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 Partout où je vais, je blesse quelqu'un [Cameron]

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MessageSujet: Partout où je vais, je blesse quelqu'un [Cameron]   Dim 22 Mar - 17:26


Cam ∞ Ali
LUne promenade, c’est toujours sympa une promenade non ? Déjà seule, j’ai toujours apprécié la forêt, l’odeur de la sève, les nuances d’or sur le sol suivant l’ensoleillement et les mouvements des branches au gré du vent. Il n’y a pas à dire, c’est l’endroit où je suis le plus à l’aise, excepté blottit contre Cameron mais ça ne compte pas. Oh bien sûr, ma phobie des armes à feu n’étant pas encore guéri, une espèce de vieille amie que celle qui me faisait stresser à chaque ombre, j’avais peur de tout ce qui était argent, de prêt, ou de loin, sauf Argentum mais c’est parce que c’était un chien, une proie et je n’allais pas avoir peur d’une espèce de lévrier en métal ! En réalité, s’il n’y avait pas Cameron devant moi, je ne serais jamais retournée dans la forêt de sitôt ou alors tellement stressé que ça n’aurait pas été agréable pour moi. Là, je marchais tranquillement derrière elle, l’ayant laissé me doubler pour contempler sa silhouette, sans aucune intention de la protéger pour le coup, je n’étais pas du tout dans l’optique combat, ce qui est encore plus rare que le fait de suivre quelqu’un pour moi. Connaissant Cameron, l’acte était délibérée, elle avait fait bien exprès de se mettre devant pour que mon esprit soit totalement accaparé sur son corps, si elle avait eu vent de ma trouille pour la forêt, et bien il est évident qu’elle venait de trouver la thérapie adéquat. J’aurais pu prétendre que le fait qu’elle agisse ainsi me déplaisait mais mon sourire aurait tôt fait de me trahir. Elle était magnifique cette fille, ma copine. Ce terme qui revenait souvent dans mon esprit me faisait chaud au cœur, nullement parce que je voulais qu’elle m’appartienne mais plutôt parce qu’à ce jour, tout se déroulait à merveille. Pour faire plus simple, je découvrais ma joie de vivre et je pouvais passer des heures avec elle sans que ça ne s’essouffle, ce qui semblait être réciproque en fait puisqu’elle venait me trouver autant que l’inverse. Il n’empêchait que je savais qu’elle n’avait pas toute sa mémoire. Durant les quelques heures où nous n’étions pas ensemble, l’angoisse me prenait à la gorge en songeant qu’elle ne reviendrait peut-être pas. Sans rigoler, je n’étais pas la fille la plus câline au monde, je ne serais jamais celle qui aurait l’audace de me dresser contre ses envies et d’essayer de la retenir en posant délibérément mes mains sur son corps. Ce n’est pas que je ne l’aimais pas assez, j’espérais sincèrement qu’elle ne le voyait pas ainsi, je faisais de mon mieux pour ne pas l’étouffer et mes sentiments s’intensifiaient à chaque minute passée à ses côtés. Raison pour laquelle, je me rapprochai d’elle et que je lui soufflai à l’oreille attendrie « J’adore être avec toi. » Je sais, cela ne sonnait pas comme un je t’aime, je les pensais vraiment  les je t’aime mais j’avais trop peur de ses souvenirs, que la Cameron qui savait combattre et qui n’avait finalement aucun sentiment pour moi revienne, ça me tordait l’estomac et tous les mots d’amour que j’aurai pu lui dire serait effacé, à quoi bon le dire alors. De toute façon, elle le savait que je l’aimais non ?

Je fis quelques pas pour passer devant elle joyeusement, sachant pertinemment qu’on avait de belles et longues journées devant nous.  D’un coup, je m’arrêtai, nul odeur ne vint me perturber, saleté d’humain qui n’ont pas assez d’odorat, en revanche pour que tous les oiseaux cessent de chanter, c’était rarement bon signe. Je me tournai vers Cameron, une distance de trois pas nous séparait et je la franchis en quelques instants pour revenir à ses côtés le regard sombre et pas franchement des plus rassurés. Normalement, soyons clair, rien ne me faisait peur, excepté les armes mais là encore, je savais défendre ma vie et prendre des vies pour que la mienne dure ne me posait aucun problème moral. Ce que je savais en revanche pour le vivre depuis des années c’était que mon pouvoir était incroyablement inutile si elle était là, limite si je ne me transformai pas en humaine lambda à ses côtés ? Je restai incroyablement silencieuse et tendue contre elle, refoulant, sans même en avoir conscience le désir de me transformer pour être capable de faire mal à quiconque s’approcherait. Petit à petit, je pus sentir le problème monstre, sans savoir à la perfection combien ils étaient, encore moins de les voir, je sentais que cette histoire n’allait pas me plaire et je sortis de ma torpeur pour faire le tour de ma copine, fixant les alentours avec une drôle d’envie qu’ils ne nous repèrent pas, préférant pour la première fois de ma vie, ne pas péter la tronche à quelqu’un ou quelque chose, l’aura Cameron me donnait plus envie de faire des câlins que de me battre.

