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 Personne n'a compris, ce lien qui nous unit [Matty]

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MessageSujet: Personne n'a compris, ce lien qui nous unit [Matty]   Jeu 26 Fév - 11:12

Lily ∞ Matty
Les flocons de neiges avaient commencé à tomber depuis plusieurs mois. Au départ c’était juste une fine pellicule de neige couvrant les trottoirs. A présent c’était bien plus embêtant puisque les voitures klaxonnaient sans cesse, mais je crois que je m’en fichais totalement. La colonie me manquait terriblement, chacun de ces membres, les soirées à discuter de tout et de rien. A ces souvenirs remontant à mon esprit comme pour me rappeler que ça ne serait plus jamais pareil, je remontais ma couette jusqu’au menton tremblant, pas uniquement de froid. Je crois que je détestais l’endroit où j’étais actuellement, trop calme aucun intérêt pour moi. Je m’ennuyai ce matin et l’absence d’Emy était assez négative sur mon moral, je voulais qu’elle rentre mais elle avait son job, donc je réfléchissais et essayai d’imaginer la colonie sous la neige et Matthew dans la forge, j’étais certaine qu’il était là-bas. Mon grand problème ce n’était pas son absence, même si j’aurais préféré qu’il soit là, quoi que si nous avions été ensemble, je n’aurais pas eu à quitter la colonie. Sans lui c’était bien différent de voir le monde, j’avais été enfermé chez les partisans sans raison, enfin je doute qu’il y en ait une. La seule chose positive que j’en gardais excepté le fait que Morgane se faisait tirer dedans par tous les camps, ce qui est moche en soi, l’intérêt c’est que les romains n’étaient pas si réfractaires à l’idée de faire équipe avec nous, je n’avais pas pu en parler à Quinn et sur ce point, ça me faisait chier mais chier. Lorsque j’étais rentrée pour voir mon pseudo petit ami j’avais été prise de telles envies de vomir que je m’inquiétais de ma santé suite à notre rupture, si j’avais si mal ce n’était pas normal, je ne pouvais pas être si dépendante d’un gars. Refusant clairement de reconnaître l’évidence, j’avais cru mourir en sentant les spasmes de mon estomac. Un matin, alors que le temps se rafraichissait drôlement ces jours ci, je m’étais mise à trembler sans raison jusqu’à ce que les bras de William me soulève du sol. J’avais alors parfaitement conscience qu’il faisait ça juste pour emmerder Matthew et atteindre Charlie, j’aurais aimé lui dire que ça ne servirait à rien, que ça ne ferait aucun effet à mon ex. Mais je n’avais pas pu m’exprimer, les larmes menaçaient déjà de couler rien qu’à l’idée de dire tout haut ce que tout le monde pensait certainement, que notre couple était mort, enterré, tout ça pour une phrase lancée par une pétasse sans cervelle.

Comment William en était arrivé à m’emmener chez un gynécologue, j’en ai aucun souvenir. Je crois que les seuls mots qui me répétaient durant le voyage c’était des trucs du genre « ne vomis pas, ne vomis pas Steele sérieux. » Je crois que me répéter cela ne faisait qu’accentuer mes envies de meurtres sur sa personne, je répétais donc sans cesse « Tais-toi William, chut ! » Il n’empêche que sa présence bien que purement intéressée me réconfortait. Je me doutais très bien du résultat, j’avais beau ne pas vouloir que ça arrive, les signes me paraissaient tellement évident qu’il aurait fallu que je sois aveugle pour ne rien remarquer. J’avais peur qu’un seul de mes amis le sache et étrangement comme habituellement je me fichais de William, savoir que ce serait lui ne me dérangeait peu. Nous devions avoir l’air d’un couple aux yeux du monde, je le cherchais du regard complètement paniqué à l’idée qu’il me laisse seule. L’attente était insupportable dans la salle d’attente, je faisais les cent pas me rendant compte pour la première fois de mon ascendance divine, la panique me rendait  hyperactive. J’avais du mal à comprendre comment il pouvait rester si immobile si maître de ses émotions alors que j’étais à deux doigts de la crise de nerf. En fait si c’était logique, le résultat ne l’intéressait pas plus que ça, il n’était pas le père, satané père qui n’avait pas confiance et qui me forçait à agir n’importe comment pour me préserver. Lorsque ce fut mon tour, notre tour ? J’étais complètement crispée sur la chaise, il fallait que je me trompe, ça ne pouvait pas être ça. Un chagrin d’amour, c’était un chagrin d’amour. J’eus un mouvement de recul lorsqu’il posa sa sonde et son gel dégoutant sur moi.  J’observais William pour ne pas avoir à me concentrer sur moi, je lui aurais bien défoncé sa tronche, son air jubilatoire à la con, mais la main du docteur me maintenait allongé. Le pire fut que ce débile de mec, ok je suis méchante, il était sympa dise à William, non mais sérieux à William, la différence d’âge était flagrante, je ne sais pas mais ça se voit que c’est pas mon gars, je lui tiens même pas la main ! N’empêche que monsieur trouva le moyen de féliciter le père de l’heureux évènement. Je donnais un coup de poing à William quand il fit mine de le remercier. Non mais mec t’oublies tout de suite cette idée, c’est mort.

