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 Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir, je donnerais tout ce que j'ai[ Hailey]

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MessageSujet: Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir, je donnerais tout ce que j'ai[ Hailey]   Lun 26 Jan - 22:26


Hailey ∞ Morgane
Les disparitions ça n’est jamais bien drôle. Surtout chez les partisans ou ça rimait avec mort. Du coup, j’étais installée en bas des marches d’escaliers guettant l’entrée principale et harcelant plus que de raison un Adrian qui ne répondait pas. Lorsqu’enfin, il fit son entrée dans la base, l’inquiétude céda place au soulagement et je lui fonçai dessus. Sentir ses lèvres me rendit bien plus vivante que je ne l’avais été ces derniers jours. Je sais bien que chacun a le droit d’avoir un jardin secret mais ça ne m’empêchait pas de me poser des questions. Pas vraiment des questions de jalousie, surtout pas avec Adrian, mais des raisons qui le poussaient à s’éloigner et surtout me laisser toute seule. Un long moment passa tandis qu’il faisait preuve de patience pour me réconforter. Lorsqu’il voulut me parler en privé, je sentis une vague de froid m’envahir, ne me laisse pas tomber Adrian par pitié. Je le suivis malgré tout tenant sa main puis il se mit à parler, longuement, déballant son sac tandis que je le regardai sans tout comprendre, posant des questions par moment. Je finis par passer une main sur mon front pour intégrer au mieux les informations qu’il me donnait, un espion, mon petit ami était un espion. Sérieusement, j’aurais dû ressentir une vague de colère en tant que partisane mais que dalle, en fait je me fichais pas mal de ce qu’il pouvait être et je l’aimais bien assez pour le suivre chez les Romains, c’est pourquoi c’est avec un immense sourire que j’acceptais sa proposition « Très bien, dès que tu as fini tes repérages, on s’en va chez les Romains. Je te suivrais partout Adrian, je t’aime. » Pour accompagner mes propos, je l’embrassai amusée par son inquiétude. Tout dégénéra d’un coup, je fus éjectée comme un moucheron pour constater que Jayson venait mettre son nez dans MES affaires, dans MON couple. Peu m’importait le fait qu’il ait une dent contre Adrian, qu’il soit un véritable partisan et par là dangereux, je n’allais certainement pas rester sans rien faire. Sauf que voilà, poids plume pas vraiment très guerrier contre un gars en colère, plume perd vite. A la première tentative pour écarter cet imbécile de partisan  de mon âme sœur, je fus projetée contre le mur et n’eut plus du tout conscience de ce qui se passait autour de moi. Combien de temps je restais dans les vapes, je ne le su même pas. A mon réveil, le halètement d’une personne luttant pour respirer me fit prier pour que ce ne soit pas mon chéri, pas maintenant, jamais même. J’avais mal au crâne et en constatant impuissante qu’Adrian était mal en point, mon esprit refusa ce trait scientifique qui m’habitait en compagnie des malades. Je m’accroupis contre lui cherchant dans son regard la lueur qui faisait battre mon cœur « Je vais te tirer de là, tu vas t’en sortir. Je te le promets. Restes avec moi Adrian s’il te plait. » L’emmener avec moi fut une véritable torture, pas uniquement parce qu’il était lourd comme pas possible mais parce que sa respiration était sifflante et que je n’avais même pas le courage de regarder l’étendue des dégâts. Une fois en dehors des lieux je dus bien m’y résoudre, j’appelai mon père le mettant sur haut-parleur tout en serrant la main d’Adrian et commençant à pleurer « Aides moi, il est blessé ! Fais quelque chose, n’importe quoi ! » Je n’écoutais même pas les réponses essayant vainement d’insuffler du courage à mon petit ami. Ce ne fut réellement que lorsque mon père me souleva que je me rendis compte que ça ne servait plus à rien. Fanta ne fut d’aucun réconfort dans la voiture, j’avais beau caressé le pelage sombre de l’animal, les larmes ne voulaient plus s’arrêter. Jusqu’à l’enterrement, j’étais présente enfin j’avais des longs moments d’absences mais j’étais encore capable d’avoir des idées, de faire des choses cohérentes mais une fois qu’il fut mis en terre et qu’il devint évident que je ne le reverrais plus jamais et bien mon cerveau se mit en mode off et je retrouvais le lit de la chambre d’ami ou son odeur était présente sur l’oreiller, je ne voulais plus quitter cet endroit. Je ne voulais plus rien faire de ma vie, à quoi bon la paix ou la guerre puisqu’on m’avait retiré mon âme sœur pour des raisons futiles. Je fermais la porte de la chambre pour être seule.


Ça ne s’arrangeait pas, plus les jours passait et plus il devenait évident qu’elle sombrait, la pièce était plongée dans le noir et Fanta était délaissée, dormant devant la porte, attendant sans doute un exploit. Exploit qui ne viendrait pas, Adrian n’était pas juste une passade et elle devait faire front tout seule. Sans chercher à parler à une enfant qui rencontrait pour la première fois les ravages de la mort sur l’amour, le père s’éloigna afin d’essayer une dernière chose pour la sortir de cet enfer. Rédiger le mot ne fut pas chose aisée, la première et la dernière fois qu’il avait vu Hailey, ça ne s’était pas bien passé, un des rares moments où Morgane avait pris la mouche semble-t-il, c’est donc qu’elle avait peut-être de l’influence sur miss Blake. Le rendez-vous écrit et posté pour le camp grec. Il fallut bien mettre des personnes sur le coup. Attendant chez lui, ne pouvant se résoudre à quitter sa fille unique, il constata que lorsque les patrons ne sont pas là pour râler, les bénéfices des boîtes diminuent nettement. Lorsqu’enfin, le vibreur du portable se fit entendre plus que sentir. Il confia la vie de son enfant à un chien âgé de quelques semaines afin d’aller retrouver Hailey. Il lissa son costume froissé à force de passer ses nerfs dessus, observa dans la glace de l’ascenseur que la fatigue et l’inquiétude faisait son effet sur lui, la tristesse aussi puisqu’il avait vraiment apprécié son beau-fils regrettant le funeste destin qui lui avait été accordé. Lorsqu’une dizaine de minutes, il entrait dans la voiture où la petite grecque se trouvait, il tenta vainement de sourire avant de se dire que ça ne devait pas être très utile de la rassurer alors il prit la parole, allant droit au but.

« Je ne sais pas si vous vous souvenez de moi, je suis le père de Morgane. Je sais ce qu’elle vous a dit et je comprendrais que vous trouviez un peu gonflé de ma part que je vienne vous voir mademoiselle Wilson. Ce que je sais en revanche, c’est que vous êtes restés avec elle lors de son accident et que vous n’avez pas cherché à lui faire du mal bien qu’elle fasse partie d’un autre camp. » Il ferma la bouche un instant ne sachant pas s’il ne faisait pas une grossière erreur en mettant sa fille affaibli en contact avec une potentielle ennemie puis se rasséréna, personne ne serait assez stupide pour attaquer Morgane dans un lieu où elle était protégé. Il reprit donc tristement cette fois si. « Elle ne va pas bien, son petit ami a été attaqué et blessé mortellement sous ses yeux et depuis, elle sombre. Je ne sais pas quoi faire, si vous pouviez juste lui parler un petit peu. Essayez mademoiselle Wilson s’il vous plait. »

Lorsque la voiture les déposa. Il mena la jeune fille jusqu’à la chambre d’amie où Morgane avait élu domicile ces derniers temps. D’un geste hésitant car ayant peu confiance en une personne inconnue, il ouvrit la porte avant de menacer assez clairement la jeune fille au cas où elle décidait de faire n’importe quoi avec Morgane.

« Je ne suis pas ma fille, j’ai la rancune tenace et sachez que si vous lui faites du mal, vous ne franchirez pas vivante cet endroit. Peu m’importe que vous soyez une demi-déesse et par ce fait plus puissante, ne me sous estimez pas trop non plus. »


Il recula néanmoins d’un pas pour la laisser entrer essayant au maximum d’avoir l’air sûr de lui, observant Fanta qui s’élançait sur le matelas, sans pouvoir grimper sur le lit et donc gémissait par terre sans que Morgane n’ait de mouvement pour le rattraper. La perte d’Adrian semblait bien difficile à surmonter. Une fois qu’Hailey fut rentrée dans la pièce, il ferma la porte pour laisser les deux demi-déesses ensemble espérant que tout irait pour le mieux entre elles deux.


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MessageSujet: Re: Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir, je donnerais tout ce que j'ai[ Hailey]   Sam 7 Fév - 19:17

Momo & Hailey


Dans chaque larme, la douleur s’en va...

Le rendez-vous, Hailey s’y trouvait même en avance chose étrange pour sa capacité étonnante à se foutre royalement de ce genre de détails d’ordinaire. Mais là ce n’était pas ordinaire. La jeune femme n’avait pas été dupe. Elle avait compris qu’il s’était passée quelque chose et quelle ne fut pas sa surprise en recevant ce mot, dans cette enveloppe livrée jusqu’à la colonie. Le lieu du rendez-vous ne pouvait pas être une pure coïncidence, bien évidement il y avait bien sûr le fait qu’il pouvait s’agir d’un piège et qu’elle s’y rendait la tête la première sans avoir réfléchi clairement. La fille de Nyx ne pouvait pas faire le choix d’ignorer ce mot, tout simplement parce que le mot était clairement relié à Morgane et que personne ne viendrait la prier de se rendre pile à l’endroit de leur accident si ce n’était pas en rapport avec elle. Pour la fille de Déméter, Hailey avait toujours fait passer en avant les envies de la brune. Chose étonnante mais après tout sa cadette avait toujours compté pour elle à un stade impressionnant éclipsant beaucoup d’autres dans ce domaine précis. Sa trahison lui avait fait mal, très mal.

Mais malgré ses souffrances et le manque causé par son départ, personne n’arriverait à changer l’affection qu’elle portait à Morgane. Et quiconque dirait qu’elle était une traitresse bien que ce soit vrai, la Grecque n’hésiterait pas à donner son point de vue de manière plutôt fracassante. Personne n’y arriverait jamais à effacer Morgane de la mémoire de la brune. Ce mot la perturbait, la troublait et la frustrait au plus au point de ne pas avoir d’autres indications. Alors la fille de Nyx n’avait pas réalisé à quel point l’aventure dans laquelle, elle s’aventurait allait être périlleuse. Dans sa tête, c’était pourtant clair, Morgane avait des problèmes, elle était peut-être en danger et si pour cela, il fallait aller la récupérer chez les partisans, la jeune femme le ferait, ne craignant absolument pas pour sa propre vie, seule la fille de Déméter comptait à présent. Lily s’était barrée. Matt avait fait de même avant de revenir. Elle n’avait plus personne, rien ne la retenait à la colonie, rien ni personne à part le désire de combattre. Mais il n’était clairement pas assez puissant pour la pousser à laisser tomber la jeune fille qui n’avait sûrement pas réussi son permis du premier coup voir même du deuxième ou troisième hein. La fille de Nyx s’était tirée à son tour, sans répondre aux habituelles questions telle que tu vas où des demi-dieux postés près de l’entrée.

Qu’est-ce que ça pouvait leur foutre. Une fois au lieu de rendez-vous, les mains dans les poches arrières de son pantalon, ses armes avec elle bien en évidence, elle attendait le pied ferme sans trop savoir quoi au final. Puis, la voiture approcha. Ses yeux se plissèrent. Elle n’apprécia clairement pas, le fait de voir un homme sortir pour lui indiquer avec un manque de politesse étonnant qu’elle devait entrer et se la fermer. Sa mâchoire se crispa fortement. Sérieusement... puis, un certain monsieur Blake l’attendait énonçait le second ce qui la fit craquer non sans jeter un regard plus qu’au mauvais au premier. Pauvre connard, marmonna-t-elle tout en entrant. Faisait-elle la plus grosse erreur de sa vie à ce moment là ? Hailey avait quelques doutes. Mais le père de Morgane... équivalait à avoir des nouvelles de Morgane et donc c’était plus important que tout dans son esprit. Quelques minutes plus tard, un homme de stature plutôt imposante portant très bien les costume entra dans la voiture à l’arrière, à ses côtés. La fille de Nyx reconnut sans mal le père de Morgane. Des questions lui brûlaient les lèvres mais il fut plus rapide à ce jeu-là.

