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 Rien ne nous séparera jamais [Elliott]

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MessageSujet: Rien ne nous séparera jamais [Elliott]   Ven 12 Déc - 21:14

Elliott ∞ Thomas
Huit heures du matin, sans que le réveil n’ait besoin de sonner, j’étais déjà réveillé sans qu’aucun bruit provenant de la chamber voisine ne parvienne à mes oreilles. Chose rare, mon bonhomme aurait il était fatigué de sa journée de la veille à moins qu’il n’ait trouvé bêtise à faire dans sa chambre. Je me levais pour ouvrir les volets, sous l’éblouissante couleur blanche, je dus cligner les yeux. C’est dingue tout ce qu’il pouvait tomber comme neige en une nuit. J’observais le jardin immaculé sans qu’aucune empreinte ne soit venue tout déranger, même les oiseaux s’étaient tous mis d’accord pour laisser à Elliott le soin de mettre le premier pas dans la neige. Un sourire se dessina peu à peu sur mon visage, dire que j’avais prévu une journée bien plus tranquille comme mettre le sapin de noël, je crois que ça tombait un peu à l’eau, que dis-je, à la neige. Néanmoins, j’avouais que je trouvais bien plus intéressant le fait de jouer à faire des bonhommes de neiges ou tout autre activité en rapport avec la substance blanche que de devoir le regarder avec une arme à la main. Meme si là encore, mon avis c’était comme une brise dans le désert, tout le monde et Elliott le premier n’en avait que faire. C’était débrouille toi, acclimate toi, personne ne le changera. Il n’empêche qu’aujourd’hui, à moins qu’il y ait un blessé énorme et qu’il n’y ait plus de morphine, ou de n’importe que ce soit d’autre pour apaiser la douleur, j’étais libre de m’occuper d’Elliott.

Essayant de faire le moins de bruit possible, je descendis les marches d’escaliers après avoir fermé la porte chambre laissant l’air frais de ce début d’hiver pénétrer les lieux sans pour autant que les autres pièces ne deviennent glaciales, ce qui m’était arrivé une bonne dizaine de fois. Surtout juste après la mort de Melo, j’avais du mal à rester concentrer sur des choses pourtant simple, dont celle de se souvenir que les portes sont mieux fermées. Une fois dans la cuisine, je fis chauffer l’eau dans la bouilloire tout en sortant le bol de mister. Bien qu’il ne soit pas encore réveiller, la grâce matinée était un concept qu’il ne connaissait pas encore et qu’il ne connaîtrait même pas à l’adolescence vu que je voyais mal un légionnaire dire à ces centurions qu’il voulait dormir. A moins d’avoir une envie folle de finir puni. Vu comme c’était parti, Elliott gravirait les échelons et si une part de moi était rempli d’orgueil à l’idée que mon enfant les surpasserait tous, l’autre plus terre à terre trouvait cette idée follement déplaisante. Pourquoi, il ne pouvait pas avoir hérité du côté calme de sa mère, non parce que Melo avait beau être la fille la plus énergique au monde sur les champs de batailles. Chose qui m’épatait à chaque fois et me faisait ouvrir grand la bouche, au risque de gober des mouches. Elle était capable d’être on ne peut plus calme le soir, même devant une soupe qui mettait des plombes à chauffer, elle restait immobile. Non parce qu’en plus d’être une grande guerrière, madame connaissait la patience, ça en jette hein ? Et bah non Elliott avait pris mon impatience à toute épreuve mélangée à l’envie de se battre de sa mère puis avec la bouille qu’il avait, non je craquais. Quant Alex avait osé prétendre qu’avoir un gosse devait m’avoir rendu un peu plus autoritaire, j’aurais bien pu éclater de rire parce que j’avais l’impression qu’il régentait ma vie sans que ça ne soit déplaisant, au contraire ça permettait de rester en vie.

En attendant qu’il ne se lève, ce qui ne saurait tarder vu les minutes qui s’écoulaient, je dus prendre mon mal en patience et ne pas déjeuner sans lui. Drôle de rituel que les repas en famille, du petit déjeuner au souper. Il n’empêche qu’à présent, je ne me voyais pas manger sans lui, ça allait me faire tout drôle quand il rejoindrait une cohorte, je me demandais comment mes parents l’avaient vécu ? Quoi que j’étais déjà collé aux baskets de ma future femme, au moins, je ne pouvais pas dire que je n’avais pas profité des instants avec elle, à moins d’être son frère, je n’aurais pas pu faire mieux. Ho et l’inceste n’étant pas mon truc, non vraiment pas, je devais bien reconnaître qu’il aurait été compliqué de faire mieux. Les bons moments ne durent jamais assez longtemps et on grandit trop vite, j’essayais donc de remplir la tête de mon fils de pleins de bons souvenirs. Même si bon souvenir ne rimait pas forcément avec combat n’en déplaise à son idiot de grand père. Ah celui-là, s’il pouvait juste la boucler et nous laisser vivre, ça m’arrangerait bien. Lorsque la mini tornade la plus adorable de tout l’univers et non je refuse de croire que c’est uniquement le lien paternel qui me force à penser cela, déboula dans le salon. J’avais installé la belle étoile dorée au sommet du sapin. Sapin que j’avais galéré à ramener ici, le cheval n’était clairement motivé pour traîner le traineau avec un sapin et je ne sais pas s’il est utile de préciser que je n’étais pas capable de traîner un sapin tout seul même sur une pente. Génial comme mort que celle d’être écrasé par un tronc. Tout s’était bien terminé, excepté les crises de nerfs sur cet imbécile de cheval, j’avais un sapin dans mon salon. Le dit sapin n’était pas encore décoré mais ça viendrait, une fois qu’Elliott serait réveillé parfaitement et qu’il serait trop épuisé pour continuer à la neige. D’un geste du doigt, tout en descendant de la chaise, je lui désignais l’épais manteau blanc dehors avant de lui dire avec un sourire, intransigeant sur ce point.

