’on était dans un musée ou quoi ? Alors serte les monstres, le combat, les compagnons inconscients au sol et mes gamelles ça pouvaient déconcertée mais pas à ce point là ! Si ?
Je m’approchais de lui et manquais de m’affaler sur lui. Mes jambes tremblaient encore, ma vision était toujours légèrement floue et j’avais le plus gros mal de crâne de ma vie. Mais quesque j’adorais ma vie à cet instant précis ! Bon au moins j’étais en vie et je m’étais réveillée, contrairement à cet imbécile de Ian qu’on entendrait presque ronfler.
Eliott se tourna vers moi, aux aguets. Il a dut me prendre pour un garde, au pire je m’en fous c’est pas ça le plus important. Je le regardais les sourcils froncés et me tenant à ses épaules pour éviter de tomber sur lui. Je  doute qu’il apprécie ce contacte mais ce n’est pas ma principale préoccupation, j’essaie juste de pas tourner de l’œil pour le moment.

On se casse ou on attend que toi aussi tu te prennes un coup sur la tête ?

J'accompagnais ma remarque d'un sourire,, heureuse de m'en être sortie, mais ma voie c’était cassée à la fin et j’eu subitement une envie de vomir. La tête me tournait énormément et je priais pour ne pas avoir une commotion cérébrale ou une connerie du genre. Bon après c’est vraie qu’une massue sur la tête, même évitée presque intégralement, ça ne fait jamais de bien à personne.
Je lâchais alors vivement le jeune homme, refusant qu'il me voit aller mal. C'est dur de l'admettre, mais sans lui je ne m'en serais pas sortie. Bon il fallait tout de même remarquer que lui aussi me devait la vie, mais il c'était quand même battu avec une main en moins. Juste pour ça je refuse qu'il me prenne pour plus faible que ce qu'il doit déjà penser.
J'avançais difficilement vers la sortie la plus proche sans regarder devant moi, toute mon attention était portée sur le fait de ne pas tourner de l'oeil. J'aurais peut être dût faire attention, mais je ne m'en rendis compte que quand je percutai le corps d'un homme.

C’est mon jour de malchance et je n’ai pas été prévenue c’est ça ?

Je murmurais ça et n’osais pas relever les yeux vers l’homme que je venais de percuter. L’uniforme que je voyais m’en dissuadait clairement. Comment expliquer à un humain la présence d’un gars inconscient, de nos blessures, de poussières dorées partout et d’un Eliott soulé tenant l’épée en exposition entre ses mains ? On ne pouvait tout simplement pas. C’est donc dans une tentative désespérée que je tentais de m’enfuir du côté d’Eliott, mais ma marche plus qu’hasardeuse me ralentissait et le garde n’eu aucun mal à m’attraper par les épaules alors que je soupirais d’agacement. Est-ce que c’était grave si je lui mettais une flèche dans la tête et que je me justifiais près en disant que je le croyais être un monstre ? Ca serait passé si Eliott n’était pas témoin de la scène en tout cas.
J’entendis l’homme appelé du renfort et prendre quelque chose de métallique. Il ramena mes mains dans mon dos et je compris assez rapidement qu’il était entrain de me passer les menottes. Dans un geste désespéré je me retournais vivement vers lui et décocha un magnifique poing dans la figure. C’est fou ce qu’on peut faire avec l’énergie du désespoir !
Je passais en trottinant devant le descendant de Mars et lui indiquai silencieusement la sortie opposée aux gardes qui affluaient dans la salle. Je gardais le peu de force restante pour m’enfuir le plus vite possible. Un corps inerte entra alors dans mon champ de vision. Je l’aurais presque oublié et laisser là lui !
Monsieur Ian ne c’était pas décidé à ouvrir les yeux et on ne pouvait pas en attendre trop d’Eliott avec sa main bleue et enflée qu’il n’arriverait clairement pas à utilisée. Alors comme toujours c’est moi qui doit sauver les meubles. Je soutenais comme je pouvais le corps de Ian avant d’entendre les pas des gardes se rapprochés de trop. Je me retournais alors et posais rapidement Ian. Je décochais alors quelques flèches, visant les pieds des vigiles et espérant n’en toucher aucuns. Au moins ça les ralentissaient.

Notre fuite fut assez brouillon, amis au moins on s’en est sortis et avec l’épée d’Achille en prime ! Je m’enfonçais dans al forêt où nous avions cachés les pégases et attachais comme je pouvais Ian sur le siens. Le point positif était qu'il ne nous sèmerait plus dans son état actuel !



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MessageSujet: Re: Prends entre tes mains ton destin [Freya]   Lun 17 Avr - 14:38



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Freya & Eliott

L’expression sur le visage de Freya contrastait assez avec l’image d’elle qu’elle renvoyait en cet instant précis. Elle avait l’air contrarié par le fait qu’une alarme lui vrille les oreilles par la faute d’Eliott et à deux doigts de se prendre pour sa mère et de lui faire une réflexion. Mais en même temps elle était complètement lessivée, ses habits étaient recouverts de poussières, elle avait une mine à faire peur et ce n’était pas du tout une image, elle serait bien capable de claquer entre les doigts d’Eliott mais elle ne se formalisait pas de ça. Il lui lança un regard mauvais quand elle posa ses mains sur lui, ce n’était pas tellement le contact physique qui le rebutait, il s’en fichait en soi d’être touché par mégarde, il y a cependant une différence entre ça et le fait qu’elle s’appuyait carrément sur lui, sans oublier qu’il avait peur qu’elle frôle son poignet qui n’était pas vraiment dans une forme olympique pour le moment.
Au moins, elle trouvait le moyen de faire de l’humour même si la situation n’était pas du tout adaptée pour ce genre de choses, bien au contraire, vu les dégâts que semblaient faire les coups sur la tête pour Freya et Ian, Eliott n’avait pas spécialement envie d’expérimenter la chose, surtout que vu la douleur qui irradiait son poignet, c’était amplement suffisant. Eliott la laissa passer devant pour rejoindre la sortie, comme si de rien était. Ouai visiblement le coup l’avait bien esquinté, bien sûr que les gardes allaient arrivés par là, ah les filles et leur manque de réflexion, c’est grave, enfin venant de la part d’un gars qui avait malencontreusement déclenché toutes les alarmes, ce genre de réflexion passait difficilement.

Il voulut prévenir miss catastrophe qu’elle fonçait dans un garde qui n’avait pas l’air spécialement de bonne humeur, voire pas du tout ravi d’avoir dû quitter son siège pour remettre à leur place des gamins qui volaient des antiquités. Enfin il faut réfléchir aussi, quel débile irait volé une épée, ça se revend pas bien ces trucs-là, à la limite un tableau ou un truc qui vaut cher, d’accord mais une vieille babiole, non quand même un peu de respect pour les trois demi-dieux présents ici. Eliott restait immobile devant la vitrine, s’accordant même un petit sourire pour essayer de mieux faire passer la pilule et évitant au passage de regarder l’épée qu’il tenait de la main gauche. Bon l’attention d’Eliott et du vigile furent quelque peu accaparé par la tentative la plus minable au monde de fuite de mademoiselle Freya. Alors déjà qu’elle n’avait pas l’air en forme quand elle marchait mais essayer d’être rapide c’était encore pire. Malgré le fait que la situation déplaisait à Eliott, que tout le monde semblait s’être accordé aujourd’hui pour lui pourrir l’existence, il ne put retenir un sourire moqueur, ça jusqu’au moment où le gars attrapait fermement sa camarade pour la ramener à lui. Eliott récapitula dans sa tête pour voir s’il avait bien saisi le truc, un espèce d’humain complètement débile qui avait quand même failli se faire défoncer par des monstres, non parce que si les trois demi-dieux n’étaient pas venu ça aurait été un carnage, trouvait le moyen de poser sa main sur une demi-déesse qui avait participé au fait qu’il était encore en vie et en plus monsieur leur attirait des problèmes ? C’est quoi le problème des humains sérieux, ils ne comprennent rien ? Comment ça se passe dans leur tête, les neurones peuvent pas se connecter. Le regard d’Eliott devint sacrément mauvais en constatant que non seulement il la tenait mais il utilisait sa radio de poche, oui ça a un autre nom mais Eliott se fichait pas mal des avancées technologiques des humains et les propos qu’il tint à la personne qui essayait de leur pourrir l’existence, furent loin d’être sympathique.

« Tu la touches, je t’explose. »

Eliot n’eut même pas eu le temps de mettre sa menace à exécution qu’il clignait les yeux incrédules devant la petite boule de nerfs qu’était Freya. Elle venait de coller une patate à un mec qui essayait de la menotter avant de passer devant Eliott comme si c’était parfaitement naturel d’agir comme ça. Okay, cette fille est tarée. Surtout qu’après, elle s’emparait du corps de Ian, avec difficulté, mais tout de même et se débrouilla tant bien que mal pour essayer d’emmener le camarade inutile en dehors des murs. Eliot leva les yeux au ciel, son orgueil le poussant à dire qu’il en aurait été capable lui aussi et avec bien plus de classe, mais bon, ce n’était peut-être pas vrai. Il n’emboita pas le pas de suite à sa camarade, préférant de loin favoriser sa fuite plutôt qu’ils doivent courir.  
Freya trouva le moyen de le mettre en rogne en faisant mumuse avec ses flèches magiques, non parce que la demoiselle était capable de tuer des monstres mais qu’elle visait devant les vigiles, c’est quoi le délire tout d’un coup, mademoiselle est prise de remords ? C’était des emmerdeurs finis ces gars là, des boulets et il fallait se montrer courtois ? Eliott eut beaucoup moins de scrupule et pas sûr que le seul qui eut la rapidité de lever son arme à feu pour les arrêter puisse le faire à nouveau. Désolé, mais à la guerre comme à la guerre. Bien qu’assurant leurs arrières, il ne quitta pas Freya du regard un seul instant, faut dire vu la vitesse de tortue, ça aurait été compliqué et une fois à l’air frais il poussa un soupir soulagé, bon ça va ça n’était pas si catastrophique, maintenant ils allaient pouvoir se reposer.

Toutes les couleurs du jeune homme s’échappèrent de son visage quand il constata qu’elle mettait Ian sur le dos du pégase. Il secoua la tête d’un air scandalisé à l’idée de rentrer au camp.

« Attends, attends Freya ! On ne rentre pas maintenant, cette mission est une catastrophe du début à la fin, tu veux qu’on soit la risée du campement ? Il est hors de question que je rentre chez nous avec de la poussière d’or partout, avec une main dans un état catastrophique. Mes parents me dégomment si je rentre comme ça. Je vais chez un médecin, on passe une nuit en dehors de chez nous le temps d’avoir au moins l’air présentable et de s’accorder sur l’histoire qu’on va leur raconter. J’ai une réputation à tenir, je ne passerais certainement pas pour un boulet dans le seul but de finir rapidement cette mission. »

Son expression était plutôt claire pour le coup, ils étaient les deux seuls à savoir comment ça s’était passer (bon et les gardes vivants) ce n’était certainement pas pour qu’Eliott n’enjolive pas les choses derrière. Considérant que la discussion était close, il attrapa la bride du pégase de Ian pour se diriger vers la ville, même s’il n’avait aucune idée de comment on trouve des médecins dans un endroit aussi immense. Il jeta un regard à Freya, elle avait vécu dans ce monde avant de rejoindre les demi-dieux, elle pouvait bien les guider. De toute façon il ne lui laissait pas vraiment le choix et qu’elle n’essaie même pas de lui fausser compagnie, ça risquerait de mettre en péril leur relation, certes forcé pour le coup mais présente tout de même.
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MessageSujet: Re: Prends entre tes mains ton destin [Freya]   Lun 17 Avr - 17:08

Eliott avait raisons sur ce point, on ne pouvait pas rentrer comme ça. J’avoue que finir cette mission au plus vite était devenue mon principal objectif, mais on deviendrait la risée du camp et ça je le refusais catégoriquement ! Quand au reste de sa tirade, il n’a pas tort pour le médecin. Le seul problème serait d’expliquer comment nous nous étions retrouvé comme ça. Si nous allions dans un hôpital, on ferait rapidement le lien entre nous et les voleurs de l’épée. On se ferait alors arrêter et envoyer en prison. Ça ne me dérangeais pas vraiment pour Ian et je doute qu’Eliott en ait quelque chose à faire de son casier judiciaire chez le humains, c’est pour moi que ça serait problématique ! Comment pourrais-je devenir une grande sportive et une star de la chanson en ayant fait de la prison aussi jeune ? Il fallait donc oublier l’hôpital et se concentrer sur une petite clinique ou même une pharmacie.
Je me tournais vers le jeune homme et me dit que si j’avais eu un autre tempérament je lui aurais sortis une remarque sur le fait que je m’en fous royalement de l’avis de mes parents, contrairement à lui, puisque ma mère est dans un hôpital psychiatrique et mon père...lui je m’en contre fous il peut rester où il est ! Heureusement pour lui, mon image est une chose importante. Je jetais alors un œil sur Ian et son pégase.

Même si la brume peut faire des miracles, balader un inconscient à dos de cheval c’est loin d’être normal en ville. Il va falloir le porter.
Et puis, on pourrait aller dans un motel et prendre une chambre histoire de se reposer, manger et prendre une douche. Je m’occuperais des médicaments et du reste, tu resteras pour le surveiller. Je ne peux pas vraiment me battre de toute façon.


