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 Tu vis dans mon coeur, Qu’importe leurs discours, Tu vivras dans mon coeur, Toujours... [Adrian]

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MessageSujet: Tu vis dans mon coeur, Qu’importe leurs discours, Tu vivras dans mon coeur, Toujours... [Adrian]   Ven 29 Aoû - 16:04

Adrian ∞ Momo
West ! West ? Mais c’est quoi ce délire, en fait qu’est ce que c’est que ce gps de merde qui indique North South et bla bla bla. Habituellement un gps ça indique la prochaine à droite, dans deux rues. Non mais c’est trop simple, moi j’ai pas le droit d’être une fille simple, faut encore que je tombe sur le gps défectueux du marché. En même temps, je l’avais pressenti le coup bien foireux, le mec il n’arrêtait pas de regarder vers la porte. Bien entendu, sur le coup, je pensais qu’il attendait sa copine, non il ne voulait juste pas se faire embarquer par les flics. J’aurais dû me douter qu’une boutique avec une faute d’orthographe sur la devanture, ce n’était pas une bonne chose. Mais dans ma bêtise, même si je préfère dire dans ma gentillesse, et ma bonté, j’étais entrée pour lui égayer sa journée. Oh, dire qu’il n’était pas content serait un mensonge, ses yeux avaient brillé dès que la petite sonnerie avait retentit, limite il m’aurait tenu la main pour vérifier que je ne m’échappais pas. Malheureusement pour lui, je détestais les bactéries, et vu la couche de saleté ici, il n’était pas des plus propres. Du coup voilà, il devait être tombé sur le client de l’année, je jouais avec mon trousseau de clef, parce que premièrement, ça me détendait, deuxièmement, c’était la seule raison pour laquelle ma vie était géniale. Aucun monstre, tant que ces petites clefs étaient avec moi. J’ai essayé, vainement, de mon concentrer sur ce qu’il disait, mais à partir du moment où il a parlé des fonctionnalités, pas celles de bases, tain un gps ça a d’autres fonctions, genre des options. Il m’apprenait à mon servir, enfin il recommença quatre fois. Il faut croire qu’il expliquait vraiment… bizarrement parce que j’avais beau fixer sa bouche, espérant que comme ça je comprendrais mieux. Que dalle, j’avais surtout envie de me faire embrasser par Jayson, putain le manque se faisait vraiment ressentir. Pourtant, j’expérimentais la thérapie de couple ces derniers jours. Ce n’est pas que je lui faisais la tronche, un peu seulement, en même temps il suffisait qu’il me tende la main pour que je me love dans ses bras. Ah oui j’avais bel et bien conscience de ma débilité avec les hommes. C’était compliqué, j’avais beau le savoir, j’étais incapable de me contrôler.

Donc voilà, une fois mon gps acheté, je tournais en rond dans cette grande ville de merde. Le gps de sa voix masculine laissant à désirer me demandait sans cesse de prendre la West chai pas quoi. J’aurais dû obéir à mon père, prendre un conducteur. Le seul problème, combien de personnes prendraient bien le fait d’avoir une demi-déesse à son bord. Sans compter le fait que j’étais toujours en vadrouille, que ce soit pour mon père comme aujourd’hui, ou pour les partisans. Le seul chauffeur que j’acceptais c’était Adrian. Adrian que je devais retrouver depuis 45 min, oh il était au courant que je galérais comme pas possible. Toutes les trois secondes, je prenais mon portable pour lui faire part de mon avancée. En plus les chauffards étaient tous de sorti. Combien de fois manquais-je de me faire emboutir par un crétin arrogant. Je n’étais pas du genre à chercher les embrouilles au volant, les embrouilles tout cours. Il n’empêche que j’aurais bien crevé leurs pneus à ceux-là. Non mais sérieux, une voiture rouge me colla de trop prêt, je pouvais presque sentir son odeur de mec mal rasé, du coup je fermais les fenêtres profondément agacée. Mais ce n’est plus possible là, il est où Reynolds.

Un miracle, croisé sa petite tête sur le trottoir, en face malheureusement. Du coup ça voulait dire que je n’étais pas dans le bon sens. Est-ce vraiment un problème ? Je ne pense pas. Analysant la trajectoire consciencieusement, je déboitais comme une barge. La voiture obéissant au moindre coup de volant avec fluidité. Les klaxons me prirent par surprise, trop rapide ces petits mortels. Néanmoins, j’étais super bien partie. J’irais même jusqu’à dire que ma voiture termina sa course majestueusement sur le trottoir. Sous les regards bluffés des passants, je stoppais ma voiture pile devant Adrian. Ouai j’ai la classe, j’ai du fric et aucun flic ne viendra m’emmerder, ah ça vous en bouche un coin bande de cloportes ? D’un bond je sortis de ma belle voiture, qui devait me détester soit dit en passant. Je sautillais jusque devant mon meilleur ami lui décrochant un magnifique sourire.

- T’étais pas du bon côté de la route Adi, j’avais plus envie de faire tout le tour, une énième fois pour te trouver.

Les passants ayant du mal à éviter ma voiture, garer en plein milieu du trottoir grommelaient dans leur barbe, faut voir la vie côté coca cola les gens, ce n’est pas comme si j’avais écrasé quelqu’un. Il s’en était fallu de peu certes, mais ce n’était pas le cas. Je restais un instant immobile pas trop loin d’Adrian, observant la voiture, la route, la façon dont on allait faire pour revenir sur la route sans amocher personne. Finalement, je l’observais lui, le prince de ma vie, mon meilleur ami, le seul même, mon sauveur qui allait pour le coup sauver ma voiture. Je lui tendis mes clefs, comme à chaque fois en fait. Je ne sais pas pourquoi je le laissais conduire, ça me permettait d’être sûr qu’il ne me laisserait pas tomber. Tellement peur de le voir partir, tous mes hommes partaient, si je pouvais garder Jayson avec mon physique, en cédant à toutes ses envies, jamais je ne pourrais faire ça avec Adrian, non pas qu’il soit moche, j’étais sûr qu’il fonctionnait différemment. Je liais mes doigts aux siens, essayant de garder cette proximité entre nous, je l’aimais profondément, j’étais tellement contente de toujours avec lui. Bien sûr, j’aurais pu me débrouiller seule, comme une grande, pour aller chercher des cartons de médicaments, un peu loin de chez nous mais quand même. Cependant, j’avais eu envie d’y aller avec lui. Peut être parce que passer des journées loin de sa chaleur, de son regard, de son amitié, m’agaçait. Mon monde était divisé en deux parties bien distinctes avant lui. A présent je le mêlais aux deux. Il n’était un membre de ma famille, voilà.

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MessageSujet: Re: Tu vis dans mon coeur, Qu’importe leurs discours, Tu vivras dans mon coeur, Toujours... [Adrian]   Dim 31 Aoû - 15:43




Bon ce matin je m’étais rapidement levé. Non, pas parce que j’étais pressé. Et bien non puisque j’accompagnais ma meilleure amie. Morgane. La fille de Déméter à laquelle je m’étais très vite attaché et m’étais juré de la protéger de tous et contre tout. Après était-ce parce que mon père m’avait fourré ces idées bien fichues dans le crâne ou alors simplement parce qu’elle me semblait tellement peu à sa place parmi les partisans, que je me développais en chevalier pour elle ou alors qu’elle jugeait pas et qu’elle restait une fille simple, facile à aborder avec ce petit côté pétillant et vraiment innocent. Peut-être aussi. Bon oui, Morgane ça restait la fille qu’on se doit de la protéger quand on la voit. Enfin, après connaissant très bien les mecs pour en être un, je sais très bien que la jeune demoiselle se ferait avoir par ces gars-là, évidemment. Cependant je ne vais pas la lâcher quoiqu’il se passe, je serai là pour dégommer le nez de celui qui osera la faire souffrir.

Ouais clairement mon père m’a fourré de bonnes vieilles idées dans le crâne. Si j’aime les filles et passer du temps avec ce n’est pas pour autant que je ne les respecte pas. Je ne ferai jamais du forcing sur une fille pour assouvir mes désirs ou profiter d’une quelconque faiblesse. Voilà pourquoi Morgane à mes yeux est vraiment la fille à surveiller. C’est ma meilleure amie. Elle m’a accueillie à mon arrivé. Cela me parait normal de donner un peu du mien en contrepartie. Le problème c’est que malgré ma mission cette fille en est devenue une nouvelle. Je ne pourrais pas la manipuler alors je me contente simplement d’ajouter un nouvel objectif à cette mission ardue qu’était l’espionnage. Non, là il restait hors de question que je fasse du mal à cette jeune femme. Je la protégerai, n’en déplaise à Octave ou à mon père. La légion comptait évidemment.

Mon blason à redorer. Tout cela comptait. Mais je ne pouvais pas trahir cette fille, alors je donnerai encore plus d’énergie pour Morgane ainsi que pour la légion. Ce ne serait pas plus compliqué que cela. Juste faire le mieux pour l’empêcher de se briser et de répondre aux attentes de notre augure. Donc aujourd’hui, je servirais de garde du corps à la jeune femme. Je m’y étais attachée évidemment, donc le mieux que je pouvais faire cela restait de l’épauler et l’empêcher de se faire attaquer ou blesser autant par les monstres, les ennemis, n’importe qui ou n’importe quoi. Bref, je m’étais extirpé de mon lit pour aller me préparer, n’oubliant surtout pas mes armes et un sac à dos, on ne sait jamais. Étant vêtu simplement d’un t-shirt blanc, pantalon noir et un blouson tout aussi foncé que mon bas, je m’étais pointé au point de rendez-vous. Sauf que j’attendais depuis très longtemps déjà recevant des textos de mon ami.

En principe, je ne me baladais pas avec ce genre d’appareil attirant les monstres à coup sûr mais cela restait le meilleur moyen de communication avec cette chère Morgane. Donc bah je faisais un effort. Finalement je vis tourner plusieurs fois sa voiture, me demandant s’il me fallait l’appeler pour lui faire comprendre que j’étais de ce côté de la rue. Et voilà que mademoiselle arrivait. Je l’attrapais doucement contre moi pour la saluer à notre façon, dira-t-on. Je n’ai jamais été vraiment très bisounours mais avec elle disons que ça restait bien différent. Mes doigts s’emparèrent des clés simplement alors que je rejoignais la voiture avec elle, lui tendant le bras en mode gentleman. « Si madame veut bien m’accompagner. » Et je l’entrainais doucement vers la voiture, évitant de nous faire renverse au passage. J’allais ouvrir sa portière avant de me glisser à la place de conducteur. « Alors madame, savez-vous où allons-nous ? » Je réglais les rétroviseurs, ainsi que le siège en attendant sa réponse.

lumos maxima
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MessageSujet: Re: Tu vis dans mon coeur, Qu’importe leurs discours, Tu vivras dans mon coeur, Toujours... [Adrian]   Lun 1 Sep - 14:05

Adrian ∞ Momo
Le partisan le plus merveilleux de la galaxie, sincèrement comment pouvait-il être si parfait ? Ses bras étaient un rempart contre les malheurs qui menaçaient parfois de m’emporter. J’étais bien plus confiante lorsqu’il était là, il avait beau ne pas être mon petit ami, cela ne m’empêchait pas de l’aimer démesurément, il était le seul gars à ne rien tenter avec les filles. Cela me réconfortait en un sens, je n’avais pas à m’inquiéter de ses actions, je n’avais pas peur qu’il me fasse du mal, qu’il abuse de moi, sans parler sexuellement parlant. Surtout quand il s’agit d’Adrian, je n’ai pas ce genre de pensée, il n’empêche qu’il ne profitait pas de mes faiblesses pour les exploiter à son avantage. Bon de toute façon, ça n’aurait rien changé, j’étais incapable de me contrôler, quand un garçon me demandait un truc, j’acceptais. Prenons par exemple, cette merveilleuse idée que de rejoindre les partisans, il ne fallait pas non plus réfléchir trois plombes pour se douter que je faisais un peu tâche dans le décor. Même quand il s’agissait de tuer un lézard, c’était la fin du monde pour moi. Gaïa pouvait bien se retourner dans sa tombe, ça ne me faisait ni chaud, ni froid. Moi j’étais plutôt du genre à vouloir être assise dans un fauteuil et diriger mon petit monde derrière des baies vitrées. Il n’empêche que j’étais quand même une partisane, et si j’avais cru au premier abord que ce serait une secte, des tarés se suivant pour un but que j’avais un peu du mal à saisir, je devais bien reconnaître que je m’y étais fait des amis. A commencer par ce brave Adrian.

Il était charmant, un vrai trésor à connaître, c’est bien la preuve que nous ne sommes pas des illuminés. C’est avec un sourire que je prenais ce bras qu’il me tendait avec déférence. Il me guida jusqu’à la voiture, ce n’était pas non plus une mince affaire, il faut bien reconnaître que c’est dangereux, j’avais vraiment des petits problèmes pour me garer, pour votre gouverne, j’économisais mon essence, oui excuse bidon, pas eu le temps d’y réfléchir. J’éclatais de rire en le voyant m’ouvrir la portière. Essayant d’être le plus digne possible, je rentrais dedans, prenant bien garde à baisser la tête au passage et ne pas me faire du mal.

« Merci mon brave ami, prenez place, je vous en prie monsieur Reynolds »

Je le suivais du regard, comme s’il pouvait s’enfuir à chaque instant. Tenir aux gens me faisait toujours cet effet-là. J’avais besoin d’Adrian, non pas en tant que chauffeur, cela ne comptait que si peu pour moi, j’avais besoin de lui pour vivre, un peu comme s’il était mon oxygène dans ce monde. Mes choix m’avaient toujours effrayé, j’avais toujours peur de mal agir, et pourtant je sentais qu’il ne m’en tiendrait pas rigueur, qu’il était le seul à m’apprécier pour la personne que j’étais réellement pas pour la grecque qui avait tourné le dos à son camp, pas comme la partisane qui fournissait le fric pour qu’on la laisse en paix, et pas comme une Blake, j’étais simplement Morgane avec lui, avec mes défauts et mes qualités, cela ne semblait pas avoir d’importance, et cela me plaisait énormément. Malgré cela, j’attendais qu’il soit dans la voiture pour m’attacher, au cas où il aurait fallu lui courir derrière. Je l’observais pendant qu’il se mettait à l’aise pour conduire, il n’y a que lui pour mettre autant de temps. Je fronçais les sourcils à sa question, et attrapait mon portable pour y lire ce que le paternel voulait,  puis j’en faisais part à Adrian.