« Hors de question d’y aller tant que tu n’as pas mangé, que tu n’es pas chaudement habillé et que je n’ai pas eu mon câlin du matin. »

Une fois cette phrase dite, je passais une main dans ses cheveux en bataille, non pas pour les lisser d’un geste de la main, plutôt dans le but de les mettre encore plus dans tous les sens. Finalement, je rejoignis la cuisine, à nouveau, pour faire chauffer son lait chocolat et récupéré la tasse de thé qui avait eu tout le temps d’infuser puisque je n’étais pas vraiment l’homme le plus rapide pour mettre une étoile dans un sapin, surtout qu’il fallait faire attention à la jambe, éviter qu’elle ne se bloque et mon don se montrait trop capricieux pour que je puisse compter sur lui. Le tilt du micro-onde résonna et je posai le bol, mis les cuillères de chocolat en poudre avant de faire un signe du doigt à monsieur Fawkes pour qu’il vienne s’asseoir et qu’il se tienne tranquille. Au moins pendant le repas, j’arriverais bien à le tenir durant une dizaine de minutes ?
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MessageSujet: Re: Rien ne nous séparera jamais [Elliott]   Sam 20 Déc - 23:25

Elliott ∞ Thomas
La veille, le petit blond s'était endormi sur son lit alors qu'il jouait avec ses légionnaires de bois que son grand-père lui avait fabriqué. Ce n'était pas de sa faute selon lui, la fatigue l'avait pris par surprise et il était tombé comme ça. En même temps, il avait adoré sa journée passé à s'entraîner. Pour lui, c'était comme si Noël était arrivé en avance. On lui avait même permis de s'entraîner avec son poignard. Faut l'imaginer un peu. Il peinait souvent à le manipuler, ce n'était pas pour rien qu'il se traînait un casque qui ressemblait étrangement à un casque de militaire des mortels, mais qui était or à la place de vert, pour qu'il puisse se protéger. Il se doutait que son père adore le fait qu'il ait ce casque, surtout que c'était de la part de sa mère, un de ses cadeaux de naissance au cas où qu'il deviendrait un peu trop guerrier rapidement, ce qu'il était devenu, Melo savait très bien que son fils aurait le mélange savant d'elle et de Thomas. Et voilà ce que ça donnait. Mais pour le moment, notre petit ami dormait comme un gros bébé et serrait contre lui la légionnaire qui brandissait son épée très haut de le ciel, comme le faisait sa maman lorsqu'elle se battait parfois. C'était ce que l'on lui avait dit. Et il le croyait. Il voulait le croire aussi. Ce n'était pas rien. Tout ce que l'on pouvait lui dire sur Mélodie, il le croyait si fort qu'il se demandait parfois si elle n'allait pas apparaître devant lui avec un sourire pour qu'il lui sauter dans les bras. C'était ça son plus grand rêve. Il le faisait plusieurs fois par mois. Elliott savait que c'était une forme de torture, que même s'il le voulait, sa maman ne reviendra pas. Elle était partie pour toujours. Mais il espérait pouvoir s'en souvenir.... Mais bien entendu, sa mémoire lui faisait défaut. Et ça l'énervait souvent. Ce n'était pas de sa faute s'il était trop petit. Il voulait grandir. Il voulait être un grand garçon, mais personne ne voulait qu'il soit grand... Elliott était fait pour rester petit pour les autres... Et ce n'était pas ce qu'il voulait. Il voulait être gentil et il voulait être super grand et super fort. Mais ça, il l'était déjà. Merci papi Mars pour la force. Maintenant, il restait juste la grandeur, mais avec un peu de chance, il pourrait être béni par son papi et le tour serait jouer. Il n'en savait rien. Il ne faisait qu'espérer. Et il se demandait souvent s'il avait raison d'espérer.

Ce furent les pas de son père, enfin la porte qui se referma qui réveilla Elliott. C'est en bougonnant qu'il se retourna dans son lit, adorant par-dessus tout dormir après une dure journée, mais voyant bien qu'il n'y arrivait pas à se rendormir, il se leva, poussant ses jouets par terre. Il coinça sa panthère sous son bras et descendit les escaliers en baillant. Jamais il se séparait de la panthère qu'Alex lui avait donné. Pistache... Il l'adorait et c'était sa meilleure amie. Elle allait partout où Elliott allait. Et comme il allait prendre son petit-déjeuner, bah elle allait prendre son petit-déjeuner avec lui. Rien de moins complexe que ça. En descendant les escaliers, il frotta ses petits yeux fatigués et pas totalement encore réveillé pour manquer de rater une marche avant de rejoindre la cuisine. Il s'arrêta, cligna plusieurs fois des yeux en tentant de s'habituer à la lumière tout en cherchant son père. Et c'est seulement lorsqu'il sentit sa main dans ses cheveux qu'il se réveilla complètement. « On va faire un légionnaire de neige, dit? S'il te plaît papa... Et puis, tu m'avais promis un fort de neige l'an dernier et on l'a pas fait...» Tout en parlant, il fit un câlin à son père et alla prendre place sur sa chaise pour se jeter sur son assiette sans un mot. Bonjour...
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MessageSujet: Re: Rien ne nous séparera jamais [Elliott]   Lun 22 Déc - 16:55

Elliott ∞ Thomas
Pistache était de la partie pour changer. La panthère allait certainement être posée dans la neige, pas comme un vulgaire objet, non elle trônait en haut des constructions qui la plupart du temps n’étaient pas exactement comme je l’aurais voulu mais ça plaisait à Elliott et c’était le principal. Le souci principal avec Elliott le matin, c’était cette fameuse petite panthère en peluche qu’il ne lâchait pas et qui finissait dans le bol de céréale une fois sur cinq. Peu importe, je préférais qu’il aime cette peluche que d’avoir jeté son dévolu sur une peluche ou un objet rappelant la guerre et les combats. En parlant de ça, les premiers mots qu’il prononça furent pour demander un légionnaire de neige, il ne pouvait pas être un peu moins compliqué et demander un bonhomme de neige normal, avec une carotte au milieu du nez, un chapeau haute forme et des branches pour les mains. Non voilà que la demande était précise, un légionnaire. De toute façon, s’il voulait un légionnaire, je crois bien qu’il serait impossible d’y échapper et donc qu’il aurait son légionnaire.