Je jetais alors un œil au poignet douloureux d’Eliott et grimaçais.

Bon toi non plus, mais je doute qu’on se fasse attaquer dans une chambre d’hôtel.
Et puis, merci pour m’avoie sauvée, et même défendue face à cet idiot de vigile. Contrairement à ce que tu peux peut-être penser, tout le monde ne l’aurait pas fait et certainement pas pour moi. Il y a tellement de jaloux de mon talent après tout !


Je riais légèrement, préférant ça à une ambiance hostile et stressée. Je me mis à tirer Ian comme je pouvais, mais cet imbécile était bien plu grand et plus lourd que moi. C’est fou comme, même inconscient, ce fils de Mercure arrive à m’énerver ! On se mit donc en route en laissant encore une fois les pégases derrière nous. De toute façon je doute qu’un hôtel accepte de nous prendre avec des chevaux.
Je demandais à Eliott de cacher l'épée sous sa veste, on était jamais assez prudent. Je les menais comme je pouvais vers l’hôtel le plus proche. Fort heureusement pour nous, je connais pas mal la ville et je sais à peu près m’y repérer. Une fois arrivé à la réception, je fais signe à Eliott de rester un peu en arrière et pause Ian sur un fauteuil. Je m’avance vers la dame à l’accueil et lui fais un grand sourire après m’être légèrement recoiffée.

Bonjour ! Je voudrais prendre une chambre pour trois s’il vous plait.

La vieille me regarda de haut en bas et jeta un œil à mes compagnons de fortune avant de reporter son regard presque accusateur sur ma personne. Elle me désigna du regard Ian et je compris qu’elle s’inquiétait pour son état, ou du moins qu’elle se demandait ce qu’on faisait avec un gars inconscient.

Oh ne vous inquiétez pas pour notre ami ! Il a un peu trop abusé niveau alcool et on a eu du mal à le ramener ici. Il c’est endormi d’un coup ! Et puis on n’est pas du coin donc impossible de le ramener chez nous. On a pas mal bus nous aussi vous voyez ?

Elle sembla tout de même hésitante mais finit par me tendre la clef d’une chambre au premier étage en me précisant que l’ascenseur était en panne que la seule chambre pour trois disponible ne comportait qu’un lit double et un lit de camp. Je vous le dis moi, je joue de malchance aujourd’hui. Je la remerciai avec toujours ce sourire faux digne d’une pub Colgate scotché sur mon visage et fit signe à Eliott de me suivre.
Une fois le calvaire des marches passé, on se retrouva dans une pette pièce miteuse au papier peint aussi vieux que mon paternel et avec une forte odeur de cigarette. Je me précipitais vers la fenêtre après avoir déposé comme je pouvais Ian sur le lit de camp et me mis à aérer la chambre en agitant la vitre, comme si ça pouvait faire venir de l’air à peu près pur plus vite. Je me retournais vers Eliott avec un léger sourire d’excuse pour la chambre.

Désolé je ne pouvais pas faire mieux, on était trop loin de l’autre hôtel et je ne suis même pas sûr que les conditions aurait été meilleur. Je vais prendre le lit de camp ou dormir sur le sol il n’y a pas de problèmes.

Je me sentais quelque peu responsable, après tout c’est de ma faute si il c’est blessé. Si je lui avais parlé de ma vision en détail il aurait sûrement put éviter tout ça. Le problème c’est que j’ai déjà essayé de changé ce que j’avais vu, mais c’est à croire que me visions prennent en compte les choix que je ferais.

Je vais voler des médicaments, une poche de glace pour ton poignet et sûrement des vêtements aussi. Repose-toi un peu.
Je nous aurais bien conduis chez un médecin mais son aurait pour des jours de testes, les policiers à nos trousses qui auraient rapidement fait le rapprochement entre nous et les voleurs du musée et je doute que rentrer avec un plâtre, à garder pendant un ou deux mois, te satisferait
.


Je sortis précipitamment de la chambre d’hôtel et me dirigeais vers la pharmacie la plus proche sans un regard pour la réceptionniste qui avait toujours l’air de se méfier de moi.
Voler des médicaments était plus simples que je le pensais, dans cette pharmacie là du moins. La seule vendeuse était occupée par un client qui semblait pris d’une crise de nerf terrible pour une histoire de crème et d’effets secondaires. Je m’emparais alors de ce dont j’avais besoin et sorti ni vue ni connue. Pour les vêtements, je me contentais d’en prendre sur des présentoirs extérieurs. Là non plus on ne me prit pas la main dans le sac et je pus m’enfuir sans que personne ne remarque rien.

Une fois rentrée à l’hôtel, je posais les sacs de courses sur le lit et montrais à Eliott mes nombreuses trouvailles. Je lui avais trouvé de quoi se changer et soulager sa douleur.

Alors là tu as de l’aspirine, pour la douleur. Tu n’as qu’à prendre un cachet que tu avale avec de l’eau. Ici tu as une poche de glace. Tu mets ça dans un torchon ou une serviette et tu gardes ça sur ton poignet. J’ai même réussi à choper une attelle, par contre je ne sais pas si j’ai pris le bon poignet. Ah et puis là tu as des vêtements !

J’étais assez fier de moi et je prenais bien soins de lui expliquer comment se servir des médicaments. Je ne sais pas comment on soigne les demi-dieux alors impossible de savoir si il sait comment prendre un Doliprane.



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MessageSujet: Re: Prends entre tes mains ton destin [Freya]   Lun 17 Avr - 23:40



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Freya & Eliott

Eliott avait à peine fait trois pas, convaincu que c’était la meilleure solution que la voix de Freya lui faisait remarquer, à juste titre que ça n’aurait rien de banal pour les humains que de voir un cheval traverser les rues. Le légionnaire s’arrêta donc de marcher et tourna la tête dépitée en entendant qu’ils allaient devoir le porter, pas encore… c’était pire qu’une punition ça. Pourvu que le trajet ne dure pas longtemps et sincèrement, il avait bien de la chance le Ian d’avoir deux compagnons qui ne le laissaient pas tomber. Bon d’accord, Eliott était très attaché aux valeurs morales des Romains et ne laisserait jamais tomber personne, mais être à ce point inutile, ça relevait de l’exploit.
Sans être spécialement emballé à l’idée d’aller dormir dans un endroit avec des gens qu’il ne connaissait pas, Eliott devait reconnaitre que c’était la meilleure des solutions, il n’en pouvait plus de la douleur et bien qu’il sache faire la part des choses, il avait juste envie d’arrêter de bouger le temps que ça se calme là-dedans. Il accepta sans broncher le fait qu’elle aille chercher les médicaments, acceptant même le rôle de garder Ian, ce qui prouvait d’ailleurs mille fois mieux que des mots que ça n’était pas du Eliott au mieux de sa forme. Là, où ça ne changeait pas c’est quand elle fit remarquer qu’il ne pouvait pas se battre, après lui avoir jeté un bref coup d’œil. N’importe quoi, bien sûr que s’il pouvait se battre, elle croyait qu’il avait réussi à terrasser le monstre par l’opération du saint esprit. Il se retint réellement de lui dire que même de la main gauche, il se débrouillait plutôt pas mal, de toute façon elle enchainait sur les remerciements. Eliott haussa les épaules avant de reconnaître à haute voix.

« Tu es une demi-déesse, tu mérites forcément que je te sauve la vie. Je veux être irréprochable et avoir un dossier parfait, histoire d’être le digne descendant de ma mère » avec une seconde de réflexion, Eliott rajouta « et de mon père aussi. »

C’était cependant plus facile d’être la fierté de son père puisque ce dernier était toujours dans les parages et qu’il encourageait toujours Eliott, mais si ça pouvait venir aux oreilles de sa mère en enfer, c’était quand même beaucoup mieux. Un long frisson secoua Eliott, ce n’était pas simple mais il y travaillait avec beaucoup de soin, ne s’écartant pas du droit chemin, même pour tout l’or du monde et cela même si ça embêtait Giulia… il n’avait pas le choix. Il céda pour les médicaments sans chercher la merde, ça changeait de d’habitude.

« Très bien je garderai ce gamin. Et, même si je suis jaloux de ton talent, j’aime mieux te garder en vie histoire d’en profiter. »


Il roula joyeusement des yeux, ravi de pouvoir plaisanter malgré tout. Enfin son talent pour le moment, c’était une catastrophe, elle galérait tellement à retirer Ian du pégase qu’Eliott devait empêcher le cheval de faire le moindre pas en le tenant par la bride. Elle s’y prenait comme un manche, à mourir de rire. La balade à travers la ville n’était pas de plus agréables, Eliott essayait tant bien que mal de les aider, mais le réflexe premier étant de placer la main pour empêcher le gars de tomber en avant, ça faisait plutôt mal. En cours de route, il dû ranger son épée, soit disant que ça pouvait leur attirer des ennuis, c’était le plan pourri du départ qui les avait mené là, ça et le fait qu’elle garde ses visions pour elle. Au moins, elle connaissait assez bien les lieux, presque aussi bien que Roxanne aux yeux d’Eliott et ce n’était pas rien.
Une fois devant leur motel miteux, Eliott fut mis sur la touche, oh purée, l’impression d’avoir Giulia et Roxanne avec lui, à croire qu’il passait son temps à faire foirer leurs couvertures. Il poussa un soupir avant de faire le touriste et d’aller regarder un peu la déco, n’écoutant pas vraiment la conversation des filles, déjà parce que parler avec des humains c’est pas digne d’un demi-dieu Romain qui se respecte… bon d’accord il exagérait. Quand il y eut du mouvement vers la réception, Eliott se ramena et se prit un regard noir de la part de la dame, ça va il n’avait rien touché, c’était quoi cette manière d’accueillir les gens, ah les mortels. Il marmonna en rejoignant Freya.

« Elle croit quoi, qu’on va passer une nuit torride dans la chambre miteuse qu’elle nous passe. Tu crois que je dois retourner la voir pour lui expliquer qu’on est pas un couple ? »


Oh l’angoisse numéro un d’Eliott arrivait au grand galop, les commérages, ah avec ça difficile de faire pire, Eliott était un véritable trouillard quand il s’agissait de ce que les gens pouvaient penser. Et encore, là il n’était pas avec Giulia, si elle avait été dans le coin, il aurait même pas posé la question et serait directement aller prévenir la réceptionniste, ce qui oui rend encore plus suspect mais bon les pensées d’Eliott vont pas aussi loin.
Monter les escaliers, un véritable bonheur, elle avait pas eu une vision la demoiselle disant que l’ascenseur ne marcherait pas et qu’il ne fallait pas venir dans cet endroit. Pour le coup, contrairement à Freya, la chambre sembla parfaite à Eliott qui trouva le lit très accueillant, même le lit de camp. Il s’installa cependant sur le lit, puisque Ian était balancé par terre. C’est avec une seule question en tête qu’il écouta les dires de la demoiselle, en soi lui ça ne lui posait pas de problème de dormir contre elle, il savait très bien qu’il ne se passerait rien mais la question était très clair « est ce que toi tu accepterais que Giulia, même blessée, épuisée, et à mille lieux de songer à ça, dorme avec un gars ? » et puisque la réponse était clairement Non, non il n’aimerait pas et bien qu’elle ne l’apprenne jamais, ça ne changeait pas le fait qu’il s’agissait de confiance et qu’elle pouvait lui faire confiance. Il secoua la tête d’un air buté avant de dire.

« Je prends le lit de camp, je n’ai pas envie que quelqu’un me touche la main par mégarde dans la nuit, un cauchemar est si vite arrivé. » Il jeta un regard sur Ian, un regard dépourvu de toute colère, où perçait même une lueur d’inquiétude. « Je pense qu’il ne te dérangera pas cette nuit, j’espère que sa condition s’améliorera même si je serais rassuré quand il sera entre les mains expertes de mes parents. »

Il hocha la tête quand elle parla d’aller chercher des médicaments et que de son côté il devait se reposer. Pour le coup, ce fut beaucoup plus difficile à dire qu’à faire. Il resta assis sur le lit à scruter la porte comme si tous les monstres des enfers allaient venir par là.
Pourtant, quand la porte s’ouvrit à nouveau, c’était sur la silhouette de Freya et il lui accorda un sourire avant de lui faire une place sur le lit et d’écouter toutes les recommandations. Un cachet à prendre avec de l’eau ? Eliott regarda le machin avec une drôle de tête, et l’ambroisie alors ? Par Mars, que ces humains étaient compliqués, mais bon docile il attrapa la petite pastille blanche… manqua de la cracher en constant que le goût était amer mais l’avala tout rond. Comme l’ambroisie lui manquait d’un coup, au moins ça prenait le goût de quelque chose d’agréable mais bon si les machins des humains marchaient, pourquoi se plaindre.
Il posa la poche de glace directement sur sa peau blessée et même si ça brûlait sur le coup, l’engourdissement de son membre rendait la douleur beaucoup plus supportable. Il irait à la douche après, pour le moment, seule la sensation de ne plus avoir mal le gardait sur terre et bien connecté à la réalité.

