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 On ne peut pas jardiner tranquillement (neals)

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MessageSujet: On ne peut pas jardiner tranquillement (neals)   Jeu 16 Juil - 22:29


On ne peut pas jardiner tranquillement
« Le courage croît en osant et la peur en hésitant. »

C’était un rituel de me rendre au moins deux fois par semaine dans le grand parc de Halcyon hall pour planter de nouvelles fleurs. En plus, lorsque je jardinais, ceci avait le don d’apaiser tous mes maux et de trouver une solution à tous mes problèmes. Je ne pouvais pas vivre sans les plantes comme je ne pouvais pas vivre sans les livres. J’avais besoin de ses deux activités pour m’épanouir pleinement. Je ne demandais rien d’autre car, je n’avais pas envie d’être déçue. Au moins, se satisfaire de peu de choses rendait la vie beaucoup plus simple et enlevait le côté dramatique. C’était mon instant de paix et cela me rappelait les moments que je passais avec ma mère. Elle m’avait tout appris : comment préparer le terrain, quelle pousse fallait-il choisir ou encore, à quel rythme fallait-il arroser. Ce n’était pas très compliqué, cela demandait juste de la technique. Après, le plus compliqué restait à connaître chaque fleur et à savoir, à quelle saison celle-ci fleurissait. Enfin, le jardinage était devenu une seconde nature à force de répéter les mêmes gestes et je n’avais plus besoin de réfléchir vu que c’était devenu réflexe. Je me penchai simplement au-dessus d’un bout de terre et mes mains faisaient le reste. Puis, je revenais quelques jours plus tard et je constatai l’évolution de ma plante en garantissant son bien-être. J’étais fière de mon travail et davantage quand il m’offrait une floraison splendide. En plus, j’étais rarement seule car Neals venait admirer le travail et ça nous permettait de nous changer les idées. C’était un type bien et je l’appréciais beaucoup. Ma relation avec lui me rappelait beaucoup celle que j’entretenais avec Kai même s’ils ont tous les deux des personnalités bien différentes. J’avais l’impression que ma vie avait repris son cours et que je n’étais peut-être plus vouée à être seule. Je l’espérais car j’avais beau aimé les livres ou les plantes, elles ne pourront pas remplacer une personne. Elles permettaient simplement d’occuper l’esprit et s’imaginer une vie dans un autre monde.

Ainsi, je m’étais levée assez tôt pour éviter qu’un supérieur ait la mauvaise de me donner du travail. Toute façon, c’était ma journée de repos et je comptais bien en profiter. Je me donnais assez au travail alors ils pouvaient bien me laisser souffler de temps en temps. Puis, j’avais besoin de ce contact avec la nature car ça rafraichissait d’une certaine manière mon esprit. Parer de mon équipement, je me dirigeais d’un pas enthousiasme vers le grand parc du QG. Je n’étais pas payée à l’entretenir puis, il n’en avait pas besoin, juste que j’aimais rajouter ma petite touche personnelle. On ne m’avait jamais reproché d’ajouter des fleurs ou même d’y planter de nouveau arbre. Aujourd’hui, je comptais planter différentes variétés de fleur : le cyclamen d’Europe, le perce-neige ou encore l’iris nains. Il s’agissait de plantes bulbeuses, c’est-à-dire des plantes possédant un organe de réserve et permettant leur persistance d’une année à l’autre. J’avais les bras assez chargés et je fus soulagée de déposer mes caisses remplies de pousse. J’avais trouvé un petit lambin de terre et je m’étais assuré qu’elle était fertile. Alors que je jardinais tranquillement, j’entendis au loin, une personne venir à ma rencontre. Au début, je pensais simplement que c’était Neals mais je sus rapidement à l’allure que ce n’était pas lui. Je ne lui donnais pas plus d’attention vu qu’il ne s’agissait pas de mon ami. Malheureusement, j’aurais dû car à sa phrase, je sentais les ennuis venir. « Qui t’a dit qu’on voulait que notre parc se transforme en terre propice pour les enfants de Déméter ? »

Tandis que je me relevais tout en frottant mes genoux, je le toisai du regard, cherchant un brin d’humour, on ne sait jamais. Mais il avait l’air sérieux et il fixait un peu trop mes belles pousses. Comme une lionne, j’allais défendre mes petits et je me plaçais devant eux. Un petit sourire s’étira sur ses lèvres et il m’attrapa les mains. « Et si je t’entaillai les mains, peut-être que tu arrêterais ton activité ? » J’essayais de lui faire lâcher prise, mais il avait une de ses poignes et je dus forcément lui demander. « Laisse-moi tranquille, si ça te dérange tant que ça, je vais arrêter ! » Il fit non de la tête et je l’entendais chercher dans sa poche son couteau. Mon visage se figea lorsque j’entendis l’acier tinté contre son doigt. « Tu n’as pas le droit de me faire ça, ce n’est pas interdit de planter des fleurs ! » Pourtant, mes paroles avaient l’air de l’encourager dans son acte et je sentais la peur me saisir. Je ne pouvais déclencher le mécanisme de ma bague et le bronze céleste ne serait d’aucune utilité contre un mortel. « Je me demande si votre sang est différent du nôtre, qu’avez-vous de plus que nous ? Pourquoi devons-nous nous allier avec vous ? » Encore un radical qui était contre d’avoir des demi-dieux dans l’agence. Il était si tôt, que je perdais espoir que quelqu’un me vienne en aide. Enfin, jusqu’au moment où j’entendis au loin une personne accourir dans notre direction. Mais c’était trop tard, la lame commençait à m’entailler et je ne pus empêcher le cri de surprise face à la douleur…

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MessageSujet: Re: On ne peut pas jardiner tranquillement (neals)   Sam 18 Juil - 0:01


Touches à cette fille et tu auras affaire à moi
Ce n'est pas de la violence, mais le bien qui supprime le mal.


