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 Toi et moi, on est deux amis et c'est pour la vie. Partout et en bonne compagnie dans la vie, jure toi aussi [Hailey♥]

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MessageSujet: Toi et moi, on est deux amis et c'est pour la vie. Partout et en bonne compagnie dans la vie, jure toi aussi [Hailey♥]   Sam 14 Mar - 16:15


Hailey ∞ Lily
Il y a des jours où on se monte un petit peu la tête pour rien, on crise tous sur le portable, pour ceux qui en ont, en attendant un putain de texto ou d’appel qui ne vient pas. Alors on passe par toutes les étapes, au début on se dit putain de réseau, et oui être un demi-dieu en plus d’avoir des monstres, il semblerait que ça travaille sur le réseau, me demandez pas pourquoi, si j’étais fille d’Athéna, ça se saurait, déjà parce qu’à mon avis je ne serais pas enceinte ou alors ça serait mûrement réfléchi, préservation de l’espèce bla bla bla, mon cul, c’est juste que je peux aussi être un boulet, comme tout en chacun. Puis il y a les jours ou bordel, on sait que ça va mal se passer, déjà la nuit est mauvaise parce qu’on cauchemarde, en plus il fait un temps de merde, surtout dans notre tête en fait parce que d’après le ciel bleu, il semblerait que ce soit pas si merdique que ça, bon d’accord il y a un petit vent, comment ça on s’en tape du vent ? Ok, peut-être un peu mais c’est mon histoire non ? Donc je raconte comme je veux. Je reprends donc qu’il  y a un léger petit vent mais le pire c’est cette boule au ventre parce que malgré les nombreux scénarios catastrophe qu’on a imaginé dans notre tête, oui c’est l’instinct humain ça il semblerait, toujours imaginer le pire afin de ne pas être déçu, mais peu importe, si on perd quelqu’un même si l’imagination nous avait fait quelque chose de pire pour apaiser le traumatisme, ça ne change rien au total, on est déçu  forcément, connerie de sentiments à deux balles, conneries de liens et connerie d’agir comme une gamine. Ouai peut-être parce qu’attendez, je me remets doucement de la bulle que j’avais moi-même former autour de moi. Donc aujourd’hui, décision prise, parler à Hailey. Il faut savoir que le mot parler est un putain d’euphémisme, comme si nous étions capable de discuter, on allait forcément se gueuler dessus et c’était la merde rien que d’y penser.

Après m’être juste assise sur mon matelas, je me décidai, très courageuse, que ça pouvait attendre, à moins qu’elle crève pendant la journée, ça devrait aller. Je me recouchai donc très fière de mes idées, à deux balles… Ouai non en fait au bout de dix secondes, je m’en voulais déjà de reporter à demain, ça allait empirer les choses, enfin si c’était possible, ce dont je doutais un peu en fait. Je ne voyais pas comment ça pouvait aller pire et comment ça pourrait redevenir bien, roh l’ambiance de ouf qu’il allait y avoir dans la colo si elle me balançait ces regard hyper amoureux du genre, je vais te buter, Ah ah essaie toujours ! Ouai non je ne lui dirais pas ça, c’était dans l’idée rooh. Je m’extirpais donc du lit en maugréant que c’était toujours à moi de faire le premier pas, en même temps, il semblerait que ce soit aussi moi qui ait fait celui de reculer, ce qui expliquait cette grande motivation à aller la voir. Non pas que je n’aime pas Hailey, faudrait pas déconner non plus, je l’aimais bien, trop bien même mais quand même, je trouvais ça relativement chiant d’aller la voir pour me faire engueuler. L’impression géniale d’être le petit cochon qui va à l’abattoir. Je soufflai donc en m’habillant et m’imaginai déjà lui mettre mon poings dans sa tronche, mentalement par contre parce que frapper Hailey physiquement je ne le ferais pas. Pour trois merveilleuses raisons : la première frapper ses « amis » c’est complètement niais, le petit deux frapper ses amis en étant enceinte donnerait un très mauvais exemple pour le bébé qui allait devenir violent dans le ventre et s’il excitait et qu’il me foutait des coups de pieds ça ne serait pas très motivant, la troisième raison serait que si elle rendait coup pour coup, je morflerais forcément plus que l’inverse. Je fronçai donc les sourcils au petit déjeuner, silencieuse voir ailleurs dans le monde de mes pensées qui était beaucoup moins désagréable que la vie actuelle. Finalement, je poussai le bol de céréale même si à force d’avoir trempé dans le lait ressemblait plus à une bouillie qu’on donnerait aux enfants. Heureusement que les nausées n’étaient plus de ce monde, sinon je crois que j’aurais été barbouillé toute la journée et ça m’aurait quand même donner une putain d’excuse pour ne pas aller voir ma pote, ex pote, est ce qu’on était des ex potes ? Oh ouai connaissant Hailey, elle avait un peu de mal avec les absences et j’allais presque lui tendre le bâton pour me faire battre.

Un peu de cran jeune fille, le courage est une vertu et rester dans une tension croissante, ce n’était pas dans ma manière de faire, s’éviter était trop facile et ne nous ressemblait pas, on finirait de toute façon par se tomber dessus et plus la rancœur serait grosse, plus les autres allaient en prendre pour leur grade parce que nous allions faire du camp Grec une drôle d’arène et de tous mes camarades, étrangement, c’était d’elle dont j’avais le plus peur et en même temps celle à qui j’aurais confié ma vie, non ça ne me plaisait pas cette tension. Revenir en arrière n’étant pas possible et pas négociable non plus, hors de question d’avoir passé des heures malade comme un chien si ce n’était pas pour avoir mon enfant à la fin, na mais ho. Soufflant un grand coup, je me mettais en quête de mademoiselle Wilson, sans parler à personne, ne demandant à personne où elle pouvait être. N’y voyez aucune grandeur d’âme, c’était de la fierté, je pouvais la retrouver et personne n’avait besoin de savoir ce qui se passait, même si c’était un peu crétin de se dire ça, si les gens étaient assez aveugle pour ne rien remarquer, et bah nous aurions bien du souci à nous faire.