Le fait de finalement voir la gueule des monstres me déplu fortement, aucune crainte dans leurs yeux, genre nous passions pour des humaines inutiles et de jolies proies à leur palmarès, ah ça ne se passerait pas comme ça. Sans un seul grognement annonciateur de mes intentions, je me jetais sur l’empousa qui eut la bêtise ou l’audace de se rapprocher de moi. Dans l’idée de base, j’étais sensé me transformer avant d’atterrir sur elle, histoire de pouvoir soit lui broyer le sternum sur le sol. C’était sans compter sur Cameron et l’effet franchement indésirable pour le coup, qu’elle provoquait sur moi. C’est donc parfaitement humaine, totalement déboussolée par le fait de l’être, que je tombais sur l’ennemi sans pouvoir lui jouer un mauvais tour. Enfin pour le coup, j’avais juste l’impression d’avoir loupé un détail. De chasseur d’exception, faut le reconnaître, je passais à chasser, je reculai la tête un peu rapidement en voyant ses dents se rapprocher bien trop à mon goût de ma gorge, le grognement d’avertissement qui s’échappa de ma bouche n’eut pas l’effet escompté, jouer pour sa vie, quelle drôle de sensation. A la deuxième tentative qui se rapprocha bien trop pour moi, je fis un bond en arrière pour combattre d’une autre façon, détestant le contact physique. Je cherchai instinctivement et bêtement, puisque je risquai ma vie autant qu’elle pour le coup, Cameron. Mon regard fut cependant attiré par les taches de Jayha qui se mouvait entre les ennemis pour leur faire la peau, avec disons-le beaucoup plus de succès que moi. Sans être ravie de la voir, avoir une panthère dans son camp ce n’est pas tellement une mauvaise idée. Pour la seconde fois, mon regard revint vers Cameron et je dus cependant faire un autre bond en arrière en voyant que l’autre était décidément un peu collante et avait décidé de me bouffer ! Cependant en faisant ça, je constatais avec colère que nous étions séparées toutes les trois, ouai je comptais aussi la peluche qui se débrouillait pour se battre mais exactement dans le même mouvement que moi, elle reculait peu à peu.

La fureur s’empara de mon esprit en sentant une douleur dans le dos. Ah mais ça commençait à bien faire ses conneries. Etrangement, je passai de passive à active à l’instant même où la douleur se répercuta dans mon être et mal en pris à mon ennemi qui se prit le coup de patte par excellence sous un grognement de colère. Mes pattes avant se posèrent finalement sur le sol, se couvrant de poussière d’or de monstre tandis que mes oreilles s’aplatissaient sur mon crâne, signe que cette situation d’être pris pour proie me déplaisait fortement. Rentrer dans la bataille fut presque une bénédiction, sérieusement, j’étais partout à la fois, sautant dans tous les sens, essayant de bouffer tout le monde, tout en ayant l’intelligence de me tenir à distance de Peluche, chacun ses monstres. Le truc aurait pu très bien se passer si l’instinct n’était pas si fort, déjà j’avais tendance à jeter des regards mauvais à Peluche lorsqu’elle rentrait dans mon champ de vision, me prenant bien entendu à chaque fois un coup puisque le museau trop prêt de leur gorge, la proximité allait dans les deux sens. Donc j’avais légèrement mal à force de me prendre des coups, ce qui n’arrangeait pas vraiment mes réactions et le truc de trop fut cet odeur de sang qui vint effleurer mon odorat, et là, je reconnais que je perdis complètement les pédales et en moins de trois secondes, je bondis sur cette pauvre panthère que je plaquai au sol de ma patte essayant clairement de la buter tandis qu’elle essayait vainement de s’en tirer avec des coups de pattes assez vigoureux.
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MessageSujet: Re: Partout où je vais, je blesse quelqu'un [Cameron]   Sam 4 Avr - 16:41

Ali & Cam


Cameron rayonnait littéralement. On avait du mal à croire que la jeune fille qui venait de réintégrer le camp Jupiter était bien la même. On aurait pu croire à deux personnes différentes. Elle avait reprit du poils de la bête ainsi que du poids. Et puis, le plus important tous les jours, ses lèvres portaient fièrement un sourire. Ce même sourire fier quand elle annonçait à qui voulait l’entendre qu’elle sortait avec Alison, qu’elle avait la meilleure petite copine de tous le camp. Je n’ai jamais dit que Cam n’était pas vantarde hein ? Elle était heureuse voilà tout. Son histoire avec sa meilleure amie d’enfance s’était enfin arrangée et pour le mieux. A défaut d’avoir une nouvelle mémoire bien solide, elle avait gagné l’amour et elle en était sûre l’amour de sa vie. Cette fille lui donnait le sourire. Un sourire qui faisait plaisir à voir et qui retirait tout le côté dramatique de ses anciennes blessures. Quant elle avait peur, elle se disait simplement que la fille de Mars ne lui laisserait rien arriver, qu’elle la protégerait quoiqu’il lui en coûte. Et même si ce dernier point ne lui plaisait pas vraiment, elle était tout de même rassurée et pouvait se rendormir sans trop de problème. Même si, depuis quelques jours, la petite blonde souhaiterait se blottir dans ses bras pour passer la nuit mais elle avait peur de faire un pas de trop et de faire reculer Alison. Après tout, elles n’étaient pas vraiment officiellement ensemble depuis des mois, juste des jours. Et son ours favori restait toujours la fille qui n’avait pas beaucoup de contacts, même si la fille de Cérès se disait que ça pouvait changer à l’avenir avec sa présence et son nouveau statut de petite amie de la petite blonde qui a perdu la mémoire. A moins que ça lui baisse d’autant plus la réputation.