J'avais beau essayer de garder la forme, rien ne me faisait rattraper toutes les heures de sommeil que j'avais manqué. Entre les entraînements "militaires", les études, et le boulot pour payer les études je ne savais plus où donner de la tête. L'esprit encore à moitié amorphe et le corps rempli de courbature de me levais avec grande peine pour prendre mon petit déjeuner. Chaque matin, le grand silence qui régnait dans mon appartement me rappelait que je vivais seul, sans aucun soutien, ne faisant qu'empirer mon état déjà très bas. Heureusement, j'avais des petites habitudes pour me changer les idées, et prendre l'air, pour me permettre d'oublier quelque temps ma vie ennuyeuse. Ne côtoyant pas énormément de personnes je me contentais de mes vrais amis, qui se comptaient sur les doigts de la main, en appréciant chaque moment passé avec eux, car ces instants étaient rares. Aujourd'hui je devais rendre visite à Mina, une fille que j'apprécie beaucoup. Son côté un peu timide lui donne une personnalité mystérieuse que j'aime particulièrement. De plus, c'est une fille de nature tranquille, et je ne peux que me détendre à ses côtés. C'étais donc avec le sourire aux lèvres, malgré mes migraines et mes douleurs, que je partis en direction du parc de Halcyon hall pour la rejoindre.

10h05 s'affichait sur ma montre. J’écarquillai les yeux en voyant que j'étais déjà en retard. J'avais trop traîné dans le bar restaurant où j'avais l'habitude de me rendre chaque samedi matin. J’accélérai donc le pas pour bifurquer de rue en rue, bousculant quelques personnes sur mon passage. Mais qu'importe, je détestais être en retard, et je ne voulais pas qu'elle pense que je l'avais oublié. Une fois le grand portail du parc passé je cherchais des yeux le fameux endroit où elle avait l'habitude de planter ses fleurs, c'était un petit bout de terre fertile, positionné dans un coin tranquille à l'abris du passage des personnes. Je l’aperçus enfin. A ma plus grande surprise elle se trouvait face à un homme, plus grand qu'elle et surtout plus costaud. C'était mauvais signe. De plus, il était proche d'elle, trop proche à mon gout, et mes soupçons furent confirmés quand je le vis sortir un couteau de sa poche tout en empoignant Mina avec force. Sans réfléchir je piquais un sprint dans sa direction, sortant mes deux poignards discrètement pour ne pas éveiller les soupçons des autres humains. J'arrivais un peu tard, car sa lame commençait déjà à entailler la demi-déesse. Mon premier réflexe fut de sauter sur l'homme en question, permettant à Mina de s'éloigner. Je ne pus m'empêcher de lui mettre quelques droites, histoire de lui faire comprendre qui maîtrisait la situation, quand bien même qu'il se débattait fermement. Malheureusement pour lui, malgré ma taille et ma corpulence inférieur à la sienne j'avais été formé pour me battre, et donc bien sur j'étais prêt à lui mettre une belle raclé. Puis, je dégainai mes poignards et l'entaillais assez profondément au niveau des deux bras, histoire qu'il conserve les cicatrices à vie. Une fois totalement sous contrôle je plaçai les deux armes au niveau de sa gorge, pour pouvoir lui parler les yeux dans les yeux.

- Pour répondre à ta question, nous n'avons pas quelque chose en plus que vous, par contre nous avons quelque chose en moins: la lâcheté. Je te jure que si tu t'avises de revenir ici et de la toucher, ne serait-ce même que de la regarder, je viendrais personnellement me charger de ton cas. Alors maintenant dégages où je te ferais regretter d'exister.

Je m'écartai de lui et le laissai repartir, ce qu'il fit sans se retourner et en courant comme une fillette. "Quel homme sans aucune valeur" me dis-je. C'est à cause des humains comme lui que nous ne pouvons pas mener notre vie tranquillement et sereinement. Mais outre ma colère et ma haine quelque chose me préoccupait plus que ça: Mina. J'accourus vers elle en la prenant contre moi pour regarder sa blessure. Je serrais les dents pour elle, c'était sacrément profond, mais pas suffisant pour provoquer une hémorragie. Cependant il fallait vite la prendre en charge pour éviter toute infection, et surtout pour la soulager. Je lui soulevais doucement la tête en la regardant d'un air doux et compatissant:

-Je propose qu'on aille voir un médecin, tu as besoin de points de suture. Si tu as vraiment mal je peux te porter....Au faite, ces fleurs sont magnifiques, on reviendra plus tard s'en occuper, quand tu auras repris tes esprits.

Même si j'étais sur les nerfs j'affichais un petit sourire, car hormis ce qui venait de se passer, voir sa petite bouille d'ange me faisait plaisir.




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MessageSujet: Re: On ne peut pas jardiner tranquillement (neals)   Sam 18 Juil - 13:50


On ne peut pas jardiner tranquillement
« Le courage croît en osant et la peur en hésitant. »