« Merci pour tes emplettes. Rassure moi, dis moi que tu les as pas volé mais achetés ? »

Quoi c’était à force de traîner avec Giulia, bon d’accord en cachette, mais il la connaissait quand même assez bien et elle résolvait tous ses problèmes par le vol. Il espérait donc qu’il n’était pas le seul demi-dieu au monde à être droit dans ses bottes et à utiliser de la monnaie plutôt que de chaparder ce qu’il pouvait. Et après, c’était quand même lui le moins respectueux des conditions de vies des humains... qu’est ce qu’ils étaient contradictoires les autres.

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MessageSujet: Re: Prends entre tes mains ton destin [Freya]   Mar 18 Avr - 1:06

A la remarque d’Eliott sur la réceptionniste, mes joues rougirent furieusement. Je riais nerveusement pour tenter de camoufler ma gêne et le regarda du coin de l’œil. Dire qu’il ne me plaisait pas serait mentir, mais vue les regards qu’une certaine italienne lui lançait je ne devais pas l’approcher dans ce sens. De toute façon, ce n’était pas mon intention !

Je lui ais dit qu’on est à la limite d’être bourrés alors elle va forcément avoir des soupçons, ça ne sert à rien d’insister.

Une fois les courses ramenées, un spectacle fort comique s’imposa à moi : Eliott tentant d’avaler un pauvre Doliprane. Il est vraie qu’il ne devait pas être habitué à ça, mais ce truc est tout petit comparé à certains cachés que j’ai dut prendre. Je pouffais légèrement en le voyant faire et lui envoyais un sourire innocent quand il le remarqua. Je soupirais légèrement en le voyant directement posé la poche de glace sur son poignet malgré mes recommandations.
Un rire nerveux m’échappa à nouveau quand il me demanda si je n’avais pas volé ce que j’ai ramené. Il faut dire que sur le coup j’avais préféré la facilité, et puis je n’avais que très peu d’argent mortel sur moi, juste de quoi acheter la boite de doliprane.

On va dire que l’argent manque cruellement ici et qu’on n’aurait pas le quart de ce que j’ai ramené si j’avais joué l’honnête.

Je me précipitais alors dans la salle de bain, attrapant au passage mes vêtements. Ca serait bête de se promener en serviette en étant la seule fille et avec un attardé mental qui pouvait se réveiller d’un instant à l’autre. Je fis coule l’eau assez fort et enlevais comme je pouvais la poussière dorée de mes vêtements et de mes cheveux blonds qui en était remplis. Je plongeais alors sous le jet brûlant et me mit à réfléchir.
Jusqu’à présent, je n’avais jamais dormis en compagnie d’autres personnes. Je ne ronflais pas et n’était pas somnambule, c’est le fait de faire des cauchemars et de parler-voir hurler-en dormant qui me gênait. J’ai plusieurs fois réveillé Tante Peggy à accuse de mes cauchemars et aucunes thérapies ni médicaments n’a su mettre fin à se calvaire qui reprenait toute la nuit. C’était à chaque fois dans l’asile où est enfermé ma mère, avec elle qui me traque pendant ce qui me semble des heures et des heures. J’espère tellement ne pas faire ces cauchemars cette nuit, mais je sais qu’ils ressortiront quoi qu’il arrive. Sans que je ne m’en rende compte, la petite pièce s'était remplis de vapeur d’eau et de buée et je m’étais tellement frotté la peau qu’elle était à vif. Combien de temps étais-je encore restée dans mes pensées ?
J’enfilais rapidement le leggings et le débardeur que je m’étais trouvé et sortie de la salle de bain encore légèrement trempée. Je n’avais pas vraiment pris le temps de me sécher, trop préoccupée par l’état des deux demi-dieux dans la chambre. Ian ne s’était pas réveillé et j’espérais qu’il resterait encore dans les vapes un bout de temps. Je le poussais d’ailleurs du lit de camp et lui cala un oreiller sous la tête histoire de me donner un semblant de bonne conscience. Je m’affalais alors sur ce qui s’apparentait plus à un matelas très fin à même posé sur le sol qu’à un quel conque lit de camp.

Je prends le lit de camp quoi que tu dises. Je te dois bien ça pour ne pas t’avoir totalement avertis sur ma vision. Mais bon, si tu veux vraiment savoir, j’ai juste vu l’autre idiot inconscient et la massue foncée sur toi. J’aurais put te prévenir là aussi, mais qui dit que justement ça n’aurait pas enclenché ce que j’avais vu ? On ne peut jamais savoir dans ces cas là…

Je me tournais face au mur pour éviter son regard et je ne me rendis même pas compte m’être endormi jusqu’à ce que les cauchemars commence.

Je marchais dans ces couloirs que j’avais tant de fois arpenté, aussi bien en rêve que pour de vrai quand j’allai encore visiter ma mère. J’étais seule et toutes les portes des chambres étaient ouvertes. Le silence était anormal, il y a des cris et des pleurs d’habitude. Tout est plus rassurant que le silence ici. Je me sentis alors observé et tournais vivement sur mi même, faisant voltiger mes cheveux blonds autour de moi. Ma respiration s’accélérait. Je savais qu’il y avait quelqu’un, il y a toujours quelqu’un. Je me mis à courir comme une dingue, manquant de me prendre certaine porte. Je me sentie alors très fatiguée et chacun de mes mouvements devins un calvaire. Lever le pied du sol semblait être une torture et je dus bientôt me stopper. Je sentis soudainement un souffle dans ma nuque. Je voulais hurler, me débattre, mais rien à faire. Des mains froides se plaquèrent sur les yeux et une voie féminine se fit entendre tout près de mon oreille.

Tu vas finir comme moi Freya. Tu vas devenir folle, ces visions vont te rendre folle ! Tu crois que les autres de ton stupide camp vont t’aider mais tu n’es rien pour eux ! Tu m’entends Freya ? Tu n’es rien pour eux !

La voie de ma mère hurlait désormais. Ses ongles rentraient dans mon visage et je sentais le sang s’écouler lentement sur mes joues. Je me mis alors à me débattre, sans imaginer alors que ce n’était qu’un cauchemars parmi tant d’autre et que j’étais entrain de me débattre dans mon lit et de crier mot pour mot ce que je rétorquais à ma mère dans une plainte aigue.

Je ne suis pas comme toi ! Je ne finirais pas dans un asile ! Laisse-moi ! Laisse-moi ! Maman je t’en pris lâche moi tu me fais mal !

Elle riait désormais et tentait de me crever les yeux. Je n’arrivais même pas à me débattre. La douleur était là sans vraiment l’être, mais les cris de ma mère semblaient bien trop réels pour me faire prendre conscience que rien de tout ça n’arrivait vraiment.

Il vaut mieux te prendre la vue ma petite Freya, c’est un cadeau que je te fais. Ainsi, même ton père ne pourra plus t’envoyer ces visions. Tu seras libre ma fille, libre de mener ta vie en Enfer !

Je mourrais à petit feux, je le savais et j’avais peur. Un long hurlement sortis alors de ma bouche, autant en songe que dans la réalité, me réveillant par la même occasion.


J’ouvris les yeux alors que j’étais face au plafond. Mon souffle était coupé et j’avais encore la bouche ouverte. Mes joues étaient mouillés, mais de larmes et pas de sang. Je me redressais comme je pouvais et me mis à pleurer silencieusement. Mes cauchemars n’avaient pas été aussi horribles depuis un moment. Elle se contente juste de me traquer et de m’hurler des horreurs d’habitude.
Je tournais alors la tête vers le lit que j’avais laissé à Eliott. Il faisait déjà nuit noir et je devais l’avoir réveillé. J’ai vraiment dût hurler vue comment ma gorge me brûle. Je lui lançais un regard d’excuses trempées de larmes qu’il pouvait discerner avec la lumière au dessus de mon lit que j’avais oublié d’éteindre.

Désolé…ça n’a jamais été aussi violent.

J’essuyais mon visage avec mes mains, mais mes sanglots étaient impossibles à arrêter, je devais juste attendre que ça passe. Je me levais alors et me glissais dans le lit d’Eliott et me rapprochais de lui avant de baisser la tête. Mon impulsivité maladive et ma terreur m’ont fait agir sans réfléchir, mais ça présence me rassurait tout de même. Je m’attendais à ce qu’il me laisse me débrouiller avec mes terreurs nocturnes, alors je profitais de l’effet de surprise pour me lové contre lui,en faisant attention à ne pas toucher son poignet par mégarde, tout en pleurant toute les larmes de mon corps. Je ne restais comme ça qu’une petite minute avant de me tourner dos à lui, honteuse de m’être laissé autant laissé aller. Qu’allait-il penser de moi ? Que j’étais une fille facile qui se jetait dans le lit de son compagnon de mission sous prétexte d’un cauchemar ? Que j’étais une gamine faible et incapable de cachée ses émotions ? Le pire resta quand ma conscience me rappela sa relation plus qu’ambigüe avec Giulia. Non je ne suis pas comme ça ! Pourtant, même avec toute la bonne volonté du monde, je ne pouvais m’empêcher de penser que ce n’était pas grave et qu’il ne se passerait rien. En puis, il allait sûrement m’éjecter de son lit et m’en vouloir pour l’avoir réveillé avec mes cris et mes supplications.

Je suis vraiment désolée. Je sais pas ce qui m’a pris, j’ai pas réfléchis…



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MessageSujet: Re: Prends entre tes mains ton destin [Freya]   Mar 18 Avr - 22:41



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Freya & Eliott

Elle avait sorti à une personne inconnue qu’ils étaient bourrés ? L’expression sur le visage d’Eliott démontrait clairement que c’était bien la dernière chose à laquelle il avait pensé. Bien sûr qu’avec ça la dame allait avoir des soupçons, rien que d’imaginer ce que l’autre pouvait penser d’eux, il avait des hauts de cœur, il avait juste envie d’aller préciser qu’il n’avait rien bu du tout, mais bon dire la vérité s’apparentait à s’attirer des ennuis donc il devait mettre de côté son ego et accepter, une fois dans sa vie, qu’on bafoue son honneur sans raison. De toute façon, il ne la reverrait jamais donc il pouvait bien essayer d’oublier les pensées de cette dame dont il n’avait finalement que faire. Raison pour laquelle il ne se précipita pas pour rétablir la vérité, se contentant de faire légèrement la tronche -mais léger hein, juste de quoi ne pas remarquer le malaise de la demoiselle avec lui.
La prise de médicament, une bien belle aventure ça aussi, visiblement le dégoût d’Eliott pour les dolipranes faisait rire sa camarade, il faut dire que c’était vraiment, vraiment dégoutant, écœurant même, ils auraient pu être un peu inventif les humains et donner des goûts agréables plutôt que ce truc immonde, mais là encore il ne fit pas le moindre commentaire.

Là, où il y eut une réaction de la part du légionnaire, ce fut un long soupir consterné en apprenant que si la demoiselle volait, bravo, bel état d’esprit. Eliott exagérait peut-être un peu les choses, c’est vrai, ce n’est pas comme s’il n’était pas familier avec le vol, enfin sans être celui qui mettait la main à la patte, il était plus ou moins habitué avec la demoiselle qu’il fréquentait depuis des années… ce qui ne rendait pas les choses plus faciles pour autant. Il n’empêche qu’il lança un regard peu convaincu par les dires de Freya, certes elle était dans le vrai, mais quand même ça ne se faisait pas. Il n’eut pas le temps de faire la moindre remarque désagréable puisque la jeune fille filait dans la salle de bain, pendant qu’Eliott restait couché sur le lit à juste adorer l’effet de la glace sur sa peau.

Quand miss fille d’Apollon revint, le pauvre Ian fut dégagé du lit de camp sans grande tendresse, Eliott la regarda avec crainte, euh valait peut-être mieux être bien conscient avec cette fille qu’inconscient, il allait finir par se réveiller avec plein de bleus by Freya, génial. Bon au moins elle eut la décence de lui caler un oreiller sous la tête, un peu d’humanité dans ce bas monde. Il dressa la tête vers elle en l’entendant protester sur le fait qu’il prendrait le grand lit. Le regard du légionnaire se chargea de colère, pourquoi discutait-elle encore, il n’était pas en train de négocier, il avait affirmé des faits. Cependant se prendre la tête pour des futilités ne servait à rien, se fatiguer pour avoir le dernier mot non plus. Et bien qu’elle dorme sur son lit de camp, au point où Eliott en était, céder ne le rendrait pas plus fort… même si ça l’emmerdait de fou de ne pas avoir ce dernier mot à la con. Il dressa la tête intriguée et abandonnant cette moue dû à la perte de la bataille, quand elle commença à parler de la vision qu’elle avait eu. Bien sûr que si c’était important de savoir et même si ça déclenchait les visions de le dire aux gens, il préférait quand même savoir quand il risquait sa vie, ça paraît logique comme argument non ?

« Hé si je meurs, j’aimerais être au courant avant histoire de me préparer et de pouvoir contacter mes proches. »

Enfin vu le temps que ça avait mis entre la prémonition et le moment où l’action s’était déroulé, Eliott n’aurait pas eu le temps de faire grand-chose. C’est sur ces belles paroles qu’il fila à la douche avant de revenir prendre le lit exténué, se blottissant contre sa poche de glace, s’endormant bien plus rapidement qu’à la maison. Comme quoi la fatigue ça aide à bien dormir.