Cameron se fichait toujours autant de ce que pouvait dire les gens, ce qui lui important c’est d’avoir la permission de sauter dans ses bras, de caresser de ses lèvres les siennes, de serrer sa main dans la sienne lorsqu’elle le désirait. Voilà le plus important pour elle et ça, personne ne pourrait lui enlever son bonheur de la simple présence d’Alison à ses côtés tous les jours. Il ne manquerait plus que Reyna les séparent pour une mission, sûr que la jeune fille ne supporterait pas très bien cette séparation. Elle avait besoin d’Alison, peut-être que c’était égoïste de voir les choses ainsi. Peut-être qu’Alison avait besoin d’espace elle. La jeune femme adorait les animaux mais ne savait pas encore exactement si Alison tenait plus de l’ours son caractère ou s’ils étaient deux. Elle avait discuté avec Sara à l’occasion, celle-ci lui avait dit qu’elle et le tigre n’étaient pas la même personne, qu’ils vivaient en symbiose et qu’elle gardait en laisse. Cameron avait médité ses paroles sans vraiment oser briser la petite bulle de pur bonheur qui entouraient les deux filles depuis ce fameux jour au terrain d’entrainement, après le défi complètement foireux qui s’était transformé en moment intime on dira. Et puis, depuis ce jour, Cameron avait quand même le droit - officiel s’il vous plait hein - d’embrasser Alison, sa petite amie - son âme soeur. Ces mots n’avaient jamais pris autant d’importance dans sa vie. Et la blonde se demandait comment elle avait fait pour ne pas lui sauter dessus lorsqu’elle s’était revue au camp des années auparavant. Pourquoi avait-elle accepté de sortir avec cette autre fille si c’était Alison qui faisait battre son coeur ? Etait-ce à cause de l’éloignement, la crainte de ne plus être assez importante pour elle ? Et puis, son ex avait été un bon élément dans sa vie jusqu’à sa traitrise. Oui, Cameron se souvenait de ça, mais n’arrivait pas à se voir avec Alison en tant que légionnaires et cela l’attristait même si comme Saphir lui avait dit elle pouvaient créer de nouveaux souvenirs avec les gens qu’elle aime.

Alors, elle s’employait à réaliser ce cas de figure plutôt intéressant et surtout alléchant maintenant qu’Alison était sienne pour longtemps d’après la petite blonde. Elle l’aimait bien trop pour s’imaginer vivre sans elle, ne serait-ce que dix minutes. Une vraie torture de ne pas pouvoir la toucher. Le nouveau petit couple s’était décidé à partir en balade, sous l’entrain de Cameron car Alison avait l’air mitigé ce qui avait intrigué la jolie blonde. La fille de Cérès se disait que peut-être ça aiderait sa petite amie de prendre le grand air, après tout son côté ours devait aimer les balades en forêt ? Bon loin de là l’idée pour elle de faire des expériences, mais elle voulait lui faire plaisir loin du camp et loin des regards. La Romaine blonde trottinait devant, prenant le temps de regarder les alentours, car bien sûr elle aussi était friande de ce genre d’endroit totalement à son aisé dans la nature. Elle chercherait presque à trouver de petits écureuils hein. Cameron se retourna avec un grand sourire quand la voix d’Alison chatouilla son oreille. Elle lui sourit avant de l’attirer contre elle pour un rapide câlin, déposant ses lèvres sur sa joue. Son sourire valait toutes les réponses du monde, mais elle précisa tout de même, en frottant son nez contre le sien. « On est bien toutes les deux, pas vrai ? » Elle n’attendait pas de réponse, il s’agissait plus d’une phrase affirmative lancée joyeusement, car ça elle l’était. Alison la dépassa, son regard se posa sur sa silhouette avec un petit air satisfait sur les traits. Mais tout à coup, la fille de Mars s’arrêta et revint vite vers Cameron. Son regard lui fit un peu peur, son coeur battit un peu plus fort, alors que son regard resta coincé dans l’emprise du sien. « Qu’est-ce qui se passe ? » lui demanda-t-elle, sans trop comprendre ce que voulait dire son expression. Cameron afficha ensuite une moue en voyant les muscles de sa petite amie se tendre. « Oh non pas maintenant.. » bougonna-t-elle.

Il ne manquait plus que cela pour tout gâcher. Elle dé-clipsa sa boucle d’oreille pour faire apparaître sa Spatha. Même si les entrainements avec Ethan ne reflétaient pas des prouesses de grande guerrière, au moins la blonde savait que le bout pointu se fichait dans l’ennemi. Puis les monstres approchaient, Elle sentait Jayha se réveiller sur ma peau. Mais son regard fut capté par la non-présence d’Alison qui fonçait sur les assaillants. Cam attendait le moment où elle se transformerait en ce magnifique ours, mais elle dut constater amèrement autant vite que la fille de Mars ne se transformerait pas... qu’elle ne pourrait pas... à cause d’elle seule.  Ses yeux s’écarquillèrent de terreur et d’inquiétude pour sa petite amie. « ALISON ! » hurla-t-elle désespérée de voir sa brune complètement déboussolée et sans sa faculté spéciale. Cameron ne craignait pas pour sa vie mais celle d’Alison comptait tellement plus à ce moment-là que Jayha jaillit troua par la même occasion le t-shirt de la blonde qui ne se contrôlait pas. Sa panthère ne mit pas longtemps à partir à l’attaque restant néanmoins à proximité de sa maitresse pour la protéger, elle agissait en créant un cercle autour de la blonde. Mais Jayha ne tenait pas le coup, ils étaient trop nombreux et trop vite elle fut encerclée et par la même occasion Cameron et Alison aussi. La fille de Mars semblait en mauvaise posture. La blonde serra la garde de sa Spatha et n’eut d’autres choix que de se lancer dans la bataille, évitant et contrant au maximum pour rejoindre ses camarades. Le truc c’est qu’elle n’avait pas la condition physique pour combattre comme Alison ou Jayha, du coup elle reculait plus qu’autres choses, et sa peau ne mit pas longtemps à porter des marques de griffes plus ou moins profondes pour certaines.

