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 We will rise again - Cameron

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MessageSujet: We will rise again - Cameron    Dim 7 Sep - 23:28


Cameron Tayler Reyes
« Les sentiments ne s’expliquent pas.»

   

NomReyes Prénom(s) Cameron Tayler SurnomsCam' Date de naissance5 mai Âge21 ans Lieu de naissanceTexas OrigineAméricaine Années passé dans votre campSix années Statut social •  Célibataire Orientation sexuelle •  Bi avec préférence pour les femmes AvatarAlexis Ren Créditécrire ici

ÉlémentTerre Parent divinCérès Pouvoir (un seul)Totem Panthère Arme et objet magique (une arme et un objet ou deux armes) Une bague qui lui permet de dupliquer une arme. Spatha en or impérial rétractable en boucle d'oreille en forme de dragon. Camp choisiLes Romains Rêve d'avenirMe souvenir simplement
..IL ETAIT UNE FOIS..
   ..IL Y A BIEN LONGTEMPS.
.

On a beau dire que la vie est un long fleuve tranquille, je ne suis pas sûre qu’on puisse se tromper plus que cela. C’est vrai quoi, qui est-ce qui a vraiment pu dire cela ? Non, bien évidemment sans le coté ironique de la citation, mais quand même. Je veux bien que notre vie c’est un peu égal à notre monde - notre chemin - notre course contre la montre, je vais pas tous les faire parce que sinon ça ferait trop de lignes. Si, je vous assure.

J’aime qu’on reste un peu logique tout de même. Bon, ce n’est pas évident non plus de l’être tout le temps. On va se contenter de suivre une trame possible ? Oui, comme ça, tout ira bien pour tout le monde, dans le meilleur des mondes. Au fait, je suis Cameron. Je sais pas d’où mes parents on sortit ce nom, je ne le sais vraiment pas, mais je suis à l’aise avec. Avec le deuxième aussi, Tayler, pour ma défense j’ai tellement aimé mes noms, que je m’amusais un à être Cameron et l’autre Tayler, quand je pense que des gens on vraiment cru que j’avais une jumelle. Pas très intelligent quand même, enfin bon, on ne va pas les juger de s’être fait avoir par une gamine de six ans, c’est clair. Pour en revenir à ma naissance en ce monde, il faut que je vous parle de mes parents pour que ce soit plus logique. Je vous assure que dans mon cas, on frôle le délire.

Disons qu’une fois que l’on connait ce monde, celui dans lequel je vis ça va, nous pouvons trouver une façon de s’adapter. Pas toujours simple de tout comprendre, ça c’est clair, souvent je suis larguée même mais bon, en principe, j’ai appris à vivre en gardant une certaine joie de vivre communicative parait-il, alors je fais de mon mieux pour rester ainsi. Mais ce n’est pas toujours simple. Je voudrais être parfaite, mais je suis loin de l’être. Très souvent, je me dis mais pourquoi est-ce tu as fait ça, bon sang. Ou pourquoi as-tu dis ça. Des trucs dans le genre, qu’on se dit mais merde qu’est-ce que je peux être débile quand je m’y mets. Donc si ça vous arrive, faut pas vous en faire, c’est totalement normal. Voilà au moins de la normalité, youhou. Donc, mes parents. Mon père possédait un ranch - techniquement il le possède toujours bien que je n’y suis jamais retournée pour le voir de mes yeux - mais bref voilà, au Texas. Une grande passerelle et énormément de terrains qui appartenaient déjà à mes grands-parents. Donc quand on dit ranch, on dit forcément chevaux, mais aussi toutes sortes d’animaux.

Mon père et sa soeur, ma tante, travaillait aussi la terre et donc ne s’occupait pas que des animaux, disons que ça c’était plus ma tante qui s’en chargeait. Mais pour l’éducation des chevaux, là c’était juste mon père. Il avait ce talent si précieux de créer des liens avec eux. C’était beau à voir. Impossible à imaginer et pourtant, ils étaient en parfaite osmose. D’après mon grand-père, son fils a toujours agi ainsi avec les bêtes. Les animaux ont confiance en lui - confiance aveugle - et lui, le leur rend bien. Nos chevaux ne restaient pas toujours chez nous. Mon père les formait à divers dessein et puis une fois qu’il était sûr de l’acheteur et bien il s’en séparait. Ce n’était jamais facile. D’ailleurs, mon père, Jack me forçait à ne jamais trop m’attacher, car un jour, on se serait séparé. Moi, petit fille, j’essayais de tout faire comme lui. Vous voyez une petite blonde avec une casquette à l’envers sur sa tête quand ce n’était pas un chapeau de cowboy, qui imitait tous les faits et gestes de son père et de sa tante, et bien, cette petite fille c’était moi. A midi et le soir, je passais du temps assise sur les genoux de mon grand-père, papy Billy, il me racontait des histoires, des tas d’histoires pas toujours pour une petite fille lui rappelait ma tante. Mais papy disait que c’était ainsi qu’on perpétuait la famille, en se contant les histoires de la famille Reyes.