Au milieu de la nuit, alors que tout se passait pour le mieux dans le meilleur des mondes, un hurlement strident réveilla en sursaut Eliott qui se redressa d’un coup, soufflant avec une inquiétude immense « Giu ? » Instinctivement, il essaya de la retrouver dans le lit avant de constater qu’elle n’était pas là, ses méninges eurent du mal à démarrer, pourquoi elle dormait pas avec lui ? Qu’est ce qu’il avait encore fait ? Il se frotta les yeux encore tout ensommeillé, prêt à s’excuser, n’importe quoi pour qu’elle vienne s’endormir contre lui. Il était bien loin de la vérité et il cligna des yeux en constatant que ce n’était pas vraiment la bonne fille. Enfin l’état de Freya n’était pas des plus rassurants, Eliott n’avait pas vraiment l’habitude des cauchemars des gens, si pour son père à la limite sauf que Thomas voyait une personne qu’il avait aimé… qu’il aimait peut-être même encore et même si ce n’était pas forcément des rêves agréables, ça lui faisait plaisir de la voir. Eliott flippait un peu à cette idée, il n’avait pas du tout envie d’être heureux de voir Giulia dans un cauchemar…  Enfin en même temps pas besoin de ça, elle était déjà un cauchemar lorsqu’il était éveillé par moment.
Par contre la réaction de Freya le déboussola complètement, sentir la demoiselle contre lui ne l’emballait pas spécialement. Déjà parce qu’elle était trempée et que c’est désagréable que quelqu’un vienne vous mouiller le cou en pleine nuit, mais en plus qu’il était bien incapable de la repousser. Bien sûr que physiquement, il le pouvait mais il n’était pas certain que ça se faisait de laisser une camarade dans cet état. Pour sa conscience personnelle, il dirait tout de même la vérité à Giulia, par principe et parce qu’il n’aimerait pas qu’elle lui cache ce genre de choses donc pourquoi le faire. Cependant il n’eut pas le moindre geste pour déloger la fille d’Apollon, se contentant de poser à nouveau sa tête sur l’oreiller et de répondre à la question avec une certaine logique, même si c’était une question rhétorique.

« Tu as eu peur et tu es venue tout naturellement vers la présence éveillée de la pièce, ça me semble être un comportement normal. Rendors toi Freya, personne ne viendra te faire du mal »

De toute façon, le lit était bien assez grand pour deux, il pouvait donc dormir avec elle sans que ça ne soit bizarre. Malgré tout, il fut soulagé de ne pas être dans le lit de camp, ça aurait été beaucoup plus embêtant cette proximité.



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MessageSujet: Re: Prends entre tes mains ton destin [Freya]   Mer 19 Avr - 1:07

La phrase d’Eliott sur mes visons me paralysa instantanément. Sans le savoir, il avait touché une corde très sensible chez moi. Je me braquais légèrement et lui parlais un peu plus sèchement que d’habitude.

Ne dit pas des choses comme ça sans savoir de quoi tu parles. Voir la mort des gens qu’on aime et ne rien pouvoir faire pour l’éviter est bien trop horrible pour que tu en parles comme ça. Si j’avais vu ta mort je t’aurais emmené de force dehors et t’aurais foutu sur un pégase, avec ou sans ton égo et ton envie de finir cette mission.

Des souvenirs douloureux me revenaient en mémoire et je préférais fuir son regard en me cachant légèrement sous la couette. J’avais vu la mort de tellement de gens au court de ces trois dernières années que je n’osais même plus les comptés. J’avais d’abord essayer de les prévenir mais rien n’y faisait, les visions finissaient toujours par devenir réalité d’une manière ou d’une autre.

Une fois réveillé par mon cri, le légionnaire parut légèrement perdu et paniqué. Je cru même l’entendre appeler Giulia. Désolé de te décevoir Eliott, mais on ne se ressemble pas vraiment l’italienne et moi.
Il ne me repoussa pas quand je grimpais dans son lit et me collais contre lui de force. Il me dit juste que c’était normal et que je pouvais me rendormir. Si seulement c’était aussi simple…J’avais encore l’impression de sentir les ongles de ma mère dans mon visage et sa voie résonnait toujours dans un coin de ma tête. Comment voulait-il que je m’apaise ? Bon, il fallait bien reconnaître qu’être en compagnie d’un romain surentraîné avait quelque chose de rassurant, surtout qu’il avait l’air de bien m’apprécier au final. Une idée me passa alors par la tête. Je me retournais à nouveau pour lui faire face et le regardais comme je pouvais dans la pénombre. Il avait reposé sa tête sur son oreiller et n’avais pas l’air décidé à me pousser de son lit à coups de pieds. Je soupirais discrètement de soulagement. Je ne me voilais pas la face, il faisait sûrement ça que par simple politesse et sans grand intérêt pour mes terreurs nocturnes. Pourtant, la petite fille terrifiée au fond de moi me poussa de lui parler légèrement de ce qu’il venait de se passer. J’avais besoin de me confier à quelqu’un, tout ça avait besoin de sortir et Eliott était juste là dans un moment où j’étais vulnérable. Après, sil s’en fout et qu’il n’est pas content, tant pis pour lui. Au moins ça m’apaisera quelque peu et je pourrais sûrement retrouver le sommeil. Je pris une grande inspiration et commença mon espèce de récit.

Je vais te raconter des trucs sur moi et ne m’interrompt pas, même si tu n’en as rien à faire, ce que je comprendrais. On va juste dire que j’ai besoin de parler à quelqu’un pour me rendormir et  que c’est sur toi que c’est tombé.

Je lui fis un sourire innocent et continuais :

Avant que j’arrive, je vivais avec ma famille humaine, du moins la seule qu’il me reste. Ma mère est devenue cinglée et c’est fait internée alors qu’elle était enceinte de moi. J’ai appris il y a quelques années que c’est en partie de la faute de mon paternel et de ces histoires d’Oracle. Ma mère c’était mis dans l’idée de devenir la nouvelle Oracle et son esprit ne l’a pas supporté. J’ai été élevée par ma Tante mais une chose me faisait me détester : le fait que je ressemble à mon père. Tante Peggy le hais à un point inimaginable pour ce qu’il a fait à ma mère et j’ai toujours eu l’impression d’être une moins que rien dans son regard à cause de notre ressemblance. C’est en partie pour ça que je me suis mis dans la tête d’excellée partout, pour changé le regard qu’elle a sur moi.
Après mon arrivée au camp, j’ai sympathiser avec pas mal de gens et je n’aurais imaginé avoir un don comme les autres. Mes premières visons me fascinaient pour tout dire. Je me sentais puissante de prédire l’avenir, je ne savais pas encore pour ma mère. Par la suite j’ai eu la première vision de la mort de quelqu’un : celle de ma tante. J’ai donc réussis à négocier pour partir, mais il était déjà trop tard. Le pire dans tout ça c’est que c’est moi qui aie provoqué sa mort. En essayant d’interférer, j’ai juste accomplie ma vision. Ça c’est répétée pour pas mal de mes proches, de mes amis au camp et d’autres gens que j’avais rencontré au fil des ans. J’ai peur de mon don et ma mère s’en sert dans mes cauchemars. Cette nuit elle a essayé de me crever les yeux pour ne pas que j’ai à subir sa malédiction selon ses dires.


Je ne le quittais pas des yeux de toute ma tirade, analysant ses réactions. Au moins je ne m’étais pas trompé, en parler m’a fait du bien et je me sentais mieux.
Les larmes avaient séchés sur mes joues et je les essuyais avec mes mains.

J’arrive pas à croire que je t’ai raconté tout ça alors que tu n’en a rien à faire de ma vie.

Je riais légèrement et passais une main dans mes cheveux blonds. Ce geste me détendait et trahissais ma nervosité à ce qu’on dit. Comment ne pas être nerveuse dans cette situation là après tout ? Je venais de raconté la partie la plus douloureuse de ma vie à un Eliott blessé et à moitié endormis qui avait déjà eu la gentillesse de ne pas me repousser quand j’étais venue chercher de l’aide. Je joue vraiment trop avec le feu.



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MessageSujet: Re: Prends entre tes mains ton destin [Freya]   Mer 19 Avr - 12:27



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Freya & Eliott

Mais quel réveil de merde. Eliott n’était pas vraiment le genre de personne à avoir besoin d’être parfaitement réveillé pour pouvoir papoter habituellement mais il faut dire qu’il était rarement réveillé en plein milieu de la nuit par une fille qui cauchemardait. En même temps, c’est pas non plus comme s’il dormait avec énormément de filles, petit avec Roxanne ça passait, enfin ça passait… disons plutôt que pour faire des âneries à deux heures du matin c’est fou mais il était plus que partant pour dormir avec sa sœur. Ouai enfin après les deux premières fois où ils s’étaient levés en pleine nuit pour faire comme s’ils étaient attaqués et qu’ils avaient légèrement sauté partout en rigolant et se protégeant l’un l’autre contre des monstres invisible, disons que les parents n’avaient pas aimés. Eliott dans sa mauvaise foi immense trouvait le moyen de rejeter la faute sur sa sœur, il faut dire que de sauter du lit et de se rétamer sur le plancher, certes parce qu’Eliott lui avait balancé un coussin dessus au passage mais c’est un détail, c’est pas très discret. Quant à la deuxième personne avec qui monsieur daignait bien passer ses nuits, bah habituellement ça se passait plutôt bien. Donc comment dire que la réaction de Freya le déroutait totalement, il n’avait jamais vécu et s’il pouvait appeler sa mère quand Roxy avait un cauchemar, s’il pouvait presser ses lèvres contre celles de Giulia si ça n’allait pas, c’était un peu plus délicat avec Freya, enfin la limite si c’était pas délicat du tout mais bon c’était bien la dernière de ses envies donc voilà ceci expliquait cela.

Dire qu’il s’était dit qu’une fois dans le lit elle s’endormirait et lui aussi au passage, quelle bêtise. Non non elle ne s’endormait pas, elle se tournait même vers lui et comment dire Eliott ne releva même pas la tête se contentant de ramener sa main contre son ventre pour ne pas que miss catastrophe et terreur nocturne ne fasse une grosse bêtise. Est-ce que vraiment c’était le moment de raconter ce qui venait de se passer, franchement non, Eliott pouvait bien attendre demain, quand son cerveau serait en mesure de tout bien comprendre mais de toute façon elle venait de lui imposer de ne rien dire et ne rien faire juste d’écouter. Woh… hé depuis quand on imposait des choses à Eliott, malgré la fatigue, il trouva le moyen de lui lancer un regard noir, il lui aurait bien fait un geste obscène mais la flemme.
Puisque de toute manière mademoiselle avait décidé qu’elle papoterait, il ferma les yeux pour l’écouter, de toute façon il était bien incapable de ne pas se concentrer sur ses dires. L’enfance de Freya ne lui paraissait pas du tout emballante, sérieusement, si lui avait assez mal vécu le fait de s’être retrouvé dans un coin pourri des Etats Unis -même si c’est vrai la rencontre qui en avait résulté était… importante…indispensable peut être même. Il devait reconnaître qu’il aimait ses deux parents biologiques, bon la mère de Roxanne aussi bien sûr, mais ses deux parents il les aimait sincèrement et jamais à un seul instant Eliott n’avait regretté d’être leur enfant, bien au contraire c’était une immense fierté, et ça même si son père n’était pas vraiment le légionnaire d’élite. Alors essayer de comprendre que Freya avait été séparé de sa mère qui n’était pas vraiment dans une forme olympique, loin de là, élevé par une personne qui n’aimait pas son père sans que ce dernier ne vienne passer du temps avec sa fille et prendre son rôle de père au sérieux, ça le dépassait complètement. Bien sûr qu’il savait que les dieux ne sont pas des modèles d’empathie, ni même des parents exemplaires, il n’était pas crétin et Giulia était une belle preuve démontrant cela. En revanche les personnes qu’il côtoyait le plus étaient des descendants de demi-dieux donc des personnes présentes physiquement sur terre tout au long de l’année, ce qui est épuisant par moment hein. Du coup difficile de savoir quoi répondre à cela, ils n’avaient pas la même vie du tout pour le coup. En revanche il y a un point sur lequel ils étaient semblable c’était d’être une fierté, ah pas facile d’être droit à toute heure du jour et de la nuit, de toujours tout faire pour que ça soit parfait, au risque de brouiller les personnes qu’on apprécie sincèrement. Il comprenait son envie de bien faire, la partageait et la plaignait sincèrement.

Que dire des visions de Freya, certes c’était un don et ça pouvait être utile, il ne le niait pas mais c’était réellement empoisonnant comme don et il n’en eut conscience qu’en l’entendant lui raconter la mort de sa tante. Il rouvrit les yeux en l’entendant dire qu’elle avait provoqué la vision. Bien sûr qu’elle avait peur avec ça, bon en revanche, il doutait sincèrement que sa mère soit derrière ses cauchemars, une figure de sa mère que son esprit inventait oui mais sa véritable mère n’avait rien à voir là-dedans. Génial, en plus voilà qu’on lui crevait les yeux dans ses rêves, paie ton angoisse avec ça.