Une fois dans le hall, je me pris la vitre dans la tête. Non je n’étais plus capable de disparaître. Je portais l’enfant d’un gars qui refusait de faire de moi sa copine. Je regrettais tellement d’avoir couché sans protection. Les larmes n’en finissaient pas de couler, encore et encore mais n’apportant aucun réconfort à ma personne. Je gémissais que je ne pouvais pas retourner là-bas. Merde qu’est-ce que j’aurais pu leur dire à tous, et pire que tout, la réaction de Matthew m’effrayait. Il fut un temps où j’aurais sauté au cou de mon petit ami pour lui annoncer la nouvelle, mais à présent j’avais peur. S’il me balançait que j’avais couché avec un autre, qu’est-ce que je pouvais bien lui dire « Attends sept mois, tu verras bien que t’es le père. » Au moins le fils de Dionysos avait une éducation suffisante pour ne pas plaisanter de mon état et me suivre sans dire mot. Je ne voulais pas qu’il soit gardien de mon secret, cela ne regardait que moi. Je finis par me tourner vers lui une fois ma décision prise. Je me détestais cordialement de lui infliger ça mais je déversais tout mon pouvoir dans mes mots le forçant à tout oublier de cette journée. Je lui inventais un souvenir totalement différent et nous nous séparâmes sans que je me retourne.

La suite des évènements ne fut pas glorieuse, je manipulais une agence immobilière pour avoir un appartement dans la foulée. Hors de question que je ne m’amuse à dormir sous les ponts, faut pas exagérer non plus.  Je trouvais le moyen de me faire embaucher dans un magasin de maquillage. En être réduite à ça me foutait un peu en rogne, mais au moins dans le domaine de l’amour et des artifices j’étais persuadée d’avoir une chance. Ma joie de vivre s’était arrêtée le jour où Matthew était parti sans me dire au revoir, ma vie sociale se termina ce jour-là enfin jusqu’à ce qu’Emy brave les éléments pour me retrouver. Si au début l’idée d’être avec elle m’avait un peu fait flippé, je n’arrivais pas à me gérer moi, comment la gérer elle, j’avais bien vite repris du poil de la bête pour qu’on forme ce duo dont on avait l’habitude. Il n’empêche qu’aujourd’hui, elle n’était pas là et je déprimais de sa non présence.

Les mois avançaient drôlement vite, en faisant le tour sur moi-même, je déprimais, les kilos n’étaient plus dans ma tête. C’était vraiment à se demander quelle connerie j’avais encore fait. Je le désirais, non pas pour pallier un manque affectif évident mais parce que c’était mon enfant et que si j’avais tout foiré avec Matthew, tant pis pour moi. Je ferais de mon mieux pour l’élever, j’aimais son père plus que je ne m’aimais moi-même alors ça devrait aller malgré tout. Il n’empêche que cette vie ne me plaisait pas, les monstres ne m’évitaient pas du tout et j’avais dû prendre sur moi pour être plus attentive et me protéger. La première fois qu’un monstre avait manqué de peu mon ventre, une frayeur sans nom s’était emparé de mon être, frayeur qui ne me quittait plus du tout. A chaque instant la peur de perdre ce petit être me faisait flipper.
En silence, je me levais pour attraper un mug tout en mettant le lait sur le feu, pas de micro-onde, au cas où c’était nocif. Non vraiment, je faisais de mon mieux pour le petit dont j’avais hâte de connaître le sexe pour lui trouver un prénom. La sonnerie de la porte d’entrée me fit sursauter. Depuis quand Emy sonnait ? Elle avait oublié ses clés ? Non, elle n’était pas du genre à sonner, défoncer la porte à coup de poings, oui, sonner, non. Un regard à mon lait sur le feu, à mes vêtements qui n’étaient pas non plus catastrophique. Je poussais malgré moi un soupir, les voisins m’insupportaient, je crois que sans percevoir que j’étais demi-déesse, ils paraissaient évident que je les attirais bien plus que les autres filles, merci maman, franchement !  J’avançai d’un pas traînant jusqu’à la porte, peu motivée à l’idée d’être draguée. C’est sans regarder dans le judas que j’ouvris la porte.

Est-ce que je l’aurais ouverte dans le cas contraire, j’en doute fort. Il n’empêche que le voir sur le perron  de ma porte me fit un choc immense, mon cœur se mit à battre plus vite, incroyablement plus vite. J’avais des idées contradictoires plein le cerveau. Une envie de me jeter à son cou et de l’embrasser, une envie de me blottir dans ses bras juste pour sentir son odeur, une envie de lui demander comment il m’avait trouvé, de savoir ce qui l’emmenait ici, de lui claquer la porte au nez pour chialer derrière. Hormones à la con bienvenue. A la place de tout ça, j’inspirais profondément pour ne pas que ma voix tremble tout en m’écartant pour le laisser entrer. Il était vraiment là, j’avais peur de ce qu’il allait dire, me faire. Je pouvais bien garder le silence aussi longtemps que je voudrais, les preuves n’étaient pas visible sur moi- pas trop -, mais dans l’appartement il paraissait évident que j’avais légèrement paniqué et acheter tout un tas de truc pour un bébé qui n’arriverait que dans de nombreux mois. Difficile de mentir  dans ce genre de cas. Sans poser une main sur mon ventre, ce qui m’aurait rassurée autant qu’inquiétée. Je me dirigeais vers la cuisinière pour veiller sur le lait. Je ne savais pas trop quoi dire à part je t’aime, mais lui dire ça serait d’une débilité monumentale, à la place je lui demandais donc terrifiée à l’idée qu’il me réponde froidement.