Tout s’était passé si vite, le couteau se plantant dans ma paume suivant la ligne de la vie pour les gens adeptes de la chiromancie et l’arrivé de mon héros. Enfin, lorsqu’il avait commencé à entailler ma main, j’avais cru que le temps s’était figé et que j’entendais le déchirement de mes tissus sous la lame aiguisée ; puis, le bruit d’un liquide sortant sous une certaine pression et par vague. Mon visage s’était déformé sous la douleur et après un premier cri, je contenais tant bien que mal en mordant férocement ma lèvre inférieure. De la sueur goûtait le long de mon front tandis que mon cœur tambourinait avec force dans ma cage thoracique et que j’entendais bourdonner le sang à mes tempes. La délivrance fut à cet instant quand je vis un homme surgir et attraper le malfrat. Puis, je reconnus ce visage, cette personne prête à tout pour me maintenir hors du danger. Ce n’était pas chose aisée car je paraissais si fragile que j’attirais bon nombre de personnes malveillantes. Je me rappelais encore la fois où je l’avais rencontré et que je m’étais retrouvée dans une situation à problème. J’avais beau ne pas avoir une beauté caractéristique, on me trouvait mignonne et on me prenait souvent pour une adolescente encore au lycée. Pourtant, j’étais ce genre de personne discrète, se posant sur une table et sortant son bouquin pour lire. Malheureusement, certains hommes étaient attirés par ce genre de créature et n’hésitaient pas à prouver avec ardeur leur attirance. Le souvenir était si réel que je voyais encore cet homme s’asseoir à mes côtés et à poser ses mains où il ne fallait pas. J’aurais dû me défendre, lui faire une de ses prises qu’on avait appris à l’école militaire, mais j’en étais incapable. La peur m’avait tétanisé et j’avais beau lui demander de partir, ça ne faisait rien. Ma voix ne portait pas vu qu’il y avait un match de football américain et que les gens autour de moi hurlaient à chaque action. Tout ce bruit me déstabilisait et m’empêchait de penser de raisonner comme je le faisais d’habitude. J’étais troublée et mon visage était empreint de ce sentiment de terreur. Pourtant, un homme un peu plus âgé que moi intervint et jeta l’homme pervers en dehors de l’établissement. Je ne m’y attendais plus et son regard me rappela celui de Kai. Kai avait toujours été la personne à mes côtés, me protégeant de mes camarades et que j’aidais moi-aussi sur le plan scolaire. Sans le connaître, je m’étais senti proche de mon sauveur et quelle surprise ne fut pas en apprenant qu’il faisait partie de l’agence. Depuis, il continuait à veiller sur moi comme maintenant.

J’entendais de manière lointaine, les paroles de mon ami et les coups violents qui donnaient à mon agresseur. J’avais beau ne pas apprécier la violence, je me sentais soulager et surtout quand je l’entendis partir comme une fillette. Mon visage se mélangeait entre la peur et le soulagement. Si je ne m’étais pas contrôlée, j’aurais éclaté en sanglot mais je n’étais pas une fille aussi sensible. Ma main dégoulinait de sang et je sentais une légère fatigue prendre possession de mon corps. J’arrivais néanmoins à chuchoter son nom. « Neals… » Il accourait vers moi et la première qu’il fit me surpris en me prenant dans ses bras. Ce n’était pas désagréable, loin de là, mon cœur reprenait un rythme normal tandis que je sentais la peur s’échappée petit à petit. Il me souleva doucement la tête et son regard était doux et compatissant. J’avais beaucoup de chance de l’avoir et je me demandais dans quel état j’aurais terminé s’il n’était pas intervenu. Je blêmis à la penser tout en me concentrant sur les mots de mon ami. J’émis un sourire lorsqu’il complimenta mes fleurs même si je m’interrogeai sur les mots de l’autre homme. Etait-ce le seul à penser ça ? Je ne savais pas mais il n’était pas question de montrer mes doutes. « Merci d’être toujours mon héros. » Je souris comme une idiote avant de poursuivre. « Je pense pouvoir marcher, enfin, si tu vois que je tourne de l’œil rattrape-moi. Oh, tu n’es pas obligée de faire tout ça pour moi, tu en fais déjà tellement. Je ne sais même pas comment je peux te remercier et encore moins, d’être aussi chouette que toi. » Je me détachais un peu de lui et je pris son bras comme appuie pour nous rendre à l’infirmerie d’Halcyon hall. Je ne pus m’empêcher de dire. « Demande-moi n’importe quoi, je le ferai. » J’en profitais pour prendre la serviette que j’avais apportée avec moi et je l’enroulais autour de ma main. En quelques secondes, la serviette était déjà imprégnée de sang mais ça ne paraissait pas si grave que ça. L’infirmerie était à quelque pas du grand parc mais mes membres me paraissaient un peu plus lourds et j’entendais des bourdonnements.

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MessageSujet: Re: On ne peut pas jardiner tranquillement (neals)   Lun 20 Juil - 16:18


Touches à cette fille et tu auras affaire à moi
Ce n'est pas de la violence, mais le bien qui supprime le mal.


Elle n'était toujours pas bien, je le voyais. Je ressentais un fort lien de protection avec elle, et la voir mal ça me faisait mal aussi. Cet événement allait surement être gravé dans sa mémoire pour un bout de temps, et dans la mienne aussi. Des psychopathes il y en avait partout, mais je me demandais si beaucoup d'humains pensaient comme lui. Si c'était le cas notre sécurité était vraiment menacé, on allait devoir prévenir le PSI directement en rentrant. Alors, en attendant, je me concentrais sur ses douces paroles, qui me mirent du baume au cœur. C'était juste adorable.

-"Je serais toujours là pour vous demoiselle, Neals le héro vous servir."

Je ricanais un peu avant de reprendre ma voix normale.

-"Tu ne me dois rien Mina, je fais ça pour toi et c'est tout à fait normal, tu es mon amie."

Elle me saisit le bras et commença à marcher comme elle pouvait, encore toute tremblante, ce qui me paraissait une mauvaise idée. Aussitôt elle sortit une petite serviette qu'elle entoura minutieusement autour de sa main en espérant éviter un trop fort afflux de sang. Malheureusement le tissu fut vite imbibé du liquide rouge. On allait devoir presser le pas mais elle n'était pas en état pour continuer jusqu'à l'infirmerie. Alors, sans trop réfléchir, et sans demander si elle était d'accord, je me baissai légèrement et la soulevai pour la porter dans mes bras comme une princesse. Je rougis un peu mais continuais à avancer en direction du bâtiment, en accélérant un peu. Je la regardais de temps à autre pour voir si elle était toujours consciente, pour me rassurer.
Une fois devant celui-ci je poussai la porte avec mon épaule puis déposai délicatement la demi-déesse sur un fauteuil dans la salle d'attente. L’ambiance était un peu glauque mais on allait devoir se contenter de ça.