J’adorais ça. Ce moment d’échange avec lui. Il en savait tant. C’est lui qui avait appris à mon père comment diriger le ranch alors forcément, je l’admirais. Maintenant étant plus âgée, je comprenais parfaitement ce qui avait attiré ma mère dans cette famille, si ce n’est les muscles de mon père, son caractère facile mais si sérieux parfois et protecteur de la nature et des animaux, cette façon d’être avec la nature. Mon père n’a jamais voulu me raconter son histoire. Petite, on m’a dit que ma mère était morte et qu’on avait dû m’extraire de son ventre en toute hâte. Mais cette histoire ne m’avait jamais semblait plausible. Et j’en faisais des cauchemars. J’avais l’impression d’avoir tué ma mère en venant au monde. C’était insupportable pour une petit fille qui apprend la vie. Alors papi et Jack m’avait raconté que mon père était tombé amoureux d’une femme qui aimait autant la nature que lui. C’était ... un coup de foudre parait-il. Elle serait restée quelques semaines.

Pourquoi ? Passer du temps avec mon père ? Être sûre qu’il en valait la peine ? Je n’ai jamais la réponse exacte. Pour moi, tout était nébuleux, j’étais trop jeune la seule que j’ai retenu c’est que ma mère est partie m’emmenant avec elle et qu’un matin, elle était de retour, un couffin dans les bras. Mon père s’était interrogé et juste après m’avoir récupéré dans ses bras d’où émanaient une douce chaleur, les yeux brillants de joie à l’idée d’être le père de ce petit être, avait redressé la tête mais ma mère était déjà partie. Volatilisée, c’est ce que disait pépé. Pas sans rien, certes, elle lui avait laissé une lettre lui demandant de me nommer Cameron et de choisir un deuxième nom qui lui plairait. Mon père décida de me nommer Tayler en l’honneur de son petit frère qui était mort après avoir reçu un coup de sabot dans le ventre vers ses dix ans. Mon père en avait quinze en ce temps-là, il avait été réellement touché et ma grand-mère en avait atrocement souffert.

Seul pépé semblait maître de lui-même, mais je savais discernée les larmes dans les yeux des gens, invisibles mais présentes, la douleur tirant les traits. C’était facile à comprendre que lui-même en avait souffert mais se montrait fort pour sa femme et son fils ainsi que la petite dernière qui heureusement était bien trop jeune à l’époque pour se rappeler du drame familiale. C’est pépé qui m’a raconté cette histoire, pour me dire à quel point je devais être une petit fille courageuse et ne jamais pleurer pour rien. Ce qui fait que lorsque je tombais et même que je me faisais très mal, je n’osais pas pleurer. Billy a dû m’expliquer que le courage ne veut pas dire ne pas pleurer, mais se relever. J’aimais beaucoup mon grand-père. Sa sagesse me faisait rêver à tel point que c’était qu’une évidence que je voudrais reprendre le flambeau de mon père plus âgée. Mais mon père, Jack, s’inquiétait lui. En effet, ma mère lui avait laissé des indications pas facile à comprendre pour un père qui aime tendrement son enfant. Au final, il ne savait pas vraiment ce qui pourrait m’arriver.

Ma mère lui disait de se méfier et toujours me garder à l’œil et de ne pas trop m’en vouloir, car j’étais différente. La différence ça fait peur, très peur. Mais là, je ne vous apprends rien. Tout le monde le sait même inconsciemment, d’où viendraient les préjugés sinon. Personne ne savait en quoi je serai différente des autres têtes blondes. Je restais un petit bébé qui babillait et tentait par tout le moyens de se relever mais ratait misérablement son coup en retombant sur son fessier. Je parlais normalement avec un petit détail près bien trop vite. Dans ma tête, il y avait toujours pleins d’idées alors je voulais toutes les dire en même temps, mais je ne pouvais pas. Alors je sautais un peu du coq à l’âne. Une fois sur mes jambes, je ne compte plus le nombre de bleus que j’ai pu avoir, ni même les fois ou je tentais de sauter depuis notre petite cabane car je me pensais dans un film comme dans Texas Ranger, j’aurai aimé être un Ranger.