Eliott la fusilla du regard quand elle commença à lui balancer qu’il n’en avait rien à faire. Hé, il n’était pas non plus insensible à la douleur des autres, il était demi-dieu comme tout en chacun et son cœur fonctionnait on ne peut mieux, les émotions marchaient très très bien chez lui, ce n’est pas parce qu’il n’en voulait pas de ces émotions, qu’elles n’existaient pas, bien au contraire. Il répondit cependant calmement, sans s’énerver ni même l’envoyer sur les roses.

« Je t’ai écouté, j’ai jamais dit que je m’en foutais de toi. Tout le monde a peur de son don un jour où l’autre, oui tes visions se réalisent mais ça ne se réalisera pas toujours de la manière dont tu le penses et le perçois, regarde ta trouille tout à l’heure alors que je m’en suis relativement bien sorti. De la même manière regarde mon don, qu’est ce qui ne me dit pas qu’un jour je frapperais sans le vouloir un ami mortellement, on y peut rien, on naît avec et on doit s’adapter à ce don. Je n’ai aucunement le pouvoir de t’aider pour tes cauchemars. Nos vies ne sont pas faciles, je le conçois mais je suis sûr que chacun d’entre nous est là pour une bonne raison avec un don qui lui est adapté. »
Après une petite réflexion, le jeune Fawkes reprit la parole « Ta mère te reconnaît à l’heure actuelle ou non ? »

Oui c’est délicat comme question mais le sujet en lui-même était quand même délicat à la base. C’était difficile de ne pas vouloir en savoir plus, quitte à mettre un peu les pieds dans le plat. Fallait rien dire à Eliott aussi, après il posait toujours des tonnes de questions hein.


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MessageSujet: Re: Prends entre tes mains ton destin [Freya]   Mer 19 Avr - 13:21

J’eu le droit à un regard noir quand je lui imposais clairement de m’écouter. Ca me fis légèrement sourire, on ne devait pas lui donner beaucoup d’ordres habituellement et encore moins à cette heure alors qu’il était à peine réveillé et pas au meilleur de sa forme.
Il ferma les yeux pendant un moment le long de mon récit. Je ne savais pas trop comment le prendre mais ça ne m’arrêta pas pour autant. De toute façon, il a rouvert ses yeux d’un coups quand je parlais de la mort de Tante Peggy. C’est une passe de ma vie que je tente à tout pris d’effacer mais elle est toujours là pour me rappeler ce que je suis et ce que j’ai fais.
Il me fusilla finalement du regard à la fin de ma dernière phrase et me rétorqua qu’il n’en avait pas rien à faire de moi. Je ne l’avouais pas à moi haute mais ça me fit du bien qu’il soit là. Bon après je lui ai un peu forcé la main, mais je ne pouvais pas attendre demain et prendre le risque de faire une nuit blanche ou que Ian se réveille. A ce moment là je n’aurais pas eut d’autres occasions et je l’aurais sûrement regretté.
Sa vision sur nos dons me fit ouvrir les yeux sur certaines choses. C’était sûr qu’avec la force surhumaine qu’il a, un accident est rapidement arrivé si il ne maîtrise pas sa colère. Chaque dons doit avoir son côté sombre, et pourtant je ne peux m’empêcher d’en trouver d’autres beaucoup plus attrayants que le miens. Voir l’avenir pouvait faire rêver, mais encore fallait-il contrôler son pouvoir et savoir comment réagir face à ses visons, deux choses que je n’arrive pas à faire et ça me fait mal de l’admettre.
Sa question sur ma mère me prit légèrement de court. Elle est un sujet très sensible, mais je me dois de lui répondre après lui avoir dit tout ça d’un coup. Je pesais mes mots pendant deux ou trois minutes, sans arrêter de regarder vers son visage.

J’allais la voir toutes les semaines étant petite. Au début elle était juste à l’hôpital puisqu’elle a été dans le coma pendant deux ans. A partir du moment où elle s’est réveillée, ils ont dût l’interner de force. Elle était très violente et a tenté plusieurs fois de tuer des infirmières. D’après ce qu’elle m’a dit dans l’un de ses rares moments de lucidité, les visions venaient d’un coup et se confondaient avec la réalité. C’était d’abord par épisode et elle n’était pas dans un endroit très sécurisé. C’était avant le premier incident du moins.

Je sentais ma lèvre trembloter et les larmes revenaient au coin de mes yeux. C’étaient des souvenirs douloureux et je n’en avais parlé qu’à Thomas, quelques jours avant sa mort.

J’étais là ce jour là. On m’avait laissé rentrer dans sa chambre puisqu’elle se tenait bien depuis quelques semaines et elle semblait aller bien mieux. Je pensais qu’on aurait put rentrer ensemble à la maison et le médecin n’y voyait pas d’inconvénients. J’étais tellement euphorique, j’allais enfin avoir ma mère chez moi. J’avais l’habitude de chanter quand je venais la voir, elle adorait ma voie avant. Et puis un jour, sans que je ne sache pourquoi, je me suis mise à chanter en grec ancien. Je n’ai jamais su comment elle m’était venue en tête mais aussi tôt la santé mentale de ma mère n’a cessée de se dégrader. J’avais à peine finit le refrain qu’elle c’était jeté sur moi en tentant de m’étrangler. Ca doit être dur à imaginer quand on a toujours eu une mère aimante non ? Qu’une autre mère tente de tuer sa fille de ses propres mains à cause d’une stupide chanson. Elle m’a hurlé que je ressemblais trop à mon père et que j’étais maudite, qu’il valait mieux que je meurs maintenant pour ne pas avoir à subir cette malédiction que sont ses visions. C’est à peu près ce qu’elle me dit dans mes cauchemars enfaite.
Le gardien est alors intervenu et c’est à lui qu’elle a crevé les yeux avant de revenir sur moi. On m’a sauvé de justesse et j’ai eu quelques mois avant de m’en remettre totalement, physiquement du moins. Depuis elle passe ses journées dans un asile hautement surveillée et je ne l’ai revue qu’une fois là bas. Je ne l’ai plus reconnue après tout ça, c’était une personne dévastée par la folie de ses visons. Elle ne s’est jamais arrêté de voir des choses, mais impossible de savoir qui ça implique ni quand ça va arriver. Elle est juste perdue dans sa folie et à bien y réfléchir, je ne sais pas si elle me reconnaît comme sa fille à elle mais plutôt celle ce mon père.


Je soupirais légèrement et m’essuyais vivement les yeux. J’avais trop pleuré pour se soir et ce n’est pas agréable de dormir sur un drap mouillé. Un léger sourire naquit sur mon visage.

Tu sais, je ne peux pas m’empêcher d’être jalouse des demi-dieux comme toi. Vous avez une famille, des parents que vous voyez tous les jours depuis que vous êtes petits et vous grandissez dans ce monde.

Après un petit moment, je lui pose cette question, d’une voie hésitante, qui ne me quitte pas depuis que je suis enfant.

Comment c’est de grandir avec ces deux parents ? De grandir dans ce monde ?



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MessageSujet: Re: Prends entre tes mains ton destin [Freya]   Mer 19 Avr - 16:01



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Freya & Eliott

La première interrogation d’Eliott suite aux propos de la demoiselle fut de se poser pourquoi la garder en vie alors ? Visiblement cette femme souffrait mais au-delà de sa souffrance elle répercutait sa douleur sur les autres et les mettait en danger qu’il s’agisse de la progéniture d’un dieu, ce qui pouvait être compréhensible dans son état et dans sa haine des dieux qui devait l’habituer, mais aussi pour les autres comme ce soignant, qu’Eliott ne plaignait pas vraiment non plus pourquoi plaindre des humains. Sauf qu’il s’agissait de donner la mort à quelqu’un et qui en avait véritablement le droit dans ce monde et puis les gens optimistes pouvaient toujours croire qu’il y aurait un jour une avancée médicale suffisante pour sauver la mère de Freya. Peut-être oui, peut être qu’un jour les humains auraient ce pouvoir là mais en attendant ça voulait dire souffrir dans l’attente de, ce n’était pas la meilleure des solutions. Et pourtant, si un jour il arrivait la même chose au père du garçon, nul doute qu’il n’aurait pas le même discours et qu’il se placerait devant lui en protecteur, pas parce qu’il croirait en une quelconque amélioration mais parce que c’était son père, la personne qui avait pris soin de lui pendant les premiers jours de sa vie, voir même encore maintenant. Ce n’était pas si simple d’être à la place de Freya pour le coup, à la limite la seule chose dont Eliott était sûr c’est qu’il n’aimait pas mais alors pas du tout sa mère, peu lui importait le fait qu’elle soit malade. Elle avait eu une aventure avec un dieu, avait pris la grosse tête en décidant de venir oracle alors que connaissant un tant soit peu les mythes d’Apollon et les histoires avec les dernières oracles comme Rachel Dare, il mettait en garde et essayait de protéger ces filles, alors elle était légèrement gonflé de rejeter la faute sur le dieu et sur sa fille la petite dame mais bon connaissant les enfants et leur amour, parfois stupide, pour leurs parents, Eliott évita de critiquer à voix haute la mère de Freya, ne voulant pas trop l’énerver non plus. Sans trop y croire, il murmura

« J’espère que ça s’arrangera pour elle et qu’elle te reconnaitra comme sa fille un jour prochain. En attendant, ce n’est pas plus mal d’être la fille d’Apollon, tu aurais pu avoir un père bien plus inquiétant, Bacchus me paraît un moins bon choix si tu veux mon avis déjà en compagnon mais en père encore moins, il ne connaît même pas le prénom de ses enfants. »

Le sujet changea du tout au tout quand il vint se placer sur l’enfance d’Eliott. Bon décidément, elle n’avait pas du tout envie de dormir et il était condamné à lui tenir compagnie. Eliott réfléchit en silence, oui sur un point c’était mieux. Il n’empêche que son père l’avait laissé dans une école pourrie avec des humains parce qu’il était trop occupé à sauver Reyna d’une mort certaine, niveau père modèle par moment c’était pas ça. Quoi que si… en partant du fait que son père adorait Reyna comme un père aime sa fille, ça semblait presque logique. Il n’empêche qu’Eliott n’avait pas vraiment apprécié passer au second plan mais bon c’est un détail. Délaissant ses griefs contre son pauvre père qui n’était même pas là pour se défendre, il répondit.

« De ma petite enfance, je garde surtout le souvenir de mon père qui peinait à se remettre de la mort de ma mère et qui avait cette expression de nostalgie incroyable quand il en parlait ou que d’autres gens en parlaient. Ça ne donne pas du tout envie d’être amoureux je t’avoue. La mère de Roxanne a été une bénédiction je pense pour ça. Sinon c’est chiant de vivre avec deux parents qui sont des demi-dieux, l’excuse je ne contrôle pas mes pouvoirs quand on fait une bêtise, ça ne marche pas du tout vu qu’ils savent très bien quand on use nos pouvoirs volontairement. Il y a aussi le fait que vous avez rien à prouver à personne quand vous venez ici alors que nos parents se sont illustrés de bien des manières et que l’héritage est parfois bien plus lourd à porter. Egaler un dieu c’est impossible mais faire mieux que des demi-dieux ça l’est. Sans oublier le fait que parfois il y a les grands parents qui sont un peu exigeant en disant qu’à notre âge leur enfant faisait déjà ça ça et ça que nous, nous ne faisons pas. Il y a des bons et des mauvais côtés partout. »

Bon, il était un peu ronchon, certainement dû au fait qu’il venait de se réveiller parce que ça avait aussi de sacrément bons côtés d’être fils de demi-dieu. Il avait adoré le jour où son père était venu le chercher à l’autre bout du monde à dos de pégase, surtout en sachant que son père n’était pas friand du fait de s’éloigner du campement. Il y avait aussi ces soirées avec des anciens héros s’étant illustrés pendant les batailles et qui racontaient les histoires en enjolivant tout pendant qu’un autre lui rappelait que ce n’était pas exactement ainsi que ça s’était passé. Toutes ces choses que les demi-dieux devaient découvrir en arrivant au camp, Eliott n’avait pas eu à les apprendre puisqu’il les connaissait déjà, il n’avait jamais connu ce sentiment d’insécurité et de solitude puisque dans ces cas là il lui suffisait de pousser la porte de l’infirmerie du camp pour voir un de ses parents. Même si faire ça, c’était souvent très mauvais puisque les deux s’inquiétaient toujours pour un rien, comme si Eliott serait du genre à pousser la porte une fois blessé. Il avait bien écouté les leçons de Reyna qui se résumaient à « fuis l’infirmerie tant que tu peux. » Ce genre de phrases à ne jamais dire devant les parents d’Eliott, d’ailleurs sûre que Reyna passerait un mauvais quart d’heure si le père d’Eliott apprenait que la grande guerrière faisait passer ce message à la nouvelle génération. Eliott finit par avouer à haute voix.

« J’avoue, je n’échangerais pas ma place même pour tout l’or du monde, je suis heureux d’être le fils de demi-dieux. »

Le seul point négatif étant plutôt celui de ne pas avoir eu de petits frères qu’est ce qu’ils avaient foutu les deux vieux ? Puisque chacun des deux avait eu un enfant, ils étaient pas stériles, donc où était le problème, à part le fait d’avoir des enfants moins parfaits qu’Eliott et Roxy, oh ça va pour faire pire que Roxy il y avait quand même de la marge. Du coup Eliott avait qu’une sœur et en plus… elle était même pas Romaine, pas de chance.