« Tu veux un chocolat chaud Matthew ? »

Je me tournais finalement pour le regarder de ses yeux brillants où l’on sait qu’il n’y a que peu de temps avant que les larmes coulent. Je n’avais pas le courage de lui faire la guerre, je voulais juste que ma vie soit simple. En fait j’aurais donné n’importe quoi pour qu’il s’asseye et veuille bien me parler sans me reprocher quoi que ce soit. Je m’appuyais au meuble trouvant en ce contact un réconfort que mes pensées ne pouvaient m’accorder autrement. Prends moi dans tes bras Matthew, efface de mon esprit ces derniers mois, prouve moi qu’il existe encore un nous. J’avais malgré tout meilleure mine que lui, je me doutais bien qu’il avait dû ne pas comprendre où j’étais passé, que même si nous n’étions pas un couple. Nous l’avions été assez longtemps pour nous soucier l’un de l’autre. En fait il me rappelait le Matthew que j’avais vu il y a un an pile, avec ces flocons de neiges qui refusaient de le laisser en paix. Un sourire accueillit ce souvenir même si le contexte était totalement différent. Mon dernier souvenir de lui en revanche n’était pas si bon et je préférais effacer de ma mémoire, le fait que mon ex-copain ait trouvé un réconfort dans la boisson. Si c’était William qui lui fournissait cette daube, j’étranglerais cet idiot de fils de Dionysos de mes mains et ensuite ok je dirais un petit mot gentil sur sa tombe… ouai contradictoire.

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MessageSujet: Re: Personne n'a compris, ce lien qui nous unit [Matty]   Mar 3 Mar - 1:30

Lily ∞ Matty
J'avais repris contact avec la réalité. J'avais repris goût à tout ce que je pouvais avoir. Je savais que ça n'allait peut-être pas durer longtemps, mais pour le moment, j'avais remonté la pente et je faisais de mon mieux pour la conserver. Je me doutais que ce soit réellement ce que je pensais. Je me disais que j'avais peut-être fait une erreur à quelque part. Que je n'étais pas cet homme que je pensais et que j'aurais du être. Mais bien sûr, j'étais humain. Et je faisais de mon mieux pour que tout soit parfait et que tout aille pour le mieux. J'avais remonté et je m'occupais de ma soeur, je prenais plus soin d'elle encore parce que je m'étais rendu compte à quel point je pouvais l'avoir négligé. Et je m'en voulais. Je m'en voulais tellement. Personne ne pouvait avoir idée à quel point. J'avais tout fait planter et je ne voulais pas que ça arrive de nouveau. Je ne voulais plus refaire cette même erreur encore une fois. Je ne voulais pas que ce soit encore une tristesse à cause de moi, une défaite parce que je ne savais pas comment réagir. Non,il fallait que tout soit parfait. Il fallait que tout aille pour le mieux. Et j'allais faire ça. J'allais m'occuper de ceux que je pouvais aimer et tout recommencer à zéro. Parce que je savais que j'avais gaffé. Terriblement gaffé. Mais rien n'était perdu. On pouvait toujours se racheter et j'allais pouvoir trouver une solution pour la ramener à moi. Pour ramener tout ce que je pouvais avoir perdu... et que je n'aurais pas voulu perdre. Tout ce que je pouvais avoir fait de mal. Tout ce qui pouvait s'être passé alors que je savais très bien que ça n'aurait pas dû être là. Bon sang que je m'en voulais. Pour tout. Mais je savais que j'allais devenir un homme meilleur et que j'étais en train de le devenir. Tout ça allait venir lentement, mais sûrement. Et j'allais avoir une chance de faire ce que je pensais de mieux. Mais pour le moment, je pouvais avoir régler plusieurs problèmes, mais je savais qu'il m'en restait d'autre. Alors... je devais faire un pas à la fois. Je devais continuer à avancer. Pour la retrouver. Et ensuite... je savais que j'étais pas le meilleur des hommes, mais j'avais réussi à prouver ma valeur. Et j'avais Charlie à mes côtés.

Alors, j'avais repris la route pour la retrouver. J'avais repris le chemin que j'avais entamé avant de tomber si bas. Je savais que rien ne serait facile et qu'il fallait que je me concentre, mais je savais aussi que ça allait être une quête difficile. Elle avait disparu sans laisser de trace. Sans rien dire. Tout comme Emy. Toutes les deux, je savais bien qu'elles avaient disparu et maintenant ,je ne pouvais que m'en faire davantage. Je doutais qu'elle soit en ville, mais où exactement? Est-ce que je pourrais les trouver rapidement? J'en avais pas le moindre idée. C'est dans cet état d'esprit que je me rendis à New York. Sans savoir où je pouvais réellement aller. Et maintenant que je tentais d'être un homme comme les autres, maintenant que je tentais de retrouver sa trace. Je passais des jours, des semaines entières à la chercher dans les moindres recoins de New York. Pour finalement la retrouver. À un moment. Pour finalement la retrouver là où je ne pensais pas que je la trouverais. Elle avait un boulot. Elle avait une maison, je l'avais suivi. Mais je n'avais pas eu le courage d'y cogner. Et puis maintenant... maintenant je l'avais retrouvé et j'allais le faire. Deux coups. Secs. Fort. Avec la sonnette bien sûr Et puis la porte s'ouvrit. Je la regardais longuement sans rien dire. Je ne pouvais pas dire quelque chose, je n'y arrivais pas. Aucun mot ne venait de ma bouche. Et elle non plus il fallait croire. J'entrai sans rien dire et retirai mon manteau et mes chaussures pour ne pas salir son appartement avant de promener mon regard. C'était pas mal, mais... bon il y avait mieux. Bien mieux et ça je le savais. Et il y avait aussi autre chose. Autre chose que je remarquai et que pendant un moment, j'aurai voulu halluciner. Mais je savais que ce n'était pas le cas. Mais ça n'empêchait pas que je gardai le silence et mon contenta d'acquiescer lorsqu'elle me posa une question tellement j'étais ailleurs. En voyant ses yeux, en voyant ses larmes, je m'avançais vers elle et soupirai longuement, ne savant pas quoi dire.. « Tape-moi, fait quelque chose bon sang.» Et ce fut la seule chose que j'eus été capable de dire.