Alors, elle hocha simplement la tête. Un léger froncement de sourcil de la part de la Grecque après ses paroles. Où voulait-il donc en venir ? La brune crevait d’envie de lui demander où était Morgane d’une voix très sèche, cela elle se mordit la langue pour éviter de le mettre en rogne. Mais ses blabla n’avaient de cesse de la rendre impatiente et elle détestait ça. Mais la voix et la stature de monsieur Blake changea totalement alors qu’il lui expliquait le pourquoi du comment qu’elle avait tant attendu. La surprise fut de taille pour Hailey qui s’attendait à tout sauf à ça. Elle prenait conscience de la détresse trop présente dans sa voix. Il ne supportait plus de voir sa fille ainsi. « Amenez moi à elle. » énonça finalement Hailey, le regardant dans les yeux. Refoulant son envie de critiquer à tout va des tas de choses comme le fait de ne pas l’avoir prévenu plutôt de ne rien avoir faire pour aider Morgane. Sauf que la fille de Nyx se savait injuste d’avoir ce genre de pensées pourtant, son sang bouillait. Elle était en colère de savoir que son ex protégée était mal en point. Elle osa tout de même demander si Morgane était blessée et elle fut soulagée qu’il lui dise que physiquement elle allait bien. Le reste du voyage se fit dans le silence jusqu’à la chambre où devait se trouver Morgane. La jeune femme potassait un certain nombre de pensées, sans pouvoir évacuer la peur et l’impatience de voir le résultat de ses propres yeux. Et puis voilà, elle pénétra dans la chambre manquant de se faire défoncer par un chien un peu suicidaire. Mais son regard fut bien vite attirer ailleurs.

Sous ses yeux se trouvait Morgane. Cette fille dont son regard ne pouvait se détacher, constatant avec tristesse et fureur son état. La fille de Nyx n’aimait pas ce qu’elle voyait et n’arrivait pas à se remettre du coup de massue qui avait fracassé tout son corps dès lors de son entrée dans la chambre. Morgane n’était pas une fille à se prostrer. Non, son ancienne amie était heureuse dans ses souvenirs, elle souriait. Elle aimait la vie. Mais ce n’est plus le cas. Ce qui se passe réellement en elle transperçait Hailey à tel point que la jeune femme prenait à peine conscience que sa main était restée sur la poignée de la porte alors qu’elle venait de la fermer. Ce n’était pas dans ses habitudes de juger. Elle comprenait. Morgane avait tout perdu. Elle venait de se casser royalement la gueule, se prenant le bitume de force dans la face. Se disait-elle qu’elle méritait ce qui venait de lui arriver ? Se détestait-elle ? Se sentait-elle perdue, seule, paumée ? La Grecque n’aimait pas voir ça, ne supportait pas de voir une telle scène. Plus jeune, alors qu’elle venait de croiser le chemin de sa petite brune, la jeune femme s’était promis de la protéger et de ne jamais voir de tristesse sur son visage. A présent, ses yeux constataient son échec. Il n’y a pourtant pas de règles dans ce monde, et c’en était bien la preuve. Morgane avait perdu un être cher qui l’avait mis à terre. Cependant, elle n’a pas le droit de se laisser sombre et d’abandonner. Non, elle doit se relever. Il y a des gens tout autour d’elle, Hailey la première sans parler de son père et du chien visible dans la pièce. La brune fit quelques pas dans sa direction. Elle ne doit pas oublier ceux qui sont là, car elle n’est pas seule. Elle surmontera les obstacles, Hailey la sait forte et l’aidera à se battre. A présent, elle a compris à quel point son père est désespéré. La fille de Nyx s’avança encore, sans la perdre des yeux, son mutisme dû au choc de la voir dans un tel état trop consciente qu’elle n’avait pas le droit de tourner les talons et de fuir comme à son habitude. Il était temps de changer pour Morgane, elle le pouvait bien. « Hey » lâcha-t-elle doucement pour ne pas la brusquer.

Était-elle seulement réellement consciente de ce qui se passait. Hailey ne le savait pas et préférait éviter de lui provoquer un autre traumatisme surtout quand dans ses souvenirs leur dernière rencontre ne s’était vraiment pas bien passée, l’accident mis à part. Elle s’approcha du lit, en évitant le petit chien qui n’attendait qu’à rejoindre sa maîtresse. Le père de Morgane n’avait pas prévenu qu’il faudrait jouer à la vétérinaire. Levant les yeux au ciel devant l’insistance du chiot, elle l’attrapa pour le mettre sur le lit, espérant peut-être que comme les rumeurs le disaient les animaux avaient la capacité d’apaiser les êtres humains. A son tour, elle prit place sur le lit, doutant clairement d’une possible réussite dans cette mission périlleuse qui dépassait le stade de simple essai. Non, la Grecque n’avait pas l’intention de l’abandonner dans le gouffre dans lequel elle se trouvait, même s’il fallait y descendre pour la ramener sur son dos. Seulement la jeune femme se retrouvait bien démuni face à une Morgane tremblante et si fragile. Jamais au grand jamais, elle n’avait eu aussi peur de mal agir. Elle n’osait pas esquisser de gestes dans la peur de ne pas être à la hauteur de la tâche. Elle n’était pas comme Lily, Emy ou Quinn. Les contacts très peu pour elle. Elle n’avait jamais réussi à réconforter quelqu’un, alors là.

La jeune femme était perdue. Mais elle était venue pour elle, juste pour Morgane. Sans brusquerie, Hailey se laissa glisser près d’elle et d’une main peu sûre ramena la fille de Déméter contre son propre corps. « Je suis là, Morgane. » murmura-t-elle doucement, préférant éviter de trop réfléchir et se laisser aller pour éviter de tout foirer. Morgane ne se rendait peut-être même pas compte qu’elle se trouvait là. Se mordant la lèvre, elle constatait la froideur de sa peau, l’air sans vie sur son visage. La nostalgie l’envahit alors que sous ses paupières, elle voyait l’ancienne Morgane. Passant son bras autour d’elle pour la garder serrer contre elle, elle attrapa la couverture de l’autre main pour l’en couvrir. Puis, jeta un regard presque mauvais au petit chien l’air de dire c’est quand tu veux pour venir faire ton job hein. Après tout, elle n’avait pas le charme d’un petit chiot qui pouvait faire craquer absolument tout le monde avec ses petites oreilles et sa langue pendante. « C’est ton père qui m’a prévenu » jugeait-elle bon de préciser dans l’espoir de voir une quelconque réaction chez son amie. Hailey ne savait pas ce qu’il s’était passé mais une chose était sûre dans son esprit, une fois que Morgane irait mieux, elle retrouverait celui qui lui avait causé autant de peine - l’avait détruite- et le ferait payer le prix fort.  



lumos maxima
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MessageSujet: Re: Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir, je donnerais tout ce que j'ai[ Hailey]   Mar 10 Fév - 12:02


Hailey ∞ Morgane
La solitude ne me pesait même pas en fait, les bras contre qui je voulais dormir n’étaient plus de ce monde. Je ne manquais pas de logique, il ne reviendrait pas même si je rentrais en guerre contre les partisans, même si à mon tour je prenais des vies, ça ne me rendrait jamais mon âme sœur. J’avais beau réfléchir à comment j’aurais pu faire pour changer son destin, rien ne venait, j’avais juste mis trop de temps à comprendre les signaux de mon cœur, me blâmer pour ça n’aiderait pas plus. Il n’empêche que son absence rendait ma présence difficile en ce monde. J’aurais aimé sortir de ma douleur et pouvoir reprendre ma vie mais j’en étais bien incapable, son ombre planait sur moi et je ne voulais pas qu’elle s’en aille, je voulais retourner avec lui, sans mettre mes pensées en cohérence avec mon comportement, je me laissais petit à petit m’éteindre. Je n’avais pas la moindre force sans lui, j’avais l’impression de toujours voir son sang sur mes mains lorsque je me regardais. A cette pensée, les larmes revinrent inonder mon regard tandis que je plaquais mes lèvres contre l’oreiller pour ne pas gémir de douleur, mon cœur était à vif et ça faisait bien plus mal que le fait de passer pour une imbécile, ce que je nierais d’ailleurs. Ce n’était pas de la stupidité, bien stupide étaient les gens qui se battaient à mon sens, il valait mieux parler sur une table plutôt que de taper du poing sur la table… ou sur les gens. Je m’en fichais en fait, qu’ils fassent leur petite guerre, je mourrais avant de voir ce qui se passerait de toute façon.

Lorsque ma porte s’ouvrit, je ne défis pas mon nez de l’oreiller, déjà parce que c’était l’odeur d’Adrian, plus dans ma tête que réelle depuis le temps, je ne voulais pas m’en séparer, je le retrouverais sans doute bientôt mais jusqu’à là, je préférais garder son odeur contre moi. Une part de moi comprenait que je devais être pitoyable aux yeux de mon père, lui qui n’avait jamais aimé de personne assez fort pour se blottir uniquement dans ses bras la nuit, pour faire des projets d’avenir. Cependant, je n’avais pas choisi Adrian, c’était l’inverse premièrement et ensuite mes sentiments ne me demandaient jamais la permission, je ne regrettais pas de toute façon, mieux valait-il une heure de bonheur que de ne jamais le connaître. Les pattes de Fanta sur le bois vernis n’arriva pas à me faire tomber  main pour lui montrer que j’étais là. Est-ce que papa s’en occuperait une fois que je ne serais plus là, je l’espérais du fond du cœur parce que ce chien n’avait rien demandé et son monde devait s’écrouler, Adrian devait lui manquer autant qu’à moi, ce chien le vénérait autant que moi, pour cause mon petit ami était exceptionnel. Je fis la moue en entendant une voix que je connaissais mais dont je n’arrivais plus à resituer. Je m’en fichais, je ne voulais pas cette voix-là, je voulais mon copain, je voulais Adrian moi, j’en avais rien à faire des autres, ils n’aideraient pas à le ramener.

En revanche, ce fut sans la moindre résistance que je me retrouvais contre la personne lâchant l’espace de quelques secondes mon précieux oreiller, le temps pour moi de tendre la main et de le ramener contre mon nez, inspirant à fond cette odeur que j’aimais plus que la vie elle-même.  J’aurais aimé dire à cette personne que ça ne valait la peine de me couvrir, je ne comptais pas vraiment m’en sortir. Petit à petit, je me détendis malgré moi contre son corps acceptant la présence réconfortante jusqu’à ce qu’une truffe vienne se poser contre ma joue et qu’une petite langue toute chaude se décide à effacer toutes traces de larmes. Sans le moindre sourire, j’écartai l’oreiller de mon visage et je regardai Fanta sans comprendre comment ce truc pataud avait réussi à monter sur le lit. Maintenant qu’il était là, difficile de l’ignorer, surtout que merde il n’arrêtait pas de lécher puisque les larmes ne se tarissaient pas. Je posai ma main sur sa petite tête pour le gratouiller, d’accord je reconnais j’aimais mon chien et j’étais contente qu’il soit là pour moi.

Brutalement, je pris conscience de la présence à côté de moi lorsqu’elle eut la merveilleuse idée de préciser que c’était mon père qui était venu la chercher. Je voulus m’écarter d’elle, n’ayant pas envie de me retrouver dans ses bras. Ses propos m’avaient brisé la dernière fois et je ne voulais surtout pas qu’elle recommence à critiquer, j’aimais Adrian, je me fichais pas mal qu’il ne soit pas le meilleur des soldats, qu’il ait des faiblesses, il avait tout fait pour me protéger et m’avait proposé un avenir, ça me suffisait amplement. Pourtant, je ne m’écartai pas d’elle, je restais dans ses bras à pleurer son absence. Forcément que je me sentais coupable, j’avais essayé plusieurs fois de le faire parler, de lui faire dire qu’il n’était pas un partisan mais je n’avais pas pris conscience du danger sur nos têtes s’il le reconnaissait. Peut-être même qu’il avait été déstabilisé par ma pseudo aide lors du combat, si tel était le cas alors son agonie avait pour responsable que mon incapacité à gérer. J’aurais voulu lui dire que j’étais désolée de n’avoir même pas pu le ramener à son camp, je savais plus ou moins que les romains comptaient sur l’honneur et ils avaient dû être surprit voir même le penser traitre puisqu’il n’était pas revenu. J’aurais voulu avoir la force de me pointer chez les grecs pour demander une entrevue, je voulais rencontrer son père et lui dire quelle personne d’exception était Adrian, je voulais que le chef de leur camp réhabilite mon copain, il tenait à son honneur et j’aurais aimé lui offrir au moins ça. Sauf que j’avais peur, peur qu’ils me voient comme une ennemie de la nation et que son camp me bute, il se sentirait coupable de ma mort. Je ne savais pas comment agir pour lui, en revanche pour Hailey, je savais très bien ce qu’il fallait faire. Je murmurai la voix tremblante.