Je le suivis du regard tandis qu’il posa ses fesses sur sa chaise pour manger à toute vitesse me laissant tout le loisir de me demander comment il faisait pour se souvenir du fort que j’avais en effet promis l’année dernière. Disons que je l’aurais réalisé trouvant ça amusant de jouer dans la neige avec lui, même que lorsqu’il serait un peu plus grand, je serais partant pour les batailles de boule de neige. Même si pour l’instant, à mes yeux, il était vraiment trop petit et je ne voulais pas qu’il attrape froid à cause de moi. C’est surtout qu’il y avait eu une épidémie et difficile de rester jouer lorsque l’infirmerie est remplie de personnes. Surtout qu’il faut empêcher Kathleen de claquer toutes ses forces, elle se ruinerait la santé s’il n’y avait personne pour l’écarter lorsque ses forces commencent à décliner. Du coup, Elliott avait raison, je n’ai pas vraiment tenu ma promesse. Il n’avait pas non plus dû être très malheureux durant ces quelques jours, mes parents étaient les personnes qui lui tenaient le moins tête. C’est sûr que si je les écoutais, Elliott n’aurait aucune contrainte et je le laisserais tout faire. Je bu une gorgée de thé avant de lui répondre.

« Vas pour le légionnaire de Neige. Pour le fort, je le ferais aujourd’hui. »

Est-ce que je devais lui expliquer que je n’avais pas une formation en architecture et que ça restait très basique mes constructions de neige avant qu’il n’existe. Faut dire ce qui est, avec Mélodie nous avions certes joué enfant à faire des bonhommes de neige. Sauf que très rapidement, son imbécile de père s’était mis en travers de notre enfance pour lui inculquer des valeurs à la con qui sans être l’élément déclencheur de sa mort, n’y étaient pas non plus pour rien. Bien sûr que si on dit à un enfant le combat c’est le bien, il forge son identité autour de ça. Du coup, je devais relativiser un peu vis-à-vis de mon enfant à moi, il aimait le combat mais savait aussi s’amuser. Non, je n’avais décidément pas de recette miracle pour élever mon bout de chou et je ne voulais pas non plus qu’il soit trop éloigné du caractère de Mélodie, ce serait une profonde injustice que de profiter de son absence pour le brider de la sorte. J’en étais bien incapable, elle me manquait terriblement et bien que les semaines, les mois et les années passent, c’était toujours aussi compliqué de se dire qu’elle ne reviendrait jamais. J’essayai d’éviter au maximum de parler d’elle comme si son décès l’avait rayé définitivement de ma vie, ce n’était pas le cas. Lorsque je regardais Elliott grandir et se diriger doucement mais sûrement vers un futur où il serait un guerrier, j’avais l’impression de la revoir gosse lorsqu’elle avait décidé un truc et que je peinais à la suivre dans ses engagements bien que je ne l’aie jamais laissé tomber, pas une fois. Lorsque je regardais Reyna  essayer tant bien que mal de s’en tirer avec les problèmes intérieurs et extérieurs au camp, une partie de moi avait l’orgueil de prétendre que ma femme s’en serait bien mieux tiré qu’elle à cette place, l’autre était cependant bien contente qu’elle ne soit pas là pour se ruiner la santé. De toute façon, ça n’aurait peut-être par marché si longtemps entre nous, je n’avais pas la prétention de croire que j’avais été à la hauteur toutes ces années. Elle m’avait aussi blessé en ne voulant pas d’Elliott au départ, même si finalement je crois qu’elle était bien contente que je me sois battu pour cet enjeu. Non mais, j’acceptais qu’elle veuille révolutionner le monde, qu’elle veuille rester centurion mais de là faire une croix sur tout le reste, ça n’était pas passé et ça aurait continué avec Elliott, donc dans un sens je me disais que c’était peut-être mieux ainsi. Mais bordel que son absence me coûtait et d’avoir vu Alex revenir m’avait plongé bien plus intensément dans les souvenirs qu’auparavant. Pourtant, j’avais été content de la revoir et d’avoir avoué la vérité même si depuis, nous nous étions pas recroisés ce qui me laissait penser que j’avais eu tort d’agir de la sorte. De plus, j’aurais bien aimé qu’elle vienne voir les progrès de mon fiston. Je posai un regard doux sur mon fils et sur la peluche qui n’était pas loin de lui, une protectrice cette peluche, et je lui demandai me doutant qu’il était bien plus réveillé à présent que précédemment.

« Le sapin te plaît ? Il faudra que tu le décores aussi mon grand guerrier parce que j’ai besoin de ton aide pour qu’il soit beau. »

Tout en attendant sa réponse, je terminai ma boisson sans avoir spécialement envie de manger une de ces brioches. Les fêtes approchaient à grand pas et je craignais déjà les repas de famille à n’en plus finir. L’envie de m’éclipser avec Elliott, comme un gosse, lorsque ça s’éternisait. Mais bon, il est difficile de faire ce que l’on souhaite. Non d’ici les repas de famille, nous allions jouer dans la neige et j’allais devoir construire le plus imposant fort de neige au monde. Notre jardin allait donc devenir un immense champ de bataille, youpi.
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MessageSujet: Re: Rien ne nous séparera jamais [Elliott]   Dim 18 Jan - 18:38