« T’as le bonjour de mon père, il te dit de bien faire attention avec la voiture, et qu’il ne faut pas que je te déconcentre. Est-ce qu’une seule fois je t’ai déconcentré, non, il est gonflé quand même. Donc faut aller jusqu’à San francisco, ça en fait une trotte bon sang. Là-bas on signe un contrat, on embarque trois cartons de médicaments, il se lance dans un nouveau domaine. » Je lui montrais ma carte bleue ravie « On dort à l’hôtel cette nuit, demain je conduirais, je ne voudrais pas fatiguer mon meilleur ami. Allez roule Reynolds, on a de la route devant nous. »

Dire qu’on avait de la route, c’était un euphémisme, on n’était pas prêt d’arriver mais en soit, passer du temps avec lui ne me dérangeait pas du tout. D’un point de vue amical, c’était la personne la plus logique pour m’accompagner. Déjà parce que je l’adorais et parce qu’il ne râlait pas, et d’un côté plus égoïste celui-ci, ça l’empêcherait de se trouver une nouvelle meilleure amie, ou même une copine. Pourquoi cette pensée m’embêtait tellement, je ne savais même pas. Je ne voulais pas le condamner à rester seul, mais j’étais assez contente qu’il n’ait personne, c’est cruel, bon sang je me détestais d’avoir ce genre de pensée.

Pour éviter à ma culpabilité de trop se faire remarquer, je l’aime pas trop celle-là. Je prenais dans la boîte à gant, les pochettes pleines de cds musicaux. Purée j’avais encore dévalisé le magasin. Bon bien sûr le gérant de la boutique me kiffait, à chaque fois qu’il me voyait, il étalait 20 cds et essayait –ouai réussissait plutôt- à m’en refourguer les trois quarts. Le pire c’est qu’à chaque fois j’étais fière, je me disais que je ne me laissais pas berner, alors que la vérité était tout autre. Mon père se fichait de moi à chaque fois que je rentrais les mains pleines. Pourtant, dans le domaine pharmaceutique j’étais douée, vraiment douée, les marchés je les gérais, mais dans tous les autres domaines j’étais le pigeon du siècle. J’attrapais un cd, celui d’un groupe inconnu, mais sérieusement. Je suis presque sûr que même si on cherchait sur internet, il n’y aurait rien. J’essayais de le passer discretos dans le lecteur cd, s’il se moquait de moi, franchement, c’est qu’il n’y connaissait rien en musique, j’étais comment dire avant-gardiste. Ouai ma connerie aussi, certainement. Il est vrai qu’avec toute la collection que j’avais, choisir celui-là, c’était se tirer une balle dans le pied, mais sait-on jamais, on pourrait être les deux seuls à connaître ce morceau, c’était un avantage si ça nous plaisait, un truc rien qu’à nous.
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MessageSujet: Re: Tu vis dans mon coeur, Qu’importe leurs discours, Tu vivras dans mon coeur, Toujours... [Adrian]   Ven 5 Sep - 21:36



Partir en balade c’était une chose mais partir avec miss Blake, c’en était une autre. Non pas que je n’apprécie pas cette jeune demoiselle, ce serait quand même dingue de ne pas aimer sa meilleure amie quand même. Non, miss Blake est bien plus qu’une simple amie. Je me dois de la protéger alors la savoir toute la journée et peut-être même la nuit sous ma garde rapprochée, je ne peux rêver de mieux. Insouciante mais pas seulement. Cette fille gâche tant de choses que j’en viens à apprécier la regarder, en silence, en retrait, mais je l’observe. Je doit être une sorte d’ombre protectrice mais il n’est pas question qui lui arrive quelque chose. Bien que les remords me rongent.

Ce n’est pas une bonne nouvelle que de m’être attaché à des partisans - des ennemis techniquement. Cependant, j’ai appris et réalisé l’ampleur des actes de ceux qu’on pense être inhumain. Ils pensent juste autres choses que nous. Ce n’est pas plus complexe que cette simple pensée. Ils ne sont pas exactement comme nous, ce n’est peut-être pas une raison de souhaiter le règne de Gaïa certes, mais certain comme Morgane ou Êzra ne sont pas mauvais. Ils font ce qu’ils font pour une cause bien précise. Qui suis-je pour donner de la voix sur leurs actes et leurs choix. Peut-être pourrais-je - le moment venu - les aider à prendre le large et rejoindre les rangs des « gentils ». A supposé qu’il y ait des groupes - des factions, des gens bien et d’autres moins bien ? Non, ce sont des fadaises. Je ne peux y croire. Mon père n’est pas quelqu’un de bien. Au fond de moi, je le sais.

Les seules fois où j’ai pu apercevoir son sourire c’était en présence de ma mère ou lorsque son fils unique parvenait à affronter ses défis et en ressortir victorieux. L’envie de lui ressembler ne m’attend pas vraiment, je suis un homme et même si mère n’est pas fière de moi là-haut, je trouverai un moyen de sauver tout le monde, sans abandonner mes amis, ni ma famille. Il ne reste plus qu’à savoir laquelle est quoi. Marcus et Maelys sont mon frère et ma soeur, mais Êzra est mon meilleur ami et Morgane l’est tout autant si ce n’est plus. On ne peut me demander de choisir entre eux... je suis partagé. Mon devoir serait de vaincre les deux personnes que je considère comme mes piliers dans ce monde qui change complètement du camp Jupiter. Je ne suis qu’un gamin souffrant d’un manque de racines. Je ne veux pas faire ce choix. Bien qu’il devrait être évident la légion avant tout. Mais Morgane et Êzra ont besoin de moi. Ce sont mes protégés. Je suis donc perdu entre deux camps. Bien sûr que je ne veux pas partir perdant ni même suivre Gaïa ou Tartare.

Je suis un Romain. Un légionnaire avec des valeurs et même des préjugés à dépasser. Alors que je prenais mes aises au volant, mes prunelles captèrent que ma passagère consultait son portable. Je n’aimais pas qu’elle se promène avec cela pour éviter que tous les monstres se décident à aller lui croquer les mollets, mais il fallait bien avouer que cela restait l’un des meilleurs moyens de communication avec son père justement. J’écoutais ce qu’elle me disait en mettant le contact et rejoignant la route sans mettre trop de temps. Je détestais les conducteurs qui attendent trente ans avant de s’engager, bien que je reste très calme comme à mon habitude. Hochant la tête, je m’engageais sur une autoroute. « Très bien cheffe. Tu veux bien m’indiquer la sortie la plus proche ? » Alors que je gardais les yeux sur la route, j’enchainais rapidement. « Et on verra ton état pour demain. Il n’est pas question que je fasse le passager si tu es fatiguée, Morgane. » Mon ton restait neutre mais sans appel. C’était à moi de la protéger pas l’inverse quand même. Ah cette fille, je vous jure.

D’un ton légèrement amusé, j’ajoutai « Ton père devrait bientôt savoir que je ne suis pas quelqu’un qu’on déconcentre facilement et puis, je suis un homme de parole. Sa voiture ne risque rien entre mes mains, tout comme sa fille. » Puis, il y eut quelques minutes de silence, alors qu’on entendait que le bruit du moteur, les yeux sur la route de temps à autres, je regardais Morgane puis le paysage incessant, avant que je ne brise le silence. « Tu veux bien choisir une musique ? » J’ai beau être un garçon plutôt calme et impassible, je n’étais pas contre les conversations ou la bonne musique dans les oreilles et pour cela, je faisais totalement confiance à ma camarade - ma chère Morgane. Mon regard croisa le sien, alors que je lui adressais un petit sourire amical et peut-être que mes prunelles se tentaient de fierté en la regardant. Ma petite Morgane si tendre mais au fond, je me doutais qu’il pouvait se trouver une lionne. Il suffisait peut-être de creuser un peu. Il me faudrait justement chercher comment la faire devenir une vraie guerrière, simplement pour la bonne raison qu’un jour je ne serai pas là et que j’ai peur qu’il lui arrive quelque chose. Mais surtout que jamais je ne me le pardonnerai.

lumos maxima
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MessageSujet: Re: Tu vis dans mon coeur, Qu’importe leurs discours, Tu vivras dans mon coeur, Toujours... [Adrian]   Sam 6 Sep - 16:16

Adrian ∞ Momo
Le bonheur s’empare de notre vie par moment. Je n’avais jamais eu l’impression qu’il était loin de moi, le bonheur me suivait à la trace, j’aurais bien pu être fille de Fortuna que ça n’aurait surpris personne. Il n'empêche je n’avais pas à être fière de mon parcours, je ne l’étais pas entièrement, tourner le dos à son passé, c’est compliqué. Il y a toujours ces fois où le réveil était difficile, ou je cherchais la colonie autour de moi avant de me souvenir que si je retournais, c’était la fin pour moi. Est-ce que ça faisait la même impression aux autres, je n’en avais pas l’impression. En même temps, nous avons tous nos secrets, nos problèmes, personne ne parlait de son passé dans les camps, ou même de la nouvelle Rome. Ce qui est marrant, nous sommes censés être ennemis et pourtant lorsque nous avons un but commun, nous sommes tous capable de cohabiter à la perfection. A moins que nous soient intellectuellement supérieur aux membres des camps, ne pas dire ça à haute voix. En tout cas, ma confiance envers les anciens romains était la même qu’envers mes camarades avec qui j’avais vécu, ou non d’ailleurs. Est-ce qu’Adrian pensait à ses anciens amis parfois, est ce qu’il se disait qu’il les avait tous trahis. M’inquiétant à l’idée qu’il se voie négativement, je posais ma main sur celle qui enclenchait les vitesses. J’espérais de cette façon pouvoir lui témoigner mon affection, il était quelqu’un d’important pour moi. Le premier pour qui j’étais capable de faire des sacrifices. Bien vite cependant je la retirais, je ne voulais pas le déranger durant sa conduite.

Je l’observais à côté de moi serein comme je ne l’étais plus depuis longtemps. Mon cocon s’était fendillé avec la découverte du monde mythologique, ce monde qui avait accepté Adrian semble-t-il très rapidement. En même temps de ce que j’avais compris, il était né directement au contact d’autres demi-dieux, je n’avais pas exactement comprit comment fonctionnait les romains, ce n’est pas faute d’avoir écouté. C’est juste que j’ai du mal à saisir comment des personnes d’un âge avancé peuvent confier leur protection à des gamins. C’est délirant dit comme ça mais c’est le cas. Ils ont fait leurs années de services militaires et préfèrent se retirer des combats pour faire des familles. J’imaginais mal mon père confier son entreprise à des enfants, voir même les gardes du corps qu’il employait laisser leur place à des minous de 13 ans ayant des pouvoirs magiques. Non le monde des romains était étrange, cela ne m’empêchait pas de trouver ça mignon, au moins ils devaient tous se sentir investi d’une mission. En tout cas, j’étais bien contente qu’Adrian les ai quitté pour nous même s’il semblait tellement différent de certains partisans, ça ne m’empêchait de l’admirer que davantage. Même lorsqu’il conduisait cette voiture, on le dirait investit d’une mission, je sais qu’il veut veiller sur moi, je l’accepte d’ailleurs. Si ça lui fait plaisir, pourquoi lui refuser de me protéger, il m’arrivait pourtant peu de choses. Les monstres ne m’approchaient pas, et pour les dangers plus bipèdes je m’en tirais avec de l’argent. Adrian était ce genre de personne qui a la conduite dans le sang. Il s’en tirait à merveille pour rejoindre la circulation, pas un seul automobiliste n’appuya sur son klaxon. Non, mon meilleur ami est doué. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, nous étions sur l’autoroute, je regardais les panneaux que nous dépassions rapidement, l’aventure commençait. Je lui tirais la langue lorsqu’il me traita de cheffe, n’importe quoi, preuve en est que j’étais très obéissante, je sortis la carte routière, m’étant disputé avec mon GPS pour le mois, mieux que ça, je ne voulais pas lui montrer à quel point sa meilleure amie était nulle quand il s’agissait de bien matériel, inutile. Après avoir posé mon doigt un peu partout sur la carte, oui faut croire qu’en posant le doigt, un petit passage s’illumine dans notre tête pour nous prévenir qu’on a trouvé. J’eus une exclamation de surprise en trouvant

« Dans 4 sorties on prend la nationale, elle prend des plus petites routes mais la vue est plus intéressante, de plus si on traverse des villes on pourra toujours s’arrêter pour manger. »


Je crois qu’il essayait clairement de m’éjecter du poste de conducteur, hé mais c’est ma voiture quand même. Il ne pouvait pas croire que je n’étais pas capable de bien conduire. La fatigue ne l’empêcherait pas de conduire, je ne vois pas en quoi ce serait différent. Pourtant son ton, celui des romains habitués à ne pas avoir de discussion, un ordre est un ordre, me fit regarder le paysage. Je n’avais pas intérêt à discuter, d’ailleurs je ne le fis même pas me contentant de lui accorder ce qu’il souhaitait.

« Tu verras si tu me juges apte alors. »

Cela ne servait à rien de discuter trois heures sur ce sujet, de toute façon je n’aurais jamais gain de cause. Autant le garder de bonne humeur, surtout qu’il avait accepté de m’accompagner sans savoir ce qu’était le plan. Non, c’était un ami en or et ma sécurité était un sujet hyper important pour lui. Je dressais un sourcil amusée, ah oui il n’était pas du genre à se déconcentrer facilement.  C’est vrai qu’il prenait soin de la voiture et de moi, d’ailleurs mon père avait maintenant ce petit sourire ravi quand je lui annonçais que j’emmenais Adrian ou plutôt l’inverse d’ailleurs. Se réjouir du fait qu’un mec conduit sa fille, c’est bien les pères ça. Il n’empêche que papa était content de savoir que c’était une autre personne qui conduisait. J’espère du fond du cœur qu’il n’y a pas de raison financière là-dessous, j’avoue qu’il n’est pas rare que ma voiture finisse chez le réparateur, tout comme il est vrai qu’Adrian avait une conduite moins dangereuse, plus fluide, que moi. Du coup peut être papa voyait sa compagnie comme une bonne chose, cela ne m’apportait pourtant aucun avantage sur ma conduite. Je ne suis pas ces personnes observant avec attention tout ce que fait le conducteur que ce soit pour reprendre ou à l’inverse pour apprendre. Non, dès que je n’étais plus au volant je ne me préoccupais absolument pas de la conduite. Un brin provocateur je répondais à sa dernière phrase avec un temps de retard, l’effet plongé dans ses pensées contribuant bien trop souvent à ce retard.