Au bout de dix minutes, bon d’accord quinze minutes, je finis par trouver sa merveilleuse personne avec son caractère de petit agneau… qui se change en loup dès que l’occasion se présente… super. Je m’installai à côté d’elle dans l’herbe, qu’est ce qu’elle foutait dans l’herbe d’abord… quand je parlais d’agneau, il semblerait que le petit agneau n’est plus besoin de boire de lait et qu’il soit passé aux verts pâturages, ok je la boucle. Je toussotai un peu pour la fore, non parce que je n’avais pas été des plus discrète et je doute qu’elle puisse ignorer le fait que j’étais là, surtout que pour m’asseoir je m’étais légèrement –ok complètement – appuyé sur elle. Je découpai quelques brins d’herbes par ci par là, histoire de se donner bonne conscience, je devrais peut être les lui offrir en offrande… Lily ta gueule. Ouai je sais. Je finis par faire preuve d’un peu de courage et de très bonne volonté et d’une mini dose de connerie…

« Il semblerait que tu m’en veuilles. Je trouve ça stupide de rester sur des non-dits. Je suis désolée de ne pas t’avoir prévenue, j’ai légèrement paniqué. »

Ou comment dire des choses un peu inutiles. Il faut reconnaître simplement que je n’étais pas certaine de savoir sur quel pied danser avec elle, il me fallait un peu d’entraînement, depuis combien de temps je n’avais pas eu de conversation avec quelqu’un capable de me faire retourner dans mes retranchements. Non, ça ne me plaisait qu’à moitié et pourtant, il fallait bien avancer, briser le lien qui nous unissait ou au contraire tout faire pour le faire perdurer encore des années. Je prenais la deuxième solution, non j’irais même jusqu’à dire que je ferais tout pour la deuxième solution, hors de question de dégonfler. Je tournais donc le regard vers elle, loin d’être sereine mais essayant de faire preuve de courage, pour une fois.



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MessageSujet: Re: Toi et moi, on est deux amis et c'est pour la vie. Partout et en bonne compagnie dans la vie, jure toi aussi [Hailey♥]   Dim 22 Mar - 19:56

Les âmes soeurs


"L'ombre de l'une mêlée à la lumière de l'autre."V. H.

Même si je ne peux te voir. Même si nous sommes séparées. Je serai toujours là. Je veillerai sur toi pour toujours.

On a beau être rempli de courage et de bravoure, parfois il vaut mieux s’esquiver et aller voir ailleurs si on y est. Et voilà que c’était exactement ce que la fille de Nyx avait utilisé comme technique lorsqu’elle avait aperçu la chevelure blonde qui signifiait qu’une seule chose, Lily  et ses magnifiques yeux bleus et son énorme bide (Exagération ? Peut-être un peu, mais elle n’aimait pas ce qu’elle avait découvert alors hein) se trouvaient entrain de petit déjeuner à sa table. La fille de Nyx cala tout net, et avant que de se faire repérer enclencha la marche arrière, mode je suis poursuivie par des géants. Bordel ! La voilà ! En même temps, à quoi d’autre pouvait-elle s’attendre depuis qu’elle savait que la fille d’Aphrodite était de retour et ... bordel enceinte. La brune n’y avait pas cru parce que ce n’était pas vraiment Lily ça, et le fait de l’imaginer avec.. bref ça la faisait rougir plus que d’habitude, alors autant éviter de constater elle-même pas vrai hein ? Ouais, sauf qu’elle n’y avait pas tenu. C’était plus fort qu’elle et ce n’était pas par curiosité, juste parce que Hailey était bien incapable de rayer une amitié comme celle avec Lily, malgré toute la souffrance de ces derniers mois qu’elle avait enduré en la perdant elle aussi. A croire que tous ceux qui entraient dans sa vie, aimaient la quitter brutalement, comme son cœur en fait - même lui, ne pouvait pas la blairer vu le crique qu’il faisait à chaque fois qu’elle forçait un peu trop. Que de conneries ! Pourquoi ne pouvait-elle pas être insensible à Lily, à Morgane... à eux tous ? Ils venaient, s’installaient confortablement dans son cœur et repartaient en laissant d’immenses tranchées. Et le pire dans tout ça, c’est qu’elle donnerait sa vie sans hésiter pour Lily et Morgane. Méritait-elle donc de se faire détruire de la sorte ? Sa conscience lui disait que non, mais son débile de cœur lui avait besoin de palpiter en apercevant Lily de retour à la colonie. Et c’était exactement ce qu’il a fait, ce fichu traître, un poids s’éleva de ses épaules avec la sale impression qui l’avait tenu le temps de son absence qu’elle soit blessée ou pire déjà morte. Mais elle ne resta pas dans sa contemplation et repartit sans même aller la voir. A quoi bon ? Pour se disputer ou l’entendre dire qu’elle était désolée ? Non, Hailey n’avait même pas envie d’entendre ses excuses, ni même sa voix... sa voix qui lui manquait autant que sa présence à ses côtés. Non, elle pouvait avancer seule sans Lily, elle n’avait pas besoin de la blonde. Elle s’en était sortie après tout ces derniers mois et avait même renoué avec Morgane, un peu différent hein mais tout de même, elle se sentait moins vide depuis que la brune était de retour dans vie, la soutenir lui donnait un sens à sa vie.