Elliott ∞ Thomas
Le fait de savoir que son père l'attendait en bas pour déjeuner lui avait réchauffer le coeur. Combien de fois le petit Elliott pensait qu'il serait seul pour jouer et manger? Trop souvent pour les compter en fait. Sa plus grande peur maintenant, c'était de perdre son papa. Et il ne voulait pas que ça arrive. Il ne voulait pas que son père parte lui aussi, loin, très loin. Bien sûr, il savait qu'il serait plus heureux avec sa maman, mais s'il partait lui aussi, ça voudrait dire qu'Elliott serait seul. Et il ne pouvait pas être seul. Pas lui à son âge. Il ne pouvait pas rester seul. Et puis, il ne voulait pas avoir le coeur brisé à nouveau. Il ne voulait pas que l'on lui retire tout ce qu'il avait. Il avait son papa et c'était une des choses les plus précieuses à ses yeux. Tout simplement. Alors, il allait faire tout pour que ça le reste. Et pour ça, il savait qu'il devait trouver une nouvelle maman. Pour être une famille, c'était ça la recette. Et il cherchait encore le livre qui lui dirait comment faire, mais il savait très bien qu'il allait trouver. Ce n'était qu'une question de temps. Et puis Pistache allait l'aider. Elle était toujours là pour lui cette panthère. Ce n'était pas un souci, il n'avait pas peur. Il ferait de son mieux et pour ça, ce serait génial. Alors, il allait devoir passer du temps seul, sans son papa, dans sa chambre à réfléchir qui devrait devenir sa nouvelle maman. Et après, il devrait faire un plan pour qu'elle l'aime lui et son papa. Et comme ça tout le monde serait heureux et en paix avec tout plein d'amour. Et là, ce serait parfait. Elliott n'aurait plus besoin d'avoir peur de perdre personne parce qu'ils seraient unis. Et lorsque l'on est unis, personne ne peut venir nous séparer. Ça non. C'était une des règles de l'univers. Et Elliott avait toujours raison de toute façon. Il ne fallait pas chercher, c'était lui qui avait la connaissance absolue du haut de ses cinq ans. Et bon, il était bien avec son papa. Il voulait qu'il reste. C'était une raison pour faire des activités ensemble non? Pour une fois qu'il n'était pas dans sa stupide infirmerie avec Tata Kath à soigner des gens avec toutes sortes de blessures pas très jolies. Pour une fois qu'il était avec lui. Il allait en profiter, pour ça oui.

«On va faire le légionnaire près du fort, comme ça, il va garder l'entrée et ça va être sécurisé. Je pourrais aller dormir dehors, comme maman le faisait lorsqu'elle allait en mission, ça va être chouette!» Pour lui, le plus important était de recopier les faits et gestes des légionnaires pour devenir plus fort, plus rapidement. Déjà qu'il devait attendre d'avoir l'âge pour entrer dans la légion parce que personne ne voudrait le prendre sous son aile. C'était long, mais long. Elliott n'avait pas la patience pour attendre aussi longtemps. Il ne pouvait pas faire ça. Du coup, il allait tout simplement faire en sorte de mettre toutes les chances de son côté et de s'entraîner déjà. Et puis, il avait tellement entendu les louanges de sa mère partout autour de lui qu'il voulait la rendre fière, si on devait mettre la faute sur quelqu'un, c'était les grands-parents qui parlaient trop de Mélodie. « Le sapin? Tu as fait le sapin?» En entendant son père parler de sapin, il se leva d'un bond et alla voir, il n'avait pas eu le loisir de l'inspecter auparavant. Mais se rendant compte qu'il oubliait Pistache, il revint sur ses pas et alla chercher la peluche avant de courir vers l'arbre qu'il adorait voir à chaque année. Un sourire s'étira sur son petit visage d'enfant alors qu'il sautillait. Il allait bientôt avoir les cadeaux. Le premier pas vers les cadeaux, c'était la décoration du sapin et bon sang qu'il avait hâte. Comme ça, il pourrait jouer avec ses nouveaux jouets pendant qu'il allait chez ses grands-parents, encore. Il se retourna vers son père et alla serrer ses jambes vu qu'il était trop petit pour lui faire un câlin digne de ce nom. «On va pas chez papi et mami pour Noël hein? On va le fêter juste nous deux?» Il le regarda avec ses yeux de chaton blessé pour ne pas a y retourner. Non, il ne voulait pas partager son père. Pas du tout. Aujourd'hui, ce serait que lui, Pistache et Papa. Que ça. Personne d'autre. « On commence par quoi, dis, dis ,dis?»
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MessageSujet: Re: Rien ne nous séparera jamais [Elliott]   Mar 20 Jan - 11:50

Elliott ∞ Thomas
Manquant de cracher mon café à la phrase de mon pitchounou, instinctivement mes sourcils se froncèrent afin d’éviter une quelconque action peu recommandée par l’organisation nationale de l’hygiène et du savoir vivre. Il n’empêche, il ne pouvait pas aller puiser ce genre d’informations dans son crâne, qui était l’imbécile qui endoctrinait Elliott. Peu importe, il valait mieux qu’il arrête et rapidement, si je lui tombais dessus, il passerait un très mauvais quart d’heure. Elle était bien bonne cette idée de rester au campement, si c’était pour perdre mon fils d’une crève ou de la diphtérie, je trouvais ça immonde. Et en même temps, je ressentais cette attache pour les campements, l’envie de rester était bien plus présente que celle de partir, surtout maintenant. Néanmoins, si quelqu’un lui collait ce genre d’idée, il valait mieux les rectifier au mieux sans pour autant mentir, à quoi bon prétendre que Melo était lâche, il savait que ce n’était pas le cas et ça risquerait de provoquer quelques disputes entre moi et ses parents. Chose qui ne me déplaisait pas outre mesure, j’adorais les emmerder et rendre attaque pour attaque, quitte à devenir sournois pour leur fermer le clapet. Si je les détestais cordialement, j’étais cependant incapable de les emmerder sur leur fille. Je répondis à Elliott avec une certaine suspicion dans les mots, me demandant si je ne faisais pas une grave erreur.