-"Je reviens vite, je vais chercher quelqu'un."

Je déposais un doux baiser sur son front avant de me retourner et aller vers la porte. Une femme se trouvait dans la pièce d'à côté, je lui expliquais alors la situation, sans trop donner de détail sur l'intention de l'homme. Elle appela aussitôt un médecin qui vint directement vers Mina. Je le suivis et me mordais la lèvre en voyant tous les instruments qu'il déposait un par un sur la table. Moi qui pensait qu'ils allaient l’anesthésier...Je lançais un regard compatissant à la fille de Déméter, toujours aussi calme, et m'assis à côté d'elle pour lui tenir l'autre main. Je laissais le médecin lui expliquer comment il allait procéder, en grimaçant à chaque fois qu'il évoquait le mot "aiguille" et en me disant qu'elle devait être vraiment courageuse pour ne pas hurler avant même qu'il est commencé. Je tournai la tête vers elle et lui chuchotai doucement:

-"Après ça je t’emmènerais t'occuper de tes plantes et boire un coup, ce n'est qu'un mauvais moment à passer"



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MessageSujet: Re: On ne peut pas jardiner tranquillement (neals)   Mar 21 Juil - 12:43


On ne peut pas jardiner tranquillement
« Le courage croît en osant et la peur en hésitant. »

Les mots de Neals me faisaient oublier la douleur de ma main. J’avais encore une fois sourie comme une idiote car il me qualifiait d’ami. Après tout ce temps, seule, j’avais enfin trouvé une personne qui puisse remplacer en quelque sorte Kai. J’avais eu beau chercher, trouver la perle rare mais ça ne servait à rien. A force d’attendre, j’avais commencé à croire qu’une personne était irremplaçable. Pourtant, Neals prouvait le contraire dans son attitude et la façon qu’il avait à me protéger des dangers. Je n’avais plus peur quand il était là, comme s’il chassait tous les démons de mon esprit. Je me sentais apaiser de la même manière lorsque je jardinais ou que je lisais un livre. J’étais en quelque sorte sur mon petit nuage, bien haut des ennuis et ayant l’impression que rien ne pouvait m’arriver. C’était stupide de penser ça, surtout lorsqu’on est un demi-dieu et où qu’on aille, les monstres nous pourchassent. Je n’étais pas le genre de personne à vivre caché à en devenir paranoïaque. Je trouvais que ça rendait la vie beaucoup plus compliquée et je n’en avais pas spécialement besoin. Si un monstre venait à me tuer, que bien lui fasse, au moins je pourrais avoir la prétention de dire que je ne m’y attendais pas. Je préférais largement mourir que finir comme ma pauvre mère en rat de laboratoire. Des fois, j’avais peur qu’ils fassent la connexion entre la femme détenue et la jeune femme de leur service. Je n’en avais encore parlé à personne et je ne voulais pas. J’avais encore l’espoir de la faire sortir de cet enfer et de l’envoyer dans un endroit paisible, loin de tout ce grabuge. Même si ma mère m’avait lâchement abandonné, je la pardonnais en repensant à nos moments, toutes les deux, autour d’une plante et où elle me montrait la délicatesse de son art. J’avais fermé les yeux pour me rappeler les traits de son visage et sentir son odeur de rose. Puis, en relevant mes paupières, je constatais que mes jambes ne touchaient plus le sol et que des bras forts me maintenaient. Je rougis, c’était bien la première fois qu’un garçon me prenait de cette manière. Surtout que Neals n’était pas n’importe quel garçon, il était séduisant et le sentir aussi proche accélérait légèrement mon rythme cardiaque.

Lorsqu’il me déposa sur une chaise dans la salle d’attente, je retrouvais mes esprits sans pour autant que le rouge de mes joues parte. Je réussis à lui murmurer. « Merci… » La fatigue rendait mes paupières lourdes mais je résistais à l’appel du sommeil. Surtout quand il déposa un baiser sur mon front, j’avais l’impression qu’il m’avait envoyé une décharge électrique. Je le suivais à la fois du regard et de mes oreilles où je percevais nettement la discussion qu’il avait avec une femme. Un médecin se présenta et m’aida à me relever tout en se dirigeant vers sa salle d’auscultation. Je pris place dans un petit fauteuil où il déposait à côté de moi toute sorte d’instrument que je connaissais. Neals était à mes côtés et je sentais toute son appréhension comme si c’était lui qui allait se faire recoudre. Je ne pus m’empêcher de lui lancer un petit sourire rassurant tout en calmant ma respiration pour être la plus calme possible. Les explications du médecin me firent sourire, ça me rappelait la fois où je m’étais portée volontaire pour aider une association qui prenait en charge les personnes sans logement. J’avais appris les soins de base : désinfecter, recoudre une plaie et même effectuer une piqûre. Les mots de Neals eurent l’effet d’un calmant et je lui serrais la main qu’il avait emprisonnée dans la mienne, tout en chuchotant à son égard. « Ne t’inquiète pas, je sais ce que ça fait de recoudre une personne. Puis, tu es là alors qu’est-ce que je risque ? » Au moment où je détournais les yeux de ce visage amical, je sentis l’aiguille s’enfoncé dans ma paume et je serrais un peu plus fort cette main de fer. Je voulais paraître forte en contenant mes petits cris de douleur et en me contentant de violenter ma lèvre inférieure. J’eus à peine six points de suture et un joli bandage entourant ma paume. Le médecin me proposa un verre de jus de fruit que je ne pus refuser et après avoir englouti ce rafraichissement, je me relevais tout en me tournant vers Neals. J’en profitais pour essuyer la sueur qui perlait au niveau de mon front. « Bon, ce n’était pas des plus agréables mais je pourrais me vanter d’avoir ma première blessure de guerre ! » Je me mis à rire tout en lui prenant la main et en le tirant en dehors de l’infirmerie. Une fois dehors, j’ajustais mon manteau et je lui demandais d’une voix enjouée. « Toujours motiver par ce jardinage ou tu proposes autre chose ? » A vrai dire, après cet accident, je n’avais pas spécialement envie de jardiner, préférant me changer les idées et ne plus repenser à ce psychopathe.