Pourtant, ce premier jour où elle l’avait revue, elle n’avait pas pu s’empêcher d’aller illico défoncer d’autres mannequins. Les enfants d’Héphaïstos avait déjà râlé sur le fait que la fille de Nyx détruisait leurs beaux machins. Mais elle s’en fichait, c’était les mannequins ou de vrais demi-dieux bien chairs alors ... à choix hein, autant les jolies créations des enfants d’Héphaïstos. A moins de tombe sur un Hermès qui la provoque suffisamment pour avoir une bonne raison de lui mettre son poing dans le pif. A croire qu’une aura fortement repoussante et terrifiante l’enveloppait car ces derniers jours, personne ne s’approchait d’elle et c’était tant mieux. Elle n’était pas d’humeur, rien que le fait de savoir que Lily était passée sur le chemin, à table... ça la rendait complètement folle. Elle devait serrer les poings à chaque fois et se dire que non, qu’il fallait tourner la page que Lily était partie le jour où elle s’était enfuie. Mais elle n’y arrivait pas et la blonde se mêlait à ses cauchemars déjà d’ordinaire bien chiant, je vous assure qu’entendre une Lily en mode cadavre vous hurler dessus que vous l’avez abandonné, ça passe très moyen comme réveil. Les sueurs froides oh elle connaissait mais pas des comme ça. Donc si les dernières semaines, elle avait pu grappiller un peu de sommeil grâce à la fille de Déméter, à présent, ses cernes étaient de retour. Elle tournait en rond dans la colonie, sans savoir où aller pour l’éviter. Sa rancune grimpait au fil du temps que ses pensées s’étaient improvisés carte blanche pour juger la jolie blonde. Une partie lui trouvait sans cesse des excuses et l’autre qui souffrait, cherchait à la condamner. La brune n’arrivait pas à faire taire ces voix incessantes et ça l’irritait de ne pas savoir. Comment avait-elle pu tomber enceinte ? Lui était-il arriver quelque chose ? Matt était-il le père ? Bordel. Trop de questions sans réponses et dire qu’elle s’inquiétait quand même pour son bien être. Encore plus que le sien, parce qu’elle n’aimait pas s’imaginer trois cent scénarios minute sans avoir le fin mot de l’histoire et poser des questions aux autres oh non. Non, elle devait ignorer la boule dans son ventre qui passait de colère à douleur sans cesse. Non, la Grecque ne pouvait pas retourner comme un petit toutou en manque de sa maitresse à ses pieds. Non, non, elle ne devait pas.

Dire qu’Hailey se sentait bien ce matin aurait été un énorme mensonge. Elle allait pas bien et luttait contre de drôles d’envies qui l’avaient enfin quittés lorsqu’elle s’était faite à l’idée de ne plus jamais la revoir. Avait-elle vraiment envie de pleurer ? Non, ça n’était que des conneries ça, jamais la vraie Hailey ne pleurerait. Par contre de vomir ça oui. Au moins elle n’avait pas pu avaler son petit déj’ sinon sûr que ça aurait fini par sortir à un moment ou à un autre. Elle savait que les autres devaient être ravis de la voir revenir. Lily restait une personne forte et assez douée pour guider les demi-dieux en ces temps troublés. Il faudrait être complètement idiot pour ne pas voir ce qui émanait d’elle en plus de son don naturel. La savoir aussi douée la mettait mal à l’aise mais elle ne lui avait jamais dit. Lily passait trop de temps à ne pas se voir comme Hailey le pouvait elle à travers son regard foncé. Et voilà qu’elle continuait de la trouver exceptionnelle alors que l’envie d’étriper le premier venu continuait de grimper en elle. Oui parce qu’elle ne pouvait pas se résoudre à lui faire du mal, à elle. Elle l’aimait encore malgré tout. Et jamais ça ne pourrait être autrement. A chaque fois, elle se souvenait de tous leurs moments passés ensemble, à ses côtés elle avait toujours trouvé sa place dans ce monde. Pas besoin de se cacher, Lily ne l’aurait jamais jugé. Et pourtant, elle ne lui avait pas encore dévoilé son plus grand secret, elle n’avait pas eu le courage de voir Lily penser qu’elle pourrait y rester en la protégeant elle. Non, c’était à Hailey de prendre les armes pas à son amie. Depuis sa rencontre avec la fille d’Aphrodite, elle avait pris la décision de ne jamais lui dire, malgré tout le pouvoir que Lily avait sur elle. Oh parce qu’elle avait vraiment un gros, quand même la première personne à qui Hailey s’était autant attachée. Pourquoi ? Aucune idée. Mais Lily avait en quelque sorte réussi à rendre son amie légèrement plus sociable. Et ensuite il y avait Morgane qui était entrée dans sa vie. William, le mec qu’elle ne captait pas toujours mais avec qui elle aimait bien converser. Scott le pote de combat. Loar son petit protégé. Elle ne pouvait pas nier d’avoir des amis, mais la crainte que tous fasse les mêmes choix que Lily ou Morgane, l’empêchaient de libérer la place qui donnait directement en plein milieu de son coeur.