« Qui t’a raconté ça ? Elliott, premièrement ta mère a dormit avec moi toutes les nuits sauf sur sa dernière mission parce qu’il était impensable de te laisser seul. Donc la règle numéro un pour dormir dehors, c’est de dormir avec quelqu’un et Pistache ne compte pas, elle risquerait de tomber malade. A la limite, si tu veux dormir dehors, tu attends les beaux jours Elliott, pas quand il neige. Ne négocie pas, c'est hors de question. »

Deux ans avant qu’il ne disparaisse hors de mon autorité, hors de ma portée, j’avais deux ans où mes paroles seraient écoutées ou j’aurais le loisir de mettre des barrières où je le souhaitais et où j’estimais que c’était le mieux pour lui. Il n’empêche que ça m’effrayait déjà, si Reyna me semblait assez intelligente pour ne pas confier mon enfant à n’importe qui, je n’étais pas certain qu’Octave aurait la même lueur d’intelligence dans l’esprit et pour le moment, il semblait malheureusement l’héritier s’il arrivait quelque chose à Reyna. Ce constat me glaçait légèrement le sang, s’il s’accaparait le pouvoir, il voudrait des soldats, toujours plus de soldats et si pour cela il fallait lever l’âge de 7 ans pour celui de 5 ans il n’hésiterait pas. Mon idée était déjà intégrée sur la chose. Si Reyna ne nommait pas un préteur digne de ce nom et qu’Octave le devenait, j’emmènerais Elliott. Peu m’importait le fait qu’il m’en veuille toute ma vie, qu’il ne veuille plus m’adresser la parole ou qu’il me trouve affreux, je nous préférais en froid et vivants plutôt que de ne plus le voir du tout. J’hochai doucement la tête pour accepter mes pensées, je devrais demander à Alex comment faire pour survivre dans le monde des humains ou même lui demander si elle pouvait nous accompagner, Sara aussi. C’est toujours utile d’avoir un tigre dans sa manche, ça éviterait la tension croissante entre Tigrou et Winnie, pas sûr que Kathleen soit assez puissante pour soigner tout le monde si affrontement il y avait entre les deux, les dégâts collatéraux seraient nombreux, donc l’idée d’éloigner Tigrou était très bonne.

Perdu dans mes pensées, ou presque, je sursautai lorsqu’Elliott parla et suivit du regard la tornade blonde qui s’éloignait. Comment je pouvais le rattraper lui et sa joie de vivre. Je regardai Pistache laissait sur le carreau avant qu’une main ne s’empare d’elle pour l’entraîner dans le vide. Par Jupiter, je n’aurais pas aimé être une peluche, être trimbalé de la sorte ne me semblait pas conseillé. Je me levais, beaucoup plus tranquille que mon petit, sachant surtout à quoi ressemblait le sapin, et le rejoignis avant de me faire percuter doucement par ce petit gars qui avait visiblement bien compris comment fonctionnait noël. Je fis la moue, ça ne m’amusait pas plus que lui d’aller chez ces idiots. Déjà du temps de Melo, j’y allais en trainant les pieds, essayant désespérément de me faire inviter ailleurs avant de recevoir un regard qui signifiait même pas en rêve. Quelle femme injuste, si si, je soupirais donc pour Elliott avant de lui rappeler doucement.

« Ils seraient en colère s’ils ne te voyaient pas pour noël et puis ils sont gentils avec toi, non ? »

J’avais vraiment essayé de ne pas préciser le avec toi, mais faire semblant d’une entente cordiale alors que ce n’était que tension et regards noirs, j’en étais bien incapable. Je devrais peut être essayer de me faire inviter par mes parents cette année, ça marcherait mieux et ce serait quand même plus agréable. Impressionnant que des romains soient aussi cons, je ne prétendais pas être le gendre parfait, je me permettrais mais quand même, elle aurait pu tomber sur pire que moi, enfin j’espère quand même ne pas être tout en bas de l’échelle, au moins la troisième marche en partant de la fin. Je frottais affectueusement les cheveux de mon loulou qui embrayait déjà sur la question suivante. Oh un planning, ça je savais très bien les faire, même pas besoin de réfléchir, c’était presque naturel. En comptant sur mes doigts, j’énumérai à voix haute.

« Etape un, se préparer pour aller dehors. Etape deux, faire le fort et le légionnaire devant le fort. Etape trois, jouer dans la neige. Etape 4, rentrer avant que l’on tombe malade. N’essaie même pas prétendre que tu ne tomberas jamais malade, je sais de quoi je parle. Etape 5, boire une boisson chaude. Etape 6, Faire le sapin. »

Est-ce que je devais préciser mon étape 7 à haute voix ? Trouver une bonne excuse pour ne pas aller fêter noël chez les grands parents. Savoir qu’il n’en avait pas plus envie que moi était une bénédiction, clairement. J’avais une solution toute trouvée et incroyablement basse, me trouver une copine avant noël, par copine entendons nous, être capable de mentir sur quoi deux semaines, histoire de tellement les choquer qu’ils ne veuillent pas me voir et puisque je ne leur céderais pas Elliott, c’était tout bénef. Oui bon c’était un peu utiliser les filles mais bon, à qui la faute…

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MessageSujet: Re: Rien ne nous séparera jamais [Elliott]   Sam 31 Jan - 2:46

Elliott ∞ Thomas
Une fois n'était pas coutume. Il n'avait pas l'habitude de raconter tout ce que l'on lui racontait sur sa mère. Il n'avait pas l'habitude d'en parler parce qu'il savait que son père n'aimait pas trop en entendre parler. Il le savait déjà d'avance et ce n'était pas plus mal. Il pouvait garde les grandes histoires que les adultes pouvaient lui raconter pour peupler ses rêves d'aventures extraordinaires qu'il pourrait faire lorsqu'il serait lui-même en âge d'intégrer la légion et de devenir le meilleur légionnaire que le camp ait jamais vu. C'était sympa la ville de la Nouvelle-Rome, mais le jeune garçon demandait simplement une chose, que l'on lui laisse cette liberté qu'il voulait tellement. Cette liberté qu'il recherchait tout le temps dans peu importe ce qu'il pouvait faire et malheureusement pour lui, il avait ce que l'on pouvait dire, un père poule. Mais alors là, c'était ce dont il avait besoin Mais pas du tout. Mais comme notre petit blond ne savait pas ce que ça voulait dire réellement donc, il se contentait d'imaginer son papa avec des plumes et ça pouvait le faire rigoler très longtemps, mais ça c'était un autre secret qu'il allait garder pour lui. Du moins, il allait tenter de le faire parce qu'il savait qu'avec ce qu'il venait de dire ça n'allait pas aider son cas, mais alors pas du tout. Mais bon.... il n'était pas interdis de rêver, il était un enfant et les enfants faisaient ça. Ils rêvaient tous et c'était ce que faisait Elliott. Il n'allait pas passer à côté de ce stade qui était présent pour chaque enfant, chaque personne qui était là pour lui autour de lui. Les adultes savaient ce que c'était personne n'était passé à côté. Nous rêvions tous un jour et ce cycle allait continuer encore et encore parce que les enfants avaient ce que l'on pourrait appeler cette innocence qui pouvait être retirer à force de grandir. Mais ça ne voulait pas dire que l'on allait toujours regretter cet âge où on avait pas de responsabilité ou nous étions libre. Oui, Elliott avait cette chance, mais il ne se rendait pas compte de tout ce qui pouvait se passer réellement au-dehors. Il vivait dans son monde et pour le moment, il fallait lui laisser une chance.