La petite blonde serrait les dents, sa main tremblait. Étaient-elles fichues ? Et puis un ours assoiffé de sang entra dans son champ de vision, si bien que la Romaine avait cru rêver. Mais non, en clignant des yeux, l’ours était bien là, creusant d’ailleurs une bonne tranchée dans le groupe de leurs assaillants. Jayha et Alison reprirent du poils de la bête. Cameron afficha un petit sourire en voyant ses deux amies repousser les ennemis. Elle-même parvint, d’ailleurs elle en était fière, à tuer un monstre qui l’avait mise à terre. Le truc c’est qu’elle saignait plutôt pas mal, son visage, sa peur, constellé de griffures en tout genre. Elle se redressa péniblement quand la poussière de son assaillant se dispersa. Et le spectacle sous ses yeux lui donnaient l’envie de vomir. Elle constatait qu’il restait un combat. Mais ce n’était pas ce à quoi elle s’attendait. Sous le choc, Cam voyait Alison sur Jayha. « Non, non... ALISON ! » Elle n’avait plus de forces et son corps lui faisait un mal de chien. Mais elle se releva, tout en boitant, « Toi dégage » grogna-t-elle en enfonçant son épée dans un monstre à moitié déchiqueté. Elle se rapprochait trop lentement à son goût du combat. Bêtement sans aucun, sous le coup de l’adrénaline, elle se propulsa sur l’ours cherchant à pousser Alison de la pauvre Jayha qui pestait en dessous. « Alison, Alison, c’est moi Cameron ! C’est bon il n’y a plus d’ennemis... » A bout de forces elle glissa se raccrochant à la fourrure de l’ours. « Reviens-moi... Ali, s’il te plait... » A ses yeux perlaient des larmes d’impuissance, dues à la douleur et la fatigue. Elle essaya encore cherchant à dégager Jayha sans faire gaffe aux coups de pattes et de griffes un peu trop présent.
lumos maxima
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MessageSujet: Re: Partout où je vais, je blesse quelqu'un [Cameron]   Dim 5 Avr - 14:20


Cam ∞ Ali
J’avais l’impression cruelle d’être retombé dans les débuts de mon entraînement quand tout ce qui passait autour de moi devenait quelque chose qu’il fallait éliminer, une menace pour ma vie, surtout qu’à l’époque je n’étais clairement pas faîte pour les combats compliqués, que je paniquais à la moindre vue de mes griffes et que j’avais mordu la poussière plusieurs fois car tétanisé par ce pouvoir qui me dépassait, qui prenait possession de mon être au quotidien et m’empêchait de relativiser. Au tout début du combat qui venait de se dérouler, je n’avais pas été vraiment actrice de mes actions, me contentant de reculer, offrant à l’adversaire une emprise sur moi qui était tout de même exceptionnelle, il était rare de me faire reculer, comme il était inhabituel d’avoir comme combattante la version beaucoup moins inquiétante de ma personne. Bien sûr que j’inquiétais Cameron à ne pas me transformer, j’avais envie de crier que je n’y pouvais rien, j’y arrivais pas d’accord, je n’avais aucune maîtrise de mon don à ses côtés et dans tous les cas, ma vantardise me soufflait que j’étais en meilleure posture qu’elle, parce que je savais me battre même sans me transformer, sauf que putain même en humaine, elle emplissait mon esprit et que c’était tout bonnement impossible de me concentrer sur autre chose que sur sa santé, redevenue une débutante, j’étais redevenue une débutante, oubliant que les coups font mal et blessent. Ça me rappelait la toute première fois que j’avais vu Cameron à la légion pendant que je me battais, je crois que la raclée que je m’étais prise était dans les annales de la légion, je n’avais pas esquivé le moindre mouvement me contentant de regarder la blonde, ce qui n’est pas recommandé pour gagner.

Cette fois ci, j’eus au moins la possibilité de me transformer, je ne sais pas si c’était l’envie ou la certitude que Jayha avait beau faire de son mieux, elle ne s’en sortirait jamais seule. En plus, Cameron n’était pas franchement dans son meilleur combat, elle s’inquiétait autant pour moi que l’inverse. Du coup, je devais bien me transformer pour l’aider, ce que je fis avec un très grand plaisir, j’aimais me battre, je savais me battre et je ne laissais que très peu de mouvement aux monstres avant de m’en tirer, jusqu’au moment où je dérapais. Bon clairement, peluche elle était marrante. La bestiole, jusqu’à ce que je puisse l’aider, elle galérait comme pas possible et là, elle croyait sincèrement qu’elle pouvait me maîtriser, rooh l’humour des panthères, je vous jure, du grand n’importe quoi. Bon d’accord, le premier coup de patte dans le ventre me fit cligner des yeux, cte grande malade, elle venait de me faire mal. Du coup plutôt que de me tenir au-dessus, sur mes pattes, je me laissais tomber dessus l’écrasant avec un certain savoir-faire. Tien essaie donc de t’en sortir maintenant. Ma machoire cherchait sans arrêt sa gorge mais elle se débattait avec courage, reconnaissons au moins ça à mon adversaire, elle s’en tirait mieux que les bestioles que je venais de vaincre. Chacun de ses muscles étaient tendus de telle façon qu’elle savait certainement l’issu du combat mais qu’elle ne céderait pas un morceau de terrain. M’en foutais, elle était sur MON territoire, elle gênait tout et je la tolérais depuis bien trop longtemps pour accepter l’intrusion une fois de plus. Sans oublier qu’il y avait cette jalousie immense en moi, je ne voulais pas partager ma petite amie. Raison pour laquelle, malgré ses feulements de colère, ses pattes qui lacéraient quand même assez aisément mes épaules, je ne lui laissais aucun répit, tentant encore et encore le coup fatal.