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MessageSujet: Re: Personne n'a compris, ce lien qui nous unit [Matty]   Mar 3 Mar - 18:22

Lily ∞ Matty
Maniaque de la propreté, il venait vraiment d’enlever ses chaussures, non mais s’il savait comment je m’en foutais. Disons que j’avais surtout d’autre priorité que le fait de marcher avec ou sans chaussure. Aux dernières nouvelles, le paillasson qui trônait dans le hall servait justement à pouvoir venir en chaussure. Petit aparté, je l’aimais vraiment celui-là et mis tellement de temps à choisir, ouai peut être qu’en fait j’étais un peu maniaque aussi. Docilement, il me suivit jusqu’à la cuisine, le savoir dans mon dos provoquait des crises d’angoisses en moi, est ce qu’il allait mieux, certainement, je doutais que le Matthew que j’avais vu à la fête peu avant noël ait été capable de retrouver ma piste. J’aurais voulu dire que c’était certainement le manque de discrétion d’Emy qui valait à Matthew d’être là, à moins que ma meilleure amie joue sur deux tableaux à la fois, ce que je ne lui conseillais pas, je ne m’occupais pas de ses affaires amoureuses, presque pas, ok totalement, mais c’était différent parce que j’avais décidé que c’était différent.

Lui proposer un chocolat me semblait sur le coup l’idée la plus merveilleuse au siècle, après celle de le faire rentrer dans l’appartement. Sauf que voilà, Matthew était silencieux, incroyablement silencieux comme si on lui avait retiré la possibilité de parler et ça m’inquiétait un peu. Non pas que je craigne la tempête, pas trop tout du moins, mais disons que je ne voyais pas l’intérêt de rentrer ici dans le but de me regarder faire un chocolat chaud. Je fronçais donc les sourcils peu à peu en essayant de me faire des idées de sa venue. Est-ce qu’il était vraiment là ou mon esprit le fantasmait-il, je savais depuis fort longtemps maintenant que Matthew était le compagnon que je voulais, avec ses défauts et ses qualités, je le voulais lui et il n’était pas exclu que le manque de sa personne me le fasse imaginer.

Il se leva au bout d’un moment et je sentis mon cœur battre nettement plus vite, désir refoulé, besoin, reconnaissante de ce qu’il faisait pour nous réunir avant qu’il ne balance la phrase la plus débile au monde, non en fait il y avait encore cette histoire comme quoi j’aurais pu être infidèle. Comme si j’étais capable de regarder un homme après Matthew, n’importe quoi, ce n’était pas possible d’être aussi aveugle à sa propre beauté. Pourtant, cette phrase-là, elle grimpait sur le podium de la bêtise. J’avais la tête de la fille qui frappe, moi à part les motos, je n’étais pas certaine de vouloir bousiller quelque chose. Encore que la moto en temps normal, j’évitais aussi de la détruire, j’essayais de me tenir et elle ne me dérangeait pas plus que ça, ce jour-là j’avais juste perdu pied. Bon ce qui n’avait été que la longue chute de ma petite personne mais depuis, la pente avait été redressé, merci à la présence d’Emy. D’un air têtu, je secouais la tête avant de répondre à ses propos complètement débile, par d’autres propos tout aussi intelligents.

« Je fais quelque chose, le chocolat chaud. »

Merci Lily pour tes commentaires forts utiles qui vont au moins arranger les choses, putain ça allait lui changer la vie de savoir que je surveillais du lait sur le feu. Je me déprimais moi-même, pas besoin d’aide. Il fallait que je me concentre, je n’étais pas capable de me jeter dans ses bras même si ces saletés de pulsion de femme enceinte, mais voui mais bien sûr, me donnait envie de me blottir contre lui. Ce n’était pas le bon moment, il fallait qu’on parle. Habituellement, j’en étais capable, je savais parler et j’étais plutôt doué à cet exercice mais pour le moment, je me concentrais sur lui, son physique. Il me semblait avoir les cheveux plus sombre mais ça devait être dû à l’humidité, étant donné que nous étions en hiver et qu’il portait un pull, je ne pouvais dire avec précision si ses muscles avaient fondu mais de ma position il me semblait que oui. Ce qui était certainement mon cas d’ailleurs, je n’avais pas vraiment fait de sport, excepté quand il s’agissait de courir dans les escaliers parce que ho comme c’est étrange, le temps ne s’arrêtait pas sur commande, crétin de temps, et que j’étais en retard au boulot. J’étais ponctuelle les trois quarts du temps mais il y a des foi où j’attendais qu’Emy rentre pour dormir et l’attente pouvait vite durer des heures mais j’étais patiente, mon sommeil aimait beaucoup moins qu’on le fasse attendre et mon boulot en était le premier au courant. Sauf que même à mon boulot je parlais, là aussi, il le fallait. Je me concentrai donc sur ce que je pouvais lui dire et finalement parce que sa santé passait avant tout, je levais un regard inquiet sur lui et demandai timidement.