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MessageSujet: Re: On ne peut pas jardiner tranquillement (neals)   Jeu 6 Aoû - 19:29


Touches à cette fille et tu auras affaire à moi
Ce n'est pas de la violence, mais le bien qui supprime le mal.


Cette fille m'épatait, j'étais une vrai chochotte à côté, et la simple vu de sa main me faisait encore tourner la tête, malgré qu'il n'y est plus une seule goutte de sang. Alors je souriais, soulagé que le médecin eut rapidement fini sa tâche. Elle se leva doucement, puis je la regardais parler, l'air un peu ailleurs, réfléchissant à un endroit où je pouvais l'emmener par la suite. Jardiner ne me faisait plus trop envie, et je supposais qu'elle était du même avis. Me vint alors une alternative: le bar/restaurant des fleurs, situé à quelques rues du parc. Ainsi, elle serait dans son élément, sans pour autant qu'elle se rappelle de ce foutu psychopathe qui traîne encore dans les alentours. C'est un endroit sympa, pas trop dans le centre de la ville, où l'on peut admirer des tonnes de fleurs différentes tout en prenant un repas et en buvant un café ou un cocktail. Il était déjà midi et mon ventre criait famine, me faisant rougir a chaque fois qu'il émettait un bruit pour me prévenir de son appétit, car c'était gênant. De plus, c’était très calme, et je savais qu'elle appréciait cela. Ça serait l'occasion de discuter un peu plus avec elle, et d'en savoir un peu plus à son sujet. Car les nombreuses fois où nous étions ensemble étaient pour des missions ou des entrevus très rapides. Et étant très curieux j’éprouvais le besoin de connaître quelques détails de sa vie, passée et actuelle. Je la laissai donc me tirer dehors, tout content de pouvoir profiter d'une après midi avec la demi-déesse.

-"Si tu veux je peux te proposer d'aller manger ? J'ai une petite idée du restaurant où je veux t'emmener, mais je préfère te faire la surprise."

Je lui fis un petit clin d’œil complice avant de resserrer ma main entrelacée à la sienne. Je comptais bien détendre l'atmosphère. Je replaçais alors mes lunettes de soleil, comme à mon habitude, et marchait tranquillement vers la sortie du parc. De temps à autres je glissais un petit regard vers elle, histoire de voir si tout allait bien, mais je savais à quel point elle était tenace et forte, je n'avais donc plus à m'inquiéter pour elle.
Après avoir marché environ 10 minutes nous arrivions enfin dans la rue désirée. Il n'y avait aucune voiture, celle-ci étant destinée essentiellement aux piétons, ce qui permettait de ne pas avoir trop de bruit et de circulation. Je me plaçais donc rapidement devant elle, pour lui barrer la route et l'a faire s'arrêter, pour ne pas qu'elle aperçoive le bâtiment.

-"Je veux que tu fermes les yeux, mais ne triches pas hein ?"

Je la regardai faire puis me plaçai derrière elle pour la guider, avançant et évitant les personnes qui s'y trouvaient et marchait dans le sens contraire. L'odeur des fleurs trahissait un peu la surprise, mais le restaurant était vraiment grandiose, rempli de couleurs des plus incroyable les unes que des autres. Je me rappelle que, la fois où j'y avais déjeuné, de nombreux oiseaux aimaient s'y retrouver ce qui donnait un vrai petit coin de nature parmi la ville. C'est quelque chose d'assez incroyable ici, ou seul le parc permet de sortir du contexte urbain. Une fois à bonne hauteur je lui soufflai doucement à l'oreille que c'était bon, et qu'elle pouvait rouvrir ses yeux. J'appréhendais un peu sa réaction, car je ne savais pas si ça allait lui faire plaisir....ou pas.

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MessageSujet: Re: On ne peut pas jardiner tranquillement (neals)   Jeu 13 Aoû - 21:05


On ne peut pas jardiner tranquillement
« Le courage croît en osant et la peur en hésitant. »

Le plus dur était passé même si la douleur n’était pas totalement partie. Je ressentais toujours des picotements désagréables mais je ne voulais rien laisser paraître, surtout pas devant Neals. Ce n’était pas une question de fierté, simplement, je ne voulais pas qu’il culpabilise ou qu’il se mette en colère contre le psychopathe. Je voulais passer une bonne journée malgré l’accident et j’avais simplement envie de détendre l’atmosphère en paraissant bien remise. Ainsi, je maintenais mon sourire tandis que Neals semblait réfléchir. Je l’observais du coin de l’œil, mémorisant ses traits et prenant conscience que sa simple présence m’apaisait. Je n’avais pas peur quand il était là, je devenais en quelque sorte courageuse et je m’impressionnai moi-même. C’était un chouette type et j’avais beaucoup de chance de le connaître. Or, j’ignorais de nombreuses choses à son sujet et j’espérais qu’aujourd’hui on puisse apprendre de l’autre. Je savais que je pouvais lui faire confiance et d’une certaine manière, je n’avais rien envie de lui cacher. Mon regard s’adoucit quand j’entendis son ventre crier famine et je sentais que ça le mettait mal à l’aise. Pourtant, je trouvais ce bruit adorable et j’étais surprise de le voir rougir. Avait-il peur que je me moque de lui ? Moi-même, je commençais à avoir faim et mon ventre n’allait pas tarder à effectuer sa symphonie.