Vaguement, j’entendis mon prénom mais je ne réagis pas du tout, personne ne devait s’en mêler, je me fichais des répercussions, j’en avais marre de devoir cohabiter avec tous les animaux de la légion, pour une fois que personne ne pouvait m’en empêcher et pour une fois que je tenais cette satanée bestiole pas foutue de protéger ma chérie, je ne la laisserais pas filer. Un impact de moustique contre mon poil me fit grogner et arrêter trois secondes de claquer des mâchoires à deux centimètres de Jayha qui se tordait dans tous les sens. Le grognement était assez clair dans tout le règne animal ça voulait dire occupe-toi de ton cul. La voix en revanche me fit cligner des yeux et je posai un premier regard embrumé sur Cameron qui se tenait proche, beaucoup trop proche et une sérieuse envie de me blottir contre elle naquit en moi. Or, mon instinct me soufflait de se préoccuper d’abord de la menace panthère entre nous. Je sentis ses mains tenir mes poils au moment où je fondais à nouveau comme une brute sur la panthère qui paniquait aussi, je crois que j’aurais réussi mon coup si la voix de Cameron n’avait pas été si implorante. Le choc me transforma aussitôt, je restai immobile, le souffle court essayant de me remettre dans le bain. Je sentais l’épuisement de ma personne, celui de Cam teinté de peine et de Jayha qui n’en pouvait plus de lutter pour sa survie. Afin de montrer ma bonne foi, un peu tardive, je m’écartai d’un mouvement de la panthère qui se redressa bien entendu aussitôt mais dans le genre lèche cul de première ne m’attaqua pas. J’observai ma petite amie qui était plus du tout dans l’optique je t’aime Alison. Mon cœur se brisa littéralement, pas maintenant, pitié, j’avais pas fait exprès, je ne voulais pas tout faire foirer entre nous. Je m’éloignai précipitamment de Cameron mettant une distance respectable et bien plus importante qu’elle ne l’avait été durant ces derniers jours. Clairement je me haïssais, je haïssais mon don qui s’était manifesté alors qu’on n’avait pas besoin de lui. Je me tordais les mains nerveusement en observant ma petite amie, mon ex peut être même à présent, cette idée me faisait souffrir. Comment j’avais pu déraper à ce point devant elle alors que j’avais réussi toutes ces années, la panique n’avait pas lieu d’être et je n’avais aucune excuse pour avoir fondu sur Jayha si ce n’est que je n’étais pas normale comme fille. J’avais tellement peur qu’elle me tourne le dos que je restais immobile, la regardant comme attendant un geste qui m’inviterait à la rejoindre, rien ne vint, à moins que je ne sache déchiffrer les codes. Elle avait de la poussière d’Or partout sur les vêtements, de la même manière que le poil de Jayha dont la queue battait furieusement sur le sol, sauf qu’à la limite la panthère je m’en fichais. On va pas se mentir, seul Cameron m’intéressait dans l’histoire et elle avait l’air épuisé du combat, même si une vague de fierté m’envahissait, elle savait se battre, mon amie d’enfance était douée aussi, j’étais dégoutée de l’issue dramatique. Je ne pouvais m’en vouloir qu’à moi mais il n’empêche que je fis un pas en avant pour tenter de renouer le dialogue.

« Cameron, je suis désolée. Est-ce que ça va ? »


Je me rapprochai tout doucement essayant d’être la moins moi-même possible. Je sentais plus mes muscles, j’étais épuisée de la bataille et pourtant, je rampais presque devant ma raison d’être, je levais les paumes en signe de paix avant de murmurer une fois proche d’elle.

« Pardonne moi, s’il te plait, c’était un accident, j’ai paniqué. S’il te plait, Cam »


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MessageSujet: Re: Partout où je vais, je blesse quelqu'un [Cameron]   Dim 26 Avr - 17:33

Ali & Cam

On peut dire qu’il n’y qu’une seule solution pour vivre heureux. Profiter de chaque instant, profiter du peu de lumière que l’on peut se procurer avant que le ciel ne s’assombrisse définitivement. Que les nuages viennent voiler notre paysage. Ils ne plongent pas que le ciel dans la noirceur, non pas seulement, mais tout notre monde peut le devenir. En un claquement de doigt, nous pouvons tout perdre, souffrir, pleurer, hurler... et cela se passe à une vitesse inégalable. Impressionnant et terrifiant. Bien trop dans ce genre là pour la jeune fille qui tentait vainement de sauver les deux personnes à supposer de mettre son totem dans cette catégorie évidemment. Elles ne pouvaient pas se battre, enfin clairement si puisque c’était le cas, mais ça ne devait pas - ne pouvait pas - se passer ainsi. Comment une balade avec sa petite amie pouvait se terminer d’une telle façon. Cameron ne s’y ferait jamais, elle ne pouvait pas redevenir celle qu’elle était avant, celle qui comprenait ses choses qui les avaient vécu depuis toujours. Là, elle ne pouvait tout simplement pas y croire. Des larmes noyaient ses joues. Elle pleurait de désespoir. Comment pourrait-il en être autrement elle aimait Alison plus que tout et la simple idée de la perdre la faisait trembler. Elle était simplement impuissance face à un spectacle terrifiant, horrible, innommable même. La fille de Cérès ne se voyait pas en supporter plus longtemps, le pouvait-t-elle seulement. Elle n’en était pas sûre. Son désespoir, sa crainte, ils la poussaient à essayer de toutes ses forces usant de ses bras puis de sa voix pour raisonner sa petite amie qui s’en prenait à Jayha. Cameron se fichait pas mal de se prendre des coups, mais elle ne pouvait pas se permettre de les perdre toutes les deux, pas aujourd’hui - jamais. Elle les aimait. Elle les aiment. La situation ne pouvait être plus mauvaise. Son destin se foutait-il à ce point-là d’elle et du bonheur qu’elle cherchait à atteindre et à donner à sa petite amie ? Visiblement la réponse était oui, un grand oui. Sinon pourquoi tomberaient-elles sur des ennemis pour ensuite voir son âme sœur devenir incontrôlable et certainement plus elle-même.