« Je suis persuadée que j’arrivais à te déconcentrer si je le souhaitais. Mais bon, je tiens à survivre, virer dans le décor ne m’emballe pas, mon don fonctionne une fois sur huit. Donc je vais faire comme si je n’avais rien entendu sur ta vantardise Reynolds »


Je jouais avec les cds depuis tout à l’heure, mal à l’aise, stressée à l’idée de passer pour la fille n’ayant aucun goût pour la musique, ce n’est pas le cas. Je me fais juste arnaquer comme une bleue dès qu’un vendeur est mignon. Désespérant, même pour me vendre des tickets de tombola ils envoient des beaux gars chez nous. Combien de fois mon père m’a viré dans ma chambre parce que selon ses dires j’étais le pigeon idéal pour les gars. N’importe quoi, bon d’accord j’ai participé à un concours pour gagner un porte clé… inutile. Tout ça parce qu’un joli blond me l’avait demandé, avec son sourire trop mignon, impossible de dire non. Je tournais la tête, réflexe humain lorsque mon meilleur ami me regarda. L’éclat dans ses yeux, j’avais l’impression d’être une enfant, seul mon père me couvait du regard ainsi, Adrian était ce genre de personne. Le seul à me voir comme une petite enfant, c’était mignon à défaut d’être plaisant tout le temps. Finalement je passais une musique dans le lecteur avant de me tourner coupable vers lui lorsque le son manqua de nous rendre sourd. C’est à cet instant que je remarquais qu’on était en train de louper la sortie

« Adi ! La sortie, c’est celle-là ! »

Ouai ça va, lire les cartes c’est comme lire tout cours, ça me donne des migraines, les courbes s’inversent. Du coup je m’étais trompé de quelques sorties, ce n’est peut-être pas une mauvaise chose. S’il me disait quelque chose, je lui dirais que c’était pour tester ses réflexes, tu parles d’une excuse. Tout ça pour ne pas avouer qu’on est parfois complètement dépassé par les évènements. Il n’empêche, une fois la musique baissée, afin que ce soit agréable pour nos oreilles, elle était agréable tout de même. Enfin je dis peut être ça pour me rassurer, je ne lui posais pas la question, au cas où j’avais tort sur ce point. A la place, je regardais les arbres qui défilaient à une vitesse sidérante, preuve qu’Adrian avait accélérer. Elle est belle ma voiture Adi n’est-ce pas ? J’ai pas eu raison de l’acheter hors de prix avec la carte bleue de papa, qui a d’ailleurs manqué de faire un infarctus quand il a vu la facture. Oh il avait abusé, clairement, pour le fric qu’il gagnait, il pouvait bien faire des efforts pour sa fille unique !
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MessageSujet: Re: Tu vis dans mon coeur, Qu’importe leurs discours, Tu vivras dans mon coeur, Toujours... [Adrian]   Dim 7 Sep - 17:59



Cela ne devrait pas être si dur quand même de s’occuper d’une petite mission même en présence de Morgane ? Pourquoi fallait-il que je sois obnubilé par cette idée de trahison à chacun de mes actes. Je n’étais pas sûr d’arriver à me comporter comme si j’étais à cent pour-cent avec elle, alors qu’en fait, je la trahissais. Même chose pour Ezra. Qu’est-ce que ça pouvait être compliqué lorsqu’on aime les gens qu’on est sensé détester en fait. Je n’aurai jamais cru cette tâche aussi ardue pour cela, pour d’autres raisons comme la méfiance de Jayson par exemple, mais pas pour le fait qu’une fille arriverait à me faire douter de mes actes que j’exécute pourtant pour la légion.

Serai-je prêt à l’abandonner pour retourner au camp Jupiter ? Répondre immédiatement à cette question m’est impossible, clairement infaisable et impensable. En fait, cette fille avait clairement percé une brèche dans mon armure pour devenir quelqu’un de bien trop important à mes yeux pour l’abandonner sur le côté de ma route. Elle en ferait partie. Je le sentais. A mon avis, il ne me servirait à rien de lutter, c’était déjà trop tard. Je devais l’accepter et c’est tout. Alors bon, j’essayais comme en ce jour de faire comme si de rien n’était, comme si dans le fond je n’étais pas un traître pour elle, j’agissais comme elle aurait voulu que je sois - naturel et spontané. Au volant, c’était plus simple de se concentrer sur la route. En même temps, c’était sans doute mieux si je ne voulais pas finir par faire des tonneaux, pas sûr que monsieur Blake apprécie cela. J’aimais bien son père.

Disons qu’il agissait d’une manière si différente du mien que je ne pouvais m’empêcher de trouver cela bien pour mon amie et en même temps d’être un peu amère d’avoir eu le mien et pas le sien. Bien que ce soit complètement débile d’avoir ce genre de penser, je devrais juste être heureux pour ma meilleure amie, parce que c’est bien ce que mademoiselle Blake est devenue pour moi. Elle m’avait accueilli comme si j’étais directement chez moi et cela comptait énormément à mes yeux. Peut-être ne voyait-elle pas ses qualités mais moi je les découvrirai pour elle, tout en la protégeant de personne comme Jayson. Malheureusement, il y en avait bien trop dans ce monde-ci. Mon travail serait au moins mouvementé mais j’accomplirai le tout, autant ma mission pour Octave mais aussi celle que me dictait mon cœur et ma conscience à savoir être le protecteur de ma meilleure amie. Il me faudrait aussi retrouver les miens mais pour le moment, ma mission primait et on verrait la suite.

Si la possibilité d’extraire Morgane et Êzra de ce camp arrivait à portée de mains, je le ferai. Alors que j’étais perdu dans mes pensées, Morgane me ramena à la réalité en s’exclamant plutôt bruyamment. Je tournais la tête dans sa direction tout en hochant la tête, signe que ses paroles s’étaient inscrites dans ma tête. « Cinq sur cinq, mademoiselle Blake, je note l’arrêt pour se remplir la panse. » déclarai-je lui lançant un clin d’œil avant de me re-concentrer sur la route à suivre. Il ne fallait pas beaucoup pour emboutir un autre véhicule, j’avais beau être doué pour la conduite, je ne souhaitais pas non plus faire le fou, surtout avec un véhicule ne m’appartenant pas. Du coup, je roulais à peine plus vite que ce qui était indiqué en principe. J’aimais la vitesse mais rester prudent surtout en présence de passager. Encore un blabla qui aurait pu sortir de la bouche mon père. Soupirant légèrement, je me disais qu’il allait longtemps me hanter celui-là. La suite de ses paroles me firent rire. Mais un bon rire, celui de la camaraderie.

Cette fois-ci je ne la regardais pas, disons pas au début mais au final mes yeux retrouvèrent son visage clairement magnifique ainsi que ses beaux yeux. « Très bien, je ne douterai plus de vos capacités miss Blake. Me pardonnerez-vous cet impair ? » demandais-je rieur. Évidemment, je restais certain qu’elle parviendrait à me déconcentrer peut-être pas de la façon dont vous pensez mais y parvenir, oh ça, je n’en doutais absolument pas du tout. Je pourrais parier sur elle pour le coup. J’y mettrait le prix, je vous assure. Je tressaillis quand ma passagère inséra le CD dans le lecteur. Le son me vrilla les oreilles, si bien que j’aurai pu en réflexe couvrir mes oreilles. « Morgane... » commençais-je, mais je fus coupé par sa voix qui m’indiquait la route à prendre genre directement - là - tout de suite ! Du coup, rapidement je tournais prenant la sortie de justesse. Nous roulâmes pendant quelques minutes avant l’adrénaline soit passée et que je puisse reprendre la parole, sous la musique à présent bien plus douce. « Morgane, la prochaine fois, préviens-moi un peu avant. Je pense être pardonné pour le coup.» Lui assénais-je avec un rire qui résonna dans l’habitacle.

lumos maxima
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MessageSujet: Re: Tu vis dans mon coeur, Qu’importe leurs discours, Tu vivras dans mon coeur, Toujours... [Adrian]   Lun 8 Sep - 13:27

Adrian ∞ Momo
La journée commençait bien, je ne sais pas si c’était déjà arrivée qu’elle commence mal avec Adrian mais pour le moment, c’était parfait. Bon d’un côté, sa présence à mes côtés me rendait absolument heureuse. Je n’ai jamais été bien avec un garçon en dehors d’un lit, enfin non c’est pas ce que je voulais dire, sans relation ni contact disons amoureux, pourtant avec Adrian, on ne va pas se mentir, il ne se passe absolument rien entre nous. En vérité, ce n’est pas qu’Adrian ne me plaît pas, il est tout ce qu’il faut, vraiment et parfois mes sentiments à son égard vont au-delà de la simple amitié, je n’ai pas besoin de bien connaître l’amour pour savoir que c’était un peu ambigu entre nous. Mais autant que je sache, c’était mes problèmes avec les garçons, je ne voulais pas briser une amitié, alors je me donnais cœur et âme, surtout corps en fait à Jayson, même si ce n’est pas toujours facile de fermer les yeux sur tout ce qui se passe autour de lui. Je ne suis pas sûr que ce soit aussi réciproque que je le pense, mais je n’arrive pas à tourner la page, je n’ai jamais réussi à rompre avec personne. Ce n’est pas ma faute, contrairement à ce que beaucoup pensent savoir, je ne choisis pas ces situations, je les subis. C’est plus fort que moi, j’aurais tellement aimé pouvoir dire un jour au monde entier que je n’étais plus un pigeon, que l’homme que j’avais trouvé prenait soin de moi non pas parce que j’avais un beau cul. C’est déprimant dit comme ça, j’en ai bien conscience. Cela me déprimait autant que les autres, je ne comprenais pas pourquoi ça ne marchait pas, il est évident que je faisais des efforts pour mes couples. J’étais prête à me déplacer la nuit pour l’homme que j’aime, capable de me taire par amour. Alors qu’est ce qui n’allait pas chez moi.

Ma crainte était que mon amitié se brise avec Adrian, je sais bien que les amitiés se font et se défont à nos âges, nous avons l’avenir devant nous, mais je l’aimais beaucoup trop. Apprendre un matin qu’il partait me blesserait et même si j’avais tendance à laisser passer les besoins des autres avant les miens, je ne suis pas sûr que je puisse vivre sans sa présence. Je l’avais tout de suite apprécié, j’avais fait d’Adrian  mon pilier dans ce monde de demi-dieu, dès que je pouvais, je le rejoignais. Nous étions à ses yeux que des amis, j’en étais convaincue mais aux miens c’était bien plus important. J’avais trop peu d’amis pour réussir à faire une croix dessus, même Hailey finalement, je l’aimais toujours autant, si seulement je pouvais contrôler tout ça. Je la ferais quitter les grecs pour nous rejoindre. Mais je savais qu’elle ne le ferait pas, est ce qu’il est possible d’être ami avec ses ennemis ou cela faisait-il de nous un traitre. Pouvais-je parler à Adrian de tout ce qui se passait dans mon cœur ? Est-ce qu’il pouvait m’aider à comprendre en quoi j’étais si différente des autres. Je dressais la tête surprise en l’entendant m’appeler mademoiselle Blake, il était bien trop souvent avec mon père, si même lui m’appelait comme ça, c’était catastrophique. J’acquiesçais d’un geste pour dire que j’appréciais le fait qu’il soit d’accord pour qu’on mange. De toute façon, quand j’avais faim, je devenais légèrement insupportable.

Que dire sur le rire d’Adrian, c’est le genre de personne qui a ce qu’on appelle un rire communicatif, même si j’étais on ne peut plus sérieuse, il suffisait qu’il rigole pour que j’ai les yeux qui pétillent. Je le pris légèrement de haut pour rester à la hauteur de ma réputation, même si sincèrement c’était plus pour plaisanter qu’autre chose. Il était tellement marrant qu’il m’eut été impossible de ne pas le taquiner à mon tour.

-  J’hésite Monsieur Reynolds, voyez-vous douter des compétences d’une fille, c’est  quelque chose de difficile à pardonner. Je vous taperais bien pour la peine, mais nous mourions, et même si c’est magnifique de mourir en votre compagnie, que la dernière personne que je verrais soit vous me plait énormément. Je vais éviter, mais pour vous faire pardonner, vous paierez le repas de midi.

Je posais mes mains sur mes genoux, bien sage à présent, je ne voulais pas le déconcentrer en plus, il conduisait bien. Bon certes, mon prénom fut légèrement moins amical lorsque je lui explosais certainement les oreilles. Je n’ai pas vraiment voulu le rendre sourd. J’aurais bien fait une petite blague sur le fait que s’il devenait sourd, je prendrais soin de lui. Cependant, s’il comptait s’éloigner, mes paroles ne feraient que l’inciter à partir plus vite. Pourquoi j’avais tellement peur de ça, peut-être parce que j’avais conscience qu’il n’était pas vraiment partisan. J’étais totalement perdue dans ce savoir, il fallait que je lui en parle, lui montrer que je n’étais pas un ennemi, pas à mes yeux et que peu importe qu’il voit les partisans comme des gens mauvais, j’étais son amie, je le serais toujours et je ne cachais pas ce que j’étais en sa présence, je ne le manipulais. Je ne répondis pas au fait qu’il était pardonné, de toute façon je ne lui en avais même pas voulu. A la place, je cherchais comment le faire parler de ce qu’il pensait des partisans. De toute façon même si cela provoquait un gouffre entre nous, il fallait bien qu’on arrête de me prendre pour une imbécile une fois dans ma vie. Je regardais mon ami, ouvrant la bouche, puis la fermant afin de regarder la route. Je jouais avec mes mains pour me décompresser avant de demander la chose qui me tenait à cœur.

- Tu n’es pas un partisan pas vrai ?