Une fois dehors, le jeune homme se décontracta et me demanda si j’avais envie d’aller manger. Je rougis à sa proposition et davantage, quand il avait prévu de me faire une surprise. Je n’avais pas l’habitude qu’on prenne soin de moi et je ne savais pas trop comment réagir. Mon cœur sauta une fréquence quand il me fit un clin d’œil et qu’il resserra sa main enlacée à la mienne. Face à sa gentillesse, je ne pus m’empêcher de dire tout haut ce que je pensais tout bas. « J’ai réellement de la chance de t’avoir ! » Ainsi, on marchait tranquillement vers la sortie du parc, distinguant par moment les petits regards qu’il me lançait. Je sentais qu’il cherchait à savoir si j’allais bien et je ne montrais à aucun moment ma gêne avec la douleur. Je me tenais bien droite, laissant un petit sourire sur mes lèvres et regardant droit devant moi pour m’empêcher d’y penser. Je ne faisais aucunement attention à l’environnement et encore moins aux personnes autour de moi. Heureusement que la main de Neals me guidait et m’évitait de bousculer d’autres piétons. Je ne savais pas où il m’emmenait car je n’avais pas l’habitude de sortir, préférant m’enfermer dans mon laboratoire ou dans la bibliothèque selon mes humeurs.

Après dix minutes, on arriva dans une rue piétonne où le bruit des véhicules était néant et une part de moi appréciait ce silence radio du côté de ces pollueurs ambulants. Je me détendais et je fus surprise que Neals me barre la route. Mon sourcil s’arqua pour montrer mon interrogation et je me mis à rire lorsqu’il me demanda de fermer les yeux. Je m’exécutai sans un mot avec toujours un sourire amusé. Il se plaça derrière moi et il me guida parmi la foule. Je lui faisais entièrement confiance même si j’aurais pu marcher les yeux fermés grâce à mon ouïe surdéveloppé. Mais je n’avais rien contre de lui remettre ma vie entre ses mains. Mon odorat m’informa d’une grande concentration de floraison au lieu de l’odeur caractéristique de la gastronomie d’un restaurant. Avait-il changé d’avis ? Je n’espérais pas car mon ventre chantait à pleine haleine. Il m’arrêta brusquement et me souffla de rouvrir les yeux. Je clignai plusieurs mes paupières pour m’habituer à la luminosité et ma bouche forme un o. C’était à la fois magnifique et totalement déroutant. Cet endroit correspondait complètement à mes attentes et j’avais envie de me jeter dans ses bras pour le remercier. Toutes ses couleurs me faisaient me sentir sur un petit nuage. « C’est magnifique ! » Je n’arrivais pas à parler davantage tellement j’avais le souffle court. Une serveuse interrompue ce moment en nous demandant combien on était et je lui répondis qu’on était seulement tous les deux. Elle nous emmena vers une table au plus près des fleurs et je m’y installai en observant Neals faire de même. Une fois seule, je laissais mon regard pétillé d’émerveillement tout en lui adressant. « Je réitère, demande-moi n’importe quoi et tu peux être sûre que j’accepterai ! Comment as-tu découvert cet endroit ? Je n’en ai jamais entendu parler. »

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MessageSujet: Re: On ne peut pas jardiner tranquillement (neals)   Mer 26 Aoû - 16:44


Touches à cette fille et tu auras affaire à moi
Ce n'est pas de la violence, mais le bien qui supprime le mal.


Je déglutis, pas sur que ma surprise plaise; puis lâcha un soupire de soulagement quand je vis son regard s'émerveiller. Si elle était heureuse c'était l'important, et j'étais fière de mon idée. C'était bien la première fois que nous pouvions être au calme, alors je comptait profiter de chaque secondes à ses côtés.
Une serveuse s'approcha de nous et me tira aussitôt de mes pensées. Mina lui indiqua que nous étions deux et la jeune femme s'empressa de nous conduire à une petite table à l'écart, située au plus près des fleurs. Moi même n'étant pas trop fan du jardinage j'appréciais fortement cet endroit, je ne sais comment l'expliquer mais l'atmosphère me détendait et j'étais plus à l'aise... ou serait-ce grâce à la demi-déesse ? Je m'assis alors sans lâcher des yeux ma partenaire, qui prit place à son tours. Elle parlait avec un petit sourire malicieux au coin des lèvres, et il me faisait son petit effet:

-Oh tu sais je fais ça pour toi, si un jour j'ai un problème je serais à qui demander de l'aide en tout cas. *petit clin d'oeil* Hm à vrai dire je suis tombé dessus par pur hasard lors d'une mission de patrouille en solo, bon j'avoue je m'y suis arrêté sans demander la permission au PSI, mais c'est tellement atypique comme endroit je ne pouvais pas rater ça ! *fait signe à quelqu'un de passer commande* Je te laisse choisir ce qu'il te plait ma douce, fait toi plaisir.

Je continuais de la regarder en me disant que c'était une belle fille, ses traits étaient fins et ses yeux expressifs. Je ne sais pourquoi mais j'avais envie de prendre sa main qui était posé sur la table et d'entrelacer mes doigts avec les siens...elle était tellement mignonne. Je n'étais pas de nature à m'émerveiller devant une fille, à vrai dire j'étais plutôt un coureur de jupon et je préférais ne pas trop faire attention aux détails. Pour elle c'était différent, je la respectais et je ne cessais de découvrir une nouvelle facette de son caractère et de son physique. Chaque fois que je la voyais je remarquais quelque chose de nouveau. Cette fois ci par exemple je m'attardais sur ses petites fossettes, un peu comme un gamin qui regarde les étoiles et découvre de nouvelle constellation à chaque fois qu'il y jette un coup d’œil. Alors je lâchais, sans gêne:

-Au faite Mina, ça fait pas mal de temps que je te connais mais tu ne m'as jamais présenté de petit copain, ou même de connaissance masculine.

A vrai dire je ne cherchais pas à la mettre mal à l'aise, n'y a me faire passer pour un voyeur, mais j'avais besoin de savoir pourquoi. Car elle a du charme, et est plutôt discrète, le genre de truc qui fait vite craquer un garçon. Et je voulais savoir si elle me le cachait ou si elle ne s'en préoccupait pas.