« Comment tu vas ? »


Le bip du minuteur me fit tourner et je transvasais avec beaucoup de précision le lait chaud dans deux tasses avant de le recouvrir de cacao. C’est avec un tout petit sourire, ayant certainement des demandes de paix, que je lui tendis ce verre, le regardant droit dans les yeux. Il me manquait, mon homme me manquait et j’avais plein de chose à lui avouer, comme par exemple le petit être qui grandissait en moi et qui m’effrayait autant qu’il me ravissait. Chaque chose en son temps, ne pas balancer de bombes tout de suite, d’apprendre il fallait apprendre à se parler.

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MessageSujet: Re: Personne n'a compris, ce lien qui nous unit [Matty]   Jeu 12 Mar - 2:14

Lily ∞ Matty
Un pas. Puis deux puis trois. C'était ça qui me séparait d'elle alors que j'avais l'impression de m'éloigner alors que je venais de la retrouver. J'étais si loin, mais en même temps si proche d'elle. Je me sentais perdre lentement pied alors que je venais à me souvenir de tout ce qui pouvait s'être passer lors des derniers mois et des derniers jours. Les choses horribles que j'avais éprouvé alors que j'étais seul et que je la cherchais partout. Vraiment partout. Je la cherchais même au fond de moi alors que j'étais au fond du baril. Et maintenant que j'étais de nouveau sur pied, que je l'avais retrouvé, maintenant qu'elle était là et qu'elle était tout près, j'avais peur de la perdre à nouveau, je n'étais pas certain de ce que je pouvais faire réellement pour la garder près de moi et je ne savais pas si ça allait marcher réellement. Dans ce cas, je me demandais ce que je pouvais réellement faire vu que je ne savais pas comment réagir. Et alors que je ne voulais pas bouger de là, alors que je me demandais clairement si je devais me faire frapper ou non... voilà qu'elle me disait qu'elle faisait du chocolat chaud. Vraiment? Je commençais à  faire les cent pas sans savoir  pourquoi je les faisais à l'instant? Personne ne pourrait le dire vraiment, même pas moi.  Je n'en savais rien  et je ne pouvais pas vraiment le savoir. Et ça me travaillait tellement l'esprit que je n'arrivais pas à en faire abstraction. Et voilà maintenant que je faisais les cent pas, je me demandais ce qu'elle en pensait. Et ça me faisait quelque chose. Je n'avais plus à lire en elle comme je le faisais avant, ça m'attristait terriblement et je ne pouvais pas rester de marbre devant ça. C'était ma fleur, mon lys. Et je l'aimais. Je l'aimais tellement, je l'aimais encore, je le savais. Je le sentais au fond de moi et au fond de mon coeur. C'était elle que je voulais, c'était avec elle que je voulais finir ma vie avec elle et je voulais fonder une famille avec elle.

« Te fous pas de moi Lily.» Je serrai les poings alors que je m'arrêtais vers elle à nouveau pour la regarder longuement avant de prendre place sur une chaise. Est-ce que je pouvais réellement lui parler de ce que je venais de voir? Est-ce que je pouvais réellement  lui parler de ce que je pouvais avoir vu ici. Les stocks pour bébé. Je savais c'était pourquoi. J'avais compris c'était pourquoi et je ne voulais peut-être pas l'avouer, mais je savais la vérité. Je savais que c'était pour un enfant. Le nôtre. Je me passai une main dans les cheveux, ne sachant pas quoi faire et  comment réagir. J'hésitais tellement... mais tellement. Lily... pitié bon sang.» Je me levai à nouveau et m'avançais vers elle, le regard complètement perdu. « Tu veux vraiment que je réponde à ça? C'est n'importe quoi arrête, c'Est... je peux pas répondre d'accord. Tu vois bien que je suis en santé non?» J'attrapai le verre qu'elle me tendit et le posai sur la table sans y toucher. Je n'avais pas soif. Même si l'odeur était un peu trop attrayante. « Tu me l'aurais dit quand?» Je la fixai longuement, la question venait de tomber. Je secouai la tête et fermai les yeux. « Je pars, je suis désolé, je ne peux pas.» Je tournai les talons et me rendit vers l'entrée pour remettre lentement mes chaussures. Je ne pouvais pas rester... plus maintenant. Ce n'était pas moi. Ce n'était pas ce qu'elle voulait et elle serait bien mieux ici, seule. Sans moi.

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MessageSujet: Re: Personne n'a compris, ce lien qui nous unit [Matty]   Jeu 12 Mar - 12:49

Lily ∞ Matty
Un après midi au coin du feu à papoter sans qu’il n’y ait de tension. Y arriveront nous à nouveau un jour. Il ne fallait pas grand-chose pour me faire sortir de mes gonds ces derniers temps. La faute à ce ventre qui apparaissait et sur lequel je n’avais aucune emprise. Dire qu’avant, il aurait suffit de faire plus attention à ce que je mangeais, là ça ne marchait pas vraiment comme ça. Je faisais déjà attention, pour trois en fait parce que si je laissais Emy choisir la bouffe, je craignais qu’on est le droit à des trucs tout sauf sain, attention, je ne critique pas les choix de bouffe d’Emy, au contraire si ça ne tenait qu’à moi ce serait mc do tous les jours… quoi que pizza pour faire semblant de varier un peu de temps en temps. Il n’empêche que déjà que je trouvais que ça se voyait quand même énormément ce ventre, si j’avais mangé n’importe quoi, je serais en dépression nerveuse et tous les miroirs seraient brisés. Je tapotais du doigt sur la surface de travail, c’est quoi ce lait de merde qui mettait trois plombes à cuire aussi. M’enfin, ça offrait à Matthew le loisir de communiquer un peu sans que je le regarde, histoire qu’il ait un peu plus de courage et qu’il ne fixe pas mon ventre, ah non ça par contre c’était hors de question, autant Emy, je pouvais comprendre, elle n’avait pas vraiment tous les principes de la conception d’un enfant mais Matty si donc par pitié qu’il fasse les choses bien. Non, à la place je me pris un fous toi pas de moi, non mais je faisais vraiment le chocolat chaud, je me contentais de grogner mentalement et ne cherchait pas à envenimer les choses, calme et détendu, il disait peut être ça pour autre chose.