Et si Alison ne revenait jamais hein ? Que deviendraient-elles ? Dans sa tête, les mots je t’en prie circulaient en boucle parfois mélanger à je vous prie, il suffisait qu’un dieu quelconque à supposer qu’il se soucie juste un peu de la détresse de la petite blonde et qu’il donne un coup de pouce aux Romaines, même un léger. Cameron ne demandait rien de plus juste un peu d’aide car elle se retrouvait supplanté par la situation et les combats. Elle n’avait pas la force ou le pouvoir des autres. Elle était incapable de soulever des montagnes ou de se transformer en bête puissante, ou même comme Reyna de manipuler les esprits... non tout ce qu’elle avait c’était son totem qui se faisait défoncer par sa petite amie et un bouclier. Bouclier qui l’avait tout d’abord ravie car elle pourrait protéger ceux qu’elle aimait mais comment le faire lorsque ceux qu’elle aime se déchirent entre eux ? L’amnésique n’avait jamais pensé en arriver là. Elle lâchait prise, sa voix n’était plus que murmure, ses mains glissaient sur le poil d’Alison. Elle devait revenir. La fille de Mars ne pouvait pas la laisser seule affronter ce monde, elle ne pouvait pas tuer Jayha... elle devait revenir la femme qu’elle aimait, dont elle était tombée amoureuse, son âme soeur. Jusqu’à que le poil devienne vêtements. Éberluée et un peu perdue, Cameron cligna des yeux. Alison se trouvait devant elle, elle était revenue elle-même humaine. Ses muscles se relâchèrent totalement alors qu’elle tombait à terre, à bout de force. Cameron réalisait mal ce qui se passait, vaguement elle eut la sensation que sa petite amie s’éloignait d’elle et de Jayha qui se rapprochait méfiante, frustrée, en colère. Surtout en colère. La jeune fille posa ses yeux sur sa panthère. Sa main se posa dans ses poils tâchés plus par réflexe, elle ne savait pas quoi faire, sa douleur l’atteignait de part leur lien. Puis ses yeux se levèrent hagard sur Alison tendue, qui s’en voulait. Cameron le savait. Elle connaissait sa petite amie, même si elle lui avait fait peur, qu’elle avait cru ne jamais la revoir. Elle devait se ressaisir et soigner leurs blessures avant que l’une d’entre elles ne finissent par perdre conscience. Sa main apaisait doucement sa panthère qui s’était aplati au sol, à ses pieds presque derrière elle. Jayha ne risquait pas de chercher à se venger d’après la petite blonde qui inspectait vite fait les plaies.

Elle se leva en titubant, faisant feuler légèrement sa panthère. Elle la mettait en garde pas de doute. Mais Cameron s’en fichait, la voix d’Alison la fit trembler. Elle avait tellement eu peur. Elle en restait muette. Seuls ses bras attirèrent la fille de Mars contre elle, bon plutôt elle lui tomba presque dessus hein, nichant sa tête dans son cou. « Tu es revenue... » C’était une prière. C’était un merci. C’était plus que ce qu’elle aurait pu espérer, elle s’accrochait à elle comme à une bouée. Elle n’arrivait pas à réaliser qu’elle avait été à deux doigts de la perdre définitivement, de ne jamais plus sentir la chaleur de ses bras, cette sensation collée à elle. La petite blonde tremblait et laissa libre cours à ses larmes. « J’ai tellement eu peur de vous perdre... » elle murmurait pas forcément parce que c’était important de le spécifier mais parce qu’elle ne pouvait pas faire autrement. Ses bras se resserrèrent fortement autour d’elle, cherchant peut-être à trouver la force d’avancer, de la regarder, lui dire que ce n’était pas grave. Mais elle n’y parvenait pas. C’était trop dur. Au lieu de cela après quelques minutes elle se détacha d’elle, titubant un peu de sa petite amie. Ses yeux se posèrent sur son corps. « Il faut panser les blessures. » Oui penser à faire quelque chose. Elle se tourna cherchant un sac qu’elle n’avait pas, elles n’avaient pas quoi se soigner. Son regard se posa sur Jayha. « On doit rentrer, Ali, nous soigner » dit-elle en hochant la tête. Il n’y avait que cela à faire après tout. Est-ce que Jayha pouvait marcher ? Cameron s’approcha de sa panthère qui restait toujours au sol, le regard menaçant chargé sur Alison. Pas gagné en clair. Cependant à la demande de la petite blonde, le totem se redressa et se mit à boitiller. Cameron soupira d’un léger soulagement. Le choc s’en allait peu à peu et elle se rendait compte à quel point son corps lui faisait mal et ses blessures la brûlaient. Oui elle avait mal et pas qu’au corps mais au coeur aussi. Son regard disait clairement j'ai mal, mais elle n'avait pas le droit de le montrer non ? Elle devait rester forte jusqu'au camp au moins.
lumos maxima
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MessageSujet: Re: Partout où je vais, je blesse quelqu'un [Cameron]   Mar 28 Avr - 16:35