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MessageSujet: Re: On ne peut pas jardiner tranquillement (neals)   Sam 29 Aoû - 22:46


On ne peut pas jardiner tranquillement
« Le courage croît en osant et la peur en hésitant. »

J’avais l’impression d’être dans un rêve. J’avais tout ce que je souhaitais à porter de main : un jeune homme génial, de magnifiques fleurs et bientôt un bon repas. Il fallait apprécier la vie dans sa simplicité pour éprouver ce sentiment de satisfaction et de bien-être. Mon seul souhait à cet instant était d’arrêter le temps, de le suspendre pour que ce moment soit éternel. Mon odorat était empli de tous ces parfums qui me faisaient à la fois tourner la tête et me délecter sur ma chaise. C’était mon élément, comme si, j’étais moi-même faite de tige avec au bout les sépales, puis les pétales, l’étamine et le carpelle. J’absorbais cette lumière de bonheur qui me permettait de m’ouvrir un peu plus vers cet homme que je ne connaissais à peine en réalité, pour une parfaite floraison. Je ne le quittais pas des yeux même si je sentais mes sens vouloir se diriger vers la végétation. Mais, je n’avais pas envie de détacher mon regard, cherchant dans celui-ci la grandeur de son esprit. Puis, il répondit à mes paroles en me lâchant pas du regard. Je rougis légèrement lorsqu’il dit faire tout ça pour moi et qu’il viendrait me voir en cas de problème. J’étais heureuse qu’il me fasse confiance et son petit clin d’œil avait tout pour accentuer la rougeur de mes joues. Cette couleur s’atténua par la suite de la conversation et j’émis un petit rire tout en lui murmurant. « Je vois que tu prends des initiatives, Monsieur Hopkins ! » Il fit signe à la serveuse qu’on souhaitait passer commande. Puis, il s’adressa de nouveau à moi en utilisant un surnom attentionné : ma douce. Ma tête se pencha légèrement tout en plissant mon regard, surprise par cette dénomination. C’était pour cette raison que je restais sans répondre à la serveuse, avant de me reprendre et de commander : poulet miellé entouré de sa couronne de violette.

Je sentais son regard s’attarder sur mon visage puis sur ma main avec une certaine insistance. Sentant doucement son rythme cardiaque s’accélérait. Puis, même ses yeux brillaient d'une lueur particulière et je savais que j’en étais responsable d’une certaine manière. J’avais l’impression que parfois la frontière entre l’amitié et plus si affinité étaient floues et moi-même j’avais du mal à faire la différence. Après tout, Neals était beau garçon, intelligent, doux et attentionné. Il avait toutes les qualités pour que je m’intéresse à lui. Mais, j’avais peur de rompre quelque chose et je préférais me cantonner dans une zone où je connaissais la destination. Je devais certainement avoir peur et cette peur m’empêchait d’aller vers l’avant. Ainsi, je partais du principe que s’il devait se passer quelque chose, ça serait Neals qu’il l’aurait provoqué et j’attendrais. Je n’avais pas envie de tout casser surtout qu’il avait su me faire oublier en quelque sorte Kai. J’avais l’impression de redémarrer une vie normale mise à part le monde mythologie et l’agence PSI.

Or, sa phrase eut l’effet d’une décharge électrique. Il s’intéressait à ma vie sentimentale, c’était une première et je ne m’attendais pas à ça. Depuis mon entré dans l’agence qui remontait désormais à plus d’une année, j’avais évité de me trouver quelqu’un. Après tout, j’avais fait serment de ne pas procréer et l’amour pouvait vous faire oublier ce genre de parole. J’avais rien connu de sérieux et je parlais très peu de ma vie sexuelle à mon entourage. J’étais pudique et je préférais garder ces histoires pour moi. Enfin, cela faisait plusieurs mois que j’étais sage. Je roulais des yeux tout en lâchant d’une voix timide. « Je… Je n’ai personne depuis un moment, si c’est bien ça ta question ? Je pourrais très bien te retourner la question, à mon souvenir, je ne t’ai pas vu accroché à une fille ! » Sur la fin, j’avais pris un peu d’assurance même si la rougeur de mes joues disait clairement le contraire. En soi, je ne voulais pas connaître la réponse ou du moins, j’espérais une réponse plus qu’une autre. Je n’étais pas jalouse mais la perspective de le garder pour moi m’enchantait l’esprit. Ne me demandez pas pourquoi, c’était instinctive cette pensée. Ainsi, je détournais le regard pour ne pas montrer une quelconque déception à sa réponse et je m’attardais sur l’orchidée.

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MessageSujet: Re: On ne peut pas jardiner tranquillement (neals)   Jeu 3 Sep - 20:01


Touches à cette fille et tu auras affaire à moi
Ce n'est pas de la violence, mais le bien qui supprime le mal.


Un petit sourire s'affichait au coin de mes lèvres lorsque je la vis rougir après avoir posé ma question. Je voyais bien que ce n'était pas un sujet dont elle avait l'habitude de parler, et encore moins avec un garçon. Cependant, j'avais besoin de savoir, ne serait-ce que par curiosité. Puis, au moins, je pouvais savoir si elle avait un garçon en tête, histoire de surveiller l'homme en question. C'était surement égoïste de ma part mais j’avais envie de ne l'avoir que pour moi, juste par peur qu'elle m'oublie ou m'ignore par la suite.

-Hm, donc tu as bien eu un ex ? Je peux savoir qui c'est, si ce n'est pas trop indiscret ? *je marquai un temps de pause et repris* Oui en effet, je n'ai pas eu de relation sérieuse, je ne voyais donc pas trop l’intérêt d'en parler...après je compte changer et vraiment me mettre en couple, mais je n'ai jamais été amoureux, c'est pas trop mon truc je dois l'avouer. Puis des filles bien ça ne cours pas les rues. Tu es d'ailleurs la seule qui me redonne gout au fille, tu es exception elle.