Mon père jouait avec moi, souvent même, mais après il m’entrainait travailler avec lui, c’était un peu notre deal. Mais moi ça m’allait j’aimais ça de toutes façons, hyperactive comme pas d’eau, il en fallait pour me fatiguer le soir. Je comptais toujours sur le baiser sur mon front de ma tante Nelly. Et ensuite, je m’endormais souvent chez mon grand-père, dans son canapé. Du coup, mon père venait me récupérer. Oh et quand je marchais, disons que je sais pas vraiment ce que je faisais mais je tanguais un peu sur mes pieds et des fois, j’étais tellement pressée que je manquais de me prendre un arbre ou un fessier de cheval. Mais bon, ce n’était pas important parce qu’en principe je me relevais toujours. Je crois même que les chevaux s’étaient fait une idée que la gamine qui faisait n’importe quoi, bah qu’elle était gentille. Et puis, la personne qui leur donnait des sucres en cachette, c’était moi hein.

Je crois d’ailleurs que pépé m’a surprise une fois mais il est passé tout droit en sifflotant. C’était peut-être parce que je m’étais cachée sous mon chapeau de cowboy, petite je pensais qu’il me rendait invisible - on ne rit pas, je suis sûre que c’était vrai. J’aimais beaucoup cette vie-là, jusqu’à l’école. Oh ça berk. Je n’aimais pas du tout. Pourquoi est-ce que je ne pouvais rester à aider mon père au ranch Reyes pourquoi fallait-il que j’aille apprendre tous ces mots que je ne comprenais pas ? Bah ouais, pourquoi les mots ils s’envolaient de ma feuille et en formaient d’autres. C’était pas du jeu ça. J’avais beau l’expliquer à Nelly, elle trouvait pas mon explication logique. Oui, parce que c’était ma tante qui venait me récupérer et s’assurer que je fasse mes devoirs avant d’aller rejoindre mon père et pépé auprès des animaux. Les autres enfants ne m’attiraient pas vraiment. J’aimais bien la compagnie mais à choisir, je préférais retourner mettre mon nez dans la paille.

Nelly voulait que je me fasse des amis, elle disait que c’était important. J’avais beau lui expliquer que j’en avais à l’école et qu’on jouait à police et voleur, elle ne me croyait pas. Sale caractère, je vous assure. Alors pépé intervenait toujours en disant que je pouvais les inviter au ranch. Résultat, la gamine avait un sourire triomphant jusqu’à que mon père précise que pour cela, je devais être une gentille fille à l’école et ne pas me tourner sur ma chaise en disant non à ma maîtresse, les bras croisés, quand je ne voulais pas faire quelque chose. La vie est injuste, vous savez. Du coup, j’acceptais à contrecœur. A force que je grandissais mes problèmes à l’école restaient importants pourtant les gens n’arrivaient pas à saisir comment ce faisait-il que je parvienne à m’exprimer d’une manière si clair et précise bien que je parle toujours un peu trop vite que la moyenne mais que mes phrases soient bourrées de fautes. Je n’aimais pas ça, parce que je ne faisais pas exprès quand même. Je ne voulais pas être punie de dressage, moi. Les années passaient et mon père me formait pour être comme lui.

Mon pépé trouvait intéressant. Pourquoi je dis ça ? Parce qu’un jour alors que je me rapprochais d’un chien errant, main tendue vers lui, grand sourire aux lèvres, celui-ci s’était approché et progressivement on s’était adopté et il ne me quittait plus. C’était mon ami et avec lui, j’apprenais à m’occuper du ranch comme papa. Lors de mes sept ans, mon père me punit sévèrement. Pourtant je jure que ce n’était pas ma faute quand même. On était en cours de récréation à l’école et la brute du coin était venu embêter mon petit groupe. Je n’aimais pas ce genre de garçon et j’avais une certaine fierté quand même, alors hors de question d’accepter de lui donner mon goûter. Alors, les enfants avaient crées un cercle autour de nous et on s’était battu. Ma première bataille. J’en était fière franchement. Surtout que la brute sans cervelle avait finit par pleurer sa maman et que la seule chose qu’il avait réussi à faire c’était me griffer sous l’œil, petite cicatrice que j’ai toujours d’ailleurs. A moins que ce soit celle de la piscine, j’étais tellement vive quand j’avais une idée en tête que mes pieds avaient donné une impulsion depuis le fond et qu’en remontant mes lunettes avait frappé avec ma tête forcément une barre d’aide pour personnes âgées. J’avais saigné énormément.