Chaque déception la faisait régresser et là, ça commençait à faire beaucoup surtout la fuite de la fille d’Aphrodite, le plus gros coup qu’elle avait pu prendre depuis qu’elle avait rejoint la colonie. La jeune femme avait donc fait un tour aux terrains de combat et s’y était mis pour calmer ses nerfs maintenant que Lily était entrée dans son champ de vision, elle allait être de très mauvaise humeur pour toute la journée. En gros, le super remède qui tue tous les autres, et bien se battre, se défouler histoire d’éviter un trop plein d’énergie meurtrier à qui prononcerait le nom de la jeune fille enceinte. Elle y était restée pendant une vingtaine de minutes avant d’abandonner, sa rage ne descendait pas, et elle était bien incapable de se mettre en mode combat, elle pensait beaucoup trop et du coup se prenait des coups, chose qu’elle détestait car elle avait l’impression d’être vraiment faible. Hailey ne s’était jamais vue comme une personne exceptionnelle ou très forte, disons qu’elle se cachait derrière son don le plus précieux à savoir sa grande-gueule, mais de là à affronter la gentillesse ou la douceur et bien là... plus nulle on peut pas. Elle s’éloigna des combats, avec un certain mal de crâne car elle venait de se prendre un poing dans la tempe et franchement ça cogne fort ces saletés. Elle se laissa tomber sur l’herbe, trop occupée par ses pensées récurrentes pour se rendre compte du bleu qui devait s’étaler sur sa peau à présent. Son arme à côté d’elle, à portée de mains, elle ne prêtait plus attention aux bruits environnements seul le bourdonnement de sa tête comptait. La jeune femme n’entendit donc pas les pas qui se rapprochaient d’elle. C’est en sentant une présence derrière elle qu’elle se tourna avant de se détourner aussi vite que sur un circuit de voiture. Elle sentit le poids sur son épaule et fronça les sourcils, mais elle n’avait pas le courage de faire un commentaire. L’avait-elle suivie ? Non, elle n’avait pas pu la voir au réfectoire quand même. La fille d’Aphrodite était de dos à ce moment-là. Elle l’avait donc pris en chasse. Pourquoi devenait donc la première question. Mais la fille de Nyx ne se sentait pas de lui adresser la parole tout simplement car ça finirait assez mal si elle laissait le flot s’évader de sa  si jolie bouche.

La voix de Lily s’éleva, provoquant un pincement au coeur à la brune, qui enragea immédiatement après. Je suis désolée. Je suis désolée. Son regard se voila. Ses cheveux bruns lui masquaient la vue mais au moins la protéger du regard de la blonde. Elle avait paniqué. Hailey se retenait de lui adresser son plus beau regard noir depuis des mois, ah bah oui, elle pouvait au moins lui adresser ce cadeau, ce qu’elle fit avant de regarder à nouveau ses pieds parce que la voir ça la troublait trop déjà et qu’elle craignait que sa colère soit s’évade soit redouble d’ardeur contre elle et elle se voyait très mal éclater une femme enceinte. Enceinte. Elle tenta un petit coup d’œil vers son ventre, légèrement intriguée. Bordel ah ouais quand même, c’est que ça pousse ces trucs. Elle allait avoir un bébé. Un petit machin qui allait grandir en ressemblant à sa maman. Un mini-Steele ou une évidemment. La fille de Nyx était perdue là, ça faisait beaucoup d’un coup quand même. Elle serra les poings pour retenir un tremblement. « Tu repars quand ? » demanda-t-elle plutôt avec froideur. Ce n’était pas la peine de s’excuser pour repartir la semaine d’après. La fille de Nyx ne voyait pas l’intérêt que Lily ait à venir essuyer ses foudres pour se barrer et dans sa tête c’était clair qu’elle fuirait à nouveau, lui offrant toutes les désillusions possibles. Elle tenait à éviter une nouvelle douleur. « Non, tu sais quoi ? Je m’en tape, pars le plus vite possible. » Et donne le moins d’informations possibles histoire d’éviter les nouvelles déceptions. Hailey était déchirée entre l’envie de prendre les jambes à son cou ou se mettre à hurler. Alors elle était calme, trop calme, prête à exploser ou imploser ce serait à voir. Elle ne voulait pas que Lily s’en aille, mais ne pouvait pas perdre la face et lui dire de rester non plus. Peut-être ce serait mieux ainsi pour tourner la page définitivement. Mais elle commençait à tiquer. « Des non-dits hein ? Des non-dits ? Tu penses peut-être que tu peux débarquer et simplement dire j’ai paniqué mais je suis désolée. La bonne affaire ! » Sa tête se tourna définitivement vers elle, même si elle déglutit à peine avant de poursuivre. « Et t’as vu comment tu reviens ...enceinte. Lily, t'es enceinte ! » Au moins la colère empêchait ses joues de se colorer. Dans sa tête, tous les reproches qui lui tombaient sous la main étaient bons à être utilisés. Parce que ça lui faisait tout bizarre de la voir auprès d’elle après tout ces mois et que son corps ait encore envie de l’attraper dans ses bras, parce qu’elle était rassurée de la voir vivante, parce qu’elle avait eu peur par tous les dieux ! Et la voilà de retour... avec un enfant à naître. Elle lui en voulait et pas qu’un peu et détestait se trouver en position de faiblesse comme c’était le cas avec elle.
lumos maxima
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MessageSujet: Re: Toi et moi, on est deux amis et c'est pour la vie. Partout et en bonne compagnie dans la vie, jure toi aussi [Hailey♥]   Lun 23 Mar - 16:25