« Mon père a eu tort de t’appeler. »

Je me redressai sur les coudes, enfin tentai avant que mon épuisement ne me rappelle à lui, je m’écroulai donc à nouveau dans le lit évitant de peu l’animal contre moi et Hailey, aveuglée par mes larmes, je lui demandai malgré tout essayant d’être logique et de ne pas avoir l’air trop stupide à ses yeux, même si c’était complètement inutile, j’étais déjà vu comme une traitresse à ses yeux, j’aurais pu lui dire que je n’étais plus partisane et que j’allais rejoindre le camp des Romains, son côté dans la guerre, si tout cela n’était pas arrivé.

« Tu pourrais prendre soin de Fanta ? C’est un bébé et il est gentil, propre surtout, il est propre, il te posera aucun problème. »


C’était la bonne solution, même si Hailey était nul niveau sentiment, elle apprendrait à l’aimer et lui serait ravi de pouvoir la suivre, il serait bien plus heureux avec Hailey qu’avec mon père. Elle était toujours en vadrouille et il était habitué aux demi-dieux. Je regardai ce chiot qui venait de se coucher contre moi pour dormir inquiète pour son avenir. J’avais gâché sa vie sans même le vouloir, je n’avais pas la force de m’occuper de mon chien, je n’avais plus la moindre envie de m’occuper de moi, comment aurais-je pu prendre soin d’une autre vie. Je voulais qu’elle prenne mon chiot et qu’elle s’en aille, je devais renvoyer une piètre image de moi, au moins elle pourrait se rassurer, je ne faisais pas honte au camp des grecs par ma faiblesse, ni même au camp des romains, ça me réconfortait pour Adrian, il ne verrait jamais sa petite amie écrasée par le chagrin.

code by Silver Lungs
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MessageSujet: Re: Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir, je donnerais tout ce que j'ai[ Hailey]   Ven 27 Fév - 11:56

Momo & Hailey


Dans chaque larme, la douleur s’en va...

Si ça n’avait pas été Morgane, jamais Hailey aurait fait le pas vers cette situation tout bonnement impossible à gérer. Sérieusement, on parlait bien à la fille presque la plus asociale de la colonie. Mais le facteur influençant le tout c’était bien Morgane. Sa raison ne pouvait pas se faire à l’idée de lui tourner le dos, pourtant la brune l’avait fait par deux fois. En quittant la colonie pour rejoindre les pauvres nuls - pour être polie - et la seconde fois juste après leur accident de voiture. Elle s’en était allée laissant une certaine fille de Nyx plantée comme une merde sur le bord de la route alors qu’elle aurait tout fait pour attendre le temps qu’il faudrait que la fille de Déméter ne rentre pas seule et pas dans cet état. Foutu destin, karma ou autre connerie, voilà ce que pensait vraiment la ténébreuse de ses idées farfelues. Pourquoi fallait-il qu’elle se plie en quatre pour cette fille déjà ? Morgane n’était pas Lily, même si pour Lily elle avait déjà du mal avec les câlins, non pas qu’elle n’aimait pas la blonde mais que ça la crispait tout simplement. Même sans avoir des idées bizarres comme dans ce bar la dernière fois, la dernière sortie en date avec la fille d’Aphrodite. Peut-être bien la toute dernière de leur vie à toutes les deux, puisque la blonde n’était pas réapparue depuis tout ce temps et que tout pouvait bien arriver.

La mort pour l’une ou l’autre, à moins que Lily soit déjà plus de ce monde, ce qui briserait légèrement la brune mais juste un peu. Sans doute une des raisons pour lesquelles, Hailey avait accepté de suivre les gorilles du père de Morgane - j’avais envie de caser ce mot. Pourquoi ? Je ne sais pas, je pense qu’il arrive un moment où il ne faut plus trop chercher et continuer à écrire même si ça part carrément à travers le champs. La jeune femme ne savait clairement pas quoi, n’avait pas de plan d’action, n’avait absolument aucune connaissance de comment sortir une personne de tant de noirceur. Non parce qu’elle s’imaginait que le petit chien aurait plus de chance qu’elle, mais vu que cette andouille s’était carrément fait viré, ben la fille de Nyx doutait d’avoir à faire à un anti-dépression. En bref, à quoi pouvait bien servir le clébard devant la porte ? Non là franchement elle ne voyait pas trop. En même temps ce n’était pas de son ressort d’analyser la présence du petit machin sensé être qualifié de « trop mignon » par toutes personnes normales surtout les filles il faut le dire. Non, non pour la Grecque c’est comme les gosses, ils sont bien chez les autres après c’est la catastrophe. Non mais quelle idée franchement... un chien ! Un clébard ! Un truc qui pue, qu’on doit sortir, qui fait ses besoins partout, laisse des poils partout, qui vient lécher les gens après s’être débarbouillé ou pire avoir bouffer le premier truc qui trainait dans la rue... non mais non. Qu’est-ce que Morgane pouvait bien trouver chez cette boule de poils sérieusement ? Hailey avait beau y réfléchir, elle ne trouvait pas vraiment. Quoique encore une fois si le maudit cabot semblait diablement attaché à sa petite maîtresse ce n’était pas le cas de la magnifique brunette. Le problème c’est que Hailey connaissait quand même un tant soit peu Morgane et de voir le si peu de réaction face à ce mignon petit compagnon, la déroutait légèrement. Normalement, elle aurait du le prendre contre elle et le câliner, pas laisser le petit chien à l’extérieur comme un malpropre.

La fille de Nyx restait silencieusement toujours en prise avec sa contemplation de cette jeune femme. Elle n’est pas folle, elle l’aime simplement suffisamment pour risquer sa vie pour la fille de Déméter. Est-ce qu’il faudrait lui tenir la main ? Lui promettre que tout irait bien ? Alors que rien ne va. Non, la jeune femme regrette terriblement le jour où elle l’a laissé partir chez les partisans en compagnie de Meg. Quelle belle connerie ! Rien de tout cela ne serait arrivé. Morgane irait bien, pas comme maintenant. Bon sang, dans quelle merde c’était quoi encore fourré la jeune femme ? Surtout à se poster près d’elle comme une débile puisque évidemment, elle n’avait pas la moindre de comment faire pour que son amie, ex amie, ex protégée, protégée... bref voilà, faire pour qu’elle se sente mieux et qu’elle n’ait plus cette tête de cadavre tout juste vivant. Son coeur se fendait à cette vision plutôt dramatique et clairement inacceptable pour elle. Hailey avait toujours eu beaucoup d’affection pour Morgane, lors de son départ, son coeur avait tout juste commencé à se fendre et voilà que plusieurs années après il n’en restait plus grand chose. Alors peut-être que de tout faire pour ne pas la perdre encore une fois serait le début de son traitement pour guérir ? Dans un sens, il fallait y croire mais avant la fille de Cérès, l’ex partisane ou la partisane, ça Hailey n’en savait rien comme de ce qui s’était passé pour qu’elle soit dans un état pareil. A part le fait que son petit ami ait perdu la vie, ce qui était plutôt étrange puisqu’elle n’avait pas entendu parler de la mort d’un partisan dans les rumeurs de la colonie. Il s’agissait peut-être d’une rixe entre partisans et Morgane y était mêlée visiblement. Non, la fille de Nyx n’aimait pas forcément cette idée-là, car ça voulait que Morgane pouvait éprouver des remords en plus de sa profonde tristesse.

Son bras avait entouré - heureusement - instinctivement la jeune femme pour la ramener contre son propre corps. Si son cerveau n’était pas à même d’analyser les actions ou paroles qui pourraient faire du bien ou tenter de panser les plaie de son amie, au moins son corps réagissait tout seul. Elle la serrait presque tendrement quelque maladroitement près de son corps, sentant sa tête sur elle déversé toutes les larmes de son corps, du moins celles qui restaient encore. Durant tout ce temps, la Grecque mit du temps à lever sa main pour la poser dans les beaux cheveux de Morgane et les caresser doucement dans un des gestes destinés à apaiser ses tourments. Mal à l’aise, oh ça, Hailey l’était mais que ne ferait-elle pas pour sa protégée ?  Morgane avait besoin d’elle et la brune avait donné sa parole - ou presque - à son père de tout faire pour l’aider et puis, à présent qu’elle l’avait vu dans cet état si elle avait encore des doutes, ceux-ci n’existaient plus. Elle resterait quoiqu’il se passe à ses côtés pour la soutenir du mieux possible, même si clairement pour ce genre de trucs qui ne nécessitent pas de défoncer une personne, c’est plutôt un casse-tête assez complexe même pour son cerveau plutôt brillant de base. Le problème étant là. Hailey réfléchissait beaucoup trop au lieu d’agir comme son coeur le lui dictait, pas étonnant que personne ne soit entré dans sa vie récemment. Doucement, elle remonta un peu la couverture de manière à ce que Morgane puisse se réchauffer, car ses mains était froides assez pour que la jeune femme sentent les frissons à travers son pull pourtant. La colère montait doucement plus les minutes s’égrainaient, la Grecque se raidissait et puis la respiration, la présence de Morgane, tout cela faisait redescendre son tumulte intérieur. Le schéma se répétait durant de longues minutes jusqu’à que la fille de Cérès intervienne. Sa voix lui fit serre le poing derrière le dos de son amie. Elle allait si mal. Hailey allait finir pas devenir folle de la voir dans cet état sans rien pouvoir faire.

Pourtant, Morgane voulait qu’elle parte donc ? Cette idée lui fit s’assombrir ces yeux avec un éclat de tristesse à la simple pensée que la partisane ne voulait plus d’elle, qu’elle avait trop merdé pour trouver grâce à ses yeux même pour l’aider un peu. Secouant la tête sans trop savoir quoi faire, Hailey s’expliqua, « Non, ton père a bien fait. » Avec douceur, sa main caressa rapidement la joue de l’autre fille brune avant de se retirer comme si elle s’était brûlée. « Je te laisserai pas Morgane. » Oh ça, plus jamais. Trop de choses s’étaient passées, de trop mauvaises choses pour que la brune de la colonie abandonne une nouvelle son amie. Sa tentative fourra un coup dans le ventre de la combattante Grecque. Grognant légèrement, Hailey attrapa à nouveau la fille de Déméter et la ramena contre elle, de manière très possessive, l’air de dire ne bouge plus. Fanta ? Qu’est-ce que c’est que ça ? Oh minute. Le regard foncé de la jeune femme se posa sur le petit chiot. D’accord, ça c’est Fanta. Non, mais non, elle n’avait pas signé pour s’occuper du clebs, où il est le contrat qui mentionne de s’occuper d’un truc qui bave et ... non. La brune regarda Morgane, tentant de faire fi de ses larmes, avant de pointer le chien du doigt comme si elle n’y croyait pas trop que c’était de ça dont elle parlait. D’ailleurs celui-ci ne manqua pas de revenir se pelotonner contre sa maîtresse, ce qui faisait une drôle d’image des trois dans le lit, mais Hailey essayait d’éviter d’y penser ayant déjà de la rougeur aux joues. « Morgane, je ne pars pas. Et je n’ai jamais eu de chien alors je crois que ça ne va pas la faire. » Le chiot la regardait assez piteusement il fallait dire. Encore une fois, elle secoua la tête pour dire mauvaise idée mon pote si tu savais. Puis, une idée germa dans son esprit, passant son doigt pour effacer délicatement les larmes sur le visage de Morgane, elle lui fit part de cette idée, « Comme je compte squatter un moment ta maison, je te propose un deal, je m’occupe du clé... de Fanta et toi tu m’aides, j’entends par là que tu me supervises. Et ça implique tu finiras pas sortir de cette chambre et venir avec moi à l’extérieur. » La fille de Nyx la regardait comme si c’était à prendre ou à laisser. Non pas qu’elle ait potentiellement pitié du petit balourd aux grosses papattes mais que ce chien pouvait aider Morgane à condition qu’elle sorte de ce lit. Enfin une chose à la fois.


lumos maxima
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MessageSujet: Re: Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir, je donnerais tout ce que j'ai[ Hailey]   Lun 2 Mar - 21:33