Je rougis comme elle tout en ricanant, surpris de lui avoir dis la vérité, car je n'étais pas non plus fière de n'avoir eu que des filles pour mon seul plaisir. Mais après tout si les choses étaient claires dès le départ avec la fille en question je ne voyais pas de mal à avoir ce type de relation.
Savoir que Mina avait eu un copain me fit un léger pincement au cœur, et l'imaginer en couple me fit encore plus d'effet. Je me rendis alors compte que j'étais vraiment jaloux, et je me sentis aussitôt mal à l'aise. Je regardais mon assiette, l'air un peu ailleurs et mangeai quelques bouchés avant de continuer, la voix un peu tremblante:

-Et....quelqu'un te plait en ce moment ?

Je levais les yeux vers elle, comme pour l'inciter à répondre "Oui, toi", mais je savais qu'au fond ce n'était pas une bonne perspective. Car elle méritait bien mieux que moi.


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MessageSujet: Re: On ne peut pas jardiner tranquillement (neals)   Ven 4 Sep - 19:10


On ne peut pas jardiner tranquillement
« Le courage croît en osant et la peur en hésitant. »

J’écris crispée par l’attente de sa réponse. Je ne pouvais pas le regarder en face, le peur d’en dire trop et de me mettre dans une situation gênante. Ma dernière vraie relation avait mal fini, du moins, de mon côté. Je n’aurais jamais cru qu’on puisse quitter quelqu’un sans explication valable et railler deux années de sa vie avec un seul mot. Pourtant, j’allais rejoindre l’agence et on aurait eu plus de disponibilité pour se voir. Je ne comprends pas et je me demande s’il m’aimait vraiment. Peut-être n’étais-je pas assez bien comme fille ? Je n’étais pas le genre à s’intéresser à la mode, à la manucure et à toutes les façons pour avoir la peau parfaite. Je préférais largement la lecture. Surtout, je l’avais toujours laissé vivre. En tant que demi-déesse, l’utilisation d’un portable était à utiliser en cas d’urgence et je ne pouvais pas le harceler de message toutes les dix secondes. Le pire dans cette histoire était que je le croissais tous les jours et je n’étais pas capable de le regarder en face. Je ne voulais plus lui adresser la parole et je savais donner une très bonne excuse à mes amis quand il était là. Notre relation auparavant n’avait pas fait de bruit et j’étais bien contente qu’on me foute la paix avec ça.

Je lançais un léger regard au moment où il me répondit et je vis son petit sourire au coin des lèvres. Il me demandait son nom et j’avais bien peur qu’il le connaisse. Après tout, Seth était depuis le début à l’agence comme Neals donc je ne serais pas étonné qu’ils aient pu s’adresser un mot. Ne me laissant pas le temps de digérer sa question, il poursuivit sur la mienne. Je me mordillais la lèvre jusqu’au moment où je compris qu’il n’avait personne. Enfin, il avait tout l’air d’un coureur de jupon, si je pouvais me permettre et au vu de son joli minois, je doutais que beaucoup de filles aient décliné sa proposition. Je grimaçais à cette pensée et davantage quand ma conscience me faisait remarquer : et toi, tu refuserais ? Mes yeux s’agrandirent à sa dernière phrase car apparemment je lui redonnais goût aux filles et j’étais… Exceptionnelle ? Je ne savais clairement plus où me mettre et je voyais que Neals partageait ce petit malaise. Il se mit à ricaner tout en percevant une rougeur sur ses joues et j’étais surprise vu que j’en étais responsable. Qu’est-ce que ça voulait dire au juste ? Devais-je comprendre un message caché ?

Alors que j’allais répondre à sa question, les plats furent apportés et je savourais le parfum savoureux du mélange de miel et de violette. Je me repris et je parlais d’une voix basse. « J’ai eu un seul copain dans toute ma vie et ça ne s’est pas finie de manière positive. Tu dois sûrement le connaître, il s’appelle Seth Montgomery mais je l’ai connu avant d’intégrer l’agence. » Je baissais le regard, n’ayant pas l’habitude de parler de lui et je sentais ce petit poids me serrer la gorge. Je toussais tout en poursuivant. « Exceptionnelle ? Tu veux dire que je suis exceptionnelle à m’attirer les ennuis. » Je me mis à rire tout en remettant une mèche de mes cheveux derrière mon oreille. Ce petit rire m’avait fait du bien et je pouvais enfin oublier la mention de mon ex. Enfin, Neals ne semblait pas en joie et je sentis un certain malaise. En geste rassurant, je me permis de poser ma main sur la sienne et en lui souriant de manière la plus chaleureuse qu’il soit. Cependant, d’une voix tremblante, il me posa une question troublante. J’étais d’un coup déstabilisé, le rouge de mes joues s’intensifiait tandis que je détournais légèrement le regard dans le vide. D’un murmure à peine audible, je m’exprimai. « Tu vas trouver ça stupide… » Mes dents attrapèrent ma lèvre inférieure tout en hochant négativement la tête : non, je ne peux pas. J’inspirai grandement tout en débitant un flot de réponse. « Toute façon, pourquoi quelqu’un s’intéresserait à moi ? Je suis apparemment trop différente ! Alors, même si cette personne me plait, j’ai peur que ça ne soit pas réciproque. Je n’ai pas envie de perdre quelqu’un d’autre, je n’ai pas envie qu’on m’abandonne de nouveau. Je ne veux pas… » Je m’arrêtai brusquement le regardant avec crainte tout en parlant moins fort. « Je ne veux pas que cette personne parte et me laisse seule face à tous les soucis que je m’attire car c’est le seul qui prend réellement soin de moi et qui me protège. » J’appuyai un peu plus son regard. « Que ferais-tu à ma place ? »

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