Une fois le chocolat dans sa tasse, j’étais vraiment fière, pire qu’une gamine faisant la cuisine pour la première fois sauf qu’il me fit le premier vent de la journée en ne daignant pas toucher la boisson, si j’avais voulu l’empoisonner j’aurais fait autrement et puis même pourquoi j’empoisonnerais mon chéri, ouai ex chéri, c’est pareil. Par contre, il répondit à ma question un peu évasivement, très franchement, je ne le trouvais pas en forme olympique, ne soyons pas mesquine, il était en meilleur forme que la dernière fois et son regard pétillait et n’était pas altéré par l’alcool qu’il ingurgitait alors. Est-ce qu’il s’était soigné tout seul ou Charlie avait enfin joué son rôle de sœur modèle. J’en doutais assez en fait, c’était comme pour Emy, ils avaient quoi dans cette colonie à les laisser partir. Putain et puis même si Charlie n’arrivait pas à retenir Matthew, Hailey était là en décoration ou quoi, cette espèce d’andouille tain elle ne pouvait pas faire son job de gardienne, ça servait à quoi d’être une combattante si c’était une vrai passoire. Je crispais les poings, je songeais sérieusement à aller lui en coller une à celle-là, elle prendrait pour tous ceux que je n’avais pas vraiment le droit de taper et puis mince je lui faisais confiance pour au moins empêcher les gens proches de moi de partir. Enfin en même temps, il s’agissait d’Hailey qui n’avait pas non plus était capable d’empêcher sa petite protégée de partir, bon en soi ça m’avait quand même aidé que Morgane soit chez les partisans, je ne vois pas comment on aurait pu sortir avec miss Tigrou si la partisane la plus inutile du monde n’avait pas été dans le coin.

Mon regard se sentit un peu fixé et je cessais de plonger dans mes souvenirs pour me concentrer sur Matty qui lâchait la petite bombe sauf qu’au lieu de dire ça pour en connaître les raisons, il devenait accusateur. Je reculais mon dos pour avoir le dossier de la chaise contre moi, mon regard se fronça et se chargea instinctivement de colère. Ah bah bravo, plutôt que d’essayer d’en savoir plus, il préférait me jeter la pierre. J’aurais pu lui hurler dessus que s’il n’était pas aussi borné et qu’il m’avait fait confiance plutôt que de partir comme un lâche, rien de tout cela ne serait arrivé et qu’il aurait été le premier au courant. A ce sujet est ce que William pouvait être considéré comme le premier au courant, ouh putain pourvu qu’il ne se rende jamais compte de la manipulation, je ne saurais pas quoi lui dire. Je restais un peu immobile, hésitant entre l’idée de lui hurler dessus pour calmer mes nerfs ou faire preuve de sagesse et tenter de recréer ce nous qui pouvait exister s’il arrêtait de me balancer des piques, même si elles pouvaient être justifiés, je n’étais pas blanche comme neige non plus. Je le suivis du regard lorsqu’il se leva pour mettre ses chaussures, afin de me donner du courage, je bus une gorgée, écoutant qu’il ne restait pas car il ne pouvait pas. Super, j’avais hâte de dire à mon fiston ou ma fistonne (a) que son père nous avait lâché car il ne pouvait pas, c’est vrai que c’était hyper génial pour une venue au monde. Je reposais mon verre et me levai pour me caler devant la porte, l’empêchant de partir par ce simple geste.

« Est-ce que toutes nos conversations vont être des fuites de cette manière Matty ? Il est hors de question que tu partes sans être au courant de toute l’histoire, assieds-toi. D’accord, je reconnais, j’ai eu tort de partir, j’ai juste paniqué, merde tu pensais que je te trompais avec un gosse de Mars, vive le préjugé en plus… Peu importe, quand je l’ai appris je me suis dit que ça me retomberait dessus. Donc j’ai préféré prendre un peu mes distances et est-ce que tu crois vraiment que si je te l’avais dit lorsque tu avais bu était une bonne idée, merde c’est important, ce n’est pas comme si je te ramenais un bouquet de fleur pour te dire ah au fait chéri je suis désolé d’être parti. J’ai besoin de toi Grey d’accord ? »


J’attrapais le trousseau de clé pour l’empêcher tout bonnement de partir. Afin de ne pas avoir une Emy qui pourrait foirer en lui ouvrant, je regardais la pendule, hum elle en avait encore pour trois heures minimum, en trois heures je pense que nous aurions le temps de pas mal parler, sauf s’il se fermait comme une huître mais ce n’était pas le genre de mon copain. Je lui indiquais le canapé d’un geste plein de sympathie. Je t’offre une discussion dont nous avons tous les deux besoins mon cher, offre-moi ta confiance pour une fois.