Hailey ∞ Morgane
Ce n’était pas elle que je voulais, ni maintenant, ni jamais. Je voulais qu’elle cesse de faire celle qui s’intéresse à moi car elle n’a personne sur qui passer ses nerfs. J’avais beau être la moins bagarreuse d’entre toutes, celle qui ne faisait pas de mal à une mouche. Je n’aimais pas qu’on s’en prenne à moi pour autant et j’avais, si je fermais les yeux, encore la vision de son arbalète me visant. Aussi cruel que ça puisse être, si elle avait été jusqu’au bout ce jour-là, ça aurait sauvé la vie de mon copain. Certes, je n’aurais jamais su ce que c’était que d’être avec Adrian mais mon petit ami serait en vie. Un sanglot se répercuta dans toutes les fibres de mon corps, pourquoi est-ce que ça s’était déroulé ainsi. Le hasard avait trop mal fait les choses et maintenant, mon père ramenait ici Hailey. Comment était-il aller la chercher… pourquoi elle ? Ce n’était pas mon amie, je n’avais rien à voir avec cette fille parce que je croyais en l’amitié capable de surpasser les camps, les tensions et toutes ces conneries et qu’elle, elle avait manqué de me tuer et je crois que je ne lui pardonnerais jamais de m’avoir menacé. Pourtant, c’était elle qui malgré cette haine viscérale des partisans, était venue me trouver et se tenait contre moi. Je pouvais sentir sa présence, écouter son cœur battre et trouver du réconfort dans la chaleur qu’elle mettait à ma disposition de son plein gré. Le froid ne m’avait pas paru si intense avant qu’elle ne se couche contre moi. Ses propos me troublèrent, qu’en savait elle, mon père n’aurait jamais dû prévenir un camp ennemi de mon état, que savait-il d’Hailey ? Elle était capable de me blesser avec des mots et des gestes bien plus cruellement que sa pote qui m’avait tiré dessus. Ça aussi, je n’avais pas compris, j’essayais de les aider et elles s’étaient retournés contre moi. J’avais soigné une fille que je ne connaissais pas, je m’étais prise une balle, je m’étais fait assommé comme une merde, puis mon copain était mort. Si quelqu’un m’en voulait sur l’Olympe, il ne s’y prendrait pas autrement. Je m’appuyai malgré moi contre sa joue, trouvant dans ce simple geste un réconfort immense, j’étais pardonnée ? Il fallait la mort de mon petit ami pour que je vaille quelque chose à ses yeux, est ce que je devais accepter cela ou me montrer inflexible, je n’en savais rien, je me contentais de murmurer.

« Je n’ai pas changé, je suis toujours la fille que tu détestes. »


Bon d’accord quand précédemment j’ai dit que j’avais évité Fanta et Hailey, j’avais un peu moins évité Hailey et elle grogna, je voulus m’excuser de lui faire mal mais je n’en eus pas le loisir, j’étais à nouveau entraîné contre son corps et avec une façon qui laissait à supposer que si je l’ouvrais, j’allais me faire enguirlander. Je me contentai de regarder mon chiot qui essayait de dormir, devant trouver rassurant la présence d’Hailey avec moi. Hailey qui semblait pas vraiment l’aimer, voire pas du tout, elle le pointa du doigt exactement de la même manière que moi je montrais les armes. Sauf que les armes étaient sans vie alors que mon chien avait besoin d’amour. Je faillis lui dire d’aller se faire foutre à n’aimer que des choses qui ne lui rendraient jamais. C’était injuste, elle ne le méritait pas donc je ne fis pas la moindre remarque. Je devais juste me retenir de pleurer et c’était assez compliqué, à force je ne devrais plus avoir de larmes à disposition et pourtant… ça m’épuisait de pleurer à moins que ce soit de ne pas manger. Je savais qu’Hailey n’avait jamais eu de chien, comme moi avant Fanta, d’ailleurs le jour où j’étais revenu avec mon chien et Adrian, j’avais cru pendant deux secondes que Papa allait hurler, il s’était contenté de me fixer silencieusement, un peu comme si une discussion mentale entre nos cerveaux existaient avant de caresser le chien. La chose que j’en retenais c’est que si mon père avait accepté Fanta comme animal de la famille, Hailey le pourrait tout aussi bien, elle n’était qu’un tout petit peu plus chiante que lui. Je grognais comme si sa phrase était débile.

« Comme si t’allais rester ici, t’as jamais voulu quitter le camp avec moi et maintenant mademoiselle veut ? C’est trop tard Hailey. »

Non elle n’était en rien responsable de la mort d’Adrian, ça n’aurait rien changé voire ça aurait empiré les choses qu’elles soient là. J’aurais malgré tout aimé qu’elle soit là, qu’on ne soit jamais séparer mais nos vies avaient pris des tournants différents. Je n’avais plus conscience de mes larmes, je savais que je pleurais sans arrêt, son doigt effleura ma joue pour les enlever. Je fronçais les sourcils, jamais elle ne m’avait habitué à panser mes blessures et ça m’intriguait, je devais faire bien pitié pour qu’elle fasse ça. Incrédule, je l’écoutais raconter ses salades, comment ça elle squattait ici ? Certainement pas non ! Mais qu’est-ce que papa avait fait, Hailey rester, les combats lui manqueraient trop. A moins qu’elle ait des problèmes à la colonie. Si c’était le cas, elle pouvait rester. On ne serait jamais trop de deux à panser nos blessures. Je lui lançais un tel regard lorsqu’elle commença à prononcer le mot clébard qu’elle modifia d’elle-même pour Fanta. Mon chien allait être de bonnes mains, j’expliquai mentalement à Adrian, même si c’était inutile, que j’avais confiance en Hailey pour Fanta, au moins pour Fanta. Heu, j’avais dû louper un truc là, comment ça superviser ? Non mais il y a rien à superviser pour élever un chien, c’est comme pour les enfants. On parlait toujours de Hailey, elle allait me la tuer si je la laissais faire. Je soupirais, affronter le monde extérieur ne me semblait pas la meilleure des idées d’Hailey. Je secouai négativement la tête, pourtant mes propos prirent la direction opposée de ce mouvement.

« Je veux bien te superviser, tu feras attention à elle ? C’est le dernier cadeau qu’il m’a fait. »

Ça me faisait d’ailleurs un peu mal au cœur de me séparer du chien qu’Adrian m’avait offert, supportant les longues heures de route pour chercher la perle rare. Je caressais la mini tête de l’animal qui s’était assoupi après avoir passé des heures à gémir à ma porte, le repos lui était enfin offert. Je pris doucement d’Hailey pour le poser sur le pelage tout duveteux du bébé animal. Ils feraient un bon duo, il fallait juste qu’elle lui apprenne comment se comporter.
J’étais bien dans les bras de Hailey, c’était horrible de penser ça mais ça me faisait du bien, ce n’était pas comme Adrian, pas du tout et s’il y avait eu Adrian qui avait poussé la porte à ce moment-là, je me serais jeté à son cou, il n’empêche que la présence d’Hailey me faisait du bien. Je comptais dans ma tête jusqu’à trente, comme dans les parties de cache cache, sauf qu’au lieu de dire je viens te chercher, je murmurais.

« Tu devrais rentrer à la colonie, tes amis non traîtres vont s’inquiéter, prends Fanta. »


Je ne m’étais jamais considéré comme traître, j’étais juste incapable de prendre une arme et de la planter dans quelqu’un. La seule chose m’ayant fait réagir, ça avait été la peur de perdre mon âme sœur, pour ce que ça avait servi. Hailey me considérait comme telle depuis toujours. Si ça se trouve, elle avait même balancé à Lily, quel dommage de l’avoir loupé. C’était inquiétant de voir à quel point nous n’avions plus rien en commun. Durant quelques secondes, je regrettais mes choix, voulant redevenir la fille qu’elle appréciait et avec qui j’étais à l’aise. Je fermais les yeux en sentant les larmes menacer à nouveau, je la connaissais. Il valait mieux qu’elle parte maintenant, elle allait devenir comme un lion à qui on aurait bridé sa liberté et j’allais m’en prendre dans la tronche alors que je n’avais rien demandé. Si je me taisais pendant quelques minutes, elle se lasserait et partirait. Je me tus donc pour tenter l’expérience.


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MessageSujet: Re: Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir, je donnerais tout ce que j'ai[ Hailey]   Mer 4 Mar - 20:27

Momo & Hailey


Dans chaque larme, la douleur s’en va...

A quoi pouvait-elle bien penser ? Oui, question con, à son copain évidemment. Elle ne souriait pas, ne risquait peut-être de ne jamais re-sourire de sitôt. Pourtant, Hailey avait beau y réfléchir elle l’avait toujours aimé son sourire. Elle avait pourtant tant envie de réparer cette immense injustice, pourquoi faire souffrir une fille innocente ? Morgane n’avaient rien à se reprocher. La fille de Déméter devait bien être la seule personne sur terre que jamais on ne pourrait accuser d’une telle atrocité qui aurait entrainé la mort de son partenaire. Bien loin de comprendre l’amour et ses secrets, la brune ressentait sa douleur et n’avaient pas le moindre outil pour venir panser cette immense blessure qui semblait noircir son ex protégée dans sa globalité. Elle avait besoin d’oublier mais sans oublier non plus... comment pourrait-elle oublier son si parfait partisan. Intérieurement, la fille de Nyx grognait à cette pensée. Comment lui faire tourner cette fichue page avec un tel être - comme elle le disait récemment - franchement comment ? Pour le coup, elle allait bien ramer la Grecque pour tenter de la ramener à la vie ou à un semblant de vie. Ouais, parce que même le petit chiot ne semblait pas avoir de méthode spécial remue queue et bouille d’ange- tsss, très utile ce clébard. Pourquoi fallait-il qu’elle ait le chien le plus inutile du monde sérieusement ? Bon, pense Hailey, trouve comment aider une personne qui vient de perdre son petit ami. Hum, hum, est-ce qu’il n’y aurait pas un pc dans le coin histoire de s’informer un peu sur la question. Non parce que niveau ramer, là c’était clairement même pas de rame en fait, juste le bateau mais pas le grand navire non non le machin que tu te demande si c’est possible qu’il ne coule pas encore. Et le truc bah c’est que si très doucement il coule... et il va se noyer bientôt, très prochainement au milieu des méchants requins. Bon allez du courage ! La pire dans cette affaire ce n’était pas la fille de Nyx évidemment et ça elle n’avait pas vraiment besoin d’un dessin pour le comprendre, contrairement à d’autres choses. En fait clairement, Hailey crèverait d’envie d’aller hurler pour trouver quelqu’un pour l’aider mais le fait était bien là, si son père n’y arriverait pas, elle non plus, ni personne sauf le défunt. Le problème c’est que la Grecque n’avaient pas envie d’abandonner maintenant, c’était trop tôt, et surtout inconcevable surtout ça. Comment s’imaginer laisser tomber la fille de Déméter ainsi ? Bien sûr, elle pourrait avec tous ce qui s’est passée, sa trahison entre autre qui fait relativement mal encore et toujours même après des années. Mais pourtant à cet instant, sa voix brisait doucement les quelques fondements du coeur de la brune, son état global lui faisait mal. C’était douloureux de voir une amie une personne que la jeune femme avait toujours souhaité protéger être dans un tel état. On ne souhaiterait à personne ce genre de choses, même si Hailey aurait tendance à avancer avec sûreté je m’en fous, je n’ai pas peur.

Et pourtant, ce qu’elle craint le plus c’est d’être heureuse pour tout perdre. Difficile d’avancer de cette façon du coup. Lily lui manque. Sa vie ne ressemble plus vraiment à celle d’avant et pourtant, elle est si semblable à la différence qu’il lui manque le coté sociable. Il y a des gens mais qui peut égaler votre âme soeur ? Personne, pas même le combat. Ce qui la fait enrager intérieurement, être dépendante au final de la fille d’Aphrodite qui ne se gêne pas pour ne plus lui adresser la moindre parole, le moindre message... elle n’est simplement plus là - plus à ses côtés pour lui ôter un point sur ses épaules. A-t-elle le droit de ne rien faire laisser sombrer Morgane aussi ? Elle n’est pas lâche, enfin pas si lâche - non la fille de Nyx n’a pas envie de voir l’enterrement de la blonde ou de la brune. A cette simple image d’un cercle rassemblé autour d’une tombe, son étreinte se resserre autour de Morgane, comme pour lui dire non reste avec moi. Oui, ça c’était important qu’elle reste avec elle et ne parte pas comme tous les autres. Égoïsme mais pas sûr que la brune supporter de perdre une nouvelle fois Morgane maintenant qu’elle avait accepté la demande du père de Morgane, elle ne pouvait pas faire autrement n’étant pas le genre à tourner le dos à ceux qui avaient été proches pour elle, une rancœur certaine la dévorait lentement mais en même temps, Morgane est depuis toujours sa protégée. On ne peut pas abandonner de pareils liens d’un claquement de dos, à moins d’être soit des salauds, soit de très mauvais amis voir les deux  souvent c’est les deux. Oui, il faut croire que ça se tient plutôt bien. Mais non, Hailey ne se souhaitait pas et ne supporterait pas de voir ça se produire avec Morgane. Elle ne méritait pas ça et s’en voulait déjà des paroles qui trottaient encore dans son esprit depuis leur dernière rencontre catastrophe.