« Je me souviens plus papa, et puis c'est pas grave tu sais.» Un sourire tout niais, il n'écoutait plus son père, parce qu'il rêvait déjà d'autre chose. Il pensait du moins. Il savait bien que ses histoires étaient réelles. Elle l'était parce que c'était ce qu'était sa mère, une personne qui avait bravé tous les dangers dans sa vie et qu'elle avait tout fait ce qui pouvait être dangereux, oui, c'était bel et bien elle. Il n'y avait pas d'autres solutions, c'était elle qui l'avait fait et pas un autre. Tout ça, c'était parfait parce qu'il voulait le faire et sa maman lui avait tracé le chemin auparavant. Et il allait suivre ses traces pour ne pas tomber. Et il allait se transformer en l'homme le plus fort du camp. Et faire la fierté de son père, de ses grands-parents et de ses arrières grands-parents. Tout ça parce qu'il deviendrait le meilleur et il savait qu'il deviendrait le meilleur, il n'avait pas à chercher. C'était tout ou rien. «Oui, mais je passe trop de temps chez eux et Papy ne peut pas courir..» Il jeta un regard attristé à son père. En fait, il avait toujours l'impression qu'il se débarraissait de lui et qu'il le confiant à mieux... qu'il pensait qu'Elliott ne le verrait plus jamais parce qu'il pensait réellement que son père allait partir aussi un jour, mais ça ne voulait pas dire que ça allait se faire. Mais il n'était certain de rien et ne voulait pas le savoir en fait. il ne voulait pas en prend conscience. Il voulait simplement que tout soit pour le mieux... Et que tout soit parfait. Mais il ne pouvait pas dire à son papa tout ça. Non, il devrait garder ça pour lui et oublier. Parce que c'était Noël. Et il allait passer un bon moment avec lui. Tout simplement.« D'accord chef, on va à la douche!» Il fit un semblant de salut militaire et remonta à l'étage, Pistache sous le bras pour aller prendre sa douche. Prochaine étape, s'habiller pour l'hiver.
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MessageSujet: Re: Rien ne nous séparera jamais [Elliott]   Jeu 5 Fév - 15:17

Elliott ∞ Thomas
Pas grave, pas grave, ça dépendait du point de vue. Ce n’était certainement pas Elliott qui s’inquiéterait s’il tombait malade. Bien qu’il soit très facile de soigner les demi-dieux avec Kathleen, je ne voulais pas avoir Elliott malade. Si j’en avais la possibilité, il ne tomberait jamais malade et oui j’assumais parfaitement le fait de le couver comme le bien le plus précieux au monde. Mais après tout, c’était exactement ce qu’il était, un trésor, mon trésor. Cela expliquait certainement que je n’aurais aucun mal à demander de l’aide à Kathleen pour Elliott, alors que je ne voulais pas la moindre aide lorsqu’il s’agissait de moi. Malgré tout, je ne pouvais en vouloir à Elliott de tenir des propos de la sorte. A quoi bon me montrer plus dur, ça ne changerait rien de ce qu’il souhaitait et pour peu qu’il me ressemble sur ce point, il se braquerait et ferait tout pour obtenir ce qu'il voulait avec encore plus d’envie. Je murmurais donc réellement inquiet pour lui. « Fais attention à ce que disent les gens mon petit légionnaire. » Il ressemblait bien trop à ses parents celui-là, au moins, ça prouvait qu’on ne l’avait pas adopté. Cependant, c’était agaçant cette inquiétude, il n’y avait personne pour alléger cette inquiétude. Bien sûr, mes parents comprenaient mon inquiétude ayant certainement vécu la même chose. Et pourtant, ce n’était pas de leur compassion que j’avais besoin. Mes doigts firent rouler l’alliance contre mon pouce, elle était partie trop tôt. J’avais envie de parler avec elle de son fils, de notre fils, je voulais m’inquiéter avec cette personne des envies un peu folle d’Elliott qui semblait vouloir marcher dans ses pas sans forcément se rendre compte qu’il me mettait sur le carreau, de la même façon qu’elle l’avait fait. Je n’avais pas envie de voir me filer entre les doigts toutes les personnes à qui je tenais, c’était un brin égoïste, j’en avais conscience mais je ne voulais pas qu’il devienne un soldat stupide et bête qui obéit aveuglement à ce qu’on lui dit. J’avais cependant retiré ma casquette de mentor après que Reyna soit montée en grade et je ne pouvais pas la remettre pour guider mon petit. J’étais bien plus partial avec Elliott que je ne l’avais été avec Reyna et je risquais d’en faire un soldat pourri gâté, ce qui n’était pas exactement le juste milieu entre une obéissance aveugle et une envie de rebellion continuel. Bref, je crois bien que j’avais besoin d’aide, j’étais psychologiquement plus fragile au contact d’Elliott et il avait le don de me réduire au silence par ses propos sur Melo.

J’eus un léger rire moqueur en entendant que Papy ne courrait pas. Moqueur envers cet être que mon fils critiquait et qui me faisait un bien fou, aussi affreux que cela puisse paraître. Moqueur envers moi, comment me percevait-il s’il trouvait que son grand père ne courrait pas. En même temps, à chaque fois que je le voyais avec Elliott, il essayait plutôt de lui apprendre à tenir une épée sans forcément être doux. Je le détestais sans oser mettre un terme à nos relations. Trop peur qu’il utilise Melo comme arme contre moi, je savais que j’étais une tout autre personne lorsqu’il s’agissait de cette fille. Je pourrais cacher à tout le monde la douleur que provoquait son absence, la sérénité qui se dessinait sur mes traits quand je l’évoquais. Et pourtant, je n’en étais pas moins malheureux, rêvant toujours d’elle la nuit. Je ne savais pas combien de temps durait un deuil habituellement, s’il fallait quelqu’un pour prendre soin d’un cœur meurtri, je n’en savais rien mais je trouvais bien dur de devoir faire face tout seul, elle aurait certainement eu plus de courage que moi. Je passais un doigt sous le menton d’Elliott pour lui faire redresser la tête et lui fit un sourire plein de tendresse.