J’aurais aimé lui dire que ça ne changeait rien pour moi, qu’il serait toujours mon meilleur ami, qu’il pouvait compter sur moi. Mais est-ce que c’était vrai ? Est-ce que finalement, il n’était pas comme les autres ? Est-ce qu’il n’avait pas vu en moi une fille facile à manipuler, même si ça c’était passer différemment des autres. Au total j’étais toujours la même incapable de voir le mal dans les gens, incapable de remarquer qu’ils se moquaient de mes sentiments, tous autant qu’ils étaient. Pourquoi est-ce que les demi-dieux s’étaient tous donné le mot pour me faire du mal ? Surtout que pour Adrian, la question c’était pour la forme, j’en étais persuadée depuis longtemps, mais j’avais décidé de lui faire confiance, de garder ce doute pour moi. Pour quelle raison ? Je ne savais pas moi-même, parce que je tenais à lui, peu importe ce en quoi il croyait, c’était un ami et tout le monde sait qu’entre amis on doit s’entraider.


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MessageSujet: Re: Tu vis dans mon coeur, Qu’importe leurs discours, Tu vivras dans mon coeur, Toujours... [Adrian]   Lun 8 Sep - 22:25



On avait fini par se faire tuer dans une voiture, mais bon, c’était aussi ça un peu l’aventure avec Blake. Il faut dire que j’aimais ses allures maladroites et innocentes. C’est un peu ce qui faisait le charme de la demoiselle. Il n’y avait pas que cela bien évidemment.

Mais si je devais vous faire tous les détails qui faisaient que je considérais cette fille extrêmement chère à mon cœur, on ne serait pas sorti de l’auberge même très, très loin de la porte. Mais ce n’est pas là le plus important à retenir, ce qui est important, c’est que Morgane compte à mes yeux. Et que je donnerai tout pour la protéger même de ceux qu’elle pense être ses alliés. Je pourrais ou devrais du coup la protéger de moi-même, mais ne me considère pas comme un élément perturbateur. Je ne lui ferai pas de mal, pas volontaire, pas physiquement et pour ce qui est du psychisme, je ferai de mon mieux.

Je sais que je lui fais du mal pour le coup, mais ce n’est pas contre elle, pas contre le monde, juste mon devoir. Je fais ce que je pense le mieux pour la légion - ma famille. Même si à mes yeux, cette jeune femme en fait aussi parti. Disons qu’elle a rapidement gagné le droit de grader dans mon estime ce qui fait que j’éprouve autant d’affection pour elle, bien que pour le moment (Oui, parce que l’on n’est jamais sûr à cent pourcent) il n’y a rien d’amoureux avec nous. Puisqu’elle fréquente aussi ce Jayson dont la tête ne me revient vraiment pas - ce n’est pas de la jalousie juste de l’inquiétude pure et dure.

Je m’inquiète pour elle, son mental, sa santé, dès que je la vois, mes yeux scrutent ses traits recherchant la moindre trace de tristesse, de douleur, et tout ce qui pourrait apparaître sur sa peau. Sa peau. Ce velouté. Toute sa silhouette dans le fond. C’est dur de la regarder avec ce mec, parce que je me considère comme son grand-frère. Vous savez le gars qui est sensé aller défoncer les dents du mec qui approche de sa soeur, si c’est pas un bon type et si c’est un bon gars, lui faire le coup du tu lui fais du mal, t’es mort. Bah j’aurai peut-être dû, bien que je pense que vu mes regards sérieux et très noirs, Jayson a du piger le message assez rapidement.

Cependant, connaissant légèrement ce mec, je doute que cela l’arrête et j’ai peur pour Morgane. Je connais son attachement pour les hommes, alors la voir se faire briser une fois de plus, cela ne me plait pas du tout. Je préférai la protéger sans cesse, mais mon père m’a aussi appris qu’on devait faire ses armes seuls. Même si ce n’est pas la référence en la question. Mon géniteur n’a même pas été capable de protéger ma mère et voilà que sa voix venait me faire la moral aussi loin de chez moi. Rageant. Secouant la tête, je secouai ses pensées pour rester concentrer. On n’allait quand même pas finir dans un fossé par ma faute, son père me tuerait et je pense que je me tuerai aussi de la blesser. Gardant un léger sourire sur mes lèvres, je roulais avec prudence mais sureté.

Souhaitant ne pas dériver de mon côté galant, j’ajoutai « Vous devriez peut-être me châtier en me faisant payer l’hôtel aussi, non ? » Je lui fis un petit clin d’oeil, de toutes manières, je ne comptais pas la laisser payer nos victuailles. Pour moi, elle fournissait le véhicule et puis merde, c’est moi le mec. Je dois payer forcément. Enfin, pas forcément là ça fait macho mais prendre soin d’elle, c’est mon job - tout en la respectant logique. Enfin logique pour moi, pas pour tous, je sais. Nous avancions en silence. J’écoutais la musique, tout en regardant route, panneaux, véhicule, attentif et maniant notre voiture avec une aisance d’un type qui avait déjà fait de longues heures au volant. J’adorais rouler. J’aimais aussi les moto pour la peine. Disons que cela changeait plutôt radicalement des pégases et plutôt en bien. J’aimais cette sensation de vitesse, que tout est possible mais en restant dans le monde « normal », pas de demi-dieux, juste toi et ta caisse. J’adore sérieusement. Sa question me prit au dépourvu.

Avec un peu de chance, nous arrivâmes à un péage (Aucune idée si y’en a xD), alors je pris le temps de sortir la monnaie normale, ah la normalité, pour payer notre passage. Avant de poursuivre, saluant la personne derrière son guichet avec un air banal pour changer de normal. Puis, les minutes avaient passées. Alors je me mordais lèvres ne la regardant pas directement. « Je suis un partisan, comme toi. » Insistant sur cette phrase. Je ne mentais pas, j’agissais pour eux et comme eux, mais actes sans être sanguinaires comportaient exactement le même cahier de tâches qu’eux et pour ma fierté personnelle je le remplissais certainement mieux que la plupart. Je tournais le regard vers elle. « Je ne te laisserai jamais, tu le sais ? » Encore une fois, de la sincérité, je ne pourrai pas laisser à vrai dire. Je comptais trop sur elle dans ma vie. Je remarquais que cela faisait quelques heures déjà qu’on roulait. « Aurais-tu faim ? » lui demandais-je décidant de clore notre conversation de manière définitive.

lumos maxima
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MessageSujet: Re: Tu vis dans mon coeur, Qu’importe leurs discours, Tu vivras dans mon coeur, Toujours... [Adrian]   Mer 10 Sep - 14:00

Adrian ∞ Momo
Le problème ces derniers temps, c’était la présence d’Adrian chez les partisans. Je ne dis pas que c’est une mauvaise chose qu’il soit là, non au contraire. C’était reposant de pouvoir me confier à lui sans avoir peur qu’il prenne mes paroles pour autre choses. Même s’il n’appréciait pas vraiment Jayson, étrange d’ailleurs quand on savait que Jayson m’avait sorti de ma vie bien rangée pour rejoindre les partisans, sans lui Adrian ne me connaîtrait pas, n’aurait jamais eu le loisir de conduire ma voiture qui lui plaisait quand même énormément. Il n’y a qu’à voir la concentration avec laquelle il conduisait aujourd’hui. Cela aurait même pu être casse pied si je n’avais pas été habitué. Il est vrai que lorsque je conduis, je parle beaucoup, je ne suis pas vraiment concentrée, ce qui explique d’ailleurs mes nombreux problèmes au volant, cela doit être dû à mon hyperactivité de demi-déesse. La bonne excuse pour dire que je conduis mal, tout passait par le côté divin de la chose, ce qui était loin d’être toujours véridique dans mon cas. Pour Adrian, c’était tellement différent, en le regardant conduire, on avait l’impression que rien ne pourrait réellement le détourner de cette mission qu’il s’était fixée. Je baissais les yeux sur mes genoux, la politique des romains était tellement plus compliquée que celle de Grecs, comment faisaient-ils pour ne pas craquer ? J’étais intimidée en sa présence, il semblait inébranlable, je ne savais pas vraiment la raison de son départ chez les romains, lui en parler risquait de réveiller des remords chez lui. Il n’était pas du genre à abandonner ses proches, peu importe comment les autres le voyaient. On n’était pas devenu des brutes sanguinaires en changeant de camp, nos sentiments n’avaient pas changés. J’étais la première à être triste de la perte de certains grecs, j’étais bien contente de ne pas avoir à porter les armes. Qu’est-ce que je ferais sinon ? Oserais-je porter les armes contre mes anciens alliés, je n’enviais pas la position des combattants.

Sa proposition de le châtier sur le paiement de notre chambre me fit doucement rire. Le connaissant, c’était plutôt l’inverse qui l’embêterait. Le problème c’est que j’ai de l’argent, bien plus que la plupart des partisans, des demi-dieux en général. Je comprends qu’Adi veule payer, pour ne pas me devoir tant de choses, pour ce côté légèrement macho qu’on tous les gars en fait. Ils détestent qu’une fille paie, j’essaie de le laisser payer, mais pas sur toute la ligne, c’est tout simplement impossible. Je ne pourrais plus jamais me regarder dans une glace, j’aurais la désagréable impression de profiter de lui, c’est ce que je reproche le plus aux gars, je ne veux pas être comme eux. Je lui déposais un rapide baiser sur la joue, avant de me remettre à ma place, ne voulant pas le déconcentrer tout en lui répondant gentiment.

- Hors de question que tu paies tout le voyage Reynolds, je t’exploite en te faisant venir avec moi, conduire et payer la nourriture. Donc je paie l’hôtel et ce n’est pas négociable.

Juste lorsque je disais ça, nous arrivions à un péage. Je n’eus même pas le temps de regarder le prix qu’il avait déjà payé la somme dû à la madame, je lui adressais un signe amicale de la main tandis que Reynolds reprenait de la vitesse pour continuer notre traversée. Voilà, deux secondes d’inattention et lui en profitait pour tout payer. Je n’aurais jamais le dernier mot, nous allions nous battre pour payer tout jusqu’au bout. Je lui lançais un regard comme pour le réprimander, mes yeux devaient bien me trahir, je le trouvais trop mignon de toujours vouloir être parfait. Comme s’il avait besoin de ça pour l’être à mes yeux, le simple fait d’être avec lui me remplissait de joie. Je n’avais pas besoin de ça, mais ça semblait lui tenir à cœur, qui suis-je pour m’opposer à ses envies. J’abandonnai la lutte pour l’instant, je trouverais bien le moyen de lui glisser de l’argent quand il aurait l’esprit ailleurs, tu ne perds rien pour attendre Reynolds, pour que je te laisse tout payer il va en falloir du temps.

Ma question ne le déstabilisa pas tant que ça. Il récitait des paroles qu’il devait se répéter à lui-même. Se convaincre soi-même avant de convaincre les autres, c’était la clé mais je n’étais pas sûre de le croire. Non, il était trop parfait pour être partisan, je secouai la tête d’un air buté, surtout que soyons clair, la comparaison sur le fait qu’il était aussi partisan que moi, c’était totalement foireux, je n’étais même pas sûre d’avoir le titre partisan, je dirais plutôt de moi que je fréquente des partisans. Je lui répondais en le fixant, incapable de détourner le regard de son visage.

- Je ne suis pas sûre d’être la partisane la plus investi dans cette mission, ce ne sont pas spécialement mes frères d’armes. Je suis dans le camp qui accepte que je retourne chez moi sans avoir à demander une autorisation écrite, signé par je ne sais quel être divin. Je ne posais pas la question pour te mettre à l’aise, c’est juste que pour moi tu es trop parfait pour suivre le but que suive les partisans. J’ai pas envie de te perdre Adrian, tu es mon meilleur ami.

Bien sûr que je savais qu’il ne me laisserait jamais tomber, enfin parfois j’en doutais. J’étais pas parfaite, je n’étais pas romaine comme lui, j’avais beaucoup moins le sens du devoir que lui, et si un jour il me trouvait pas assez intéressante pour être sa meilleure amie, qu’il me trouvait lâche et trouillarde. Tout cela était tellement vrai, se préparer à une rupture ce n’était pas simple pour moi. J’avais tellement l’habitude que les gens ne prennent plus de gants pour s’adresser à moi. Je fronçais les sourcils tout en détournant le regard prudemment, je ne voulais pas qu’il puisse lire les doutes qu’il provoquait en moi, j’avais confiance en lui mais je pouvais comprendre que je puisse lasser, ce ne serait pas la première fois. La rupture n’était pas plus facile pour autant à force, non les douleurs des êtres qui me tournaient le dos étaient marqués au fer rouge, j’avais beau avoir papa, mes amis comptaient quand même, même si je prétendais le contraire. Le message dans sa question était assez clair, même pour moi, laissé tomber. Il s’attendait à ce que je le trahisse en le balançant si j’allais au bout de la conversation. Néanmoins, je n’avais pas l’habitude de m’opposer aux autres, je désignais une enseigne colorée du bout des doigts lui montrant par ce simple geste que j’acceptais ses choix. Peu importe ce qu’il faisait, ce qu’il disait, ce qu’il était, rien ne changerait pour moi, j’étais son amie, c’était la seule chose qui comptait.

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MessageSujet: Re: Tu vis dans mon coeur, Qu’importe leurs discours, Tu vivras dans mon coeur, Toujours... [Adrian]   Sam 13 Sep - 21:00



Je levai les yeux au ciel en l’entendant dire qu’elle paierait mais de toutes manières, je ne pensais pas avoir le dernier mot avec la demoiselle à moins de ruser et de glisser mes propres billets dans son sac mais bon, on ne tentera pas le diable. Cela ne risquait pas de plaire. « Comme il vous plaira, mademoiselle Blake. Il en sera fait selon vos désirs. » Mon oeil pétillait toujours quand je lui donnais de pareilles phrases mais j’aimais bien et puis j’étais bien élevé alors pour ne pas en jouer un peu. J’en avais bien le droit bien que ce soit une constante mission pour moi d’être avec elle ou n’importe quel partisan et je ne parlais même pas de Dael, là, c’était très sport tout à coup.