Mais pour moi, je le prenais comme une blessure de guerre, même si la mère de mon amie ne trouvait pas ça bien. Elle avait même peur de la réaction de mon père. Ramener la petite fille avec un œil au beurre noir, une pommette enflée et couverte de stéri-trips, pas trop la classe. Mais bon, en arrivant j’avais fait la grande et quand mon père était rentré, je me séchais les cheveux comme de rien, sous le regard attentif de Nelly qui m’avait passé un savon. Je me souviens que le lendemain, j’avais très mal à la tête mais bon, j’étais si fière d’avoir une minerve en allant à l’école, cela faisait vraiment guerrier qui venait d’affronter une hors de méchants, c’était trop bien. J’étais vive aussi, si des paroles ne me plaisaient pas, je répondais violemment du moins jusqu’à mes douze ans, là je m’étais bien apaisée et devenais presque une jeune fille modèle. Je n’hésitais pas à balancer des cailloux ou  me servir de mon épée en bois que m’avais fait pépé pour défendre mes pensées et mes amis.

Je m’imaginais pleins de choses que je pouvais être comme les animaux que je dressais et montais, que je pouvais être comme Nicky, mon chien. Elle me défendait toujours lorsqu’on allait se promener se plaçant devant moi. J’adorais ça. J’aimais d’autant plus que j’étais bien la seule personne qui pouvait l’approcher sans qu’elle grogne. Je sais pas si elle me considérait comme sa fille ou autre, mais j’aimais bien l’idée d’avoir une meilleure amie. A force, papa décida de créer une colonie pour enfants au ranch, voyant comment cela marchait bien avec mes amis. Je trouvais l’idée géniale. Nelly s’occuperait d’eux. Et mon père et papy apprendraient à ces enfants les secrets d’un ranch et aussi de l’équitation. Le jour de leur arrivée, j’avais enfilé ma plus belle tenue que papy m’avait offert, botte, chapeau, tenue complète d’une vraie cowboy. J’étais encore assez petite à l’époque, assez pour que parfois mon chapeau me tombe sur les yeux. Le jour où je l’ai relevé, mes yeux ambrés ont rencontré cette petite fille de mon âge vive, brave, agitée.

Un sourire étincelant sur mon visage et je m’étais approchée, tendant la main. Deux petites filles entre les chevaux qui se présentaient. Elle s’appelait Alison et était revenue me voir les été. Elle était devenue ma meilleure amie et même Nicky l’appréciait, peut-être parce qu’elle jouait cette fille capable de protéger sa petite blonde, je ne sais pas. Disons que je ne pouvais pas communiquer avec elle. Puis, un jour tout changea dans ma vie. Nicky était morte. J’avais pressentie les signes comme un sixième sens et avais refusé de l’abandonner le jour de sa mort, n’allant donc pas à l’école. Pépé avait jeté un regard à mon père et celui-ci avait accepté finalement, comprenant parfaitement ce que je pouvais ressentir grâce à ce lien qu’on partageait avec les animaux de tout genre. J’étais très triste ce jour-là mais je m’y attendais. Les derniers temps ma pauvre chienne se cachait derrière mon dos lorsqu’on croisait d’autres chiens. Elle devenait ma protégée et moi la protectrice. Notre lien était toujours aussi fort, jusqu’à qu’il se brise.

Mon père m’avait expliqué depuis longtemps que j’étais spécial que la douce chaleur qu’il possédait était la même pour moi, que les animaux la sentait parfaitement et se sentait en sécurité en notre présence. J’avais ce lien spécial avec eux mais pépé disait que les êtres humains aussi le ressentait et que c’était ça qui était intéressant. Un jour, il m’emmena en haut d’une colline, me racontant jusqu’au soir des histoires et avant de me coucher, me fit jurer de toujours protéger ceux que j’aimais. Ce jour-là, je compris à quel point les remords le rongeaient que son fils cadet ait échappé à sa surveillance. Ce soir-là, je regardais mes mains avec un sourire, puis m’endormais, paisible, car j’étais spéciale et je pouvais aider les gens et les protéger, agir comme pépé et papa. C’était le sentiment le plus beau au monde, se sentir importante mais pas pour notre égo personnelle pour le monde - servir à quelque chose. Depuis ce jour-là, je m’investissais même à l’école, j’avais treize ans, il commençait à se passer des choses étranges que je ne comprenais pas.