Secouant doucement la tête, la jeune femme ne pouvait pas la laisser dire de pareils choses, d’une petit voix peu sûre elle avançait, « Je ne t’ai jamais détesté... » Comment lui expliquer qu’elle n’avait juste pas supporter d’être abandonnée ? Qu’elle avait eu terriblement mal ? Qu’elle ne savait pas comment évacuer l’impuissance de la voir partir pour l’ennemi et qu’elle était plus capable de la protéger... qu’à présent elle n’était plus important dans sa vie. Faible. Impuissante. Seule. Voilà trois mots qui lentement la brisaient depuis le départ de Morgane, tous les autres avaient suivi. Elle était belle et bien seule à présent, et bien incapable de survivre de manière intelligente de cette façon, de se battre seule. Non, elle n’en avait pas la force. Et le simple fait de sentir la douleur de Morgane lui donnait envie de vomir, elle avait merdé - c’était sa faute si à présent Morgane vivait de pareils instants. Parce qu’elle n’avaient pas pu la protéger. Sa faute. Et à ces connards de partisans qui venaient de briser son amie. Elle inspira doucement, « Même avec toute ma volonté je ne pourrais pas te détester, Momo. » Avait-elle raison de dévoiler des facettes plus douces, plus fragiles de sa personnalité, des failles totalement exploitables. Mais Morgane n’était pas le genre à enfoncer les portes, non Hailey avait confiance, bien que la peur de se faire envoyer chier - qu’elle mériterait sans doute - planait légèrement au-dessus de sa tête. Mais qu’importe, elle tiendrait parole. Pas une parole donnée à son père mais une parole donnée à elle-même. La fille de Déméter semblait en plein combat contre elle-même et ses sentiments. Hailey se taisait, ne souhaitait pas lui faire plus de mal et pensait peut-être que par sa seule présence à ses côtés ça forcerait Morgane à ouvrir les yeux et voir que le monde devait continuer à tourner pour elle et même pour... Fanta. Les paroles de Morgane frappèrent de plein fouet la fille de Nyx qui dans un premier temps garda le silence pour ne pas répliquer inconsciemment et dans le fond, elle ne savait pas quoi dire. « Je pouvais pas rejoindre les partisans non effectivement. Je n’ai pas ma place là-bas. » Et toi non plus. Mais ça, elle le lui avait déjà dit et jugeait qu’il n’était pas nécessaire de lui renvoyer à nouveau la morale en pleine face surtout en ce moment. Oh et le fait qu’elle aurait aimé que Morgane reste auprès d’elle, ça aussi miss Wilson ne pouvait pas le lui avouer comme ça, non ça bloquait relativement bien au niveau de la gorge. Au début, Morgane secoua la tête, à tel point que Hailey pensait que sa tentative avait complètement foirée. Mais finalement ses paroles furent toute autre et l’étonnèrent. Hailey hocha presque solennellement la tête. « Je ferai de mon mieux, je te le jure. Par contre, souviens-toi du deal tu y participe. » Sinon, ce clebs peut bien... ouais non, elle le laisserait pas crever non plus il faut dire. Parce que oui Wilson a un coeur qui fonctionne presque normalement avec quelques défauts en prime pour faire son charme quoi.

La fille de Déméter attrapa sa main pour la placer sur Fanta, manquant de faire sursauter Hailey. Au début, la jeune femme fut assez étonnée pour avoir un mouvement de recul mais finalement, elle reposa doucement sa main sur le duvet de l’animal et après quelques secondes qui s’écoulèrent avec une lenteur désabusée, la fille de Nyx entreprit de caresser le petit animal. Elle apprenait doucement à apprécier la douceur et la chaleur qui émanait de son petit corps, celui de Morgane contre le sien. L’image la plus troublante pour la jeune femme. Mais Morgane réagissait et c’était là tout ce qui pouvait compter pour elle, que Morgane revienne enfin. La fille de Nyx retira sa main avec de se pincer les lèvres. « Non, Morgane, je reviens. » Devait-elle ajouter ne bouge pas ? Ouais non, c’était mieux pas. Se faisant, elle se déplace avant de veiller à ce que la fille de Déméter était toujours bien recouverte avec la couverture et descendit du lit et jeta un dernier coup d’œil sur sa silhouette avant de quitter la pièce. Elle dévala les escaliers, et averti sans doute par le bruit, rencontra le père de Morgane. Elle lui expliqua sa demande à la quelle il adhéra sans trop opposer de résistance. Et une dizaine de minutes plus tard, la jeune femme repartait en direction de la chambre de Morgane un plateau repas dans les mains, ouvrant la porte, son regard fit très vite la navette sur son amie et le petit chien avant qu’un soupire ne lui échappe. Comme si elle se serait envolée durant ce laps de temps. « Je t’ai dis que je reviendrai. » Déposant le plateau qui contenait une sorte de pique nique improvisé, elle se réinstalla près de Morgane, un sandwich entre les mains. Déchirant le papier, elle lui désigna, son père avait dit que c’était ses préférés, « Tu as faim ? », elle n’espérait pas une réponse positive ou négative mais tentait tout ce qui lui venait à l’esprit pour la garder éveillée dans le monde ou la vie continue même sans son petit ami. Difficile à faire mais pas impossible, non ce ne serait pas impossible pour Morgane. Elle y parviendrait.

lumos maxima
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MessageSujet: Re: Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir, je donnerais tout ce que j'ai[ Hailey]   Ven 6 Mar - 13:20


Hailey ∞ Morgane
Sa présence était bénéfique, pas seulement parce que merde j’avais terriblement besoin de quelqu’un dans mon lit pour me rappeler que je n’avais pas si mal agis,  c’était une terrible méprise si mon copain était mort. Je me sentais seule depuis, je n’avais pas l’habitude de devoir rester silencieuse parce que personne à qui parler. Comment expliquer cette peine qui m’accablait et cette douleur qui menaçait sans cesse de m’engloutir. Tous les demi-dieux sont mortels, oui je le savais depuis que j’étais en âge de comprendre, notre espérance de vie était incroyablement ridicule mais je croyais comme tout le monde que ça m’épargnerait, c’était une pensée égoïste mais c’était certainement plus difficile d’être celui du couple qui reste sur terre et qui doit composer avec les teintes sombres qui emplissent peu à peu l’âme et le cœur. Pour le moment, je n’étais pas toute seule et je réapprenais ce qu’était la chaleur d’un corps contre le sien, l’impact des bras qui serraient mon corps pour l’empêcher de fuir. Je ne fuirais pas de toute façon, je voulais passer le reste de ma vie dans ce lit. Je n’étais pas certaine de vouloir mourir malgré tout si tel avait été le cas, j’aurais été directement me jeter dans la gueule d’un des trois camps, peu importe lequel, tous m’abattraient sans la moindre pitié, ce que j’avais un peu de mal à comprendre. Je n’avais fait de mal à aucun d’entre eux, jamais je n’avais tenu d’armes pour les menacer, je n’avais comploté contre aucun d’entre eux, j’avais juste essayé d’apprivoiser ce monde et je ne pouvais concevoir qu’on veuille vraiment m’éliminer. Je soufflais de découragement, il valait peut être mieux mourir de faim et de chagrin que d’être éliminé par des ennemis que je ne considérais pas comme tel. D’ailleurs même la fille contre moi, j’avais beau apprécier, au fond de moi, sa présence, elle n’était pas différente des autres et j’avais encore quelques doutes sur sa façon de me percevoir.

Je ne fis pas le moindre commentaire lorsqu’elle osa prétendre ne pas m’avoir détesté. J’avais essayé de renouer avec elle, j’avais voulu lui parler, tenté d’expliquer que je l’appréciais toujours et que je n’étais pas vraiment pour ces guerres et que je la considérais comme mon amie malgré les différences de camp. J’avais que trop souvenir des mots qu’elle avait employé pour me définir, de son expression furieuse contre moi, contre elle aussi certainement de ne pas réussir à lever la main sur moi, de ne pas avoir le courage d’appuyer sur cette arbalète. Instinctivement, je tressaillis en ayant à nouveau l’image d’Hailey me menaçant. Je savais que c’était normal, que nous étions ennemies et qu’elle avait bien réagi, enfin sur le plan petit membre de son petit camp, elle était parfaite. Il n’empêche que ça avait hanté plusieurs fois mes nuits. Bon nombre de fois, je m’étais réveillée en sursaut après être morte de sa main et j’avais rejoint Adrian pour ses bras sans rien dire de la peine à laquelle je faisais face. Puis, je m’étais habituée au fait que je ne maîtrisais pas les sentiments des gens, alors le fait qu’Hailey soit venue de son plein gré me déroutait. A moins que mon père l’ait menacé mais dans ces cas-là, pourquoi ne pas directement aller chercher Meg ou Olivia, pourquoi Hailey… La suite de ses paroles me peina, elle voulait me détester sans y parvenir mais j’étais toujours la même gamine qui avait besoin d’elle, je n’avais pas changé, jamais, je conduisais toujours aussi bien, je me perdais toujours partout même avec un gps, j’étais la première à lâcher les armes si je voyais un danger, non vraiment, aucune amélioration dans mon comportement. Je me surpris à caresser doucement son bras, je ne lui en voulais même pas d’essayer, je voulais qu’elle prenne Fanta et qu’elle rentre au camp, que mon chien m’oublie dans ses bras à elle.

Elle n’avait pas pu rejoindre les partisans, j’avais un peu de mal à comprendre pourquoi, il est vrai que ce n’était pas drôle tous les jours mais il y avait des gens gentils aussi là-bas comme partout et si je n’étais pas partie, mon âme sœur serait morte bien plus vite, sans qu’on se soit rencontré et c’était désolant pour nous deux. J’aurais pourtant aimé qu’Hailey soit là, ça aurait évité qu’on soit en froid pour des raisons futiles.

L’histoire du deal, ah je l’avais oublié celui-là. Je ne sortirais pas de ma chambre, je ne voulais pas d’une vie toute seule, je ne voulais pas être exclu de tous les mondes, ne pas avoir trouvé ma place c’était douloureux, ma place était donc dans mon lit, sans contact et je superviserais Hailey et Fanta uniquement pour qu’elles s’en sortent ensemble et qu’elle forme un duo. Qui sait, Fanta serait peut-être un allié de poids dans cette guerre, d’après le vétérinaire ce serait un gros chien bien puissant, ses pattes étaient déjà grosses, ce qui m’avait énormément vexé quand il avait dit ça, mon chien n’était pas gros mais s’il aidait Hailey en combat, elle l’aimerait peut être un peu plus que si c’était le même que moi, le genre à rester à côté ou en arrière et à s’inquiéter sans pouvoir agir. Je marmonnai pour la rassurer bien que n’ayant absolument pas envie de sortir d’ici

« Oui, je ferais des efforts. »

Au départ, le contact de Fanta la rebuta et je levais les mains hors d’Hailey pour ne pas la déstabiliser et lui montrer que ça prendrait peut être du temps mais que tout irait bien. D’elle-même, elle revint pour caresser Fanta et en regardant cette main qui passait tout doucement sur le pelage de mon chiot pas gros, je souriais rassurée, persuadée que je la laissais entre de bonnes mains. Jusqu’au moment où elle s’écarta en refusant clairement de prendre Fanta avec elle, je voulus la supplier de l’emmener, mon chien n’était pas moi ! Il n’avait rien fait de mal et n’avait choisi aucun camp ! J’étais déstabilisée par son refus alors qu’elle avait promis, le fait qu’elle revienne ne changeait rien si elle ne voulait pas de mon animal. Elle sortit de mon lit de la même manière que si j’avais été une pute payée pour rassurer la personne sur le fait que sa vie n’est peut-être pas si merdique. Lorsque la porte se ferma et que je me retrouvais seule, à nouveau, la sensation de froid m’envahit, je voulais qu’elle revienne coller son corps au mien ! Bordel je le voulais avec un plaisir immense mais je ne me voyais pas lui courir derrière juste pour dormir avec elle et qu’elle empêche mes rêves mauvais de revenir. Elle m’avait laissé, était-ce une manière cruelle de se venger du fait que je sois partie ? Les larmes revinrent brouillées mon visage, je voulais qu’elle revienne. Je fermais tristement les yeux en remettant la couverture sur Fanta et moi, elle condamnait mon chien à la mort et je trouvais ça affreux, je murmurais tout doucement à l’oreille de la petite bête « Je suis tellement désolée Fanta. » Dans une habitude d’apaisement, je caressais le pelage de mon animal distraitement, Adrian allait faire la gueule si je lui avouais que non seulement je n’arrivais pas à vivre sans lui mais qu’en plus j’avais tué son cadeau. Je tressaillis de déplaisir, il fallait que je me boude, trouver un maître pour Fanta, je voulus sortir de mon lit mais physiquement, ça ne marcha pas, je restais donc immobile, agacée de ne pas avoir réussi.