Cam ∞ Ali
Ce n’était pas ma faute, je n’avais pas voulu ça, enfin si défendre mon territoire c’était clairement ce que j’avais voulu, mais quelle idée aussi d’avoir une espèce de peluche de merde comme animal de compagnie. Bien que je sois complètement lessivée, ce qui était par ailleurs dû plus aux coups de pattes de la peluche lorsque j’étais ours et aux coups de mes potes les harpies lorsque j’étais humaine, plutôt que de ma vrai bataille contre les ennemis potentiels, mon regard chargé non pas de haine, puisqu’il faut quand même relativiser, ce truc-là à quatre pattes et couverts de poils n’était clairement pas assez intéressant pour porter le mot haine, il n’empêche que ce n’était pas non plus un regard amoureux, vraiment pas. Non et puis d’abord, il se permettait de grogner le matou mais il ne faisait pas tellement le malin quand je lui tombais dessus. Je devrais peut être lui donner un coup dans les côtes, histoire de juste lui montrer qu’il ferait mieux de faire profil bas. Ah non mais c’est sûr, c’est facile de grogner quand on est planqué derrière Cameron, roh le truc rempli de lâcheté, je rêve. Il n’empêche qu’elle pouvait aussi faire la maligne la petite panthère, puisque Cameron était collée contre elle et que je me retrouvais légèrement sur le côté. Mon regard cessa donc de se poser sur le couple qu’elles formaient au sol et je me perdis dans la contemplation de tout ce qui nous entourait, de la poussière dorée sur le sol, aux quelques gouttes écarlates, en passant par les ondulations des brins d’herbes sous le vent et aux mouvements des quelques animaux sauvages qui se déplaçaient dans les arbres. Tout plutôt que de me concentrer sur la scène actuelle. Je ne savais pas comment gérer ça, bien sûr que je me savais responsable de cette ambiance de merde, même si d’après moi, si Peluche savait respecter SON territoire, ça ne serait jamais arrivé, panthère de merde là. Sauf que même à distance, même humaine, j’étais trop attachée à Cameron pour ne pas être attentive à ses mouvements et aux bruits de ses mains dans le poil de la panthère. J’étais revenue en arrière, je devais supporter sans rien dire et c’était encore pire parce que merde ce n’était pas sa petite amie ! D’accord, je reconnais, j’étais extrêmement jalouse pour le coup et j’avais presque envie de hurler sur cette panthère d’arrêter de faire son cinéma, ho non parce que j’avais, à la limite peut être abimé une ou deux côtes, pas de quoi en faire tout un plat, elle avait qu’à savoir se défendre.

J’avais avancé, timidement, observant les réactions des deux. La première se contentait de me fixer de ses regards pleins d’animosité quant à la seconde… pas même un regard. Raison pour laquelle, je chargeai un regard plein de mépris sur Jayha, non vraiment, ce n’était certainement pas le moment pour elle de commencer à feuler si elle ne voulait pas que je lui tombe dessus parce que déjà qu’habituellement c’était compliqué d’accepter sa présence et le fait que Cameron la défende corps et âme, autant quand j’étais mis sur le côté, c’était encore plus difficile d’accepter la rivalité. Je clignais des yeux sous son grognement d’avertissement, mais quelle espèce de pétasse cette panthère, comme si j’avais déjà essayé de faire du mal à Cameron. Si elle n’avait pas été là, rien de tout cela serait arrivé, elle était responsable autant que moi la petite chouchoute hein. Heureusement pour moi, ou pas, Cameron n’écoutait pas du tout les recommandations de miss panthère et vient me tomber dessus, non parce que moi j’appelle pas du tout ça se coller à quelqu’un ce que mademoiselle blonde fait. Je restais immobile contre elle, sachant que malgré sa présence, elle n’était certainement pas dans l’optique câlin. Surtout en connaissant Cameron, elle ne prenait aucune initiative et se contentait de récupérer de la chaleur. Je voulus lui promettre que jamais je ne lui ferais le moindre mal, que je l’aimais, mais les mots restèrent coincés dans ma gorge. Je me contentais de la garder contre moi durant les quelques minutes où elle en eut besoin. La chaleur de son corps fit battre mon cœur instantanément plus vite, je l’aimais tellement cette fille. Pourtant, je savais qu’elle m’en voulait et ne pardonnait pas. Mes doigts effleurèrent tout doucement son dos lorsqu’elle s’adressa à moi, je n’étais jamais partie en réalité, je la protégeai juste, pas de la bonne façon mais je la protégeai. Si Jayha n’avait pas été là, ça se serait très bien passé par ailleurs. Cependant, avais je le droit de faire remarquer que je souffrais assez d’être en concurrence directe avec une bestiole, douée d’une intelligence… inférieure à moi, non parce que faut le reconnaître ça quand même. Docile et acceptant avec difficulté qu’elle brise le lien entre nous sans ramener ma fraise. Oui j’étais revenue, pour ce que ça servait visiblement, limite c’était moins difficile lorsque j’étais couvert de poils. Mon regard revint sur Jayha qui pouvait pas s’empêcher de grogner, j’allais lui balancer un caillou dans la tête à ce machin tacheté, elle grognerait pour quelque chose.

Un seau d’eau glacé s’abattit sur mon crâne lorsque Cameron osa nous comparer, nous mettre ensemble dans la même phrase. L’insulte de fou. Non seulement je me faisais plaquer en beauté mais voilà qu’en plus du rang de petite amie, je dégageai à celui d’animal sauvage ? Ses larmes contre ma peau me glaçaient encore plus le sang. Je n’étais pas un animal, j’étais capable de faire des phrases, capable de faire passer ma vie après celle de ma petite amie, ce qui n’était pas vraiment le cas des animaux qui se carapataient tous plutôt que de mourir pour quelqu’un. Fallait voir au zoo, si un soigneur tirait une piqure anesthésiante dans un animal, les autres se planquaient plutôt que de défendre leurs camarades. Et elle ? Elle me comparait à ça ? Jayha était une panthère ! Pourtant elle était placée au même rang que moi, non sans déconner, j’étais rabaissée au rang d’animal ? Le fait qu’elle soit blottie contre moi ne changeait absolument pas cette douleur d’être mise au même niveau que la panthère qui lui servait d’animal de compagnie. Si elle voulait des câlins, qu’elle prenne sa panthère comme peluche.