Je voyais des choses que je ne devrai pas voir en principe, des gens avec des dents ou des griffes. Je restais dubitative et me tenais bien à l’écart, heureusement d’ailleurs car ils m’effrayaient assez de loin. Je restais dans mon coin, passant du temps au ranch, rentrant directement de l’école, plus de besoin de l’accompagnement de Nelly. Je préférais mes chevaux, les chats, la terre... tout tellement fort. C’était ma vie et je l’aimais. J’étais déjà prête à abandonner l’école - maigre effort - pour aider complètement mon père. Bien évidemment, il ne voulait pas même si papy Billy devenait vieux et plus faible mais il montait toujours sur le toit, sous l’œil très inquiet de Nelly. Têtu comme une mule mais tellement fort. J’admirais mon grand-père. Pour mon anniversaire, on m’emmena au zoo. J’adorais le zoo, bien que le fait de voir tout ces animaux enfermés ne me plaisaient pas trop mais je comprenais quand même de mauvaise grâce que je ne pourrais pas aller ouvrir toutes les portes. Je n’étais pas effrayée de m’approcher.

Mon oeil pétilla en croisant la route des panthères. Qu’elles étaient belles. Magnifiques félins tout en grâce. Je restais très longtemps, mon regard plongé dans leur enclos jusqu’à que l’une d’entre elles s’approchent de moi. Instinctivement je levais la main, la posais contre la vitre de protection. La panthère s’avança jusqu’à ce que sa tête soit presque contre ma main, la vitre entre nous dérangeant ce moment si puissant. J’étais captivée. Des fourmis dansaient sur mon bras, je voulais retirer cette vitre, toucher sa tête, sentir sa chaleur contre la mienne. Un éclair - du moins c’est ce que je ressenti traversa mes doigts - ma main - mon bras, m’envahissant d’une douceur mais aussi d’un chaleur noyant la douleur que je ressentais. Les yeux brillants d’intelligence de l’animal ne me quittèrent pas. Plus tard, je l’ai compris. Le lien s’était tissé.

C’était une drôle de sensation, étrange mais à la fois fascinante. Pour le coup, je restais figée et captivée. Nelly m’interpella me demandant de rappliquer. Elle me ramena à la réalité. Clignant plusieurs fois des paupières, je reculais de quelques pas avant de poursuivre mon chemin, toujours chamboulée par ce sentiment qui parcourait mon âme, comme si à présent nous étions deux. Chassant assez rapidement, car c’était trop étrange pour que je puisse continuer à vivre normalement dans le cas contraire, je rejoignais mon père l’air de rien. Mais au fond de moi, je sentais mon âme s’embraser - c’était bien. Toute la journée, je gardais un sourire plaqué aux lèvres., sans réellement comprendre pourquoi. Non pas que je n’aime pas embellir la vie des gens en les faisant au contraire me tourner au ridicule pour voir des sourires, ça me plait bien.

Après avoir terminé notre balade, et bien nous sommes retournés au ranch. Je me sentais bizarre. Le soir même, je contractais de la fièvre pas très forte mais bien présente. En ce temps-là, je ne l’ai pas su mais à présent, je suis capable de vous dire que ce qui s’était passé au zoo était la toute première manifestation de mon pouvoir divin. Trop la classe, la fille peut faire des liens avec des animaux. Ouais génial. Enfin, je râle mais je vous assure que c’était utile. Deux jours plus tard aux info’, étrangement une panthère s’était enfuie du zoo le plus proche de notre position. Tiens, étrange, celui dans lequel je m’y étais baladée. Bien sûr, les gens paniquaient. Une panthère qui se fait la malle, ça fout un peu les boules, j’en conviens. Pour ma part, je restais juste complètement intriguée mais Nelly - elle adore râler aussi - m’ordonna d’arrêter mes bêtises et de faire mes devoirs.