Hailey ∞ Lily
IEn fait, j’aurais dû venir faire la paix avec une bouteille de scotch, ce serait certainement mieux passer. Le pire ce n’était pas d’arriver à ce genre de conclusion fantasque et bizarre mais d’imaginer Hailey sauter de joie non pas à ma vue mais à la vue d’une bouteille. Je  ne sais pas qui est le gros con qui forme les âmes sœurs, mais il y avait erreur sur la mienne, c’était un peu comme le parent divin, je pense sincèrement que j’allais demander audience auprès de sa majesté toute puissante Zeus et lui signaler les points à changer dans ma vie. Ah c’est sûre, je pouvais être super fière de ma vie, pas de grosse merde avant de savoir que j’étais une demi-déesse mais à ce moment précis c’est un peu comme si toutes les merdes de la planète c’était dit CHIC CHIC CHIC la brèche est formée. Pas de problème les gars, les filles faîtes-vous plaisir, j’ai que ça à faire d’être malmené. J’avais beau être un peu critique sur tout ce qui m’arrivait ces derniers temps, même si d’après moi cette journée serait à marquer dans les annales du jour où Lily-Rose à fait le putain d’effort d’aller se faire bastonner par sa pote. Non mais c’est vrai, à croire que je me haïssais personnellement, après tout… j’aurais très bien pu faire comme si je ne l’avais pas remarquer et m’en porter tout aussi bien. Oui, bien sûr c’était sans compter cette envie, que dis-je ce besoin de régler mes problèmes et certainement aussi les siens parce que si elle avait été cool et parfaitement compréhensive, elle serait certainement venue joyeusement, avec sa bouteille d’alcool, oui parce qu’elle avait beau dire la fille de Nyx, c’est quand même une belle alcoolique doublée d’une profonde chieuse et j’allais en faire les frais dans quelques secondes, je le savais et je me préparais psychologiquement au cataclysme Wilson qui allait certainement m’énerver mais je maîtrisais entièrement la situation… ou pas.

Chien qui aboie ne mord pas qu’ils disaient, c’était avant de rencontrer Hailey, elle aboyait et elle mordait la jeune fille. Méthodiquement pour calmer mes pauvres nerfs, je découpai les brins d’herbes entendant presque Grover ou Hedge me hurler dessus que je gâchais de la bouffe. Oui, bah on a pas tous spécialement envie de grignoter de l’herbe pour passer le temps. La première remarque de Hailey, parce qu’il est plus important de se concentrer sur la fille de Nyx que sur des propos de satyres, fut déjà bien agréable, le genre de propos où on a juste envie de lui dire hé ho je viens à peine d’arriver, je vais pas bouger. Non mais c’est vrai la question con ! Comme si je prévoyais mes départs, j’agissais impulsivement comme tout en chacun et si j’avais envisagé de partir, elle aurait eu une jolie lettre bien calligraphiée et je suis pratiquement certaine que ma lettre l’aurait autant gavé que de ne rien recevoir du tout. Donc je pris l’idée assez intelligente, d’après moi, de ne même pas répondre à sa provocation. Sale clébard qui mordille et tâte le terrain. J’aurais dû répliquer puisque mon silence fut utilisé contre moi, je posais un regard totalement blasé par ses phrases, il y avait marqué menteuse sur sa tête ma parole. L’espace d’un instant, je voulus jouer dans ce terrain qu’elle préparait et ou de toute façon je gagnerais parce qu’elle cèderait avant moi, je réprimai cette envie de l’envoyer chier, pas assez subtil et je n’étais pas là pour ça, régler le problème, ne pas s’énerver, c’était Hailey, que je le veuille ou non je connaissais son caractère, je connaissais mes erreurs et si je ne pouvais pas revenir sur mon passé et gommer les parties qui ne me plaisaient pas et ne lui plaisaient pas, il faudrait bien qu’elle fasse avec. Avec sympathie, acceptant le rôle de pigeon qui s’en prend dans la gueule, à juste titre je le reconnais, je répondis cette fois ci.

« En fait, je comptais rester et la seule façon qui me fera quitter cette colonie sera celle de mourir. Est-ce que tu es en train de souhaiter ? »

Très détendue, ma parole mais j’avais l’impression désagréable d’avoir une petite amie me faisant la morale parce que j’étais partie loin d’elle, quand je disais que mon âme sœur avait été très mal choisi ou qu’ils n’avaient pas été jusqu’au bout avec puisqu’étrangement je ne ressentais aucune envie de l’embrasser ou plus si affinité, c’était juste une chieuse, mon âme sœur certes mais une chieuse. D’ailleurs, je ne sais pas pourquoi chacun de mes propos étaient utilisés contre moi. J’essayai de lancer la conversation et je la voyais déraper sauf que je ne m’énervai pas vraiment me contentant d’encaisser et d’essayer de démonter ses arguments et l’amener à se rendre compte qu’elle agissait bêtement sous le coup d’une colère qui était légitime mais qui la boufferait autant que moi si elle décidait de me claquer la porte au nez. Je poussai donc un léger soupir avant de reprendre, toujours aussi calme, grand self contrôle la fille d’Aphrodite, c’est épatant n’est-ce pas ?

« Ça s’appelle lancer la conversation. Dans tous les cas, par non-dit je ne parlais nullement de mes excuses alors évite de me sauter à la gorge, j’ai jamais dit que j’étais parfaite Hailey d’accord. Et si tu ne fais aucune erreur, c’est cool pour toi, en revanche, j’en fais et étant donné que changer le passé n’est point un pouvoir que je maîtrise, tu vas devoir t’accommoder de mes erreurs, alors soit tu dis maintenant, casse-toi je veux plus qu’on se parle et je le ferais, soit tu te détends cinq secondes et on essaie de discuter. »

Sentir son regard tout sauf doux sur moi me colla carrément la chair de poule, à la limite je m’attendais à une insulte bien balancé sur ma disparition, absolument pas sur mon état. Sur le coup, je sentis mon courage se faire la malle. Mon cœur s’emballa nettement devant le reproche pour lequel je ne pouvais absolument rien en fait, je pouvais défendre mes actions et mes bêtises mais bordel, elle me tournait le dos pour le prétexte le plus ignoble au monde. C’était la raison principale de mon départ, la peur qu’on me tourne le dos et il est plus facile de briser des choses en se classant et en refusant les critiques que de devoir faire front et accepter qu’une personne en qui on a confiance dise exactement ce qu’il ne faut pas. Je gardai le silence, acceptant le fait que j’étais terrifiée par son rejet. Finalement, je crois que j’essayai de parler même si ça devait ressembler à des bégaiements tellement ma voix tremblait.