« A mon avis, il court toujours plus vite que moi. Mais si tu ne veux pas y aller, on trouvera une excuse pour rester tous les deux. »

Je penchai la tête sur le côté devant le salut militaire d’Elliott, un rictus amusé apparut sur mes lèvres, ce n’était pas tout à fait ça, mais c’était déjà pas mal. Je bouillonnai de fierté, c’était mon fiston ce petit guerrier et nul doute qu’il était déjà un excellent légionnaire. Bien malgré moi, je songeais à Alex, j’avais envie qu’elle le voit mais elle ne passait pas nous voir et j’avais conscience que ni Elliott ni moi ne pouvions lui rendre son amie. J’aurais voulu l’aider mais j’avais déjà du mal à oublier pleinement celle qui avait partagé ma vie, comment pourrais-je aider une tête de mule comme Alex à le faire. Sans qu’elle ne quitte vraiment mes pensées, je suivis d’un pas tranquille mon fils qui montait à toute vitesse les escaliers.  J’aurais adoré pouvoir faire pareil mais bon, se contenter d’une marche tranquille ça faisait un peu plus mature. Je souriais de mon excuse de merde avant d’attraper les vêtements chauds dans l’armoire d’Elliott puisque mon fils se douchait sans mon aide depuis quelques temps déjà. Lorsqu’enfin je le rejoignis, gardant tout de même un œil sur lui, je pris le temps de me laver les dents pendant qu’il faisait de la salle de bain un véritable saunât.

Une vingtaine de minutes plus tard, emmitouflé l’un comme l’autre sous d’épaisses couches de vêtements, ne cédant absolument rien à Elliott sur sa propre santé, nous pénétrions dans le jardin armé d’une pelle. Oui parce que je voulais bien faire le fort le plus admirable du monde, il n’en demeurait pas moins vrai qu’il me fallait une pelle pour faire les angles. Très concentré sur ce que je faisais, je mis de longues minutes à m’affairer sur la base de notre fort avant de me redresser d’un coup et de chercher Elliott. L’inquiétude qu’il se soit tiré céda place rapidement à un certain soulagement, j’attrapais un peu de neige au creux de mes mains et lui lançait une boule, peu compact afin qu’elle ne lui fasse pas le moindre mal, dans le dos avant de lui adresser le sourire le plus innocent dont j’étais capable.

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MessageSujet: Re: Rien ne nous séparera jamais [Elliott]   Sam 21 Fév - 4:48

Elliott ∞ Thomas
Une  fois, puis deux puis trois. Les Noëls à venir allait être avec son papa et que lui. Vraiment que lui et son papa hein, il ne voulait personne d'autre, réellement personne d'autre pour fêter parce que pour lui, sa famille, c'était son papa. Et personne D'autre. Pas qu'il aimait pas ses grands-parents, mais il avait bien vu que son papa était pas heureux avec eux et il voulait qu'il soit heureux. Il voulait que son père soit heureux parce que c'était la seule façon qu'il pourrait lui trouver une nouvelle maman dans pas très longtemps. Il était impatient le petit enfant. Vraiment très impatient parce qu'il savait qu'il en avait besoin pour continuer sa vie. Son éducation féminine n'était pas fini et il voulait avoir le maximum pour devenir le meilleur homme possible. Il voulait que quand il serait plus grand, il pourrait avoir une maman à qui se confier sur les choses de la vie plus simple que son père ne pourrait pas comprendre et il savait aussi qu'il le devait. Donc, il n'avait pas le choix... Et il devait se mettre en chasse. Mais pour le moment, c'était pour fêter. Et ils allaient faire des bonhommes de neige et s'amuser aussi dans cette blanche poudreuse. Alors qu'il pensait bien que sa journée serait parfaite, il se rendit compte d'une chose. Il devait prendre une douche. Et s'il y avait bien une chose qu'il détestait par-dessus tout, c'était bien les douches. Il savait bien que sinon il allait sentir mauvais et que son grand-père lui dirait qu'il sentirait le vieux légionnaire puant et là, il n'aimerait pas ça. Donc, il prenait sa douche, mais il détestait ça quand même. Se laver, pouah, c'était pour les minables.Un vrai centurion ne se lavait pas. Il était fort et grand et pas obligé de suivre les directives des autres. Il pouvait être différent, il devait l'être de toute manière. Il serait fort comme un homme. Réellement plus fort.

Mais bon, il avait promis à son père qu'il y irait se laver et il allait le faire. Il n'avait même pas pris le temps de lui répondre sur le fait que son papy courait plus lentement que lui et avait filé directement à la douche pour ne pas faire durer le supplice trop longtemps. Et maintenant, le voilà qu'il sortait de la salle de bain, propre comme un sou neuf et les cheveux blonds trempés sur son front. Mais il allait se changer dans sa chambre et se fit sécher les cheveux avant d'enfiler des millions de couche de vêtement pour pouvoir aller dehors pour être conforme à la norme. Et  quelques minutes plus tard, il était prêt à sortir. Et sans attendre son père, il ouvrit la porte et fonça dans le banc de neige pour s'encastrer dedans en riant. Et il lança de la neige dans les airs avant de se laisser tomber sur le sol et de faire un ange. C'était parfait. Il adorait sa vie bien qu'il manquait toujours quelque chose. Mais pour le moment, la neige le rendait heureux. Et puis son père sortit avec les pelles et le vrai travail commença. Elliott donna le coeur à l'ouvrage et quand il recevait la boule de neige, il grogna longuement avant de prendre de la neige dans ses mains et e de la lancer sur son père avant de lui lancer le contenu de sa pelle dessus. « Méchant!» et il lui tira la langue pour aller se cacher derrière l'effigie du légionnaire de neige. « Tu ne m'auras jamaiiiiiiiiiiiis.»
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MessageSujet: Re: Rien ne nous séparera jamais [Elliott]   Mer 11 Mar - 17:55