Lorsque la porte s’ouvrit, je voulus engueuler mon père d’avoir osé ramener Hailey ici alors qu’il savait qu’on ne s’entendait pas bien, que son code de l’honneur passait au-dessus de l’amitié, sauf que mon regard s’arrêta sur la personne que je comptais critiquer. Terrible méprise, elle était restée, mon cœur s’emballa en se rendant compte qu’elle ne me laisserait pas tomber, peut être que j’avais tort, son code de l’honneur passait après moi. Je lui fis un sourire sincère et touchée lorsqu’elle me rappela qu’elle avait dit qu’elle reviendrait. Disons que ce terme était évasif et que je n’avais pas véritablement saisi qu’elle reviendrait dans la journée, dans l’heure même. Je la laissais revenir se mettre dans le lit avec la nourriture, jetant un regard étonnée sur le sandwich. Tien, étrange qu’elle sache que c’était ce que j’aimais, ouai il y avait de la connivence dans l’air, papa et Hailey semblaient très bien s’entendre visiblement. Je poussai un soupir de découragement et levai la main pour découper un bout de sandwich et le donner au chien. Lui, il devait avoir faim par contre. Fanta s’empara du petit bout et durant le temps où il mangea, je me blottissais avec ravissement contre Hailey qui comptait rester là. Je demandai sans trop d’espoir.

« Tu veux bien dormir avec moi cette nuit ? Je ne dors pas très bien depuis qu’Adrian est mort. Je n’ai pas très faim non plus. »


Dire simplement qu’Adrian était mort était une part de la vérité, il avait été assassiné, il n’y avait pas d’autre mot pour qualifier ce que Jayson avait fait, il avait tué mon petit ami, avait détruit mon existence et ma joie de vivre au passage. Il fallait à tout prix que je retourne avec Adrian, il me fallait juste un peu de temps, une toute petite attente pour être certaine qu’Hailey était d’accord pour prendre en charge Fanta. Il fallait que je lui lègue tous ce que j’avais, ce qui était quand même une bonne compensation pour s’occuper de mon chien. Je murmurais donc têtue et sûre de moi, pour une fois. Etrangement j’étais sûre de moi que lorsqu’il s’agissait d’argent, le domaine que je maîtrisais à la perfection.

« Prends un papier et un crayon Hailey, je vais te dicter un truc. »


Je n’étais pas sûre que mon écriture soit assez lisible dû aux larmes qui coulaient sans s’arrêter, ça m’emmerdait d’ailleurs ce détail mais je n’avais pas encore trouvé la solution à ce problème, enfin une solution qui impliquait que je reste en vie… Super perspective d’avenir quand même que celui-là. Je n’avais pas exactement prévu cela comme ça dans ma tête, le destin avait quelque peu bouleversé mes plans
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MessageSujet: Re: Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir, je donnerais tout ce que j'ai[ Hailey]   Sam 14 Mar - 18:26

Momo & Hailey


Dans chaque larme, la douleur s’en va...

Son père et Hailey avaient en quelque sorte passés un accord. Un pacte important aussi inviolable que le serment dans Harry Potter. Il s’agit de leur accord qui s’est mis en place tout seul, avec à peine quelques paroles échangées. Leur but est le même après tout - sauver Morgane. Ils l’aiment tous les deux même si la fille de Nyx a toujours quelques pointes de colère qui pourraient revenir à la surface, d’ailleurs elle s’est pas gênée de faire des sous-entendus au père de la fille de Déméter qui a rejoint les partisans. Il aurait pu l’empêcher. Bien que ce soit complètement hypocrite de dire ça, elle aussi aurait pu. Le problème c’est que la trahison qu’elle a ressenti n’a pas su lui faire prendre les bonnes décisions et garder une détermination à toute épreuve. A la place, la jeune femme avait abandonné rapidement gardant sa rancœur pour elle et ruminant des jours que dis-je des années durant jusqu’à la retrouver finalement et extérioriser ses vagues de douleur. Mais dans le fond, on dit bien que si leur amitié - leur lien, la connexion entre les deux filles - n’avait pas été aussi forte, Hailey n’en aurait pas souffert. Quand ça ne fait pas mal, c’est que ce n’était pas important. Et personne ne pourrait comprendre à quel point la vie de la petite brune compte pour l’autre brune plus foncée. Elle-même ne doit pas se rendre à quel point le fait d’avoir accepté représentait l’exact opposé de ses actions habituelles. Elle était là dans cette chambre, prête à tout pour ne pas perdre définitivement cette jeune fille.

Il faut dire que inconsciemment elle devait le faire, autant pour elle que pour Morgane. Si elle avait appris que son ancienne protégée - qui semblait le redevenir puissance dix miles d’ailleurs - était morte, blessée ou pire, pas sûr que Hailey aurait pu s’en remettre seule. Elle s’en veut terriblement de l’avoir abandonné. Pourquoi s’est-elle seulement dit que ce n’était qu’une traitresse, qu’elle était assez grande pour faire sa vie loin d’elle... Dans sa tête, ça tourne en boucle et ça la rend en colère. La fille de Nyx avait presque fracassé le verre d’eau que le père de son ami lui avait tendu alors que les sandwich étaient en cours de préparation. Ce dernier l’avait regardé étrangement avant de lancer la conversation. Sans aucun doute, il était le mieux placé pour comprendre ce que devait ressentir la Grecque face à la détresse de son amie. Et lui était son père. Hailey n’osait pas imaginer, et pourtant il n’avait pas bonne mine à l’instar de sa fille chérie. La jeune femme avait laissé son regard partir à la dérive alors qu’elle écoutait distraitement les bruits dans la cuisine signe distinctif qu’elle pourrait bientôt retourner là-haut voir Morgane. Bonne ou mauvaise nouvelle ? Sûr que ça, la jeune femme n’arrivait pas à se décider. Dans un sens, elle avait envie de retrouver la même position qu’elle avait, retrouver une place importante dans sa vie, être son pilier et surtout lui faire surmonter sa peine, juste pour elle. Bon, il est clair que elle agirait aussi à déplacer une montagne pour Lily. Oui, la fille d’Aphrodite compte énormément même si penser à elle fracasse aussi son coeur. Comment est-il possible qu’elle ait perdu les deux personnes qui comptaient le plus dans sa vie aussi rapidement. Lily est partie du jour au lendemain et pour Morgane c’était à peu près pareil. Etait-ce parce qu’elle venait de revoir la fille de Déméter qu’elle n’avait pas le droit d’avoir les deux dans sa vie ? Mais ce n’était pas juste, parce que Hailey en avait désespérément besoin de ces deux jeunes demi-déesses. Les autres, c’est dur à dire, mais elle s’en fiche. Non, elle ne veut que pouvoir vivre encore quelques temps, le temps que son cœur tiendra quitte à dire que tout va bien, mais sans les perdre.

La fille de Nyx a parfaitement conscience d’avoir fait un bon nombre d’erreurs, elle s’en rend d’autant plus compte dans la maison de Morgane. Elle l’a abandonné comme elle l’a fait pour Lily. Et les deux sont parties. Que pourrait-elle retenir d’autres que c’est sa faute entièrement la sienne. C’est en serrant les poings que son regard avait retrouvé celui du père de Morgane qui ne cessait de la fixer étrangement. Avait-il peur qu’elle sorte une arme et se décider à faire le ménage ? Non, il n’avait pas l’air d’être le genre de type a avoir peur d’une gamine de vingt ans. En fait, peut-être qu’ils pourraient s’apprécier. Pensait-il la même chose ? Bonne question. Quoiqu’il en soit, c’était quelqu’un de bien d’après la jeune femme, il n’avait pas chercher à poser des questions. L’homme devait faire confiance à la fille de Nyx, assez pour la laisser remonter avec un plateau garni de sandwich. Il n’avait pas protester à la demande de la jeune femme puisque lui-même lui avait indiqué ce que préférait son enfant. La jeune femme avait fini par le remercier autant pour ses paroles que pour sa coopération qui lui redonnait du courage. Il comptait sur elle. La brune ne pouvait pas tout lâcher cette fois-ci, car quelqu’un croyait en elle. A moins qu’il soit complètement désespéré, d’ailleurs il devait avoir un peu de ça pour aller récupérer la fille avec qui sa fille s’était brouillée il y a quelques mois au vu de l’état de Morgane ça ne l’étonnait pas vraiment. A vrai dire, elle était plutôt contente d’être dans cette maison, près de sa protégée. Même si la situation dépassait toutes ses compétences, elle ne voulait plus repartir sans Morgane. Alors oui, Hailey avait repris un peu contenance, virer au mieux la colère qui lui nouait les entrailles, et était retournée dans la chambre pour un deuxième round. Son regard s’était posé sur Morgane comme pour la couver, s’assurer qu’elle était toujours là, que son état n’était pas pire. Une fois installée, Hailey regarda avec espoir son amie attraper le sandwich. Et fut royalement déçue en la voyant nourrir Fanta mais pas son estomac. Tirant un peu la moue, elle se rassura en se disant qu’au moins elle s’était réveillée en peu en agissant pour le bien de son petit chien. Il s’agissait déjà là d’un pas. La jeune femme croisa le regard du chien, après une petite bataille de regard pour lui indiquer qu’il n’avait pas intérêt à tout bouffer, elle reposa son regard sur son amie.

Cependant, Hailey n’eut pas le loisir de poursuivre son combat contre Fanta, car son attention fut complètement détournée par le petit corps de Morgane qui retournait se blottir contre le sien. Elle déglutit doucement alors que son corps réagissait à la présence de miss Blake, son coeur battait étrangement, elle avait chaud et se sentait mal à l’aise. Passant devant ses sensations bizarre, elle passa son bras autour d’elle pour que la brune soit plus à l’aise. Dormir avec elle. La jeune femme s’empourpra rapidement avant de se traiter d’idiote et d’autres termes, non mais voilà qu’elle imaginait des trucs alors que Morgane n’allait pas bien du tout - quelle débile. Avec difficulté, Hailey hocha la tête. « Oui, je dormirai par terre. » Ben oui ? Morgane ne devait pas penser à partager son lit tout de même ? Enfin pour le coup la fille de Nyx hésitait et ne savait pas trop quoi penser surtout que Morgane était si proche d’elle. Et c’était plaisant. Hailey attrapa un sandwich coupa un bout pour le tendre à Morgane. « Essaie de manger, c’est ton préféré. » Elle mordit dans l’autre bout, parce que oui elle mourrait de faim elle aussi autant que Fanta. Avec un soupire de découragement, elle rompit encore un bout de sandwich pour le lancer au petit chien, quel goinfre pensa-t-elle. Si Morgane pouvait manger ce petit bout au moins, elle le lui glissa entre les mains, gardant la sienne autour pour ne pas qu’elle le lâche. Bien sûr, la chaleur gagna à nouveau son visage. Heureusement que Morgane ne pouvait pas la voir. Elle resta silencieuse tantôt grignotant le sandwich plutôt excellent, tantôt donnant des morceaux au chiot. Même si la fille de Nyx se demandait s’il ne devrait pas manger des croquettes plutôt, enfin elle verrait les détails plus tard. Elle ne voulait pas déranger la petite quiétude de sa protégée. « Pardon ? » La Grecque cligna des yeux, sans comprendre la demande de Morgane mais voyant que celle-ci était sérieuse, elle se décala pour attraper ce qu’elle demandait. Une fois qu’elle avait fouiller le bureau pour trouver de quoi écrire et prendre des notes, elle revint sur le lit mais ne s’appuya pas. Elle restait en tailleur en fixant Morgane, intriguée. « A quoi tu penses ? » demanda-t-elle, en cherchant à éclairer clairement sa lanterne car ce coup-ci elle ne le sentait pas vraiment. Elle ignorait Fanta qui visiblement avait encore faim et se contentait de garder son attention sur la fille de Déméter.