« Je suis partie pour cette raison en fait, j’avais pas envie que tout le monde sache, j’ai la trouille Hailey et tu n’aides pas. »


Mon regard s’assombrit d’un coup, en fait je m’en foutais d’être seule, c’était mon fils et personne n’avait le droit de me juger parce que j’avais décidé de le garder. C’était mon problème et pas celui des autres, je grognai donc glacial, bien décidée à le défendre plus que je ne me défendais moi-même.

« Je t’interdis de le critiquer Hailey Wilson. Je te préviens, tu peux me reprocher tout ce que tu veux, de l’amitié à la lâcheté en passant par mon imbécilité et ma naïveté mais tu la boucles sur lui parce que ça ne passera pas. Je n’ai pas demandé à tomber enceinte, je le suis et bien c’est comme ça alors tu stoppes le sujet immédiatement ou je me tire. Tu es en colère contre moi et il n’a rien à voir dans cette histoire. »

Dire que je prenais la mère qui m’avait élevée pour incroyablement étrange de me défendre avec autant de ferveur, je comprenais pour la première fois de ma vie ce que c’était que de mettre sa vie au service de son enfant et pourtant, j’aimais vraiment Hailey, au point de venir me faire charcuter presque volontairement par elle. Il n’empêche que je ne supportais pas qu’elle critique mon enfant.

hs: Oups, j'ai répondu:(
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MessageSujet: Re: Toi et moi, on est deux amis et c'est pour la vie. Partout et en bonne compagnie dans la vie, jure toi aussi [Hailey♥]   Ven 17 Avr - 19:02

Les âmes soeurs


"L'ombre de l'une mêlée à la lumière de l'autre."V. H.

Même si je ne peux te voir. Même si nous sommes séparées. Je serai toujours là. Je veillerai sur toi pour toujours.

Son plus grand défaut son incapacité à en vouloir longtemps à quelqu’un principalement quand cette personne est une jolie blonde avec des yeux bleus à vous noyer dedans. Sans parler du fait qu’elle revenait vers elle avec un bon ventre bien rond qui ne laissait pas de doute sur son état. Son amie de toujours enceinte. Bonjour la nouvelle. Hailey était plus qu’étonnée et ne comprenait pas pourquoi Lily n’avait pas pris la peine d’au moins la mettre au courant de sa fuite notamment et aussi du fait que bientôt elle donnerait naissance à un enfant, un enfant. La brune n’aurait jamais pensé en voir autant tout à coup à la colonie, à croire que c’était devenue la mode des demi-dieux de laisser un héritage avant de mourir. Sauf que Lily ne mourrait pas. Jamais. Ah non ça, malgré toute la colère ou la rancune que pouvait ressentir la brune jamais elle ne laisserait sa petite blonde mourir et encore moins à présent qu’elle aurait un enfant à veiller dessus. Très important pour Hailey qui n’avait jamais eu la chance d’avoir des parents. Hors de question que ce petit ou petite bien sûr grandisse sans sa mère.

Elle ne pouvait pas imaginer un autre enfant privé d’amour et de tendresse. Peut-être une raison qui faisait que la fille de Nyx a toujours eu du mal avec ce genre de choses, contrairement à Lily par exemple. Celle-ci ne semblait pas avoir de mal à enlacer les autres alors que même une main sur l’épaule était un exploit pour la Grecque, sacré exploit d’ailleurs à mériter un prix même. Autant qu’on dit que nous sommes tous libres, Hailey aurait aimé posséder la capacité de revenir en arrière et empêcher sa chère Lily de partir loin d’elle, comme Morgane, tout empêcher. Eviter par tous les moyens de voir ses amies souffrir alors qu’elles ne méritaient pas du tout de souffrir, d’endurer ce genre de souffrances. La brune ne pouvait rien faire et simplement constater les dégâts comme chez Morgane qui semblait un peu mieux dans sa peau et sa tête déjà, mais voilà que la fille d’Aphrodite arrivait avec une stature de femme enceinte, ce qu’elle est. La Grecque ne voyait pas trop comment réagir, bien sûr la revoir, la savoir en vie faisait battre son coeur histoire de créer une belle mélodie mais le fait qu’elle l’ait quitté sans un mot ne pouvait que fragiliser ce pauvre boum boum déjà en piètre état. Elle aimerait tellement lui faire comprendre sa souffrance. Mais a fond d’elle, le simple fait de la voir en vie... c’est déjà un pansement en soit. Une maigre consolation certes mais une consolation qui vaut son pesant d’or lorsqu’on connait les sentiments de la brune pour la blonde. Elle ne peut pas non plus passer outre le fait que Lily a toujours été là pour elle durant toutes ces années, mais la trahison est si douloureuse.  Cela lui rappelle sans cesses Morgane. La fille de Déméter qui s’était barrée avec Jones.