Sa question venait de me déstabiliser. Est-ce qu’elle avait des soupçons ? Pourtant j’agissais de la manière la plus partisane possible tout en restant évidemment moi-même, hors de question de devenir un psychopathe. Même s’il parait que l’on a tous une part ainsi en nous. Mais ce ne serait pas moi. Non, je serai toujours moi-même, avec mes défauts et qualités, je suis quelqu’un de vrai. Je me bats pour la légion certes mais aussi pour ce que je pense être vrai. L’amitié qui me lit à Morgane est une bonne raison de mettre ma vie en danger. J’y tiens à cette fille. Elle est mon pilier même si elle ne s’en rend pas encore bien compte mais ce n’est grave, cela prendre le temps qu’il faut et en attendant je serai à ses côtés quoiqu’il arrive. Je tiens trop à elle. Le problème c’est que même si Morgane restait la plus importante dans mon coeur, je ne pouvais pas lui donner la vraie raison de ma présence parmi les partisans.

Je n’en avais pas le droit. Ma couverture risquait de sauter bien que la partie sur mon père soit plus que vrai. Je voulais me venger mais pas en lui écrasant le nez ou lui fichant une hache dans le dos, non pas comme ça, ce serait trop simple. Je veux lui montrer à quel point son fils, son lâche de fils, peut être un fier combattant ! Je lui prouvera et personne ne m’en empêchera et puis Octave compte sur moi quand même. Je dois honorer mes serments fait à Rome, les tatouage sur mon avant-bras ne trompèrent pas. Je regardais Morgane du coin de l’oeil, me demandant si elle allait me croire bien que je restais sur perplexe sur le fondement de sa question, comment pouvait-elle que je ne sois pas un partisan. Pensait-elle à autre chose ? Indiscernable dans ses yeux. Je devrai patienter.

Mes yeux restèrent bloqués dans les siens. SI bien qu’après sa réponse, je dû reprendre le contrôle de moi-même mais surtout de la voiture pour éviter de finir par la détruire et nous avec, pas sûr que monsieur Blake apprécie beaucoup que l’on apprenne cela à sa personne. Déglutissant un peu en pensant à son père, j’essayais de faire le vide dans ma tête et de ne pas répondre tout de suite. Mais les mots se pressaient déjà dans ma bouche, comme si je souhaitais immédiatement la rassurer. Je n’ai pas tenu très longtemps évidemment. « Tu es très bien comme tu es. » Mes paroles n’étaient pas vraiment celle espérer mais elles sortirent avec une étrange facilité destinée à rassuré ma meilleure amie, lui donner de l’importance, car elle en avait énormément. Bien qu’elle semble terriblement en douter. Mais tant pis, je le lui rappellerai. Bien que mes paroles me génèrent énormément, alors la route me semblait un meilleur paysage.

Humidifiant mes lèvres, j’attendis un peu pour poursuivre déjà plus maître de moi-même, pour éviter les écarts comme tout à l’heure. Ne pas s’attache plus que de raison. « Je suis un partisan, Morgane, J’agis pour le compte même si là, c’est plus pour le tiens c’est vrai. Je fais ce que je dois faire, ce n’est pas toujours évident mais ça doit être fait. » Les paroles restèrent posées. C’était si faux et pourtant si vrai. La part de vérité qui sonnait dedans était énorme, seule une personne au courant de mes actions en connaîtrait la véritable signification mais je restais incapable de réellement lui mentir. Ma main se décrocha du volant pour se poser sur la sienne, lui donnant ma chaleur, un petit sourire sur les lèvres. « Tu ne me perdras pas, Morgane. Je serai toujours là pour toi et te protéger. » Je le ferai, quoi qu’il m’en coûte. Elle ira bien et ne sera jamais un dommage collatéral. Pas tant que j’aurai toujours l’avantage sur les évènements.

lumos maxima
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MessageSujet: Re: Tu vis dans mon coeur, Qu’importe leurs discours, Tu vivras dans mon coeur, Toujours... [Adrian]   Jeu 18 Sep - 20:08

Adrian ∞ Momo
Le plus moqueur des partisans m’accompagnait. Cela aurait pu être hyper chiant d’être appelé à longueur de temps mademoiselle Blake mais c’était plaisant. Je crois même qu’à chaque fois que je l’entendais prendre des manières pour s’adresser à moi, un sourire apparaissait sur mon visage. Même si je crois que pour le coup ses paroles n’étaient vraiment pas à prendre au pied de la lettre. Je sais bien que dès que j’aurai le dos tourné, mon argent dépensé apparaîtra à nouveau dans mes affaires parce que le côté macho de mon meilleur ami prendra le dessus. Oui, je n’ai jamais compris comment les gars pouvaient être aussi sûrs de leur supériorité. Même mon père, homme que j’aimais le plus au monde, personne pour laquelle je ferais n’importe quoi, par moment je le trouvais terriblement macho, au point même que ça me décevait parfois. Je sais bien que tout le monde à ses défauts mais de le voir jouer comme ça avec les femmes, ça me plombe le moral. Si je n’étais pas sa fille, il m’aurait jeté comme une merde moi aussi. Pourquoi je voyais clair dans le jeu de mon père alors que dès que ça me touchait j’étais toujours aussi innocente et naïve. Je savais bien qu’Adrian le savait aussi, il n’en profitait pas, c’était peut-être pour ça que je m’entendais si bien avec, même si je dois reconnaître qu’il n’était pas le seul gars avec qui j’étais amie, sauf qu’Evan ça avait commencé bien différemment. J’avais couché avec lui mais c’était le seul qui ne m’avait pas pris pour un pigeon, il avait pris des pincettes pour me faire comprendre que ça ne marcherait, pour le coup je lui en étais reconnaissante. J’en avais marre d’être malmené et j’espérais que Jayson serait le bon, même si personne à part nous, moi, ne semblait y croire. Seul Adrian s’était démarqué des autres, il ne m’avait jamais dragué, je ne lui plaisais tout simplement pas. Si parfois ça me faisait mal de me dire ça, peut-être qu’il valait mieux qu’il ne me trouve pas belle. Au moins notre relation n’était pas vouée à l’échec comme 99% de mes relations.

Ses yeux vinrent croiser les miens, je n’aurais pas dû mettre en doute son appartenance aux partisans, ce n’était pas ma faute. J’espérais ne pas l’avoir vexé, je savais mieux que personne ce qu’était le fait de ne pas se sentir à sa place. Même chez les partisans par moment, j’avais l’impression que je n’étais pas chez moi. Si je revenais c’était uniquement parce que mon cœur appartenait à Jayson, que j’espérais que ma présence l’aidait à étouffer sa soif de vengeance même si j’en doutais. Si je partais est ce que ça briserait mon amitié avec Adrian est ce qu’il ne voudrait plus me voir ni me parler tout comme Hailey ? Cela me fichait une frayeur immense, je le trouvais tellement gentil, prévenant, protecteur, j’avais tellement besoin de sa présence derrière moi, il me permettait de garder la tête hors de l’eau. Ses paroles ne me comblèrent pas de joie, il aurait presque pu dire tu n’es pas assez bien pour moi que ça aurait eu le même effet. Il semblait lui-même ne pas y croire. Oui j’étais bien comme j’étais, j’ai bien conscience que je ne suis pas moche, pas du tout même, il n’y a qu’à voir la façon dont je peux vite finir dans le lit des gars, étant donné que ce n’est pas dû à ma conversation ni à mon argent, je me doute bien que c’est mon cul qui plaît.

Je fermais les yeux devant son rappel à l’ordre. Il me voyait comme une profiteuse, il agissait pour mon compte, dire que je voyais ça comme une amitié moi, ses paroles me blessèrent, je n’osais pas dire un mot à présent. J’aurais voulu lui expliquer que je ne voulais pas d’un garde du corps mais d’un ami, je voulais juste pouvoir passer du temps avec lui sans avoir à me poser des questions. Il me voyait comme un bien matériel à protéger. J’écoutais la musique la trouvant bien plus triste tout d’un coup. Qu’est-ce qu’on peut répondre à ça excepté le fait que je me laissais emporter par mes sentiments, si mêmes avec mes amis j’avais des problèmes, j’allais vraiment finir dans un couvent, complètement barré. A ma connaissance, je suis la seule à avoir ce genre de problème de cœur. Je murmurais après une bonne minute de silence ou seul la musique empêchait l’atmosphère d’être lourde.

« D’accord, tu es un partisan, tu agis pour toi. Est-ce que mon père te paie pour que tu veilles sur moi et que tu m’accompagnes ? »

Je me pose juste la question qui ne me paraît pas si dénuée d’intérêt que ça, il me faisait peur d’un coup. Je savais bien qu’il ne m’abandonnerait pas, il ne l’avait jamais fait. Sa main avait quelque chose de réconfortant mais j’avais un peu peur qu’il agisse par intérêt. Je refermais mes doigts sur les siens, caressant doucement sa peau. J’avais besoin de sa présence à mes côtés, je voulais juste une parenthèse positive dans cette vie ou tout était trop négatif. Une fois la voiture arrêté devant ce qui semblait être un assez beau restaurant, bien côté je déposais un bisou sur la joue de mon meilleur ami, ma bonne humeur revenue.

« Je ne vous laisserais jamais tomber non plus monsieur Reynolds, j’ai mis trop longtemps avant de vous trouver, maintenant c’est à la vie à la mort. »


Je me détachais, lâchant à contre cœur sa main, à quel moment avait il prit autant de place dans ma vie pour que le simple fait de ne plus avoir sa chaleur contre la mienne me déplaise. Je sortis de la voiture vérifiant au passage l’état de celle-ci, ce n’était pas un manque de confiance en Reynolds, plutôt que je n’avais pas envie de voir en revenant qu’elle était enfoncée et lui hurler dessus alors qu’il n’était pour rien. Une fois sûr que la voiture n’avait rien, je m’installais contre le capot en attendant qu’il me passe devant pour le suivre. Ah Adrian si tu savais à quel point je me fiche que tu ne sois pas un partisan comme les autres, tu es tellement plus important que ça pour moi, mais tous ces non-dits allaient détruire notre confiance, pourtant je ne pouvais pas le forcer à me parler.
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MessageSujet: Re: Tu vis dans mon coeur, Qu’importe leurs discours, Tu vivras dans mon coeur, Toujours... [Adrian]   Sam 20 Sep - 16:48



Je voulais la rassurer qu’elle comprenne que tant que je serai là, elle sera en sécurité. Non pas que je doute qu’elle soit capable de se défendre. Je suis certain qu’elle pourrait. C’est juste qu’elle peut paraître tellement innocente parfois que 4a me fout un peu les jetons. Il faudrait être un connard fini pour s’en prendre à elle, c’est sûr, mais tout peut arriver puisque des connards y’en a partout.

Triste monde, j’en conviens, ce qui confirme simplement que je souhaite la protéger de toutes menaces qui pourraient l’atteindre. En bon frère ou ami ce que vous voulez mais ce sera fait ainsi, personne ne touchera à Morgane tant que je serai dans les parages. Il serait aussi temps qu’elle s’en rende compte qu’elle est légèrement collée avec moi. J’espère d’ailleurs que cela ne lui déplait pas trop mais même son père a l’air de me faire confiance alors bon je ferai mon devoir de meilleur ami, passant outre mes devoirs de légionnaire puisque je serai sensé la tuer.

Bien que ce ne soit pas mon ordre de mission pour que celui est clairement cité « Espionner » et non pas tuer ou ne pas se faire des amis parmi les partisans. Techniquement, aucunes règles n’est rompues. Alors, je vais poursuivre de cette manière-là le temps que je le peux encore, surtout pour Morgane. Elle compte énormément pour moi, ce n’est pas le moment de rompre mes promesses et faillir encore une fois. J’espérais qu’elle puisse en croire en mes paroles mais surtout en moi. Qu’elle comprenne que je ne lui veux aucun mal et que même si je ne lui dis pas tout, ça ne changera rien à mes sentiments à son égard. Et aussi qu’elle comprenne que si Jayson lui fait du mal, je vais lui faire compter ses dents après les avoir détacher de ses gencives. Sûr que de ce niveau-là, je ne vais pas me gêner de lui faire tâter de mon poing métallique dans la tronche. Je ne peux vraiment pas blairer ce gaillard.

Il va falloir que je dise à Octave de s’en méfier d’ailleurs. A choisir je préfère Dael, il est moins con et surtout il ne touche pas vraiment à Morgane lui. Bref, la fille de Déméter n’est pas vraiment la raison numéro de chacun de mes actes évidemment mais elle est dans de nombreux quand même. Un petit rire m’échappe à la mention de son père. Je secoue doucement la tête, « Non, ton père n’y est pour rien pour le fait que je te colle aux fesses, ma chère. » Je roule encore un peu, dépassant une voiture allant vraiment trop lentement à mon goût. « Je veille sur toi, parce que c’est mon devoir, miss Blake. » C’était bien vrai et pas du tout dérisoire. Je m’en étais fait mon ordre privé. Protéger Morgane et la rendre heureuse c’était là mon rôle de meilleur ami. On roulait encore un peu quand je sentis sa main se poser sur la mienne. Un sourire affectueux traversa mes traits alors que je lui jetais un petit coup d’oeil, assez attendri il faut le dire.