Elle s’écarta finalement et même si je m’y attendais, je coulais un regard peiné sur elle, je lui avais dit que j’étais désolée, je ne pouvais rien faire de plus. Je ne lui avais jamais caché que j’étais complètement tarée et que je détestais sa panthère. Elle ne releva pas la tête, refusant clairement d’échanger des regards avec moi, se contentant de jouer le rôle du docteur et de m’observer comme une patiente ce qui m’hérissa légèrement en fait. Pas contre elle, non j’étais bien incapable de lui en vouloir, il n’empêche que j’avais tellement galéré à obtenir le rôle de petite amie dans sa vie que je trouvais incroyablement humiliant le fait d’être écarté d’un revers de la main. En moins de trois secondes, elle était de nouveau contre Peluche qui semblait ravie de pouvoir grogner en paix et me lancer de ces regards, laisse tomber, même moi j’étais moins hargneuse. Le truc c’est que Cameron trouva le moyen de nous inciter à rentrer et je crois que Jayha était la plus désagréable des panthères. Je savais bien qu’elle ne m’aimait pas plus que moi et que cette situation devait l’arranger mais je me sentais incroyablement mal en la voyant boitiller et peiner à mettre une patte devant l’autre, je rampais presque pour avancer derrière les deux, pas clairement motivé à l’idée de sentir des regards de pure haine de mon ex petite amie.

Les habitudes se prennent vite, j’étais habituée à être collée à Cameron, à ce que nos regards se cherchent et se trouvent naturellement et ça me faisait tout drôle de devoir faire une croix dessus. Une part de moi cherchait à positiver et se dire qu’elle avait été dans mes bras tout de même,  bon certes ça ne ressemblait absolument pas à du Reyes et ça faisait frigide mais elle ne m’avait pas snobé non plus. A moins que ce soit une façon d’être certaine que je ne me jetterais pas à nouveau sur sa panthère. Je m’arrêtai de marcher à cette remarque mentale, je voulais que cette journée disparaisse. Je voulais qu’on soit de nouveau ensemble et qu’elle soit en mesure de me regarder dans les yeux, je n’étais pas un monstre, pas à son contact. Je tenais à ma copine, j’y tenais même énormément et j’avais besoin d’elle.

La tristesse me fit tourner les talons, je ne voulais pas d’une vie au camp où j’aurais à faire semblant que ça ne me dérangeait pas d’être loin d’elle, pas maintenant que je savais ce que c’était. Qu’elle aille soigner sa panthère puisque c’était si important, je m’en fichais, je m’en sortirais très bien toute seule. Elle m’avait mentit, elle avait dit qu’elle n’avait pas peur de moi, la preuve était là, je n’avais jamais autant haït ce don de merde, que tout le monde me déteste ça ne me posait pas le moindre problème mais pas elle, pas mon amie d’enfance. J’étais toujours la même, avec ou sans poils, je m’étais transformé à sa demande non ? Je pouvais le faire. Histoire de lui prouver que je n’étais pas qu’une folle sanguinaire et que je savais à peu près me tenir, j’essayais de déclencher mon don sauf qu’histoire de bien se foutre de ma tronche, non parce qu’on sait jamais, peut-être qu’à force j’aurais aussi le droit de contrôler mon don, mais absolument pas, limite contrôler mais pourquoi faire…Donc aucun changement. Non non ! il fallait que cela fonctionne, mon couple en dépendait, mes supplications ne semblèrent pas motiver mon don. Sérieux… qui m’a filé ce don de merde ? Pour exploser mon couple, il avait été aux premières lignes, limite à trépigner d’impatience mais quand j’essayai tant bien que mal de prouver ma bonne foi, ça ne voulait plus, sous prétexte que c’était Cameron. A la bonne heure… Vu que ça ne marchait pas, je me renfrognai et m’écartai du chemin pour rentrer. Hors de question de rentrer au camp, ça n’avait aucune valeur pour moi cet endroit sans elle. Je n’avais pas envie d’être témoin du fait que tout le monde sache que j’étais instable.

Mon regard céda place à un profond désespoir, j’essayai juste de la protéger au départ. Je l’aimais plus que tout au monde cette fille, j’étais heureuse uniquement en sa présence. Pourquoi est-ce qu’il s’était déclenché ce don de merde. A la limite, je trouvais ça beaucoup plus agréable de mourir aux côtés de Cameron en bon terme et sur une vie courte que de devoir vivre avec le fait qu’elle ne m’aime pas du tout, une vie super longue et bien emmerdante. C’était mon âme sœur non ? Nous n’étions pas sensé nous entendre à la perfection justement, je voulais bien faire tous les efforts du monde, vraiment, j’étais prête à tout même à m’excuser auprès… non en fait ça non… Quoi qu’en fait, je crois bien que j’en étais capable, je voulais juste qu’elle ne me tourne pas le dos. Est-ce que si je lui disais que je l’aimais ça changerait sa façon de me regarder, d’accord pas regarder vu que visiblement, je ne valais pas la peine d’être regardé, disons alors sa façon de me percevoir. Mentalement, je la suppliais de me laisser une chance, juste une chance, mais physiquement, j’étais tout bonnement incapable d’offrir mon cœur en proie à la lapidation, j’avais trop peur qu’on ne veuille pas se battre pour moi, peur et mal… alors j’abandonnais la lutte, tant pis pour moi qu’est-ce que je pouvais faire d’autres de toute façon, les supplications ne marchaient pas. Je restais donc immobile sur le chemin les laissant avancer ensemble, non loin l'une de l'autre, habituées à être ensemble. Est ce que ça suffirait à protéger Cameron, je n'en étais pas, mais alors pas du tout, convaincue. Il n'empêche que je n'avais pas la force d'avancer toute seule.

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