Le surlendemain, alors que je rentrais de l’école, ce fut la première fois qu’un monstre m’attaqua. J’avais treize ans et demi - important la demie si, si - je rentrais tranquillement. Alors que j’apercevais déjà le ranch dans ma ligne de mire, une femme très moche - une harpie - me renversa. Je roulais sur le sol, la bouche déjà pleines d’insultes quand mes yeux s’écarquillèrent. Tétanisée devant le spectacle qui s’offrait à moi, pas seulement parce qu’elle était affreuse, pas seulement mais aussi parce que je reconnaissais la remplaçante du cours de science naturel. Forcément, je vous assure que dans ces cas-là vous tirez un tête de dingue. Quelques mots d’incompréhension s’échappèrent de ma bouche alors qu’elle se rapprochait menaçante. Je ne comprenais rien du tout. J’étais terrifiée. J’avais tellement peur que je ne sentie pas la chaleur qui à présent m’indique quand mon compagnon est dans les parages. Celle-ci - la panthère hein - bondit sur mon ennemie l’empêchant ainsi de m’approcher.

Mes hurlements firent apparaître grand-père et père carabines à la main. Si les balles ne faisaient pas peur à notre ennemie, ma panthère elle ne se gêna pas pour profiter de son inattention pour la mordre et la griffer. Me relevant en courant, je fonçais vers mon grand-père qui me faisait signe. Il ne voyait pas la même chose que moi, mais cela m’importait peu - très peu, j’étais juste terrifiée qu’on essaie de me tuer. Bah ouais, c’est pas normal ça ! Je veux bien ne pas être la meilleure élève mais quand même, il y avait des limites. Remarquez le spectacle de mon amie féline croquant une prof’ ça fait chaud au coeur, on se dit même mais pourquoi ce n’est pas tel prof’, si je vous assure. Et là, stupeur complète, Nelly débarqua armé d’une arme brillante, éclatante tout ce que vous voulez d’or. Ma mâchoire se décrocha alors qu’elle joignit ses forces avec la panthère fugueuse. Trêve de stupidité, sous l’assaut répété de mes protecteurs - ouais, j’étais assez inutile petite, faut le dire - l’harpie perdrait du terrain.

Assez pour qu’elle décide de s’enfuir. Quant à moi, je restais prostrée, perdue et éberluée par les promesses de ma prof’ remplaçante qui avait clairement dit qu’elle aurait ma peau entre ses dents. Flippant bonjour. Mais attention, je n’ai pas terminé. La panthère (je tente de lui trouver un nom) s’approcha de moi, toute fière d’elle au passage. Et à l’instar d’un gros chat ne se gêna pas pour m’écraser de son poids. Par un instinct stupide de gamine effrayée je l’entourais de mes bras, glissant mes doigts dans ses poils sans comprendre. Mon père et papy se rapprochaient mais restaient vigilants, étonnés eux aussi. Il n’y avait que Nelly qui gardait un air calme, son épée à la main. Si vous êtes largués dans mes explications, sachez que je l’étais aussi donc bienvenue au club. Bien évidemment, les bizarreries ne s’arrêtèrent pas là. Je criais. Vous vous demandez sûrement pourquoi, ouais je sais on n’hurle pas pour rien en principe. Le contact de ma peau avec Panthère (Toujours pas de nom) me brûlait, si fort que je manquais de tomber dans les pommes, quand je retrouvais mes capacités d’analyses logiques, Panthère n’était plus là entre mes bras, ni même sur moi. Mais en moi. Je sais, là c’est louche. Impossible d’expliciter ce passage de ma vie autrement, une trace noire en forme de panthère se mouvait sur ma peau.

La Panthère faisait partie intégrante de moi comme un déclencheur. Il suffit que j’ai peur, mal ou que je sois en colère et BIM madame je griffe et mord apparait. Si c’est pas le top, ça ? Sauf quand on contrôle pas du tout, c’est la galère totale surtout au début, faut être en mode zen tout le temps. Alors que je contemplais la nouvelle marque sur ma peau - moi qui rêvais d’avoir un tatouage j’étais servie - Nelly s’était approchée et me contemplait avec un léger sourire mais genre oh ma pauvre qu’est-ce que je vais pouvoir faire de toi. Super quoi. Mon père et papy réclamait des explications sur ce qui venait de se passer et moi aussi - surtout moi. Nous rentrâmes tous ensembles et ils m’expliquèrent leur petit mensonge. Nelly n’était pas ma tante. Elle était arrivée quelques années après ma naissance et étant une demi-déesse qui venait de terminer son service au sein de la légion n’avait pas remarqué de voir les similitudes entre mon histoire et la sienne. Elle comprit très rapidement que j’étais la fille d’une déesse. Alors, elle en parla à mon père qui s’était toujours douté de quelque chose après le coup de ma mère. Résultat, mon père et elle avaient leurs accords, elle resterait au ranch pour veiller sur moi, assurant le rôle que ma mère aurait dû tenir au final. C’était vraiment grisant... J’avalais le flot de paroles, malgré les larmes qui m’étaient montés aux yeux. On m’avait menti de A à Z, cela faisait mal.