Puis, Morgane m’indiqua un restaurant qui avait une assez bonne tête. Je nous dirigeais dans le parking, effectuant un parcage parfait évidemment, je suis parfait. Ou pas. J’accueillis son baiser comme une marque qu’elle acceptait mes secrets et que cela ne changerait rien. Un soupire m’échappa. J’étais effectivement soulagé pour le moment du moins. Je répondais sérieusement « Et bien ça tombe bien, je compte bien vous garder en vie très longtemps, mademoiselle Blake. » Lui faisant un clin d’oeil, je coupais le contact le temps qu’elle sorte. Bien qu’un léger grognement m’échappa quand je vis qu’elle n’avait pas attendu que je lui ouvre la portière. Levant les yeux au ciel, je me dis que je le ferai pour le retour. A mon tour, j’ouvrais la porte pour la rejoindre. Une fois à sa hauteur, je lui tentais le bras, uns sourire galant aux lèvres. « Mademoiselle Blake, veut-elle bien me faire l’honneur d’être ma cavalière en ce jour ? », j’adorais jouer au gentleman avec elle, avant de me diriger vers l'entrée avec elle.

lumos maxima
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MessageSujet: Re: Tu vis dans mon coeur, Qu’importe leurs discours, Tu vivras dans mon coeur, Toujours... [Adrian]   Mer 24 Sep - 11:30

Adrian ∞ Momo
Il est dit que la différence entre des amis et une relation de couple, les vrais amis, pas ceux que l’on se fait tous les quatre matin, eux ils ne comptent pas vraiment. Non la véritable différence c’est les relations sexuelles que l’on a avec sa relation de couple. Un peu comme si être en couple était une version améliorée d’ami. Je ne suis pas sûr que cette définition me concerne moi en tant qu’être humain, j’ai conscience que la relation que j’entretiens avec Adrian est bien plus épanouissante que celle avec Jayson, mais je crois que ce qui la rend merveilleuse c’est justement de ne pas avoir de relation sexuelle avec, ou même de bisou pour le coup. Non pas que je trouve qu’être couchée contre un homme soit répugnant, bien au contraire. Il n’empêche que ça enlève une certaine paire de magie, je n’irais cependant pas jusqu’à dire que je tiens plus à Adrian qu’à Jayson, ce serait un mensonge. J’aime chacun de ces hommes à leur façon et si je suis capable de faire des voyages presque tous les jours avec le premier, je dois reconnaître que retrouver le second me fait un bien fou moralement. Sur le coup malheureusement, parce qu’il n’est pas vraiment le prince charmant dans toute sa splendeur, j’irais même jusqu’à dire qu’il est insupportable parfois mais ça n’empêche pas que je l’aime. Après tout s’il était parfait, il m’aurait trouvé un peu avant et m’aurait empêché de me faire avoir par tous les gars du monde. Je crois que Papa n’aime pas trop Jayson, pas parce qu’il le connait personnellement, plutôt parce que je suis amoureuse et que mon père sait qu’à chaque fois ça finit mal, j’aimerais bien prouver le contraire, s’il y a bien un gars en qui j’ai confiance pour faire durer notre couple c’est Jayson, malgré tout ce qu’en pense Adrian. Il n’empêche que c’est quand même le seul gars au monde qui reste à mes côtés sans tenter une seule chose, il a donc le droit de râler, même si pour le moment, c’est surtout rire qui l’intéressait.

Ma phrase avait donc quelque chose de drôle, je posais un regard sur lui sans dire la moindre phrase. Me contentant d’analyser mentalement ce qu’il disait. Au moins, j’étais rassurée que papa n’ait rien à voir dans cette histoire. Je n’aurais pas aimé qu’il me paie des amis, clairement et je crois même que je serais rentrée dans sa salle de conseil. Je l’avais fait par trois fois déjà et je crois qu’il n’aimait pas ça. Déjà parce que j’ai une fâcheuse tendance, d’après lui, à accaparer l’esprit des gens quand je gueule. La faute à qui s’ils ne sont pas concentré à la base. Je me rappelle la dernière fois que j’ai hurlé, j’ai cru que le petit nouveau du conseil allait mourir, déjà il s’est étouffé avec son café, son visage est devenu rouge pendant qu’il toussait. J’ai même roulé des yeux puisqu’il était légèrement déconcentrant comme gars. Donc oui, papa avait bien fait de ne pas mettre son grain de sel, et sa monnaie dans notre relation. Je tournais la tête vers la voiture qu’il dépassa tandis qu’il me disait que c’était son devoir de veiller sur moi, que Zorro fasse attention, j’ai l’impression qu’Adrian est meilleur que lui et ça sans avoir besoin d’une double identité, il protège la veuve et l’orphelin ou peu importe qui en fait, ce partisan est un génie.

Nous venions de tourner dans ce petit parking lorsqu’il sortit la phrase la plus mignonne au monde, sérieux ce mec est véritablement parfait. Je ne comptais pas non plus mourir mais il vaut mieux être deux à veiller sur ma personne, on ne sait jamais, il suffisait d’un moment d’inattention, du coup j’acquiesçais rapidement avant de me tourner complètement vers lui, ce qui n’est pas si simple dans une voiture. Malgré cela, on peut tout de suite comprendre l’importance de l’acte, c’est bien plus sympa de se tourner pour faire face à la personne, plutôt que de regarder l’enseigne d’un restaurant. Je le fixais, lui, son regard pétillant, cette force tranquille de la nature à qui tout semblait réussir et qui était finalement si différent de moi. Est-ce que les contraires s’attirent, je n’en sais rien mais il est la personne qui me manquait, véritablement.

« Je ferais tout pour rester en vie monsieur Reynolds, votre sollicitude à mon égard me touche, je vous confie donc ma vie puisque vous semblez meilleur que moi pour en prendre soin. »

Alors, pourquoi ne pas avoir attendu qu’il vienne m’ouvrir la porte, je savais bien qu’il râlerait, son grognement me fit même sourire. Non mais je n’étais pas une princesse non plus, mon monde refusant que j’ai les ongles longs, que je puisse mettre du vernis tous les soirs, je ne trouvais pas l’utilité d’attendre qu’un chauffeur vienne m’ouvrir. Même lorsque j’accompagnais Papa en déplacement,  j’avais appris au chauffeur à force de persuasion que cela ne servait à rien de m’ouvrir, j’étais assez grande pour le faire. Reconnaissons cependant que monsieur Reynolds ne manque pas de créativité pour parvenir à ses fins. Je m’attendais à ce qu’il prenne les devants pour le suivre, nada tu t’es plantée ma belle. Il me tendit son bras avec une petite phrase tout aussi mignonne que sa posture. Le laisser là en plan aurait été une bien fâcheuse idée, je me fis donc un devoir d’attraper ce bras avec délicatesse. Je n’avais plus guère d’espoir sur le fait de passer pour des gens normaux. Non, il allait tout faire dans les règles de l’art mon meilleur ami très content de pouvoir en profiter. Par chance pour nous, la porte était ouverte, il n’aurait pas à la tenir pour me laisser passer. Nous nous contentions de la franchir, déclenchant une sorte de sonnette qui me fit me tenir sur ses gardes. Satané monde, j’avais pris des réflexes inutiles de ma vie de demi-déesse, comme si un monstre apparaissait à une sonnette, n’importe quoi. Le serveur nous lança un regard attendri comme si nous étions des bébés phoques. Il nous indiqua une table en nous appelant petit couple. Je ne voulais pas frustrer ce bel élan de gentillesse, surtout qu’il m’avait reculé la chaise, piquant certainement l’idée à Adrian. Je m’asseyais donc sur ma chaise, docile avant de fixer mon meilleur ami lâchant d’une voix amusée.

« Je suppose que même si nous disions que nous ne sommes que des amis, vu la façon dont nous nous comportions, il ne nous croirait pas. Donc assieds toi bébé, tu as l’air d’un imbécile à te tenir debout, je me relèverais certainement pas pour que tes bonnes manières soient comblées. »

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MessageSujet: Re: Tu vis dans mon coeur, Qu’importe leurs discours, Tu vivras dans mon coeur, Toujours... [Adrian]   Jeu 2 Oct - 18:54



Ah cette jeune femme... un sacré bout de femme. Elle ne comprendra sans doute jamais à quel point elle a cette importance dans mon esprit et mon regard. Je ne sais pas si elle le voit, ce reflet qui brille, franchement je ne sais même pas si moi je le vois. Je ne pensais vraiment pas m’attacher aux partisans mais ça c’est fait tout seul. Même Dael me fait douter. Devrais-je déprimer d’avoir des idées différentes en tête - différentes de mon code de conduite ?

Autant Morgane n’est pas le genre de partisane qu’on peut caractériser dans les cours pour les petits nouveaux qui découvrent les demi-dieux et les dieux que Dael est vraiment le type parfait pour illustrer nos propos mais pourtant... sauf que je ne suis pas un traître et ne cautionne clairement pas les actes des partisans en principe. Je ne compte pas aider Gaïa à se réveiller, ce serait contre mes principes, voilà pourquoi je donne des informations à Rome pour éviter cela. Il est clair que je n’arrive certainement pas à saisir pourquoi ils veulent à ce point-là se venger de leurs parents divins aux détriments de personnes exactement comme eux. C’est bien plus compliqué que le simple problème Gréco-romain, est-ce qu’il y a un rapport plus complexe qu’il faut un méchant dans chaque histoire pour qu’elle soit intéressante ? Aucune idée. Ce serait vraiment une piste à creuser.

Mais les révélations pourraient être effrayantes. Ne pensez-vous pas que ce serait le comble de se rendre compte que nous n’aurions pas de volonté propre que ce serait de simples personnes qui s’amuseraient avec notre enveloppe corporelle et nous donnerait des ordres - ordres qui deviendraient nos actions de la vie quotidienne. Peut-être que certaines personnes - dans ce cas-là, nous ne serions plus des personnes à proprement parler certes - seraient sans doute heureuses de s’en rendre compte. Tous les crimes ne seraient pas de leurs faits. C’est magique... non je préfère cette stupide utopie du libre arbitre. Bien revenons-en à la vie réelle. Nous étions arrivés devant un restaurant avec mademoiselle Blake. Je sortais donc pour lui présenter mon bras et l’amener à l’intérieur, comme un gentilhomme dans le fond.

Ce que je ne suis pas exactement mais ça me plaisait de prendre soin des femmes, en particulier de Morgane. La galanterie ne tuera personne. Je lui souris presque avec tendresse disons surtout de l’affection, « Je compte bien prendre soin de votre vie et de tout faire pour qu’elle soit embellie aux moindres instants, chère mademoiselle Blake. Vous pouvez donc compter sur moi pour garder un œil sur votre splendide silhouette. », concluant mes paroles d’un clin d’œil, j’attendais. Je souhaitais effectivement que ce coup-ci elle prenne mon bras et ne se tire pas vers le restaurant sans moi comme elle était sortie de la voiture m’empêchant d’agir comme un homme. Ce n’est pas parce qu’on ouvre une porte à une lady qu’on est un homme certes, mais bon, c’est toujours amusant de le faire surtout lorsqu’on est attaché à cette personne.

Ah la galanterie... bien miss Blake se décida à ne pas commettre un geste impardonnable qui m’aurait poussé à la soulever comme un sac à patates pour lui apprendre à faire des vents au bon garçon bien élevé, que je suis évidemment. On prit donc le chemin de l’entrée du restaurant qui à mon malheur était déjà ouverte (naa), oui bon ça c’est de la politesse mes chers amis pas de la galanterie bien que je l’aurais fait de tout de même. Je la guidais à l’intérieur là ou un serveur nous indiqua une petite table un peu à l’écart, bien, au moins depuis là on aurait une bonne vue sur l’ensemble de la salle et donc pas de mauvaises surprises. Oui, je suis avant-tout un soldat. Je regardais Morgane s’installer. Je préférais la laisser choisir sa place, bien que je me placerai de manière à surveiller l’entrée du restaurant. On n’est jamais trop prudent.

Je grognais avec un petit rire, jetant un regard méfiant au serveur qui piquait mes idées. Je tirais ma chaise et me laissais tomber dessus - avec élégance attention, puis croisais le regard de ma meilleure amie en souriant avec douceur. « Ce n’est pas très gentil de me traiter d’imbécile ma chère. » Avec un sourire malicieux, je fis serpenter ma main jusqu’à la sienne pour l’emprisonner entre mes doigts, savourant son doux velouté par la même occasion et chuchotais pour elle. « A la fin du repas, je peux me mettre à genoux et faire semblant de te demander en manière, on éviterait de payer le repas et plus on aurait du champagne gratos... » Ah qui a dit que les soldats ne savaient pas s’amuser aussi. Je lâchais à contrecœur sa main pour jeter un coup d’oeil à la carte. « Quelque chose qui t’intéresse, princesse Blake ? » Je fixais les menus du jour avec un petite moue, me décidant à tourner la page pour trouver quelque de plus adéquat, avant que le serveur qui regardait un peu trop ma meilleure amie, ne revienne.

lumos maxima
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MessageSujet: Re: Tu vis dans mon coeur, Qu’importe leurs discours, Tu vivras dans mon coeur, Toujours... [Adrian]   Sam 4 Oct - 11:41

Adrian ∞ Momo
Ce gars est tout simplement impressionnant, quand est ce que j’avais remarqué qu’Adrian n’était pas un gars comme les autres je ne saurais le dire. Pourtant je regardais mon meilleur ami avec un regard très étrange essayant de déchiffrer ce défi qu’il présentait à mes yeux. Non ce n’était pas quelqu’un comme les autres, tellement différent, c’était certainement le seul gars de qui je n’étais pas tombé amoureuse bêtement. Il avait mis cette barrière entre nous sans que je n’en ai vraiment conscience, un peu comme s’il avait indiqué à mon cerveau c’est comme ça et tu n’as rien à dire, ni penser, nous serons ami mon mieux. S’il arrivait à communiquer à mon cerveau aussi facilement, peut être devrait il lui indiquer qu’il faudrait me rendre amoureuse uniquement de Jayson, cesser de chercher une porte de sortie si ça dérapait. Je refermais mes poings doucement, sans me faire mal, il fallait que je cesse mon pessimisme, Jayson était quelqu’un de bien, enfin pas toujours. Il serait capable de trancher la gorge d’une personne uniquement parce qu’elle s’était approché de moi, je ne dis pas que dans le cas où cette personne me voudrait clairement du mal ce soit une mauvaise chose, mais la probabilité était tellement faible. Je ne voulais tout simplement pas être la raison de son sang sur les mains, même s’il avait tué avant moi et certainement qu’il le faisait toujours. Il n’y a cependant rien de mal à vouloir faire de son âme sœur quelqu’un de bien.