A trop lui en vouloir, Hailey avait failli la perdre complètement. Quelle ironie de se dire qu’il avait fallu un décès pour qu’elle puisse retrouver la brune et regagner une place dans sa vie. Sauf que maintenant la fille de Nyx ne se voyait pas perdre la fille de Déméter, ce qui est problématique quand on n’est pas certain de la place qu’on a dans la vie de quelqu’un. Le simple fait de voir Lily à ses côtés, la faisait douter, était-elle prête à perdre la fille d’Aphrodite ? Peut-être qu’elle allait définitivement quitter la colonie avec son bébé, que jamais elle ne reviendrait. Bon pour être sur que si la brune voulait sa réponse il fallait poser la question mais elle n’avait pas vraiment le courage de le faire. Pour le moment c’était surtout tout faire pour ne pas souffrir encore. Très énervant d’avoir des faiblesses hein Hailey ? Elle en faisait les frais la petite. Cependant, Lily prit plutôt l’initiative de lui enlever l’épine du pied. Elle resterait. Elle allait rester et c’était là tout ce qui comptait pour la brune même si elle grogna à la mention du mourir. Non mais fallait arrêter de chercher la mort hein les filles après elle va finir par venir trop tôt et ça Hailey le veut pas du tout même après la fuite de Steele. Steele ne meurt pas. Steele reste en vie. La brune se força à tourner la tête vers Lily pour qu’elle voit bien à quel point elle n’appréciait pas sa question. Elle n’avait pas non plus l’envie de lui dire un a ton avis plutôt cinglant. Non tant pis, elle passerait là-dessus, son coeur semblait plus léger grâce au fait que Lily resterait pour toujours maintenant. Elle ne s’en irait plus. Mais ça ne voulait pas dire que la brune ne lui en voulait plus, au contraire bien au contraire d’ailleurs. Hailey aurait pu se foutre royalement d’une toute autre personne mais pas Lily, voilà pourquoi elle la détestait. Elle la détestait de lui faire penser toutes ces choses, ces mauvaises choses qui lui avaient brisés le cœur il faut bien le dire. Raa. Raaaa. Double ou triple d’ailleurs.

« Tu fais chier... » Voilà les seuls mots qui parvinrent à sortir avec de longues minutes à cogiter sur comment répondre à tout cela, parce qu’évidemment la pitchoune avait plus que raison. Et Hailey n’avait pas envie de la perdre, ni de lui pardonner. Ah chiant mauvais plan. Même si elle sentait que de toutes manières j’étais là avant toi n’était pas la bonne phrase à sortir, elle bougonna une partie quand même comme une enfant boudeuse. Bon peut-être que Hailey pourrait la laisser s’expliquer un peu hein ? Ouais, elle la ferma encore un peu pour la laisser blablater et peut-être apporter les réponses qu’Hailey attendait le pied ferme. Pour le coup ça semblait logique même si la brune lui en voulait qu’elle ne lui ait rien dit. « Tu n’as pas pensé que m’avertir aurait été une bonne idée non ? Que j’aurai peut-être eu mile raisons de croire que tu étais morte dans un coin ? Que jamais je te reverrai ?! » Son ton était monté, plus aigue peut-être aussi, Hailey maitrisait très mal ses émotions surtout en ce moment. Qu’aurait-elle fait si un jour on lui avait présenté le cadavre de la blonde ? Après elle soupira levant les yeux au ciel, avant de se tourner vers elle. « Je ne le critique pas. Il n’y peut rien et même si je ne comprends pas comment tu as hérité de ... ce bébé. Le fait que tu sois enceinte ne me dérange pas. Ce qui me dérange c’est que tu m’aies abandonné ! » A nouveau son regard changea de paysage, pas question que Lily voit la détresse dans ses yeux. Ce n’était pas facile à gérer, d’ailleurs elle le faisait très, très mal. « Je te déteste Lily. Je te déteste d’être partie, de ne jamais avoir pensé à me dire que tu étais vivante, que je ne puisse même pas te balancer les phrases les plus acerbes que je connaisse, que je ne puisse pas te rejeter, que tu aies toujours raison... merde Je te déteste pour tout cela. » Il y en avait trop, la brune n’arrivait pas à tout dire, au lieu de cela, elle se tordait les mains.
lumos maxima
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MessageSujet: Re: Toi et moi, on est deux amis et c'est pour la vie. Partout et en bonne compagnie dans la vie, jure toi aussi [Hailey♥]   Mar 28 Avr - 16:12


Hailey ∞ Lily
Il n’y a pas à dire, ça fait du bien d’avoir des amis compréhensifs, qui ne jugerait jamais, au grand jamais pour des actions. Sauf que voilà, j’avais dû choisir des amis, des copains, des plans culs, ce que vous voulez, en fonction de leur capacité à me pourrir la vie, parce qu’ils commençaient tous à me courir sur le haricot. C’est fou mais après tout, dans mes souvenirs, Hailey n’avait pas de copains, donc aucune raison de camper dans ce camp de merde si je n’y étais pas et pourtant, elle n’était pas non plus venue me chercher. Donc, elle arrivait à la perfection à vivre sans moi. Elle allait devoir se détendre rapidement, sinon j’en connaissais une qui allait descendre de son piédestal par une baffe qui lui remettrait les idées en place.
Sérieusement, j’aurais adoré avoir ce genre de pensée, d’être capable de mener mes pensées où je le voulais et de lui dire d’aller se faire foutre avec sa rancune, à la place, j’étais assise à arracher des brins d’herbes en attendant que sa colère veuille bien disparaître, prenant sur moi pour ne pas me lever, abandonner la lutte et la laisser à ses amis tellement à la hauteur. De toute façon, je n’avais pas à rougir des choix que j’avais pris. Le fait que je sois partie était une mauvaise idée, ça, oui mais je n’avais pas laissé un camp sans défense, si j’avais dit à mes camarades les plus proches que je partais, il y aurait eu des problèmes. Hailey était capable de plaquer bien des choses lorsqu’elle avait décidé de protéger quelqu’un et j’étais convaincu, encore maintenant, que mon enfant rentrait dans cette catégorie. Pareil pour Quin, ça aurait été le genre à se ramener vers moi et j’étais, à mes yeux, beaucoup moins important que tout un camp. Le camp avait besoin d’un leader et malgré toute la puissance de Chiron et de Dionysos, nous étions exactement comme les romains, nous suivions nos semblables plus que les dieux. Donc, d’après moi, j’avais bien fait et pour le moment, je me fichais pas mal de savoir comment l’avait vécu la demoiselle Wilson, mon camp tenait debout et fonctionnait toujours, c’était le principal. Même si, j’allais devoir mettre la main à la pâte, enceinte ou non, histoire d’être bien certaine de pouvoir compter sur le Romains dans cette bataille.