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MessageSujet: Re: Prends entre tes mains ton destin [Freya]   Mer 19 Avr - 16:58

Malgré sa réponse qui m’arracha un sourire amusé et un léger rire, je sentis qu’Eliott ne disait pas tout ce qu’il pensait. Je ne m’en préoccupai pas plus que ça, il devait y avoir une raison et je la respecte. Je me contentais de rétorquer d’une voie amusée.

Je n’aurais pas été la même si Bacchus avait été mon père. Déjà je serais sûrement moins jolie puisque je tiens plus de mon père physiquement, et ensuite je n’aurais pas été aussi talentueuse que je le suis aujourd’hui. Et puis j’aurais été une horrible camarade de mission. On serait peut-être déjà mort à l’heure qu’il est si je n’étais pas aussi géniale que maintenant.

Le jeune homme me parla par la suite de sa mère décédée alors qu’il était petit. J’en avais déjà entendu vaguement parler, mais qu’il me le dise comme ça, en plus de la situation atypique et pleine d’émotions dans laquelle on se trouvait, me fit ressentir extrêmement triste et désolée pour lui. Il aimait sa mère et je trouve injuste qu’on lui ait retiré aussi jeune. Une question apparu alors dans mon esprit : aurais-je préféré que ma mère meurt plus tôt qu’elle devienne comme ça ? Ça lui aurait évité de souffrir, je n’aurais pas mes cauchemars et ce pauvre aide soignant aurait encore ses yeux. Mais pourtant, une partie totalement égoïste en moi me souffle que si elle était morte je ne l’aurais jamais connue et j’aurais grandis sans jamais la connaître. Oh bien sûr Tante Peggy me parlait souvent d’elle, mais ce n’était pas le même genre de relation.
La suite de sa remarque me fit pas mal réfléchir elle aussi. Quand je me plaignais de Tante Peggy qui ne me regardait qu’avec honte pendant quelques années, lui devait supporté ce genre de chose encore et encore et par plusieurs personnes. Je lui saisis alors sa main non-blessée dans un geste qui se voulait réconfortant.

Je suis désolée pour ta mère, je suis sûr que c’était quelqu’un d’incroyable. Après tout son fils est capable de se battre de la main gauche sans entraînements, ce n’est pas rien ça !
Et puis, tu n’as pas totalement raisons. Même si on à pas de famille directe à épatée avec nous, on se sent légèrement inférieur à vous. C’est ce que je ressens en tout cas. Vous vous entraînez depuis que vous êtes petits pour cette vie alors qu’on débarque totalement. Regarde, on a le même âge et même si je descend directement d’un Dieu, tu restes bien plus compétent que moi dans la plus part des domaines importants ici. Et crois moi, venant de moi ce genre de remaqrue n’est pas du tout à prendre à la légère !


Il finit tout de même par avouer qu’il n’échangerait sa place pour rien au monde et je l’envie pour ça. Si j’avais le choix, je serais comme lui, juste une fille de demi-dieux. Au moins j’aurais eu quelqu’un pour venir à mes compétitions et mes spectacles étant plus jeunes. Juste pour ça je l’enviais. En plus il avait une belle mère et une sœur qu’il avait l’air d’adorer et j’en suis ravie pour lui. Si je me souviens bien, c’est justement sa sœur qui l’a accompagné avant notre mission. J’avais l’impression que notre départ remontait à des jours en arrière.

Et puis, en plus de cette famille géniale, tu as quand même un meilleur ami et Giulia qui t’attendent au camp. Je me demande ce que tu leur raconteras. Peut-être que ta camarade, en plus d’être grecque​ et incapable de te donner une vision correctement, t’as réveillée en pleine nuit avec des cris à éclaté les tympans.

J’avais aussi des amis là bas, mais ce n’était pas comparable aux siens. Je ne m’étais pas encore trouvé un groupe avec qui passé tout mes moments. J’alterne assez souvent mais ne me pose jamais vraiment. Les deux seuls avec qui je me sentais bien sont aux enfers. Ces idiots de Thomas et Noah ont eu l’excellente idée de m’abandonner alors que je découvrais tout juste mes visons. Après il ne fallait pas s’étonner que j’aille me confier à la première personne sympathique que je voyais quand ça n’allait pas.
Contrairement à ce que je pensais, Eliott est quelqu’un que j’apprécie beaucoup. Oh il a bien son caractère mais ça le rends plus attachant au final. On m’avait parlé du fait qu’il déteste les grecs et j’avais énormément appréhendé notre mission, mais il n’a pas l’air de me détester. Les rumeurs ont dût être exagérées et c’est tant mieux. C’est avec un sourire taquin que je lui fis par de mes réflexions intérieurs.

Tu sais, je n’étais pas très rassurée quand on m’a dit que j’allais faire la mission avec toi. On m’a plusieurs fois dit que tu es un tirant qui déteste les grecs et que tu leur en fais voir de toutes les couleurs. Mais bon, heureusement que je n’écoute pas trop ce genre de rumeurs en règle général et que je préfère me faire une idée par moi-même. Tu es bien plus sympas que tu n’en a l’air Eliott Fawkes !



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MessageSujet: Re: Prends entre tes mains ton destin [Freya]   Mer 19 Avr - 21:15



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A vrai dire, Eliott ne parlait même pas du physique, clairement s’il était réellement axé sur le physique des gens, il sortirait avec une fille de Vénus-non pas d’Aphrodite vraiment Vénus- bien superficielle et voilà, histoire d’avoir toujours raison dans les disputes de couples, de pouvoir faire ce qu’il voulait de A à Z sans qu’elle ne râle… et de se faire quand même sacrément chier mais c’est un détail. Il toussota légèrement lorsqu’elle prétendit, non mais c’était trop gros même pour Eliott, que s’ils étaient en vie c’était parce qu’elle était là et fille d’Apollon, il redressa la tête pour la ramener sur terre.

« Il ne me semble pas que tu faisais la maligne quand je me débarrassai du monstre pendant que tu roupillais au sol. Tu te confonds avec moi ma pauvre, mais là par contre je vais t’avouer que je sois fils de Mars, Apollon ou même d’Aquilon, je m’en serais sorti avec brio, tu peux en être sûr, les parents n’ont rien à voir là-dedans, je suis bon naturellement enfin avec un peu d’entrainement quand même, c’est pas non plus tombé du ciel mon talent. »

Les yeux d’Eliott s’illuminèrent de plaisir malgré la fatigue sous le compliment de la demoiselle. Il n’était pas certain de s’être battu avec beaucoup de talent de la main gauche et nul doute que n’importe lequel de ses camarades au camp l’aurait désarmé sans même avoir à se forcer mais il n’empêche, oui sa mère était formidable. Personne ne pourrait retirer cette fierté qu’avait Eliott lorsqu’il parlait d’elle, fierté qui venait de son père à coup sûr et de ses grands-parents.
Eliott esquissa un sourire en l’entendant dire que les nouveaux arrivants se sentaient un peu inférieur, hum c’était certainement le but aussi, les autres enfants avaient vécu ensemble pendant des années, un groupe s’était forcément déjà souder, plusieurs groupes et accueillir les nouveaux c’était pas toujours très simple, pour les enfants déjà présents ils étaient des intrus même si à force ils s’habituaient à eux. Un deuxième compliment de la miss, bah dis donc Freya en pleine nuit trouve le moyen de complimenter les gens, pour le coup Eliott était vantard autant endormi que parfaitement réveillé.

« Tu t’en sors pas si mal, t’en fais pas, tu es pas non plus une catastrophe au combat et il faut bien qu’on ait des avantages vu que nous on connait pas les médicaments blancs pas bon que tu m’as fait prendre tout à l’heure et toutes ces inventions des humains que vous maitrisez »

Excusez-moi ? Elle avait bien dit Giulia, woho, qu’est ce que cette andouille de fille de Mercure était ENCORE allé raconter ? Eliott avait envie d’étriper la fille de Mercure, réellement, mais elle pouvait pas juste la boucler ? C’était quoi son problème, est ce qu’elle voulait que tout le campement soit au courant qu’ils se connaissaient… oui c’était exactement ce qu’elle voulait. Il n’empêche que non il n’avait pas du tout hâte de la revoir, bon si un tout petit peu, mais de là le dire tout haut dans une phrase, ah la blague du siècle. Puis même, à croire qu’il passait son temps à aller raconter ses aventures à la fille de Mercure, ça par contre, c’est vrai qu’il ne le faisait pas tellement, bon elle était grosso modo au courant de presque tout parce que forcément il parlait mais c’est pas vraiment comme s’il allait lui sauter dessus quand il rentrerait… non vraiment pas le genre de la maison. Il se contenta de faire remarquer.

« Je sais pas où tu as entendu que Giulia est une bonne amie et que je vais lui raconter ma mission mais je t’arrête tout de suite, ce n’est pas le cas. On se connaît à peine, on ne se fréquente pas mais alors pas du tout. »

Ce n’était pas vraiment un mensonge, d’après les dires de la concernée, ils ne se fréquentaient pas assez, donc voilà. Et pourtant, si, forcément il allait être bien obligé de lui raconter que ça ne s’était pas passé exactement comme il l’espérait, au vu de sa main c’était plus que visible que c’était pas vraiment du Eliott dans toute sa splendeur. Bordel, ils allaient tous se foutre de sa tronche, c’est chaud d’être motivé avec ça. Il retint un rire nerveux avant de répondre à cette partie de ses propos.

« Clairement, je leur dirais que c’était la faute de Ian, ce qui n’est pas entièrement faux, ma mission s’est transformé en une mission protection, j’ai beau être bon je ne fais pas non plus de miracle et protéger un glandu ça a provoqué toute cette catastrophe. Puis je tiens à préciser quand même que déjà moi je m’en suis mal sorti alors tous les autres ils seraient morts à l’heure qu’il est. Voilà. »


Vantardise quand tu nous tiens.  Le reste des propos étaient des plus amusants, Eliott était plus que ravi d’apprendre qu’on parlait de lui dans le camp, bon en disant qu’il n’aimait pas les Grecs, ce qui n’était pas entièrement faux non plus, il n’était cependant pas assez stupide pour compromettre une mission sous prétexte que son coéquipier était un Grec, puis il savait aussi que Nathan était Grec, ainsi que Roxy et il les aimait bien, donc d’accord il les avait entrainé mais c’était des Grecs. C’était sur un terrain d’entrainement qu’il était chiant une fois dans le feu de l’action il voulait juste bien faire, trop bien faire même. Purée qu’est ce qu’ils diraient s’ils voyaient Eliott avec Tim, ce n’était même plus de la tyrannie, il était vraiment antipathique avec lui et heureusement que les missions avec des mortels n’existaient pas, pauvre Eliott sinon.

« Disons que je trouve les Grecs trop peu discipliné, la plupart du temps, on a l’impression que tout est un jeu alors qu’il faudrait de la discipline. Après c’est sur les terrains d’entrainements, c’est facile de leur rentrer dedans et de les mettre à terre, j’ai de l’entrainement c’est facile pour moi. Sauf que si je commence à faire ça en mission j’installe une mauvaise ambiance et je préfère avoir une cohésion quand il faut se battre. Si je suis prêt à me sacrifier pour mes camarades, je veux qu’ils en fassent autant pour moi et ce n’est pas en les méprisant dès le début que je pourrais exiger ce sacrifice de leur part. Je fais des compromis. »


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MessageSujet: Re: Prends entre tes mains ton destin [Freya]   Mer 19 Avr - 22:58

Eliott redressa la tête et me rappela que je n’avais pas le même discours une fois dans les vapes et à la merci du monstre restant que Monsieur a réussi à battre de sa main gauche. Ca va j’ai compris à force, il ne faut juste pas m’en demander trop niveau compliments, j’ai mes limites quand même. Déjà qu’en faire aux autres n’était pas dans mes habitudes, alors reconnaître en plus qu’il était meilleur que moi plus d’une fois dans la même discussion c’était trop demander.
Je jurais avoir vue ses yeux s’illuminer de plaisir à mes compliments. Serait-ce parce que c’était moi qui les ais dit ou alors parce que je venais de trouver plus amoureux de lui-même que moi ? Non c’était impossible, seul mon père pouvait me surpasser. Ce fut pourtant à mon tour d’afficher un air satisfait et fière sur mon visage quand il me fit remarquer que je n’étais pas si mauvais que ça. Attends…pas si mauvaise que ça ?

Je ne suis pas « pas si mauvaise que ça », je suis incroyable tu veux dire ! Tu m’as regardé tiré au moins ? Non parce que même un aveugle se rendrait compte de ma supériorité quand j’ai un arc à la main.

Je ne pus m’empêcher de pouffer légèrement quand il me parla des « médicaments blancs pas bon ».

Tu n’as jamais passé quelques semaines dans le monde des humains ? Tout le monde utilise ces médicaments ici pourtant. Rien qu’une douleur ou un peu de fièvre et on avale un cachet. Et puis bon, c’est vrai que ça ne vaut pas l’ambroisie, mais au moins je ne te les ai pas pris en poudre.