Mais pour le moment, cette sortie sonnait à mes oreilles comme une vague de liberté, les convenances n’avaient rien à faire là-dedans, nous ne risquions pas de nous trouver face à un monstre, à moins qu’il soit très puissant, ce que je ne recommande pas vraiment aux gens souhaitant rester en vie.  Tout en tenant le bras d’Adrian qui me guidait, me retenant aussi d’une certaine manière, j’avais envie de lui souffler qu’on ne risquait rien, qu’il pouvait se détendre mais je savais que peu importe mes paroles, il serait inquiet. Il était bloqué dans ce monde dangereux, incapable d’en sortir et tout pour lui devenait un danger à ma personne. Par moment, j’avais l’impression de voir Hailey en lui, en cependant bien plus agréable et bien moins buté sur les deux mondes. Je ne suis même pas sûr qu’Adrian veule qu’on détruise les camps, est ce qu’il faudrait que je change de camp avant que tout cela dégénère, prendre part à cette guerre me paraissait d’une telle stupidité, à quoi bon risquer encore et toujours nos vies pour des êtres qui n’en valent peut être pas la peine. Certes ce sont nos parents, nos grands-parents et nos arrières grands parents, un truc du genre quoi. Mais merde ils sont tellement puissants que ça devient complètement ridicule que de les battre alors qu’ils peuvent certainement nous couper l’oxygène pour nous tuer sans laisser de trace. Je souris en entendant monsieur Reynolds parler de ma protection, qu’est-ce que je disais, rien ne semblait plus l’intéresser que ça. J’effleurais son bras d’un geste attendri sans pour autant avoir l’occasion de répondre puisque monsieur serveur arriva en grande pompe pour nous installer. A la façon dont Adrian observait les alentours, je me doutais bien qu’il cherchait une place pour observer qui entrait et qui sortait, j’aurais bien aimé qu’il cesse de s’inquiéter pour… pas grand-chose. On ne va pas dire rien au cas où il a raison. Cependant, j’étais certaine que je serais bien contente qu’il fasse attention si un monstre, un partisan euh pardon un grec ou un romain pas l’habitude sorry,  déboulait ici. Je sentis à son petit rire qu’il était exaspéré de ne pas pouvoir être galant à cause de monsieur le serveur guindé. Pour le réconforter je lui offris donc un sourire plein d’empathie, promis si j’allais aux toilettes, et forcément que j’irais aux toilettes, quand je reviendrais je le laisserais remettre ma chaise. Le serveur après un léger temps d’hésitation comme s’il voulait s’installer avec nous, j’aurais certainement pas accepté soit dit en passant, finit par partir. Adrian se remit donc à parler, je l’écoutais parfaitement attentive à ses paroles, plus qu’au menu que je lisais, plus ou moins puisque merci aux divinités de merde, j’avais ce fameux problème de lecture. J’esquissais un sourire et relevai vivement la tête pour croiser son regard lorsqu’il parla d’imbécilité. Je rajoutai pour sa gouverne d’une voix clairement joyeuse.

« C’était votre air monsieur Reynolds qui était imbécile, vous en revanche vous ne l’êtes pas, vous êtes charmant et c’est un plaisir de prendre un repas en votre compagnie. »

Sa main vint doucement trouver la même, la sensation m’électrisa bien plus que je n’aurais pu le prévoir. Je baissais les yeux sur nos mains liées en instant, même si c’était de la comédie comme il le disait si bien en cet instant, j’éprouvais une pointe de désespoir. Mon cœur se mit aussitôt à paniquer à l’idée que tout soit comédie et je dus faire un effort surhumain pour ne pas me laisser aller à l’abattement, je pliais doucement la main pour répondre à sa caresse y trouvant un réconfort sans limite. Puis je glissai rapidement à mon camarade.

« Bonne idée, ça t’entraînera pour ta futur copine. »

Etrangement dire ça ne me plaisait pas du tout, j’en avais rien à faire moi de sa copine, j’étais même sure que je ne l’aimerais jamais cette fille, mais bon c’était de la jalousie très mal placée et je n’avais pas le droit de l’éprouver. Du coup je la poussais dans un coin de ma tête à coup de pieds mentaux et j’éprouvais un certain malaise lorsqu’il lâcha ma main. Cependant en voyant son air sérieux lorsqu’il tournait les pages de la carte, j’eus un petit sourire. Il était vraiment très mignon dans son rôle, autant être dans le mien jusqu’au bout. Je refermais la carte d’un geste très sûre de moi avant de lui dire sachant qu’il allait être dans la merde avec ce genre de réponse.

« J’ai confiance en vous Reynolds, choisissez donc pour moi. Princesse ? déjà que m’appeler par mon nom c’est surprenant si tu mets princesse devant, ils vont tous croire que je fais partie de la royauté d’un pays imaginaire. »
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MessageSujet: Re: Tu vis dans mon coeur, Qu’importe leurs discours, Tu vivras dans mon coeur, Toujours... [Adrian]   Lun 17 Nov - 20:30



La protéger. Depuis que j’étais chez les partisans en qu’espion, c’était là ma seule ambition. Mettre hors de danger cette jeune femme. Elle n’était pas faite pour les boucheries, et ne devait pas devenir de la chair à canon. Je ne me le permettrai pas. Jamais. Pourtant trop souvent j’avais cette impression que personne n’hésiterait à envoyer Morgane en première ligne pour tester l’adversité. Oui pour le moment elle était utile, diablement importante, mais après ? Je n’aimais pas jouer sans connaître de quelles cartes je disposais.

Il en valait de la survie de la jolie brune ainsi que de la mienne pas que, si mon plan foirait, Rome allait foirer aussi. Je connaissais les risques en me portant volontaire, sauf que tomber sur l’innocence même dans un petit corps de femme, ce n’était clairement pas prévu. J’ai horreur des complications. Cette jeune femme était devenue mon amie, puis ma meilleure amie. Je n’avais jamais expérimenter un lien de ce genre avec une femme. C’était une première, cela me plaisait mais je me sentais responsable de la fille de Déméter. Ce serait une grave erreur que de l’abandonner une fois ma mission terminée. Cependant, comment faire pour éviter l’inévitable ? Un jour, elle apprendrait ma trahison et je la perdrai aussi facilement que cela, la laissant à la merci de mecs comme Jayson. Il m’était impossible de lui avouer la vérité bien que parfois, des idées de ce genre me viennent en tête.

Sauf que mon éthique de Romain m’en empêchait toujours au bon moment. Un étau se refermait en moi avec plusieurs possibilités mais pas d’échappatoire. Quoique je fasse, quelque chose se briserait. Ce ne devait pas être Morgane. Mais la légion comptait sur les informations que je pouvais leur donner. Mon père. Ma mère m’aurait soutenue mais c’était là ce qu’il lui avait fait défaut, bien que je l’ai aimé de tout mon cœur. Mais dans ce cas-là mon paternel avait eu raison de m’instruire à sa façon. Mais je pensais trop à cette fille. A Êzra. Même cet être inqualifiable de Dael m’empêchait de faire mon boulot avec la manière. J’éprouvai des sentiments. Mon père n’était pas parvenu à les tuer dans l’œuf. Tant pis pour son égo et pour ma poire.

Et maintenant je mangeais en compagnie d’une fille qui devrait être une ennemie. On peut dire que j’étais doué. J’avais reposé la liste des plats pour reporter mon attention sur mon amie, levant un sourcil fasse à sa réponse. Et puis, mes yeux roulèrent dans leurs orbites avant qu’un sourire se place sur mon visage, étirant ainsi mes lèvres. Je secouai doucement la tête, « Mon air fait parti de moi, ma chère. » Résistant à l’idée de se lancer dans un débat philosophique. Puis, je levai mon verre avec clin d’œil, « Néanmoins, j’apprécie que vous m’imaginez de cette délicieuse façon. », avant de terminer en ajoutant « Le plaisir est partagé. » Je souriais davantage en voyant son regard se baisser sur nos mains entrelacés puis sa réponse. Une légère grimace s’afficha sur mes traits. « Je ne compte pas me marier tout de suite et puis, pas avant d’avoir la bonne. » Sur ce point-là, je méditais toujours mais faire la comédie pour avoir du champagne et le repas gratuit pourquoi pas.

« Très bien, alors on verra si en arrivant au dessert nous pourrons nous lancer dans cette folle aventure, si ma princesse est toujours partante. » Entre-temps la carte se trouvait à nouveau dans mes mains, mes yeux cherchant ce qui pourrait m’intéresser en plissant les yeux pour m’aider. La voix de Morgane s’éleva, me faisant rire doucement. La regardant dans les yeux avec une légèrement lueur de défi, j’ajoutai « Très bien dame Morgane, que penseriez-vous de choisir le menu du jour pour ajouter une petite touche de surprise dans notre vie ? » Avant de hausser les épaules, appeler le serveur - le temps qu’il arrive à nous déjà et de répondre à Morgane, « Tu serais très bien en princesse d’un pays imaginaire ou non. » Le serveur semblait très lent à la détente ou alors était-ce le fait qu’il avait vraiment du mal à suivre avec le monde qui commençait à arriver. Par instinct, mes yeux se glissaient sur l’entrée pour surveiller du coin de l’œil les clients puis sur mon amie.

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MessageSujet: Re: Tu vis dans mon coeur, Qu’importe leurs discours, Tu vivras dans mon coeur, Toujours... [Adrian]   Jeu 4 Déc - 18:37

Adrian ∞ Momo
Pour la première fois de ma vie, je me sentais à ma place. Pas chez les partisans, non bien sûr que non, il aurait fallu qu’en plus d’avoir des gros problèmes de cœurs, je sois débile pour croire que les partisans étaient une belle et grande famille. D’abord les grandes et belles familles ça n’existe pas, faut pas se leurrer, il est impossible de tenir à énormément de personne, c’est un mensonge, j’aurais pu m’acheter des amis, tout s’achète dans ce monde et je regrette de devoir le penser mais les amis y compris. Pourtant, j’avais trouvé un certain équilibre dans ce monde. Certes, je ne vais pas mentir, je savais bien qu’on avait fait rentrer le mouton dans une meute de loup, je risquais d’y perdre bien plus qu’eux mais dans un même temps, certains loups étaient agréables. Et par là, je n’entends pas forcément Jayson, si je me posais pour réfléchir juste cinq minutes, je me rendrais compte qu’il n’était pas celui que mon cœur voulait voir, ce qu’Adrian s’évertuait à me faire remarquer mais mon cœur en avait toujours fait qu’à sa tête. Et puis mon meilleur ami devrait être heureux, ou feindre l’être, grâce à Jay nous étions réuni, réuni et toujours ensemble même si je m’inquiétais sur le fait que ça ne durerait pas toujours. J’avais envie de vivre ma vie en dehors de ces guerres qui ne m’intéressaient pas plus que ça. A quoi bon se battre contre les autres, ça ne résolvait jamais rien, ça ne servait qu’à décimer la population et enrichir les plus riches. Oui ça m’enrichissait clairement, je faisais des profits de malade avec leurs histoires de guerres, fournir des médicaments, c’était d’un facile pour moi. Et encore, je ne m’étais pas lancé dans l’armement parce que j’appréciais pas mal les grecs, certains d’entre eux et que je ne voulais pas avoir du sang sur les mains à cause de mon argent. Ils étaient déjà bien assez à se salir les mains, je n’en rajouterais certainement pas une couche. Il n’empêche que je me rendais compte que cette vie ne me correspondait pas une fois en dehors de la base avec Adrian, j’étais bien plus souriante et sans crainte lorsqu’il n’y avait aucun de ces fous. Oh ils peuvent dire ce qu’ils veulent mais la plupart n’ont clairement pas toutes les cases et sont dangereux non seulement pour les autres et pour eux même. D’ailleurs, je n’ose même pas imaginer les problèmes que j’aurais si par malheur quelqu’un s’attaquait à moi et qu’Adrian n’était pas dans les parages, Adrian ou Jayson. Sauf que le premier agirait par amitié et loyauté tandis que le second ce serait par jalousie. Certes, le résultat serait le même mais les motivations pas du tout.

En regardant le sourire d’Adi sur son visage, je me demandais vraiment comment nos chemins avaient fait pour s’éviter autant de temps. Il était évident que nous serions amis toute notre vie, déjà parce que j’ai tellement peu d’amis sincères que j’essayais de les garder. Sans oublier que je me sentais malheureuse lorsqu’il n’était pas là, lorsque d’un regard je ne pouvais percevoir cette complicité qui existait et même si je souhaitais de tout mon cœur qu’un jour il tourne le dos aux partisans, cette rupture me ferait encore plus mal que celles de mes petits amis, parce qu’il y avait bien plus de pureté dans notre relation que dans celles que je menais ailleurs. Peut-être pas celle d’Hailey, mon cœur se serra douloureusement à cette pensée, j’aurais bien aimé la revoir cette fille. Mais je me voyais super mal rejoindre les grecs juste pour prendre des nouvelles, en plus Hailey n’était pas non plus la fille la plus pacifique au monde dans mes souvenirs. Déjà les romains n’étaient pas ses amis, alors les partisans, je me prendrais un coup dans la tronche, oh ça l’apaiserait peut être et je pourrais lui parler ensuite. Quand à Reynolds, il restait toujours le même, son air sérieux lui allait très bien ainsi que les intonations qu’il prenait pour s’adresser à moi, je lui adressais un sourire avant de lui révéler joyeusement.

« A la prochaine soirée de bienfaisance, ça vous dirait monsieur Reynolds d’être mon cavalier ? »

L’entendre dire qu’il ne comptait pas se marier dans l’immédiat et pas avant d’avoir trouvé la bonne me fit le regarder avec des yeux de bébé chiot. Ce mec était vraiment une perle rare, purée la fille de qui il tomberait amoureux avait intérêt à être parfaite sinon je lui explosais la tête contre la barrière, ouai imagée on sait bien que je n’en ai pas la force, pas obligée de le rappeler. N’empêche que je veillerais sur son petit cœur, ne pouvant visiblement pas réussir à veiller sur le mien convenablement. Sans même avoir besoin de lui répondre, je lui lançais un regard intriguée, bien sûr que je serais toujours partante même au dessert, bon même si le champagne ce n’est pas non plus ma boisson préférée, enfin si j’aimais beaucoup mais à force d’en avoir goûté des milliards dans des soirées d’inauguration où je finissais souvent pompette dans un coin à essayer de me rafraichir le visage. Je crois pouvoir dire que je savais lesquels je préférais et donc dans des restaurants comme ça, surtout gratuit, ils ne risquaient pas de nous sortir leur meilleure cuvée. Mais ça, ce n’était pas important, le plus drôle c’était de s’amuser avec mon meilleur ami et ça ne semblait jamais s’arrêter.