Toutes mes phrases prononcées pour apaiser la demoiselle et j’ai le droit à un tu fais chier. Je crois que mon sourire n’a jamais été aussi étincelant en récompense d’une telle phrase. Je connaissais assez bien Hailey et je savais que si elle disait ça, c’était uniquement parce qu’elle était incapable de m’en vouloir sur le long terme, en revanche, afin de ne pas la faire exploser à nouveau, j’évitais de la taquiner ou de l’emmerder, essayant de lui faire voir mon point de vu sur la situation. Une fois que j’eus fini, j’évitais même de me la jouer princesse et commandante suprême, je ne fis aucun mouvement pour l’inviter à parler. Nul besoin de toute façon, elle ronchonnait sans qu’on le lui demande. Je tournais la tête pour la regarder lorsqu’elle me fit la liste des reproches, enfin la première liste des reproches. Je croisais les bras afin de désamorcer la bombe, espérant quand même qu’il y en avait pas cinquante en réserve.

« Si, j’y ai pensé, je me suis même dit que ce serait génial de t’avoir à mes côtés, sauf que le camp passe avant la santé d’un seul de ces membres et que je ne pouvais pas me permettre de faire partir un des meilleurs combattants du camp pour ma sécurité. »

Ouai, ça n’allait pas lui plaire, mais en même temps, il me semble que si mademoiselle Hailey voulait diriger le camp, ce serait un honneur et un véritable plaisir de la laisser prendre le commandement. D’ici là, elle n’avait pas le choix, elle respectait mes décisions et la bouclait avant que je ne lui hurle dessus. Comme si j’allais mourir bêtement en plus, elle me prenait pour sa copine girouette ou quoi ? Je restais malgré tout le plus sereine possible, tout allait bien, elle allait comprendre, juste un petit peu de temps, il lui fallait juste du temps. Je ne fis pas le moindre commentaire déplacé lorsqu’elle leva les yeux au ciel, je ne lui balançai pas non plus des brins d’herbes au visage et je ne ricanai encore moins devant l’énormité qu’elle me sortait. A peine, elle le critiquait pas, de toute façon, ça ne passerait pas ça, il valait mieux qu’elle fasse gaffe. Je lui lançai un drôle de regard lorsqu’elle parla de se demander comment j’avais hérité du bébé, sérieusement ? J’ai couché, comme toutes les femmes, sans contraception, comme toutes les femmes enceintes. Il lui fallait un dessin pour qu’elle comprenne comment on faisait les enfants ? En attendant, elle revenait bien vite sur l’abandon, pour la seconde fois, je me défendis à ce sujet.

« Je n’allais pas laisser le camp sans sa meilleure guerrière. Je suis sincèrement désolée pour le choix que j’ai fait. Tu m’as terriblement manqué Hailey et il m’a fallu du temps pour comprendre que de toute façon, je ne pouvais pas vivre loin de toi. »

Chacun a sa façon de tenter à passer à autre chose, de pardonner, de s’apaiser. La façon d’Hailey valait tout de même son pesant d’or, je roulais des yeux devant son agressivité et ses mots qu’elle ne pensait tellement pas. Drôle de façon de détester que de rester avec la personne qu’on est sensé détester, ça ne me fit pas le moindre mal, je savais qu’elle ne le pensait pas vraiment, une sorte de façon de parler. Je savais que je l’avais blessé à partir. Je posais doucement une main sur son épaule avec assez de poigne pour qu’elle ne fasse pas le moindre mouvement pour m’en déloger, elle en aurait été capable, tout doucement, je faisais des cercles pour l’apaiser. Le fait est que non, je n’avais pas toujours raison, j’avais eu tort de partir, j’avais eu tort de faire confiance à Matthew et de lui offrir mon cœur, on ne m’y reprendrait pas. Non pas que je compte devenir pure et chaste, voir même de ne plus avoir de relation, juste que je ne tomberais pas amoureuse, quitte à utiliser mon don contre moi-même. Je soufflais doucement.

« Moi je t’aime, je suis contente que tu ne puisses pas me rejeter. Tout ira bien Hailey, je ne pars plus jamais d’ici, tu auras tout le loisir de te venger. »

De toute façon, je savais qu’elle ne fonctionnait pas mieux sans moi, que l’inverse. J’étais presque certaine qu’elle avait eu cette même sensation de manque durant toute cette période où nous avions été séparés. Seul le fait de la revoir avait apaisé cette douleur. Si j’étais assez intelligente pour comprendre qu’il valait mieux être à ses côtés, elle arriverait rapidement, si ce n’était pas déjà le cas, à la même conclusion. J’attendais la nouvelle vague de colère de miss Wilson courageusement, je vaincrais sa colère, il suffisait que je reste calme de mon côté, ce qui n’était pas si difficile

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