Elliott ∞ Thomas
Pendant quelques instants, sur le pas de la porte je contemplais la neige immaculée, sans la moindre trace de pas jusqu’à ce qu’une tornade passe devant moi et saute en plein dedans sous mon regard effaré. D’accord, c’était un comportement normal, qui n’avait jamais aimé être le premier à mettre son pied dans la poudreuse, faire quelques pas et se retourner pour vérifier qu’effectivement les empreintes marquaient. Chose stupide, si ça n’avait pas été le cas, je pense que la terre entière aurait eu à s’inquiéter et par terre, je n’entendais pas du tout cette adorable Gaïa qui semblait un peu excitée ces derniers temps. Sans vouloir paraître misogyne, je supposais qu’elle avait juste ses règles, qu’elle pétait un câble comme toutes les femmes et qu’après elle se rendormirait sans trop nous emmerder… Bon après, ce n’était pas spécialement moi que ça touchait vu que Melo était morte, je n’avais pas à m’inquiéter pour elle, puisqu’Elliott était trop jeune, il était tout simplement protégé pour l’instant, quant à Reyna, alléluia son rôle de praetor l’empêchait d’aller péter la tronche de tout le monde. Après il y avait Alex qui me faisait légèrement flipper mais c’était différent, enfin différent, pas vraiment, sa vie était assez importante pour que je m’inquiète mais bon elle était tête de mule, pire que moi, même que si c’est vrai. Elle avait décidé de combattre à toutes les guerres, limite elle serait capable de planter sa tente devant le champ de bataille pour être la première à frapper. Ça j’étais sûr qu’elle n’y avait pas encore pensé mais quelque chose me disait que je le regretterais si je me foutais de sa gueule en le lui faisant remarquer, elle me prendrait au mot et puisqu’elle avait une haine violente pour l’infirmerie, incompréhensible cette fille, et bien j’allais éviter de donner des mauvaises idées.

Pour en revenir à Elliott, il avait laissé la marque de son petit corps sur la neige et avait un peu mis le boxon dans notre jardin. Je descendis donc le rejoindre et avisai la forme d’ange, dire que l’année dernière, il avait essayé de représenter la même chose et que ça ressemblait  une grosse patate, il faisait des progrès. Bien sûr je m’étais montré admiratif devant son ange-patate, hé ho c’était mon fils et tout ce qui faisait était forcément parfait. Il n’empêche qu’il avait grand et ce qui aurait dû, en toute logique me faire plaisir, m’inquiétait, plus que quelques années avant qu’il ne rejoigne les rangs des légionnaires. Je sentis un froid glacé m’envahir, j’aurais aimé pouvoir me dire Melo prendra soin de lui sur les champs de batailles mais ce n’était pas possible à moins qu’elle ait fait un pacte avec Pluton, oh elle en serait capable, ou alors je la surestimais. Non, elle était casse couille et réussissait bien à mener sa barque celle-là. En tout cas, ça m’aurait bien rassuré de savoir qu’une emmerdeuse de profession, prenne soin de son enfant, notre enfant. Pour le moment, je pouvais encore veiller sur lui nuit et jour même si parfois il fallait filer un coup de main à l’infirmerie, parfois… souvent ouai, parce que j’aimais cette légion et chacun de ces membres ou presque.

Bien décidé à faire des efforts, je m’affairais à mon travail, essayant d’évaluer la neige qu’il fallait mettre pour que tout soit solide et résiste aux assauts d’un légionnaire comme Elliott. Cependant, j’avais eu envie de le taquiner. Résultat, il s’arrêta tout geste pour m’aider et se pencha pour prendre de la neige. J’attendis sans bouger les représailles. A quoi bon courir, je cherchais un peu la merde, il eut été vain de prétendre me cacher de plus ça l’aurait certainement vexé. Je redressais néanmoins la tête pour éviter de me prendre la première boule dans la tête, il faisait moins attention que moi et ça aurait pu faire mal. Niveau tricheur, il était aussi bon, à peine la neige sur moi, je me prenais aussi la neige de la pelle. Je me contentais d’épousseter mes habits tandis qu’il me tirait la langue tout en m’accusant, avec justice, d’être méchant. Je lui laissais prendre un peu d’avance, le suivant du regard tandis qu’il utilisait ma construction pour se protéger, petit joueur va. Finalement, je m’avançai vers lui, un sourire aux lèvres. L’attraper pouvait être compliqué, je reconnais, ils adoraient tous me faire le coup, m’embêter puis courir, histoire d’être sûr que je ne pourrais pas les attraper, mais pour le coup, vu le paquet de neige qu’il y avait, j’avais un bon nombre de munitions et je pouvais facilement tenir un siège. Je me baissais une seconde fois pour attraper de la neige et en lancer, tentant de passer par-dessus l’effigie du légionnaire. Le premier lancer fut un échec et je grognais en me disant que si je l’abimais, j’allais devoir tout recommencer, du coup je m’appliquais et visai Elliott me contentant de faire remarquer.

« Monsieur Elliott, vous êtes cerné ! Je vous conseille de hisser le drapeau blanc avant que mon armée ne vous mette la pâtée ! »


Bon c’est sûr que d’avoir pour armée quelques boules de neiges, ce n’était pas non plus le siège du siècle mais bon ça suffirait, il ne s’agissait qu’un combat entre père et fils, rien de bien dangereux. En attendant sa réponse, j’essayais de faire rapidement une espèce de rempart pour éviter d’être à découvert, j’avais quand même été soldat assez longtemps pour savoir que les cibles découvertes sont rarement indemnes à la fin du combat et même si ce n’était que de la neige, au bout d’une quinzaine de boule, je ne suis pas très sûr d’adorer la sensation.

Ps: oh mon pauvre tit loulou, j'avais zappé de répondre  
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