J’étais fatiguée et restais terrifiée que la méchante prof’ revienne. Nelly indiqua à mon père qu’à présent je ne serai plus en sécurité ici, qu’il fallait que je m’en aille et qu’elle savait que les loups viendraient. Le jour d’après, alors que j’étais encore dans le cirage des derniers jours on partait en voiture ne s’arrêtant pas avant d’être dans un lieu isolé en Californie, lors de notre arrivée dans un hôtel, on m’accompagna à l’extérieur loin de la ville, là-bas deux loups débarquèrent pour m’escorter jusqu’à Lupa. Le voyage fut long, très, très long. Combien de fois ai-je senti la colère m’envahir ainsi que la tristesse, le soir j’avais envie de me laisser aller à cette dure réalité. Les mots de Nelly me faisait très mal, elle m’avait dit que le ranch ce ne serait pas pour moi. Mon monde s’écroulait. Ma place c’était là-bas pas à suivre des loups parce que j’étais une demi-déesse soi-disant.

Arrivée à la maison de Lupa, je pris conscience de ce qu’il s’était passé les derniers jours. Et j’acceptais cette réalité. Comment pourrait-il en être autrement alors que je sentais Jayha (Nom trouvé) en moi, toujours présente, mon totem. La Louve me mit à l’épreuve autant physiquement que psychiquement. C’était dur. Elle m’apprit à contrôler mes émotions, évitant de faire ainsi apparaître Jayha tout le temps car de un ça m’épuisait et de deux c’était trop dangereux. Elle restait une panthère pas un chat de salon. La dernière épreuve consista à rallier le camp Jupiter par mes propres moyens, avant de partir j’avais reçu une arme, une Spatha en or impérial et c’était parti direction Camp Jupiter. J’étais déterminée. En arrivant, je m’écroulais à genoux, épuisée, blessée et fourbue mais j’étais dans mon nouveau chez moi. Le ranch allait me manquer mais ma place se trouvait en ces lieux désormais. Et l’entrainement débuta dès que j’entrais dans une cohorte. Dur et implacable, la dure loi Romaine.

Là-bas, je fis de belle rencontre comme celle avec Kathleen dont je ne me souviens à peine le visage sans pouvoir y mettre un nom à présent. Et bien d’autres. Je m’entrainais sans relâche, c’était fatiguant et pénible. Mais j’appris à aimer ça. On s’était battu au mont Othrys. On devait vaincre Gaïa à tout prix. Ca c’était mon monde, avant que je n’y comprenne plus rien. Un jour, Théo, un gars et moi étions mandaté pour une mission hors du camps. J’étais fière d’être choisie bien que ce ne soit pas une quête importante juste une simple formalité, cependant on allait arpenter le monde extérieur. Cela faisait déjà six ans que je me trouvais au camp. Sur le chemin, les ennuis arrivèrent rapidement. On tomba sur des partisans dont un qui parvient à tuer notre partenaire et après une lutte acharnée me captura. Alors que je me réveillais, je priais que Théo soit parvenu à rentrer, la douleur d’avoir perdu un ami me vrillant la poitrine. Les premières semaines étaient horribles, épuisantes, et pleins d’autres termes encore plus durs à mettre ici, Dael. Ce nom, je pensais ne jamais l’oublier et pourtant.