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MessageSujet: Re: Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir, je donnerais tout ce que j'ai[ Hailey]   Mar 17 Mar - 14:30


Hailey ∞ Morgane
Mon chien un goinfre ? Elle n’exagérait pas un peu la camarade Hailey ? Disons tout simplement que n’importe quel animal doué de raison et Fanta l’était, même si certaines personnes peuvent penser que les chiens ne sont que des êtres insignifiants agissant sans raison. Je ne peux être d’accord avec ce point de vue. Pour ce que j’en sais, les chiens ont été très utiles pendant la seconde guerre mondiale et je doute clairement du fait qu’il se soit agi de Demi-dieu ne maîtrisant pas leur transformation, c’est possible mais pas tous. Je disais donc que tout animal, dont Fanta trouverait assez intéressant le fait qu’un humain leur donne de la nourriture autre que ses vieilles croquettes moisis dont merde le design laissait clairement à désirer. Il n’empêche que ma camarade ne semblait pas vraiment apprécier que je donne à manger au chien. Pourquoi est-ce qu’elle le fixait comme s’il était coupable de ma faiblesse, j’avais envie de grogner sur Hailey que je faisais ce que je voulais avec tant qu’elle ne la récupérait pas officiellement. Après, libre à elle de ne pas donner des sandwichs au jambon cru à mon bébé mais pour le moment, qu’elle arrête de le fixer avec insistance. Surtout que l’autorité d’Hailey ne marchait pas vraiment vu que Fanta me lança un regard l’air de dire « On me regarde sauve moi. » Je souris simplement à l’idée que mon chiot soit terrifiée par la fille la plus mignonne au monde, sérieux ses regards noirs donnaient plus envie de lui sauter au cou que de prendre la poudre d’escampette. Mon chien était cependant moins habitué au caractère assez désagréable par moment, voir ultra protecteur de la demoiselle, raison pour laquelle je me glissais contre ma grande et belle ami Hailey. Ok, l’excuse est mauvaise, j’en avais très très envie, j’avais besoin de ce corps qui me réchauffait, pas celui de n’importe qui juste Hailey, son souffle chaud et sa façon de se comporter. Je n’avais jamais eu de telles envie avec Hailey, je ne parvenais même pas à me souvenir si nous avions déjà dormi ensemble, probablement mais ça ne m’avait pas marqué plus que ça. Enfin, Hailey avait dû se la jouer Hailey et s’écarter au maximum comme si j’allais lui bondir dessus pour l’embrasser, comme si j’étais comme ça. Lorsque je lui proposai, d’accord demandai voir suppliai, de dormir avec moi, sa réponse me stoppa dans toutes pensée positive, par terre ? Comment ça par terre, non mais même Fanta ne dormait jamais par terre et elle allait me faire croire qu’elle comprenait comme ça dormir avec moi. Je rectifiai avec un peu d’étonnement, après tout même Adrian ne m’avait jamais fait le coup je dors par terre, ce qui m’aurait fait beaucoup rire je crois.

« Mon lit est, à mon humble avis, bien assez grand pour nous deux. Tu ne dormiras pas par terre. »

C’était assez clair comme phrase. J’étais assez fière de pouvoir faire preuve d’autorité même si ce n’était pas encore ça. J’entendis distinctement le pain se rompre, Fanta dressa ses oreilles comme pour prévenir qu’elle en voulait, pendant quelques secondes, je cru même qu’Hailey avait craqué et qu’elle allait la nourrir, ce qui m’aurait plu, je dois le dire. Cependant ses paroles ne me laissèrent pas vraiment d’espoir, c’était pour moi. Je n’eus aucun soupir, je n’avais pas faim, j’avais l’impression que mon ventre n’accepterait jamais aucune nourriture. Elle mangeait le reste partageant tout compte fait avec Fanta la moitié du sandwich. C’était sympathique, le frétillement de la queue du chiot ne laissait guère de doute sur ce qu’il pensait, il kiffait visiblement le sandwich. La main d’Hailey vint s’emparer de la mienne et j’eus envie de rester pour toujours ainsi mais ses intentions étaient tout autre, elle fit glisser un bout de sandwich dans ma main sans se retirer, histoire que je ne le donne pas au chien. Je fis donc un effort monumentale, en plus il était tout petit ce n’était pas difficile. Je le portais finalement à mes lèvres et mangeai pour la première fois depuis quelques jours de la nourriture. Est-ce qu’il fallait qu’elle reste pour que j’accepte de me nourrir, je ne savais pas trop, le caractère d’Hailey l’empêchait de se poser, je le savais depuis toujours, les simples moments de repas étaient une torture et elle devait certainement se battre contre elle-même pour rester ici. Je ne pouvais donc pas lui demander de rester le temps que je me remette, encore moins reconnaître que sa présence était indispensable pour le moment. Non, elle devait être libre, enfin avec Fanta. Raison pour laquelle, sitôt mon bout de sandwich terminé, je lui demandai du papier et du crayon. Je grognai néanmoins lorsqu’elle s’écarta de mon corps, bien sûr que c’était logique mais je ne le voulais pas. Je suivis du regard, ne pouvant pas l’aider à chercher non plus, sa fouille méthodique de mon bureau. Elle revint finalement s’installer sur le lit foutant la trouille à Fanta qui essaya de se glisser sous moi. Aucun intérêt sérieux, comme si le fait de planquer sa tête l’aiderait à être invisible, je caressais donc le poil du petit chien qui dû se souvenir à ce contact que Hailey était le garde-manger du jour. Il faut le temps de percuter. Il essaya donc sa petite moue de malheureux affamé, qui passa clairement à côté des intentions d’Hailey qui avait le regard fixé sur moi, alerte, s’attendant à un plan pourri visiblement, pas du tout, il est mûrement réfléchi. Sans chercher à fuir son regard, ce qui rendrait toute tentative de ma part beaucoup moins officielle, je répondis, sûre de moi.

« Je te dicte mon testament, je signerais juste pour que ça soit légal. Techniquement, le bénéficiaire aurait été Adrian mais ce n’est plus vraiment d’actualité. »

Je laissai à Hailey quelques secondes pour protester mais comme elle ne semblait pas vraiment contre ou alors elle était tellement choqué que ça ne lui venait pas à l’esprit de me contredire pour le moment. Cette deuxième solution n’effleura même pas mon esprit, raison pour laquelle je commençai à dicter essayant de me souvenir des formules à utiliser.

« Moi, Morgane Diana Blake je rédige mon testament en ce jour du… tu complèteras Hailey, j’ai un peu oublié les jours, les dates et les heures désolée, je lègue toute ma fortune à Hailey Aiden Wilson ainsi que mon chien.  VOILA c’est tout, t’as écrit ? »

Non parce que soit elle écrivait vachement vite, soit elle avait pas vraiment la motivation d’écrire. Je me redressai, enfin tentai pour voir la feuille, mais avant même d’avoir réussi, je retombai sur le lit, flûte encore raté. Ou alors c’était le fait que je sache son deuxième prénom qui l’embêtait, rooh bah ça arrive à tout le monde de faire des recherches sur ses amies… ok pas tout le monde, il n’empêche que je trouvais l’effort remarquable et puis elle n’était pas très bavarde sur sa vie donc j’avais dû fouiner, il me manquait quelques pièces dû au fait que je n’étais pas un membre de la famille, dommage, j’aurais adoré voir son dossier médical, histoire de pouvoir me moquer gentiment si elle s’était cassé quelque chose petite. Hors sujet, je sais. Du coup je regardais mon adorable camarade qui ne pipait mot, petit à petit, je me disais que ça allait barder pour moi. Raison stupide pour laquelle j’attrapai entre mes petits doigts un bout de sandwich et le mangeai, elle pouvait pas gueuler là, si ?

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MessageSujet: Re: Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir, je donnerais tout ce que j'ai[ Hailey]   Jeu 2 Avr - 18:29

Momo & Hailey


Dans chaque larme, la douleur s’en va...

« Mon lit est, à mon humble avis, bien assez grand pour nous deux. Tu ne dormiras pas par terre. »

La jeune femme cligna des yeux avant de déglutir, retenant avec peine une bouffée de chaleur alors qu’elle secouait la tête. Non, non, c’était mieux pas. Rien qu’imaginer se trouver près du corps à moitié dénudé de Morgane, la rendait fiévreuse alors non c’était mieux pas. Elle se mordit la lèvre, ne sachant trop quoi répondre à ça. Non parce qu’il fallait trouver une raison à prendre le sol plutôt que le lit avec Morgane évidemment et vu qu’elles étaient amies ça ne devrait pas poser de problème, sauf que quand Hailey avait dit qu’elle ne quitterait pas la fille de Déméter, elle ne pensait pas vraiment à ça. « T’en fais pas pour moi, je mettrai un matelas par terre et tu pourras dormir avec Fanta. » Allez le chien aide-moi, montre que tu ne veux pas dormir avec la Grecque que je suis hop hop mon grand. Voilà ce que tentait de communiquer Hailey au petit chiot qui évidemment se fichait royalement de ce que pouvait dire la brune à l’autre brune, tant qu’on lui prêtait un d’attention et de bouffe, lui, ça lui allait bien sûr. Et puis, la fille de Nyx se grillerait royalement avec ses nuits agitées ou inexistantes en dormant auprès de Morgane. Celle-ci réaliserait facilement que soit elle ne dormait pas, soit elle faisait des cauchemars. Et qu’est-ce qui était pire ? Être près de son corps si tentant, chose qu’elle ne comprendrait sans doute jamais, comment pouvait-elle être attirée hein mais bref ou se faire griller par sa protégée. Pas évident le choix hein, alors elle essayait d’éviter la conversation mais vu que Hailey n’était pas très douée pour cela, elle se trouvait acculée au mur sans espoir de s’échapper, à moins d’avoir des ailes qui lui poussent. Du coup, le fait d’aller chercher ce qu’elle demandait semblait être la corde qu’elle attendait. Hailey ne le sentait pas le coup d’obéir à Morgane ne lui ramenant tous les objets qu’elle désirait. Mais le simple fait de la voir plus réactive qu’auparavant, ne pouvait que la conforter dans l’idée de faire ce qu’elle lui disait justement. Oui enfin tout en restant dans les limites, si sa protégée lui demandait une dague là non clairement la Grecque ne la lui rapporterait pas.