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MessageSujet: Re: Personne n'a compris, ce lien qui nous unit [Matty]   Dim 15 Mar - 16:11

Lily ∞ Matty
Je n'étais pas bon pour elle. J'allais tout foutre en l'air. Toute la belle assurance que je pouvais avoir au début alors que j'étais entrée était partie. Elle ne réagissait pas du tout  comme je pensais qu'elle le ferait. Non, ce n'était pas ce à quoi je pouvais penser. Donc, pour le moment, j'étais perdu. Je pensais qu'elle se serait jetée sur moi, je pensais qu'elle allait me frapper. Je ne savais pas vraiment quoi penser, ni quoi dire. J'étais complètement perdu et je ne voulais pas l'être. Je me disais que j'en avais assez fait pour lui faire du mal. Alors pourquoi est-ce que je n'avais droit qu'à un pauvre chocolat chaud? Je m'étais trop fait de scénario pour nos retrouvailles, c'était ça que ça voulait dire et je savais que je n'aurais pas dû, mais je l'avais fait quand même. Ce qui était triste en soit. Mais nous avions tous les deux changés. Et c'était pourquoi je disais que je n'étais pas le meilleur, que je n'étais pas celui qui lui fallait. Je l'avais laissé glisser une fois entre mes doigts, alors pourquoi est-ce que je ne pourrais pas recommencer dites-moi? J'étais assez con pour le faire une fois, alors autant bien le faire deux fois. C'était d'une pitié sans-borne que j'avais à mon égard. Je savais que je n'étais pas le plus brillant alors autant bien se le dire deux fois, je n'allais pas refaire la même erreur et je me sentais tellement mal. Mais alors tellement mal de ce que je pouvais avoir fait que je ne savais plus comment réagir et me voilà devant elle alors que je nageais en plein délire, que je ne savais pas quoi faire. C'était d'une beauté époustouflante.

Je la défiais du regard alors qu'elle me bloquait la sortie. Laisse-moi partir Lily. Laisse moi sortir de ta vie pour arrêter de te faire du mal. Je n'ai pas arrêter depuis le début. Je ne suis bon qu'à ça et tout le monde le sait. C'est affreux, mais je suis comme ça et je ne peux pas du tout passer à côté. Laisse-moi partir. Bon sang, ce n'était pas avec un regard comme ça que je pouvais faire ce que je voulais, je me disais simplement que... je ne pouvais pas le faire, je n'avais pas le cv pour le faire, je venais quand même juste de la retrouver. Et puis, je me sentais trahi. La dernière fois que je l'avais vu, elle ne m'avait pas rien dit. Elle avait fait mention de rien du tout. Alors autant bien se le dire, je ne pensais pas qu'elle allait me le dire une autre fois. Je m'arrêtais en plein mouvement alors que j'enfilais mon manteau et soupirai longuement avant de parler. « Ça m'a prit des mois te retrouvé, je ne savais pas du tout où tu pouvais être et maintenant que je suis là, tu n'oses même pas me le dire par toi-même alors que la pièce est criante d'évidence et tu me demandes de rester et de ne pas fuir? Je ne fuis pas, j'ai compris que je suis pas bon pour toi et je laisse tomber, je ne suis pas à la hauteur. Tu n'as pas besoin de moi, mais d'un homme plus fort. Voilà la vraie raison.» D'un geste rageur, je retirai mon manteau et mes chaussures avant de retourner dans la cuisine et prendre place sur une chaise. Elle était pas sérieuse j'espère, elle pensait quand même pas avoir besoin de moi. J'étais un simple mécano. Et rien d'autre. Je n'étais pas doué avec les relations humaines, mais il semblait qu'elle l'ait oublier et que moi, je ne pouvais pas lui rappeler parce que c'était purement et simplement de la fuite. Comme j'étais bien en ce moment, ça n'avait pas d'importance, c'était juste moi. J'attrapai la tasse que j'avais laissé là et en but une gorgée. « Je t'écoute.» Je ne la quittais pas du regard un seul instant et attendit la suite sans réagir. Elle voulait que je fasse quoi maintenant? Elle m'avait laissé alors qu'elle savait la vérité et ce avec Emy, j'étais certain qu'elle habitait ici avec elle. Cette fille ne pouvait pas être seule dans New York, c'était trop dangereux pour elle. Dès que je rentrerais, je tenterais de contacter Kieran, le pauvre la cherchait comme un fou depuis qu'elle avait disparue. Je bus le chocolat chaud à intervalle régulier, écoutant l'histoire de Lily. Sans rien dire. Parce qu'après viendrait la mienne.
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MessageSujet: Re: Personne n'a compris, ce lien qui nous unit [Matty]   Ven 20 Mar - 18:22