A force de me rebeller, je compris que ce n’était pas la bonne solution si je voulais avoir une chance de m’en sortir. Je regrettais amèrement d’être trop faible pour que Jayha me donne un coup de main. J’étais seule face à ce type. Les mois passèrent aussi que j’étais toujours en captivité, ma volonté s’était apaisé. Mon instinct de survie prenant le dessus refusant de souffrir encore, je comprenais finalement que la surveillance de Dael s’amenuisait de jours en jours alors qu’il me croyait brisée. J’étais très faible physiquement et psychiquement mais il me restait cet espoir de fuir. Un jour, une possibilité m’apparut. On m’avait détaché. J’avais filé sans demander mon reste, utilisant le peu de force qu’il me restait. Je titubais dans la rue, épuisée, je ne savais pas comment je tenais sur mes jambes, la lumière me faisait mal, les sons bourdonnaient autour de moi. Je fuyais sans regarder derrière moi car je savais qu’il ne mettrait pas longtemps à comprendre que sa captive s’était barrée.

Et là, le pire moment de ma vie sans nul doute. Une voiture me percuta de plein fouet. Je ne sentis que l’impact traversant mon corps, le choc, puis la nuit. L’on m’a dit qu’un chauffeur ivre m’avait percuté alors que j’avais émergé finalement à l’hôpital quittant les soins intensifs au bout d’un jour. Une fois dans une chambre normale, je n’étais plus moi - que dis-je, ce n’est plus moi. Je ne sais même plus qui je suis. Des bribes de souvenirs reviennent de temps à autre, je ne sais pas pourquoi j’ai une boucle d’oreille qui se transforme en arme, pourquoi  mon tatouage est une panthère vivante, pourquoi un autre tatouage orne mon avant-bras marqué du symbole de Cérès. Je suis larguée. Dans un monde, dans lequel, je me sens mal. Mon instinct reprenant le dessus, une fois « assez rétablie », je volais un t-shirt trop grand et un pantalon de jogging et m’enfuyais encore, casquette sur la tête, cachant mes cheveux blonds. J’étais effrayée et en quête de réponses. Les paroles des médecins ne m’avaient pas aidé lorsqu’ils m’ont dit que la mémoire reviendrait avec le temps, qu’il fallait que j’attende le temps que quelqu’un vienne me récupérer. J’étais juste partie, décidée à trouver les réponses toute seule.
   

   
   
   


Ton prénom ou surnomChipolata. Si, je vous assure.  Surprised Ton âge 20 ans Que penses-tu du forum ?Qu'il y a trop de petits lapins roses ? T'es arrivé là comment ?J'ai perdu la mémoire, désolée. Code règlementChampignon torride râleur Un dernier mot Jean-Pierre ?C'est qui celui-là ?
   CODES BY RAINBOWSMILE


Dernière édition par Cameron T. Reyes le Mar 9 Sep - 21:11, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: We will rise again - Cameron    Dim 7 Sep - 23:28

Bienvenue Petite céréale
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MessageSujet: Re: We will rise again - Cameron    Lun 8 Sep - 0:50

Emy : Salut à toi ô amnésique de LaFoireFouille What a Face

Kathleen : Cameron... Viens ici que je vérifie comment tu vas è_é

Charlie : Hey, la romaine, t'aurais pas oublié ta mémoire quelque part ? Surprised (Nan, Charlie réagirait pas comme ça, mais moi si xD)

Edit : Le début déchire
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MessageSujet: Re: We will rise again - Cameron    Mar 9 Sep - 18:18

Merci les demoiselles ! Cool
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MessageSujet: Re: We will rise again - Cameron    Mar 9 Sep - 21:41



   


   
Ω Fiche Validée Ω


   
Félicitation, tu viens d'être validé avec les honneurs du jury. A présent tu peux venir faire la fiesta avec tous le monde.

   Je trouvais ça ironique de venir valider avec manipulateur de ouf. Tu vas me trouver dur en affaire mais je n'ai strictement aucun message personnel à écrire. J'aime bien le nom de la panthère, c'est le seul truc où tu n'avais pas eu de retour avant l'heure fatidique. Je n'ai donc qu'une chose à dire, le chemin jusqu'à ta mémoire sera compliqué, et si tu la retrouves pas beaucoup de gens vont te manipuler petite Cameron, tu as ma compassion Very Happy

   Cependant il y a quelques petits détails presque rien à régler, une formalité disons le:
   Ici tu pourras réserver ton avatar, et oui ce serait bête qu'on te le pique.
   Pour te faire des amis, des ennemis ou tout simplement avoir des liens c'est ici
    Là c'est pour faire des rps avec tous pleins de monde
    Et ici c'est pour que les admins t'aiment, pour que le forum t'aime et pour avoir pleins de nouveaux amis-ennemis

   
©️ code de night sky. gif de tumblr.
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MessageSujet: Re: We will rise again - Cameron    

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