D’ailleurs, la brune jeta un coup d’œil dans la pièce pour s’assurer qu’il n’y avait rien de propice à la faire rejoindre un peu trop rapidement Adrian à son goût. Hailey ne souhaitait pas être témoin de la mort de Morgane. Oui, ça pouvait sembler légèrement égoïste mais depuis le début de sa vie chaque personne qui lui a témoigné ne serait-ce qu’un peu d’attention a finalement été brutalement arraché à sa vie d’une manière ou d’une autre ça se termine toujours ainsi. Mais la Grecque ne souhaite pas que ce phénomène se produise encore alors qu’à présent, la fille de Déméter a besoin d’elle plus que jamais. Et dans le fond, peut-être bien que la fille de Nyx ressentait le besoin de retrouver Morgane. Leur dernière rencontre lui avait fait plus de mal que ce qu’elle aurait pu penser et pas seulement à cause de son comportement envers elle ou de l’accident de voiture mais de ce qu’elle avait ressenti au plus profond d’elle-même en réalisant que quoiqu’il se passe, Morgane aurait toujours une place spéciale dans sa vie, dans son cœur même s’il ne fonctionne pas très bien. Et cela, rien ne pourrait le changer. La brune l’avait pris en considération naturellement quand elle s’était pointée au lieu de rendez-vous, elle savait qu’elle aurait à revoir Morgane, qu’elle devrait la côtoyer sans connaître les circonstances cependant elle était prête à essayer, essayer d’oublier, de faire table rase. Au fond, elle s’en voulait plus qu’elle en voulait à la brune, par contre des personnes comme Meg c’était d’autres sentiments qui entouraient sa poitrine de l’animosité sans aucun doute, beaucoup même vu ce qu’il s’était passé. Mais pour en revenir à notre chère fille de Cérès, Hailey n’arrivait même pas à lui en vouloir et cela la frustrer à un de ces points - à croire qu’elle avait le même pouvoir que Lily sur elle. Pourquoi se laissait-elle à ce point influencer par ses fichues jeunes dames hein ? Bon, peut-être parce qu’elle les aimait toutes les deux et qu’aucun événement n’arrivait à briser ce que lié la Grecque aux deux filles autant la brune que la blonde. N’empêche que leurs influences parfois la fille de Nyx s’en passerait mais vraiment. Vous imaginez pas à quel point c’est rageant pour une fille avec son caractère de ne pas être capable d’être en colère plus de trente secondes, parce qu’après ça redescend et hop ça repart et biim ça redescend, merci les filles. Donc, Hailey est frustrée voilà il faut l’avouer. Frustrée d’être incapable de se défendre face à leurs armes à elles et elle trouve ça chiant. Parce qu’elle aimerait bien tenir un peu mais rien n’y fait. Ah l’amour c’est chiant ouais. Elle les aime bien trop pour leur vouloir du mal plus de trente secondes et encore, les mots sortent simplement tout seul, sans qu’elle les pense forcément bien sûr. Bah, elle peut bien en baver un peu pour ses deux petites femmes, le seul problème c’est que Hailey ne capte pas vraiment qu’elle devrait réagir différemment pour le moment assez souvent, comme là face à Morgane, elle se plierait en quatre seulement pour voir son visage s’éclairer, car elle n’aime pas la voir souffrir. Et il faut dire que c’est pile le regard qu’elle n’aime pas voir alors qu’elle regarde Morgane, dans ses souvenirs, elle ne la voyait pas ainsi. Dans ses souvenirs, Morgane souriait, était joyeuse et tout, là ce n’était pas le cas ou plus vraiment même si elle reprenait un peu des couleurs à présent. La jeune femme était retournée sur le lit, à genoux, assise sur ses talons, regardant Morgane, que Morgane. Oui, non parce que le chie n’était pas encore son plus grand fan hein, même si elle avait refilé de la bouffe à ce petit truc faut pas croire qu’il passerait avant la brune hein, ce n’est pas dans le contrat ça. Elle attrapa la feuille et s’apprêtait à suivre les indications de son amie mais son stylo s’arrêta au dessus du papier, sans qu’elle n’écrive rien. Étonnée d’abord puis furieuse après. Tout d’abord l’étonnement, un testament ? Un testament ? Hailey ne captait pas. Et puis après, le coup de je sais ton second prénom ma grande. Hailey en était sur le cul et la regardait avec ébahissement. Le temps que la colère prenne sa place alors que les méninges de la fille de Nyx s’étaient ENFIN activées. Oui des fois, ça met du temps surtout en certaines présences.

« Non, je n’écrirai pas ça. » Ton sans appel. Mais la fille de Nyx ne pouvait pas écrire tout cela, elle ne pouvait pas écrire un testament car un testament voulait dire que Morgane allait mourir, ou pensait mourir. Qu’elle disparaitrait. Hailey ne pouvait pas accepter ça, d’ailleurs elle ne l’acceptait pas du tout. Elle déposa la feuille et le papier sur la commode avec une moue réprobatrice. « Tu l’écriras toi-même quand tu pourras. » La fille de Nyx boudait, alors que son coeur se vidait d’espoir à cet instant, de même qu’elle ressentait de la colère à l’encontre de sa petite brune. Celle-ci voulait la quitter et Hailey n’arrivait pas à se résoudre à la laisser partir et rejoindre son Adrian, pour qui elle avait finalement tout planté à la colonie Grecque bon d’accord c’était aussi en partie la faute de Meg. Mais la fille de Nyx trouvait plus simple de remettre la faute que sur le garçon qui, visiblement, était l’homme de sa vie. Hailey n’aimait pas ça mais pas du tout. Cela lui brisait le cœur que Morgane puisse penser abandonner. Et malgré le fait que son amie essaie de l’amadouer en attrapant son sandwich, la jeune femme détourna la tête pour masquer sa détresse à l’instant où Morgane avait annoncé clairement ce qu’elle voulait que Hailey écrive sur ce fichu bout de papier. Sa colère était redescendue comme à son habitude - quand je parlais des trente secondes c’est vrai hein, malheureusement. Sa protégée voulait mourir. C’était on ne peut plus clair dans sa tête et en plus elle voulait que ce soit Hailey qui hérite de tous le reste, tout ce qui lui rappellerait son amie pour toujours, bien qu’elle ne puisse jamais l’oublier même sans testament. Sans la regarder, elle lui demanda, « Tu veux le rejoindre ? » Sa voix s’éteignait un peu, elle craignait la réponse par-dessus tout, mais dans le fond, au fond d’elle-même tourbillonnait une certaine détermination à la garder en vie. Comment pouvait-elle penser être capable de compenser ce garçon pour Morgane hein, quelle idiote comme toujours. La fille de Nyx releva ses yeux vers les siens et continua avant qu’elle ne puisse répondre vraiment à sa première question. « Je te laisserai pas mourir. » Jamais. Morgane ne serait pas celle qui partirait avant elle. Non, ça c’était fini de voir les gens s’éparpiller dans sa vie. Morgane allait rester avec Fanta en pleine santé et son père retrouverait sa petite fille. Oui, ça va aller.


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MessageSujet: Re: Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir, je donnerais tout ce que j'ai[ Hailey]   Ven 17 Avr - 13:05


Hailey ∞ Morgane
Un matelas par terre, pour que je dorme avec Fanta, quelle idée grotesque. Mon chien n’était peut-être pas des plus discret et certainement qu’il était collant mais de là supposer que je préférais dormir avec un animal à quatre pattes plutôt qu’une humaine, étrange façon de voir les choses. L’humaine en question n’était pas non plus une parfaite inconnue mais une ancienne amie, d’accord par ancien on entend habituellement quelqu’un qui n’en a rien à faire de vous à présent mais elle était venue non ? Elle était prête à dormir ici pour la nuit, juste avec une distance entre les deux, insupportable à mon sens. Je relevai le menton pour la regarder, je ne voyais pas le mal à dormir l’une contre l’autre, j’avais besoin de ça, elle ne voulait pas comprendre. A moins qu’elle ait peur de certaines choses à mon contact, comme du fait que j’aille bien plus loin que de dormir. Je fronçais les sourcils, je n’étais pas Meg, être ami avec quelqu’un ne signifie pas être comme lui ? Je ne savais pas comment lui expliquer sans réveiller de mauvais souvenirs, connaissant Hailey c’était certainement un traumatisme même. Il n’empêche que je n’étais pas assez altruiste pour accepter qu’elle s’éloigne cette nuit. Je me demandais si c’était ma faiblesse qui la dérangeait, mes yeux se troublèrent de larmes à cette pensée, je ne faisais pas exprès d’être comme ça mais c’était tout frais dans ma tête, je n’arrivais pas à passer au-dessus de sa mort. J’avais l’habitude de toujours être avec lui, de sourire à son contact tout le temps, son absence ne pouvait pas me faire de bien. C’était mon copain après tout, si les gens arrivaient à s’en remettre, ce n’était pas mon cas. Moi je souffrais de son absence, comme j’étais en train de prendre conscience que je souffrais du dédain d’Hailey. Bien sûr qu’elle était là et qu’elle resterait ici, un trophée à son palmarès que d’être capable de garder les gens en vie au lieu de les tuer, même si quand je fermais les yeux, je la voyais encore me menacer de son arme. Je n’étais pas assez bien pour qu’elle daigne dormir à mes côtés, ah ça pour se taper mes potes, ok ma pote, elle était présente mais pour dormir, juste dormir, plus personne. Le problème c’est qu’habituellement, au jeu des fortes têtes, j’étais son adversaire, je n’hésitais pas à râler et à lui tenir tête. Aujourd’hui pourtant je cédais, elle n’avait pas envie ? Très bien, qu’elle dorme par terre, j’irais la rejoindre, il suffisait de mettre le matelas très proche de mon lit et je roulerais pour la rejoindre. Je cédais donc sans bataille.

« Très bien, vu que t’as décidé que j’avais plus de considération pour mon chien que pour toi, tu auras ton matelas. »

Ce qui est dingue, c’est que pour la première fois depuis la mort de mon petit ami, j’étais réveillée et mon cerveau bien que rempli de tristesse essayait tant bien que mal de suivre Hailey et de la pousser dans ses retranchements. J’essayai de lui donner une vision différente de moi, différente de la dernière fois. On était plus des ennemis hein ? Elle ne me détestait pas, maintenant que mon petit ami était mort ? En fait ça me plaisait de la revoir et de pouvoir communiquer avec elle, ça me rappelait des bons moments, quand nous étions assez proche pour bavarder de tout et de rien sans qu’elle ne me trouve stupide, faible et qu’elle pense que chaque personne dans ce monde me détruirait peu à peu. Ou alors, elle le pensait mais n’avait pas le besoin de le dire. J’aurais tellement aimé lui prouver que j’étais à la hauteur de son amitié, que je ne savais peut être pas me battre mais que je n’étais pas un mouchoir à jeter, c’est juste que c’était compliqué de gérer mes émotions. A la place, je lui dictais mon testament, aie aie aie, la mauvaise idée. Son regard était plongé dans le mien comme si elle lisait dans mes pensées et cherchait à savoir des choses. Je lui adressai le mini sourire pour me faire pardonner de lui couper l’herbe sous le pied. A la place du sourire qu’elle était capable de faire, son ton était glacial et je déglutissais comme une enfant pris en faute. Je roulais des yeux lorsqu’elle posa la feuille en m’intimant en clair, de me démerder toute seule pour écrire. Qu’est-ce que ça pouvait changer que ce soit elle ou moi qui l’écrive ? Au total, ce serait le bénéficiaire non ? Je chuchotai mécontente « Tête de mule »
Je restais silencieuse après sa question. Sa voix était remplie de tristesse. Pour la première fois, je me rendis compte de la puissance de ses sentiments à mon égard et de la douleur que j’avais provoquée en elle. J’avais toujours su qu’Hailey avait un peu de mal à offrir sa confiance aux gens, que les liens amicaux, ce n’était pas son truc, qu’elle était une guerrière, une des meilleures guerrières que j’avais pu voir et pourtant, elle était capable d’abandonner l’idée de combattre, de quitter son camp et de venir me tenir compagnie même en sachant que je la détestais cordialement et que je ne voudrais pas d’elle. Elle tenait à moi bien plus que je ne l’avais cru possible, je posais avec douceur une main sur la sienne lorsqu’elle s’entêta en me signifiant qu’elle ne me laisserait pas mourir. En réalité, je n’en doutais plus du tout, elle serait capable de passer sa vie avec un défibrillateur, juste pour m’empêcher de mourir. Je caressais doucement sa main du bout des doigts, cherchant le courage au fond de moi de rester en vie à ses côtés, ça ne pouvait pas être si compliqué. Prenant ma décision de me battre pour ma vie, enfin battre sans arme, je lui répondis avec courage.

« Je ne vais pas le rejoindre tout de suite. Quelque chose me dit que tu as besoin de moi, autant que j’ai besoin de toi. Ne me laisse pas tomber Hailey s’il te plait. »


Elle avait du mal avec les sentiments, c’était un fait, j’allais la gaver assez souvent avec les miens, c’était une certitude mais nous étions comme les deux faces d’une pièce, nous ne fonctionnons à plein régime que lorsque nous étions ensemble. Je posais avec douceur ma tête sur ses cuisses, ça irait, qu’elle ne s’inquiète pas, je veillerais sur ma santé pour que la sienne aille à merveille. Enfin, s’il n’était pas trop tard pour cela, je doutais de ma grande résistance et je songeais qu’il était peut-être trop tard pour réussir à m’en sortir vivante, mais pour le moment, je gardais mes doutes pour moi me contentant de lancer un peu la conversation, puisque nous allions faire chambre commune jusqu’à ce que je m’en sorte ou que je crève, autant en savoir le plus possible sur elle.

« Qu’est ce qui s’est passé depuis la dernière fois qu’on s’est vu ma grande combattante ? »


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