Il s’énerva légèrement après que j’ai eu osé évoquer le nom de Giulia comme une amie. C’est moi ou il est totalement dans le déni ? Ca se voit à des kilomètres qu’ils sont très proches et je disais même ça avant de connaître mieux Eliott.

On ne m’a rien dit sur toi et Giulia en particulier, bon à part les filles d’Aphrodite et de Vénus mais elles ne comptent pas. Sérieux ces filles ont déjà cru que si on se planquait pour se parler avec Ian c’était pour vivre notre sois disant amour en secret. Je devrais leur dire un jour que c’était juste une question d’argent…Le fait est que ça se voit que vous êtes proches et ne va pas me faire dire le contraire. Et puis, je suis quasiment sûr de t’avoir entendu l’appeler quand je t’ai malencontreusement réveillé.

Je clôture ma tirade avec un sourire légèrement mesquin et des yeux pétillants de curiosité. Je ne le laisserais pas en paix tant qu’il ne m’aura pas avouer ses sentiments pour elle, c’est une chose à rajouter sur ma liste des choses à faire avant de mourir !
Ce qu’il dit par la suite empeste la vantardise et le semi-mensonge mais bon, qi suis-je pour le juger sur ça ?
Quand à ses dernières paroles, je ne suis qu’à moitié d’accord avec lui. Ses propos sur les grecs ne sont pas vrai pour tout le monde et ça me vexe qu’il me voit comme ça. Quesqu’il croit, que c’est un jeu pour moi tout ça. Si s’en est un c’est un grand jeu d’échec où ont peut se faire blesser et même mourir.

Si nous prenons tous pour un jeu, alors vous les romains vous êtes coincés et trop à chevale sur les règles. Vous ne vous lâchez jamais et vous êtes toujours bien trop sérieux pour votre santé mentale. En plus vous êtes de grands rabat-joie et vous n’êtes bon qu’au combat.

Je laisse planer quelques secondes avant de reprendre avec un sourire amusé.

Enfin bon, c’est ce qu’on m’a dit. La seule chose que je veux bien reconnaître sur vous, sur toi du moins, c’est que votre sens de l’honneur n’est pas un mythe.

Je repose ma tête sur l’oreiller que je lui ai volé subtilement et baille discrètement. La fatigue est revenue et je ne peux que m’en réjouir. Je plante mon regard dans le siens et un autre sourire affectueux vit le jour sur mon visage.

Merci pour tout Eliott. Je serais bien allée me recoucher là bas mais je me suis rendu compte qe ce lit est bien plus confortable. Aller bonne fin de nuit.

A peine avis-je dit ça que je m’étais endormis d’un sommeil sans rêves.

J’eu une surprise à mon réveil, un Ian réveillé et regardant ses bleus dans le miroir accroché dans la chambre. Il avait un air à la foie lessivé, énervé et perdu. Sûrement devait-il se demander comment il était arrivé là alors qu’avant il était dans un musée au milieu des monstres. Je lâchais un rire léger et il se retourna vers moi aux aguets.

Calme toi Ian, on a récupérer l’épée alors que tu dormais et on s’est retrouvé ici pour se reposer. Et puis va prendre une douche tu pues d’ici !

A sa tête je vis bien que je l’avais vexé, mais il s’empressa d’obtempérer en me voyant me lever et faire craquer mes doigts. Il me connait depuis assez longtemps pour savoir ce que je fais aux gens qui m’énervent trop. Je me tourne alors dans la direction d’Eliott qui était lui aussi réveillé. Je lui souris amicalement.

J’ai déjà anticipé hier soir pour le petit déjeuner. On a des barres de céréales et des gâteaux.

Je jetais négligemment les paquets de biscuits sur le lit, manquant sa tête de peu. Je ne m’en occupais pourtant pas et sautais sur le lit pour le rejoindre et manger avec appétit une partie de mes trouvailles. Une fois terminé, je pressais les garçons de se dépêcher. J’avais une folle envie de rentrer au camp. J’avais besoin de soin pour ma tête. Elle me tournait toujours et j’avais des nausées de temps à autres mais je ne voulais pas les inquiéter. Après tout, tant que je ne m’évanouissais pas tout devrait bien se passé non ? J’ai bien pris un cachet aussi mais rien n’y fait. Je soupirais légèrement, un nouveau vertige arrivait.

On ferait mieux d’y aller, je dois rentrer au plus vite.



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MessageSujet: Re: Prends entre tes mains ton destin [Freya]   Jeu 20 Avr - 21:46



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Freya & Eliott

Bon, peut-être qu’Eliott y était allé un peu fort en disant juste qu’elle était pas si mauvaise, ça va il n’allait pas non plus lui jeter des fleurs, faudrait pas exagérer. De toute façon, elle semblait capable de s’en lancer toute seule, comme une grande, puisqu’elle lui rappelait la bonne tireuse qu’elle était. Oui c’est vrai, elle se débrouillait, il n’allait pas non plus dire le contraire, elle visait bien ça faisait mouche -enfin presque toujours hein parce qu’elle s’était retrouvé dans les vapes en loupant sa cible-. Parlons de la supériorité, par rapport à qui ? Eliott ne se souvenait pas avoir été inférieur à un seul moment de la journée, alors les paroles de la demoiselle glissaient sur lui sans qu’il ne se sente trop malmené, encore moins en compétition. Il roula des yeux d’un air moqueur avant de la taquiner, légèrement.

« Une fille d’Apollon qui sait viser ce n’est pas non plus un exploit. Et non je ne t’ai pas vraiment vu tirer, j’étais un peu occupé à sauver la vie d’un enfant de Mercure qui lui ne savait pas viser et comme voleur n’était pas spécialement doué, je sais pas avant de finir dans les vapes ses frères et sœurs auraient au moins réussi à chiper l’épée. »

Oh c’était de bonne guerre parce qu’elle se foutait de lui vu le talent qui était le sien pour avaler des machins blancs. Non mais quand même c’était vraiment amer, heureusement qu’il ne fallait pas croquer dedans, Eliott aurait certainement trouvé le moyen de cracher plutôt que d’ingérer ce machin. Il eut beau réfléchir et essayer de faire remonter les souvenirs de son année passée au milieu des humains, il n’avait pas ce souvenir d’avoir ingéré des médicaments, en tout cas ça ne l’avait pas marqué, il n’était pas souvent malade il faut dire et même enfant il avait un sacré tempérament et il aurait certainement fait la forte tête refusant d’avaler un seul de ces comprimés, surtout si son papa ne lui avait pas dit de le faire. Puis même en grandissant et en passant des après-midis chez la grand-mère de Roxanne il n’avait jamais entendu parler de ça. Il secoua donc la tête pour montrer qu’il n’en avait jamais pris.

« Je suppose que je n’en ai jamais eu besoin et pour les fois où je suis tombé malade, mes parents étaient là pour me filer de l’Ambroisie, je pense que mon père ne connait pas non plus les … comment ça s’appelle déjà ? Ma mère ne m’en a jamais parlé non plus, elle doit connaître puisqu’elle vient de votre monde mais elle ne s’en sert plus, Roxanne aussi doit connaît, je lui demanderais. »

Les traits d’Eliott étaient pour le moins, beaucoup plus méfiant, beaucoup plus dur aussi, et avec une expression de mise en garde dans le regard. Cette discussion n’était pas du tout celle à tenir avec lui, puisqu’il avait plus envie d’envoyer paître que de se lancer dans un débat qu’il jugeait stérile, personne n’avait besoin de savoir si oui ou non il était l’ami de Giulia. Il avait beau savoir qu’effectivement les filles de la déesse de l’amour se mêlaient de tout et trouvaient de l’amour partout, ça ne lui plaisait pas pour autant et il esquiverait avec brio Giulia pendant une semaine rien que pour être certain que des rumeurs, fausses en plus, les concernant cessent une bonne fois pour toute. Là, où c’était légèrement plus embêtant ce fut la dernière phrase, oh le regard peu amical qu’elle se pris dans la tronche mademoiselle Freya. Néanmoins, c’est sans le moindre doute qu’Eliott rétorqua, confiant.

« Nous ne sommes pas proche et nous ne le serons jamais. Peu importe ce que tu penses voir et le plaisir immense que ça vous procure à tous de m’inventer une vie avec cette fille, je ne l’aime pas, c’est même pas ce n’est pas mon amie, c’est je ne l’aime pas et je ne veux rien avoir à faire avec elle, ni aujourd’hui, ni jamais. »

Pas devant tout le monde en tout cas, il arrivait presque à s’imaginer le sourire satisfait qu’aurait Giulia en entendant les rumeurs et ça le déprimait encore plus. Elle se réjouissait de la déprime d’Eliott, c’était quand même catastrophique comme relation.
Décidément les sujets étaient de plus en plus agréable à l’oreille d’Eliott. Voilà que maintenant on insultait les Romains. La santé mentale d’Eliott allait très bien, merci, et il s’inquiétait aussi de celles des Grecs qui semblaient avoir une envie de tous mourir, après ce sont des Grecs c’est normal qu’ils ne se sentent pas à la hauteur et qu’ils veulent se donner la mort, faudrait pas se réjouir pour eux non plus, ils sont marrants quand même à être inférieur. Il toussota légèrement histoire de lui rappeler qu’il était présent physiquement, mentalement et en tant que Romain qui s’assume. D’ailleurs est ce qu’il ne devait pas lui balancer l’oreiller dans la tête histoire qu’elle arrête ses âneries, non soyons pacifique un peu, la bonne entente entre les membres d’une mission c’était très très important et il ne fallait pas tuer ses camarades même s’ils provoquent. Surtout qu’elle était agréable par la suite et tenait des propos beaucoup plus sympathiques. Oui l’honneur n’est pas un mythe et Eliott avait beau être une sacrée tête de mule doublé d’une très grande vantardise tous ses traits s’effaçaient lorsqu’il s’agissait de la vie des autres.

« Je ne suis pas un rabat joie, je vous ai laissé toi et Ian diriger la mission comme vous l’entendez, j’ai suivi le mouvement du début à la fin et même en sachant que les idées étaient pas toujours très bonnes, je ne vous ai pas contredit ni dit que j’aurais mieux fait que vous, tu exagères et je ne fais pas que combattre, tu exagères. Je dirais même que ça va être difficile de combattre durant les prochaines semaines. »

Et pourtant même en disant cela à haute voix, il n’était pas tellement déprimé, il trouverait d’autres moyens d’occuper ses journées et il aurait Roxanne pour l’empêcher d’être de mauvaise humeur, elle l’occuperait à sa façon, non franchement même sans combat, Eliott ne serait pas du genre à rester dans son coin à ruminer, bien au contraire.
Il fronça les sourcils en entendant la squatteuse dire qu’elle ne voulait pas changer de lit parce qu’il était plus confortable et poussa un soupir en constatant qu’elle s’endormit sans mal. Il finit par s’endormir à ses côtés, non sans lui avoir tourné le dos auparavant parce que faut quand même reconnaître que ce n’était pas Giulia et qu’il ne voulait risquer aucun geste étrange, même par réflexe dans la nuit.

Au petit matin il fut réveillé par un mouvement dans la pièce et se redressa prêt à défendre sa vie avant de constater que c’était Ian qui… s’admirait à coup sûr, il se recoucha donc pour laisser l’enfant de Mercure tranquille et parce qu’il n’avait pas envie de lui parler. De toute façon à peine Freya réveillé par monsieur discrétion, elle l’envoyait se laver sans considération pour son ego, et bah heureusement qu’elle n s’adressait pas à Eliott ainsi, ça aurait fait de sacrées étincelles. Eliot manqua dès le début de la journée une commotion cérébrale provoquée par une Freya qui visait comme un pied. Il poussa du doigt le paquet de gâteau ne l’ayant loupé que d’un cheveu et commença à grignoter, en silence. Ian le rejoignit même sur le lit après sa douche et les deux étaient occupés à manger tandis que la fille d’Apollon avait la bougeotte, les deux gars se lançaient même des regards l’air de dire « elle est reloue hein ». Disons qu’Eliott n’était pas non plus hyper pressé de rentrer, la mission n’était pas devenue une réussite pendant la nuit et c’est fou mais Ian avait beau être chiant par moment -souvent- il restait un Romain et l’échec ne faisait pas non plus parti de ses priorités dans la vie alors pour une fois les deux étaient sur la même longueur d’onde et s’ils avaient pu ils seraient restés là un jour ou deux, déjà pour se remettre moralement de la mission et après physiquement si c’était possible mais Freya était décidée et la contrarier semblait être synonyme de se prendre plus que des gâteaux dans la tête donc autant filer droit.

Eliott avait à peine atteint la porte qu’elle annonçait qu’elle devait rentrer rapidement. Sa main resta sur la poignée tandis qu’il se tournait essayant de comprendre le mystère sous les mots qu’elle utilisait.

« Comment ça tu dois rentrer ? Qu’est-ce qu’il y a que tu ne nous dis pas ? »


Quoi, c’est normal de s’inquiéter, si c’était encore une vision, il était hors de question qu’Eliott ne soit pas au courant de cette vision oh et même s’il était question de sa mort, de la mort du camp ou même que l’épée était une fausse, il voulait savoir et si pour cela il fallait bloquer la porte, il bloquerait la porte. Ils ne partiraient pas d’ici tant qu’il ne saurait pas de quoi il s’agissait.
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MessageSujet: Re: Prends entre tes mains ton destin [Freya]   Ven 21 Avr - 23:42

Je me détendais de plus en plus avec la présence d’Eliott. Bien que mon égo en prenne un coup, je dois admettre que ces taquineries sont bien plus attrayantes que certaines personnes qui me suivent sans réfléchir et tenter de penser par eux même. Sa remarque sur Ian me fit rire, mais je ne put m’empêcher de répondre à celle le fait que je sois la fille d’Apollon.