Sans savoir ce qu’était exactement le plat du jour, je trouvais l’idée excellente, ça nous éviterait de devoir choisir. Bon après c’était quitte ou double, ça pouvait être immangeable mais au vu du nombre de gens qui pénétrait ce lieu, ça devait être pas mal. Il appela le serveur, serveur qui semblait déprimer au vu du nombre de personnes présentes sur les lieux, je lui adressais un sourire réconfortant, ça ferait plus de sous à la fin du mois… ou pas. Dame Morgane, être appelé comme ça me faisait beaucoup penser à la légende arthurienne et si j’en crois mes vagues souvenirs d’histoire, chose assez compliquée, allez apprendre la vie d’un roi lorsque les lettres se font la malle, dans tous les cas il me semblait que c’était une connasse cette fille. Non mais forcément, je serais bien mieux, je prendrais soin de mon prochain et ho miracle je ne tuerais personne, le jour où j’y arriverais, j’espère au moins qu’on me décorera de la légion d’honneur pour persévérance. C’est donc pour en revenir au sujet principal du plat du jour que je répondis tout sourire à Adrian

« C’est une excellente idée Monsieur Reynolds, j’ai hâte de voir ce que c’est du coup ! »

Donc il me voyait en princesse d’un royaume imaginaire ou réel. Etrange parce que souvent les princesses décrites dans les œuvres sont emmerdantes au plus haut point. Elles ne sont jamais contentes, toujours en train de ramener leur fraise, jamais fière de leur prétendant. Ce qui ne serait évidemment pas mon cas vu qu’il semble que je me satisfasse de tout. Enfin je répondais en marmonnant quelque peu

« Si j’étais une princesse, on se verrait moins donc c’est pas envisageable. »

Le serveur arriva pile à ce moment-là quel timing, chapeau l’artiste. Il semblait vâchement stressé le gars, il faudrait se détendre un petit peu mais vu les façons de détente qui me venait à l’esprit, j’allais peut être éviter de le dire à voix haute, à la place, c’est avec un grand sourire que j’annonçais, un peu fière quand même.

« Bonjour monsieur, on voudrait deux plats du jour. »

Ce qui est fou, c’est que je ne semblais clairement pas l’intéressé pour le coup, ses yeux papillonaient à gauche et à droite, vers la porte, vers le bar, vers la cuisine, il se posait deux secondes sur moi et c’était reparti pour son cirque. Je jetais un coup d’œil à Adichou qui observait la porte d’entrée avant de me regarder. Au moment où j’allais leur signifier aux deux qu’il faudrait veiller à se détendre, le serveur s’éloigna pour retourner en cuisine. Impossible de savoir s’il avait pris ma commande ou non. Je glissais surprise à Adrian.

« Tu penses que pour capter son attention il aurait fallu qu’on se roule une pelle en public ? »


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MessageSujet: Re: Tu vis dans mon coeur, Qu’importe leurs discours, Tu vivras dans mon coeur, Toujours... [Adrian]   Sam 13 Déc - 23:37



C’était plus simple de se détendre dans cet endroit bien que je ne cesse de jeter des regards prudents vers la porte. On ne sait jamais surtout lorsqu’on est deux demi-dieux, et je ne comptais pas donner satisfaction à Jayson qu’il voit que je ne pouvais pas la protéger tout seul. Donc bref, c’était important pour moi d’éviter la moindre égratignure à la demoiselle en face de moi.

Évidemment, elle risquait de se faire mal de n’importe quel manière, comme toutes personnes normalement constitués, néanmoins on allait éviter de rencontrer des monstres pour le moment. Au moins que pour le dîner, on puisse être paisible, bien installé avec de la bonne nourriture, en sécurité. Un sourire se posa sur mes lèvres alors que je contemplai mon amie, en face de moi, qui semblait perdue dans ses pensées. J’adorais la griller dans ces petites moments qui n’appartenaient qu’à elle. C’était toujours enrichissant et surtout très rafraichissant de voir le monde avec ses yeux. Disons que Morgane changeait de tout ce que j’avais pu côtoyer jusqu’à présent, entre Rome et les partisans qui pour la plupart semblaient dans une rage folle de se venger ou simplement de faire couler le sang. Morgane n’est pas  ainsi. La jeune femme est bien différente.

Et ça, c’est vraiment bien. Je ne pourrais imaginer un monde parfait sans sa présence. La partisane serait simplement la petite dose de fraicheur et de paix qu’il faudrait insuffler à toute personne vivant sur cette terre. Malheureusement, n’étant pas particulièrement naïf, je me rends compte que ce ne sera jamais le cas - que c’est tout simplement impossible d’imaginer la paix dans un monde pareil, peupler de gens pareils. Non, nous sommes condamner à vivre des guerres jusqu’à notre mort. Est-ce un mal ? Ou un bien ? Qu’importe c’est un fait immuable, comme mon amitié pour la fille de Déméter. Notre lien ne se casserait pas dans mon sens. J’avais fini par accepter ce fait. Morgane ne pouvait pas se débarrasser de moi tant qu’elle ne le souhaiterait pas elle-même, elle n’avait qu’à me dire de dégager et là oui, je le ferai. Mais dans le cas contraire, je resterai à ses côtés.

Par moment, elle me rappelait ma mère. Oui, vous allez dire que ce n’est pas sexy d’imaginer sa meilleure amie comme sa mère, mais bref pour moi ce n’est pas une question d’attirance. Elle incarne ce qu’un homme aimerait avoir en rentrant du champ de bataille. En gros, je pense que c’est cela. Et maintenant c’est moi qui suis parti dans mes pensées. Je croise à nouveau son regard, et souris amusé de nos deux réactions. Penchant la tête sur le côté, je fis mine de réfléchir quelques instants avant de répondre en prenant sa main pour y déposer un baiser. « Ce serait un honneur, ma dame. » Un clin d’oeil plus loin, je me demandais si elle était vraiment sérieuse ou pas. Après tout avec ma meilleure amie c’était plutôt difficile à se décider. Bref, pas besoin de penser à ça maintenant, elle me le dirait bien à l’avance enfin.... techniquement ce point-là n’était pas sûr mais ce n’était pas important, pas encore.

« Miss Blake, aurait-elle faim ? J’entends ton ventre gargouiller. » lui lançai en riant. Non, je n’entendais pas son ventre avec les bruits alentours se seraient tout bonnement impossible, mais je trouvais amusant de lui lancer une petite taquinerie comme ça vite fait en passant. Je secouai la tête face à son affirmation boudeuse, serrant doucement sa main que j’avais gardé dans la mienne. « Non, je pense que si tu étais une princesse voire une reine, je serai simplement ton plus brave chevalier. Tu sais que tu ne te débarrasseras pas de moi si facilement même dans un autre monde. Quelqu’un devrait bien veiller sur toi et tu sais quoi ? Je me porte volontaire. » Hors de question de la laisser entre les mains d’incapable. Non, j’avais confiance en mes capacités et puis Morgane comptait trop  pour que je puisse la laisser aller avec n’importe qui. Encore que Jayson pouvait la protéger du danger bien que lui même en représente un immense pour mon amie. Mais je n’avais pas exactement mon mot à dire.

Si encore la demoiselle avait une meilleure amie chez qui je pourrais aller faire passer ma demande, lui dire de souffler de ce méfier de ce mec. Mais non, tout ce que j pouvais faire c’était casser la figure à son prétendant mais sans preuve, mon honneur me l’interdisait d’office. Je n’avais pas à me mêler de ce genre d’histoire. Mes yeux quittèrent le visage de mon amie pour se poser sur celui du serveur pendant que miss Blake lui faisait part de notre choix. Cependant notre serveur semblait agité. Je fronçai les sourcils et suivais son regard qui semblait être poser sur la porte d’entrée. Tendu, je ne remarquai rien d’étrange ce qui était encore plus étrange c’est qu’il parti comme si de rien n’était. Je n’aimais pas ça, pas du tout même. Je jetai un regard d’avertissement à Morgane. « J’en sais rien. Je le sens pas. Reste sur tes gardes, Blake. »

lumos maxima
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MessageSujet: Re: Tu vis dans mon coeur, Qu’importe leurs discours, Tu vivras dans mon coeur, Toujours... [Adrian]   Ven 19 Déc - 17:21

Adrian ∞ Momo
Tout les éléments du monde semblaient s’être mis d’accord pour nous accorder du répit. Enfin, à Adrian seulement puisque n’étais pas celle qui s’attire des ennuis, pas non plus celle qui fera tout pour braver l’autorité établi et passé outre les conseils et les avis des autres. Formater pour obéir, peut-être pas non plus, lorsque les actions de mes supérieurs ne me plaisaient pas, j’avais assez de savoir vivre pour ne pas les réaliser, je n’étais juste pas une rebelle. Je me contentais de me mettre en dehors du chemin et de les laisser tous se débrouiller sans ma personne. Et comme tout le monde semblait s’être mis d’accord sur le fait que Morgane avec une arme non seulement ça ne passe pas à haute voix mais qu’en combat, c’est plutôt se mettre des problèmes en plus. Ce qui n’était pas totalement vrai non plus, disons qu’à la limite si vraiment j’étais seule face à un monstre j’essaierais de taper dessus ou alors je cours. Ouai courir ça paraît bien plus intelligent. Pas très guerrier tout ça, en même temps chez les demi-dieux ça existe pas les civils ? Enfin faudrait peut-être inventé cette catégorie, oui parce que tous fait pour le combat, c’est pas franchement réaliste. Déjà parce que le combat c’est un peu la merde. Moi, je n’aime pas et ça me gave. C’est comme quand j’étais petite, mon père avait voulu m’emmener à la chasse juste pour voir si j’aimais ça. Un conseil aux parents, ce n’est pas le truc à faire, moi j’aimais les animaux j’avais vu Bambi, et tuer la maman de Bambi ça n’était pas mon kiff du tout. Bref j’avais pleuré du moment où on avait posé le pied dans la forêt, jusqu’au moment où excédé papa m’avait remise dans la voiture. Gentil papa qui d’ailleurs allait être cordialement invité à faire une fête à la maison afin que j’aie tout le loisir de voir mon Adrian en costume, surtout qu’il accepta ponctuant notre accord et notre marché par un rapide baiser. Il fallait que je fasse attention, mon petit Adrian devenait peu à peu un gentleman qui volerait bientôt de ses propres ailes, je ne les lui couperais pas pour autant me contentant de l’apprécier à sa juste valeur.

Peut-être pas enfin de compte puisqu’il trouva le moyen de faire un commentaire fort peu convenable pour quelqu’un de son rang, tout de même, ce n’est pas le genre de chose à faire remarquer. Je ne pus malgré tout m’empêcher de sourire sachant pertinemment qu’il n’avait pu entendre ce genre de bruit, surtout venant de mon estomac, oui j’avais faim mais pas au point d’être affamé. Adrian me fit poser un regard rempli de reconnaissance lorsqu’il se proposa pour être mon chevalier dans un autre monde, à une autre époque. Et bien si ça avait été le cas, j’avais dû vivre longtemps à ses côtés. Je me penchai vers lui pour lui souffler.

« Nul doute que tu aurais été le meilleur de tous les chevaliers existant, Lancelot aurait eu beaucoup à apprendre de toi. »


Je ne comptais absolument pas me débarrasser de lui. Je comptais même l’impliquer dans ma vie personnelle en dehors de tout lien avec les partisans. En réalité, j’espérais même pouvoir l’éloigner avant que les combats fassent rage. Je ne voulais pas qu’Adrian tue mes anciens camarades et si je n’étais pas capable de le raisonner, je l’entraînerais avec moi loin de ce pays, loin de cette galère. Je ne pouvais sauver les grecs et les romains de Jayson qui ne m’écouterait jamais et tuerait quiconque s’opposerait à cette envie, même moi. En revanche, Adrian était beaucoup plus calme et accepterait plus facilement de discuter voir de s’éloigner. Je l’espérais sincèrement parce que ça me ferait mal de le voir tuer Hailey ou l’inverse. Je crois pouvoir dire d’avance que je deviendrais complètement folle et contre la folie qu’est la douleur, il n’y a malheureusement aucun remède.

Une fois notre serveur parti pour les cuisines et ma phrase pleine d’ironie lancé, l’air d’Adrian me fit stresser. Qu’est ce qui se passait ? Je me redressai un peu sur ma chaise suite à ses propos, voulant lui dire qu’il ne fallait pas s’inquiéter, que le serveur était angoissé pour le monde qu’il ne pourrait pas installer partout. Ça ce fut avant de voir trois hommes cagoulés entrer dans le restaurant, ah bah oui ça c’était mon deuxième choix. Je posai ma main sur celle d’Adrian sans pour autant enfoncer mes ongles dans sa peau, je ne voulais pas lui faire mal juste qu’il évite de nous faire remarquer. Si ça se trouve ils n’étaient pas armés et de toute façon nous n’avions rien à perdre si ce n’est ma voiture. Hors de question qu’ils touchent à ma voiture dans tous les cas. Je ne plaisantais pas, ils se retrouveraient avec un contrat sur leurs tronches de macaques. Non mais de toute façon, ils devaient là pour la caisse. Qui diable irait braquer une auberge. Oh bon sang de bois, je ne voulais même pas savoir ce genre de chose. Je murmurai à Adrian

« Ne fais rien d’idiot Adrian je t’en supplie. »

Autant parler à un mur. On reconnaissait le combattant habituel dans sa posture, mon protecteur, mon ange gardien et mon meilleur ami. Sauf que je n’avais pas envie qu’il se fasse remarquer, je caressais doucement ses doigts essayant de le ramener à moi. J’étais pratiquement certaine qu’il avait déjà les doigts sur son arme et qu’il attendait le moment opportun pour frapper. J’essayai de passer sur ses genoux pour l’empêcher de bouger. De toute façon personne ne s’intéressait à nous, un couple d’adolescent, ça n’a rien de foncièrement bizarre. De plus, je faisais très bien la fille terrifiée, peut-être parce que je l’étais vraiment. Une fois sur les genoux de mon brave chevalier, je me blottis contre lui essayant de le déconcentrer un max de ce qui se passait autour de nous. Je ne voyais pas comment ça pouvait réussir, l’espoir fou d’une folle mais je ne voulais pas qu’il arrive malheur à mon meilleur ami, un contre trois c’est trop, sans oublier le serveur. Je n’étais pas certaine d’être chaude pour me battre, même si je filerais un coup de main, tout de même, il s’agissait d’Adrian !
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