Lily ∞ Matty
A quel moment, mon destin s’était pris les pieds dans ses chaussettes pour me faire chier de la sorte ? Non, le mieux serait encore de garder foi en soi même. Sérieux si je croisais le dieu du destin, je pense que nous aurions une longue conversation, parce qu’à la limite me trouver le satyre le plus désagréable au monde, c’est un fait, me faire tomber enceinte, ok à la limite je pouvais prendre ma part de responsabilité. Mais il pouvait aussi me lâcher la grappe, j’allais lui tendre une note et lui faire toucher à rien, merde déjà que je suis assez exceptionnelle dans mon genre pour m’attirer des tas d’ennuis, si on pouvait éviter les ennuis extérieurs ça m’arrangeait. Bon, je sais d’après mon éducation fort convenable, retenir quelqu’un contre sa volonté ça devait se situer un peu au même niveau que de manipuler les gens pour qu’ils oublient quelque chose. Autrement dit, c’est mal et Matthew me le fit bien comprendre avec ce genre de regard qui devait donner à certains l’envie de se planquer dans des trous de souris. Et bien pour une fois, ce n’était pas mon cas, parce qu’à la limite je me tapais les nausées depuis le début, c’était MON corps qui morflait et sur MOI que les kilos apparaissaient et son regard noir, je n’en avais rien à faire ! Du coup sans pour autant lui rendre ce regard, je ne bougeais pas d’un pouce, bon je n’irais peut être pas jusqu’à utiliser mes pouvoirs contre lui, il manquerait plus que ça, vas dire ça à ton fils après « Ah oui mon chéri, papa est pas là parce que maman l’a un petit peu manipuler. » Quelle adorable entrée dans la vie, un futur psychopathe après, donc pour le bien de l’enfant et pour ce sentiment très honorable et en même putain de relou qu’on appelle couramment amour, j’allais éviter et camper sur mes positions, un siège dans mon propre appart, super ambiance, je kiff.

Au moins, il s’arrêta de s’habiller et soupira. Faut le dire mon ami si ça te gonfle d’être ici. S’attendait il sérieusement à ce que je rampe pour ses faveurs, premièrement le jour où je ramperais pour quelqu’un n’est pas prêt d’arriver, deuxièmement quelle idée de venir ici si ce n’est pas pour faire un effort. Il fallait pas déconner non plus, les efforts, je veux bien en faire, reconnaître mes torts, je sais le faire mais qu’on soit bien clair, je n’étais certainement pas la seule fautive. Le monde n’est ni tout blanc, ni tout noir. Mon regard se chargea de colère, une colère froide mêlée à une certaine peur il était en train de me fausser compagnie en utilisant les excuses les plus lamentables au monde. Me retenant de lui hurler dessus, je me contentais de répliquer glaciale.

« Je pense être capable de faire mes propres choix Matthew, tu n’as pas le droit de me dire avec qui je dois être ou ne pas être. »

Et puis je suis désolée, il avait beau se planquer derrière des excuses bidons de savoir qui me correspondait le mieux, limite si mon ex copain ne me sortait pas des noms, histoire de se donner bonne conscience pour me larguer dans la forme. Il n’empêche que si, il fuyait et non, ce n’était pas du tout agréable. M’enfin, voyons le côté positif de la chose, il restait, pour le moment. Bon faut dire que je lui bloquais la sortie, que j’étais carrément flippante ah et peut être que ça avait percuté dans son esprit que je n’étais pas enceinte de Zeus, à moins qu’on m’ait caché des choses, ce qu’il valait mieux ne pas faire pour sa santé mentale et physique. Je le rejoignis tandis qu’il s’appliquait à boire son chocolat chaud, tain tout ça pour au final boire dans la tasse. Je m’installai sur le plan de travail, dire que bientôt ce simple geste serait impossible à faire. Bon déjà, j’en profitai clairement uniquement quand Emy était pas là, elle serait capable de grogner si elle me voyait faire, ses charmantes intentions me firent sourire même si le cadre de la conversation avec Matthew était beaucoup moins drôle.

« C’est vrai, je n’ai pas prévenu et en effet, je suis désolé que tu m’aies cherché durant des mois même si la dernière fois que je t’ai vu, la seule chose que tu cherchais c’était une bouteille d’alcool. » Aparté mais Hailey allait s’en prendre une dans la tronche si elle avait poussé Matthew à boire. Reprenons « Je n’ose pas te dire quoi exactement Matthew, que je suis enceinte ? Alors peut-être parce que la première parole que tu me balances c’est frappe moi, comme si j’étais ce genre de fille !  Tu es venu ici d’accord ? Alors soit tu avais l’idée de me trouver pour me larguer bien comme il faut, alors que nous ne sommes plus ensemble depuis des mois. Soit, tu avais l’intention de parler mais tu t’es arrêté sur le fait que t’allais être père, que t’étais pas au courant et que bizarrement, excuse-moi de penser d’abord à te demander comment ça va ou des choses normales que de te balancer que tu vas être père. Dans tous les cas, oui tu vas être père et oui ça peut te faire flipper, ça doit te faire flipper et je n’y peux rien, j’irais même jusqu’à dire que niveau flippe, ça a été pas mal pour moi. Non parce que dans mon planning avenir, je n’avais pas vraiment dans l’idée de tomber enceinte à dix-huit ans, vraiment pas. Je dirais même qu’en plein milieu d’une guerre, c’est complètement débile mais bon c’est chose faite et je le garde. A ton tour, parle. »

J’avais dans l’idée de boire il y a de cela quelques minutes mais étrangement, j’avais la gorge bien plus sèche. Pourtant sa présence me certifiait une chose, ma place n’était certainement pas ici et il fallait que je prenne sur moi pour ne pas fuir la colonie, ils avaient certainement besoin de moi, autant que j’avais besoin d’eux. Reconnaissons ça à Matthew, même s’il n’était pas vraiment le plus adorable des compagnons en cet instant, il me mettait devant un fait que je ne pouvais nier. Raison pour laquelle, je pris ma décision de retourner au camp, avec Emy, parce que je n’allais pas la laisser toute seule, ça va pas, un duo ça fonctionne à deux… bon deux et demi si on compte mon fils…
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