Si tu savais le nombre de mes frères et sœurs qui ne sont pas doués avec un arc dans les mains. Notre père a tellement de spécialité que généralement, un enfant en hérite d’une. Seulement, je suis à part puisque j’ai le tir à l’arc, la musique et mes visions.

Il parla par la suite des cachets blancs et les compara à l’ambroisie. Je me demandais quel goût ça prenait pour lui. Pour ma part c’était toujours cette tarte au citron meringuée que j’allais m’acheter après les cours à la boulangerie près de chez moi. J’étais toujours prête à taxer Noah pour ma tartelette. Je ne me suis jamais permit beaucoup de sucrerie et ce gâteau était ma seule douceur. Je nous revois encore, à douze ans, faisant semblant de prendre notre temps devant la vitrine alors que nous savions très bien ce que j’allais choisir au final.

Des dolipranes, se sont des dolipranes. Et puis, tu en as de la chance d’avoir toujours connu l’ambroisie, il y en a qui grandisse avec des choses bien plus dégueue que ce pauvre cachet.

Après l’évocation de Giulia, le visage d’Eliott prit un air beaucoup plus dur et presque méfiant. Je m’en voulais presque d’avoirs mis ça sur le tapis. Presque. Sa réponse ne fit que me renforcer dans l’idée déjà bien présente qu’il se passait quelque chose entre eux deux. Le romain n’assume clairement pas, ou alors il est dans le déni total. Dans les deux cas je ne me gênerais pas à l’avenir pour le taquiner dessus, c’est mon passe temps favoris après tout. Bon après montrer ma supériorité aux autres bien sûr, mais ce n’est pas vraiment comparable. Je me pris alors le regard le moins amical que j’avais vu depuis un sacré bout de temps, trois semaines peut-être. Tout ça à cause de ma dernière phrase, ça me ferait presque rire mais je vais éviter de le froisser encore plus, pour le moment du moins.
Mon discours plus qu’exagérer et cliché sur les romains eut l’air de l’énerver encore plus pendant un temps, du moins jusqu’à ce que je lui parle de son honneur. A tout de suite quand on fait des compliments ça va mieux, et heureusement pour lui je ne dit jamais de compliments à la légère. Il devrait s’estimer heureux d’en avoir reçus autant en une soirée.

Bien sûr que j’ai exagéré, mais il faut aussi dire que tu n’y a pas été de main morte avec moi. Les grecs ne sont pas tous comme ça, heureusement qu’il y a des exceptions. J’en fais bien évidemment partie.
Et puis, je me suis improvisé stratège mais ça n’a jamais été mon fort de trouver un plan pour quelqu’un d’autre que moi. Je suis vraiment désolé pour ton poignet.



Après mon réveil, je pris en flagrant délit les deux romains en pleine conversation par regard, l’aire de dire que je n’étais pas des plus agréable. Je toussotais légèrement pour leur rappeler ma présence et leur lançait un regard noir. Je n’étais définitivement pas d’humeur et mes vertiges ne faisaient qu’empirés.
J’allais hurler de joie quand Eliott allait sortir de la chambre, mais il s’arrêta aussi tôt à ma phrase et je ne pus que me maudire intérieurement. Monsieur ne me laissait aucune chance de fuite et j’avais réussi à l’inquiéter à cause d’une stupide phrase sortie sans réfléchir. Oh bien sûr je pourrais leur dire qu’un coup de massues ça fait un peu plus mal que ce que je pensais et que je devrais sûrement passer voir ses parents, mais il allait encore plus s’inquiéter et je ne voulais pas me ridiculiser encore plus qu’hier. Plus la scène repassait dans mon esprit et plus je me sentais bête et inutile. Sa question me mit donc dans un sentiment inconfortable et mon visage me trahissait bien trop. Lui aussi paraissait légèrement inquiet. Quelque chose fusa alors dans mon esprit, il pensait peut-être que j’avais eu une autre vision. J’aurais à la limite préfère que se soit ça.

Il n’y a rien, rien du t…

Un vertige me prit alors et je ne pus m’empêcher de tomber cette fois. Tout tournait et j’eu très envie de vomir. Mon corps était lourd et j’avais cette impression d’être écrasée contre le sol. Quesque ça fait mal ! Mes yeux se fermaient tout seul, mais je savais qu’il ne fallait pas les fermer. Je réussi à me redresser légèrement et regardais Eliott dans les yeux. Je soupirais légèrement.

Bon, il faut juste que je passe d’urgence voir tes parents. Il n’y a pas de quoi s’inquiéter. Ça va passer. Je ne suis pas encore tombé dans les pommes c’est plus tôt bon signe. Aide moi à me relever au lieu de rester planter là, je ne suis pas sûr d’y arriver toute seule…s’il te plait Eliott.

Il fallait parfois mettre sa fierté de côté pour sa propre sécurité et cette situation le nécessitait. Pourtant à peine m’eu-t-il touché qu’une vision m’apparu.

Je courais comme une dingue dans une sorte de forêt. Des monstres me suivaient et je pestais. Je tirais autant de flèches que je pouvais mais il y en avait toujours trop. La vision change et je me retrouve dans une salle d’interrogatoire. Je ne vois pas la personne en face de moi mais j’ai une arme pointée vers moi et je suis blessée. Il me demande des informations sur le camp et je refuse de lui répondre. La vision rechange et je nous vois, Eliott et moi avec Nathan. Eliott me hurle que je les ais trahis et je pleure.

Ma vision s’était accélérée et je le relâche d’un coup. Je relève la tête vers lui, tremblante et lui dit d’une voie brisée.

Je viens d’avoir une vision et je ne la comprends même pas. Elle ne peut pas se réaliser, c’est impossible. Je ne ferais jamais ça !

Je ne suis pas une traîtresse, pas encore du moins…



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MessageSujet: Re: Prends entre tes mains ton destin [Freya]   Sam 22 Avr - 18:05



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Freya & Eliott

Est-ce que Freya avait quelque chose d’effrayant habituellement, non pas vraiment, elle n’était pas spécialement grande et son visage faisait plutôt bonne copine que celle dont il faut se méfier au risque de se prendre un coup sur la tête, alors la voir lancer des regards noirs ça n’était pas mais alors pas du tout flippant. A la limite, Eliott aurait été capable de se lever, de lui tapoter sur la tête en lui faisant remarquer qu’elle était mignonne avec son petit air pas content, mais quelque chose dans l’attitude de la demoiselle le retint d’agir comme un sale gosse. Du coup, comme souvent dit donc, Eliott laissa son sale caractère de côté pour quelques secondes et fit ce qu’elle attendait de lui avant de comprendre qu’il y avait quelque chose qui clochait, autre que le fait qu’elle leur lance des regards noirs comme s’ils étaient en faute Ian et lui, n’importe quoi comme si Eliott était en tort des fois.
L’expression de Freya changea du tout au tout quand il s’adressa à elle, comme si tout d’un coup, il devenait un parfait inconnu et qu’elle n’avait rien à lui dire. Il jeta un coup d’œil indécis à Ian, n’étant pas spécialiste des pensées des filles au petit matin, enfin si celles de Roxanne mais c’était plutôt des rapports de forces entre eux et elle n’avait jamais l’air alarmé par Eliott, ah non ça pas de doute, il effrayait pas du tout sa sœur et elle rougissait pas non plus en sa présence. Ce qui était d’ailleurs complètement bizarre, et pas mais alors pas du tout rassurant. Oh bon dieu, pourvu qu’elle n’ait pas eu de visions de lui avec une fille -on se demande laquelle ou c’est évident pour tout le monde ?-. Non il n’y a pas de raisons hein, les visions ça doit avoir un caractère important pas de savoir ce que faisait Eliott avec sa… camarade Romaine ? ça n’a aucun intérêt, donc ça ne pouvait et ne devait pas être ça.
Quelle mauvaise menteuse, sérieusement, même Eliott mentait mieux qu’elle. Il lui lança un regard dubitatif, elle essayait vraiment de lui faire gober qu’elle allait bien. Pour le coup même les dieux étaient du côté d’Eliott puisqu’il n’eut pas vraiment le temps de lui dire qu’elle devait arrêter de le prendre pour un con, voilà que mademoiselle s’écroulait devant lui. Ah non, là il était pas responsable de sa chute, il ne l’avait même pas touché. Rectification, non elle ne devait pas passer chez ses parents, Eliott avait déjà manqué d’étrangler Giulia lorsqu’elle s’était présenter d’elle-même à ses parents, alors rien que d’imaginer présenter Freya, ça ne l’emballait pas du tout, il voulait bien l’emmener à l’infirmerie, mais certainement pas chez lui. Giulia allait faire un arrêt cardiaque sinon.
A quel moment c’était bon signe qu’elle ne soit pas tombé dans les pommes, le bon signe serait plutôt qu’elle tienne sur ses jambes et non pas qu’elle se prenne de passion pour le sol de la chambre, en plus c’était pas spécialement propre, oui c’est un détail mais ce sont les détails qui sont importants. La fille exagérait, elle lui balançait des bombes et après demandait d’Eliott qu’il soit prêt à tout. Il lui tendit une main pour la relever non sans avoir ronchonné auparavant.

« Excuse moi d’être déstabilisé quand tu tombes sans raison apparente devant moi. Tu es sûre que tu vas réussir à marcher ? »


Grand silence pour répondre à sa question. Eliott claqua des doigts pour la réveiller ce qui fit pouffer Ian qui lui expliqua bien gentiment qu’elle avait une vision. C’est légèrement flippant quand même les visions, elle était complètement déconnectée de la réalité et n’importe quoi pouvait lui arriver quand elle avait une vision. Elle se détacha d’Eliott visiblement chamboulé sans qu’il ne sache comment interpréter ce geste. Difficile d’aider une demoiselle, il n’avait pas vu la vision pour sa part. En revanche pour avoir été la cible direct d’une précédente vision, il pouvait au moins tenter de la rassurer.

« Peut être que tu te méprends sur la signification de cette vision. Oui elle va arriver, j’ai bien compris que ça arrivait toujours ce que tu voyais mais tu ne sais ni la date, ni l’heure et encore moins le contexte peut être que quand ça arrivera ce sera totalement différent de ce à quoi tu penses maintenant. Regardes tu étais hyper inquiète pour moi et pourtant ta vision me concernant ne s’est pas révélé catastrophique. »

Eliott ouvrit finalement la porte de la chambre et fit signe à Ian de sortir après lui avoir gentiment demandé de surveiller leurs arrières. Non pas que le descendant de Mars soit du genre à avoir besoin d’une escorte, oulah non, mais dans ce cas de figure il pensait sincèrement que Ian s’en sortirait mieux que lui au cas où combat et il y avait et absolument pas parce qu’Eliott avait la main encore bien douloureuse. Plutôt parce qu’à peine ils étaient sur le palier qu’il attrapa sa camarade Grecque pour la mettre sur son épaule. Oh oui elle avait un ego de malade, elle allait hurler et l’insulter de tous les noms mais il s’en contrefichait de ses états d’âmes, il n’allait pas la laisser s’écrouler sans arrêt, si ça se trouvait marcher lui donnait encore plus de vertiges donc autant la porter. Néanmoins, espérant calmer le flot de haine qui circulait entre les veines de la blondinette, il marmonna.

« Garde tes forces pour te tenir sur ton pégase Freya. Ça ne me plait pas plus qu’à toi d’être obligé de te porter, je ne suis pas un poney mais je ne sais pas ce que tu as mais quelque chose me dit qu’il vaut mieux être prudent et ne pas aggraver ta situation. Tu as pris combien de Do-li-pra-ne ? »


Et bah franchement, heureusement qu’elle ne pouvait pas voir la tête d’Eliott, il était tout fier de montrer qu’il se souvenait de ce mot même s’il n’en reprendrait certainement jamais vu comment c’est dégueulasse. A moins bien sûr qu’Eliott soit en grand danger, coincé dans le monde des humains. D’ailleurs ça lui poserait un immense coup au moral et ce ne serait pas juste des dolipranes qu’il lui faudrait pour accepter la situation.
Une fois en bas et après avoir croisé la réceptionniste d’hier soir, elle se tourna vers un Ian qui clairement dû se retenir de lui en coller une après s’être pris comme réflexion « Quand on tient pas l’alcool on boit pas. » Eliott se pris un regard tout aussi suspicieux que la veille d’ailleurs et quand il y réfléchissait, il comprenait si l’autre se faisait des idées, le voir débarquer avec sa camarade sur l’épaule devait la conforter dans son idée. En même temps ça ressemblait bien à du Eliott que de toujours se griller tout seul. Il poussa un soupir, lança un regard penaud à Ian qui ne devait rien comprendre et se dirigea vers la forêt, priant pour que plus aucune merde ne leur arrive, c’est bon ils avaient donné.

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